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Crash Bandicoot a marqué l’enfance de nombre de joueurs. J’en fais partie. En trois épisodes principaux sur PS1 et deux spin off (même si Crash Bash n’a pas été développé par Naughty Dog (ND), il reste sympa !), toujours sur PS1, le visage de Crash et de ses alliés ne m’ont jamais lâché. Alors quand il a fallu choisir un épisode à critiquer, je n’ai pas hésité. Crash Bandicoot 3: Warped est mon épisode favori, le plus loufoque, fun et avec le plus de nouveautés. Pour cette nouvelle aventure, Crash va devoir affronter à nouveau ses ennemis (et de nouveaux) et retrouver avant eux les cristaux dans plusieurs époques ! Moyen Âge, Préhistoire, et même l’Atlantide, les lieux visités sont tous différents et bien réalisés.

Terriblement fun !

Rien que le premier niveau est représentatif de tout ce que le jeu va nous donner. La musique, les animations des ennemis, les bruitages, tout est drôle. Et ce sera le cas pour tout le jeu. Varié dans ses niveaux et dans la façon de jouer en nous permettant de prendre le contrôle de véhicules/animaux/Coco Bandicoot, Crash 3 est une réussite en tout point. Sans oublier un Crash complètement crétin et qui possède des animations totalement folles. Les deux premiers avaient déjà fait fort à ce niveau, et ils étaient également très timbrés dans ce qu’ils proposaient.

Le monde des dinos

Mais alors, pourquoi cette aventure de notre Bandicoot anthropomorphe préféré et pas une autre ? Qu’est-ce qu’elle apporte de plus par rapport aux autres épisodes ? Et bien c’est pourtant simple. Déjà, le fait d’avoir le voyage dans le temps comme background est un énorme plus qui a permis aux équipes de ND de s’en donner à cœur joie. Comme je l’ai déjà écrit, les lieux visités sont bourrés de bonnes idées, avec quelques différences de gameplay. Et avec un fun sans pareil ! Encore une fois, le niveau du Moyen Âge a marqué chaque joueur. On débarque dans ce niveau et on rencontre un magicien qui nous change en crapaud, un chevalier qui galère à lever son épée mais qui peut nous couper en deux, un crapaud qui, s’il nous embrasse, se transforme en prince charmant et une chèvre qui nous botte l’arrière train et nous envoie dans les airs !

Dans le niveau sous-marin, on a affaire à des requins, des poissons qui gonflent et ressortent des piques… Et le gameplay change puisqu’il est en 2D, à la manière d’un Donkey Kong Country dans les niveaux aquatiques ! Et puis finalement, il est juste l’épisode le plus complet et le mieux foutu !

Un épisode qui perfectionne les mécaniques de la saga !

Crash Bandicoot 3 a une telle maîtrise sur tous les points qu’il est difficile de lui trouver des points négatifs. En réalité, c’est l’un des jeux les plus funs sur PS1 et un très beau cadeau d’adieu des créateurs, qui finiront sur un Crash Team Racing excellent (meilleur Mario Kart-like… supérieur même à son homologue ?) avant de rendre leur licence. Mais la découverte de ce jeu, le fait de pouvoir chevaucher un bébé T-Rex ou piloter un jet ski… puis la moto ! Il y avait tant de choses nouvelles a découvrir ! C’était beau, les dialogues étaient frais et drôles en plus de ça, à défaut d’avoir un scénario vraiment passionnant.

Si la série est revenue sur le devant de la scène ces derniers temps, avec un remake HD des trois premiers épisodes puis un  remake de Crash Team Racing prévu pour Juin 2019, ce n’est pas pour rien. Pourtant, il y en a eu d’autres après la trilogie de ND. Mais on ne s’en souvient pas autant. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas le génie des créateurs originaux derrière ces autres épisodes ? Je pense tout simplement qu’ils n’apportaient rien de plus à la saga, et se sont ensuite dirigés vers quelque chose de trop différent du matériau de base. Quand on joue à Crash 3, on y découvre un jeu immédiatement jouable, compréhensible de tous, avec une forte dose d’humour (même si l’épisode Twinsanity était bourré d’humour, c’était peut-être un peu trop forcé parfois), une VF au poil et des mécaniques très bien huilées. Le jeu reste encore hyper jouable dans sa version d’origine, et j’ai eu plaisir à le refaire pour écrire cette critique. Même si, certes, il y a certaines choses qui ont un peu vieilli (le gameplay sur le jet-ski…), j’ai enchaîné les niveaux tranquillement, sans me dire, justement, « merde, ça a mal vieilli, c’est moche, c’est injouable ». Je le revendique, Crash Bandicoot 3 est jouable et reste un jeu d’exception, maitrisé et fun. Et le fun, c’est très important.

En moto, Crash a la classe !

Naughty Dog avait trouvé avec Crash un personnage unique, qui plaisait à tous les publics. Le design est simple, et même sans parler, on comprend son caractère. Un héros malgré lui, un peu bêta, mais attachant. L’univers de ce personnage était à son apogée avec cet épisode. Que ce soit pour les personnages, les petites améliorations de gameplay, etc. Plus j’écris dessus et plus je me rends compte qu’il est très difficile pour moi d’admettre qu’il peut avoir des défauts. La nostalgie ? Même pas !

A retenir

Je pourrais parler des heures du jeu tellement il a marqué mon parcours de joueur. En soi, il ne révolutionne pas la saga. Il s’agit toujours de ramasser des pommes, de sauter sur des caisses, d’esquiver les ennemis, de vaincre les boss et récupérer les objets à la fin du niveau, mais il a une telle fraîcheur… c’est l’apogée de la licence. Ce petit mutant qu’est Crash Bandicoot, après deux épisodes très bons mais perfectibles, aura réussi à s’affranchir des défauts précédents pour nous donner une aventure dans le temps extrêmement réussie. Et il fait clairement parti de mes jeux PS1 les plus marquants. J’y rejouerai encore avec plaisir, et ce, pendant des années. Un titre intemporel.

Informations sur le jeu

Plateformes : PS1

Genre : Plateforme/Action

Développeur : Naughty Dog

Éditeur : Sony Computer Entertainment

Date de sortie : 13 décembre 1998 (France)

Final Fantasy…Avant cet opus révolutionnaire en 1997, je suis sûr et certain que les fans d’aujourd’hui ne connaissaient pas la saga et c’est normal, Final Fantasy ne sortait  jadis qu’en Amérique et au Japon ; si vous aviez des consoles « pirates », c’était bingo ! Mais il a fallu attendre une nouvelle génération de console pour pouvoir connaître cette saga longue de 7 titres et datant d’il y a 10 ans à la sortie dudit épisode. La sortie de cet opus créa une nouvelle dynamique pour le genre mais aussi pour la série qui est toujours une série aussi rentable malgré les changement de noms, de producteurs, la franchise continue de se tenir en proposant du bon, mais pour autres nous vieux joueurs, il est bon de se rappeler les jeux d’avant en se remémorant ces FF qui ont fait l’âge d’or de cette magnifique franchise de 1997 à 2001. Bienvenue dans un monde plein de magie, de créatures fantastiques, d’épées et de mythes, bienvenue tout simplement dans Final Fantasy VII.

Génèse

Pour l’époque les cinématiques sont sublimes, mais un peu trop rares !

Le RPG le plus vendu de l’histoire avec 9,3 millions d’exemplaires écoulés dans le monde. La popularité de ce jeu est telle qu’en mars 2006 le jeu se classe second au classement des « 100 jeux préférés de tous les temps » d’après un sondage effectué auprès des lecteurs du magazine japonais Famitsu. A quoi est dû le succès du jeu ? ma réponse est celle-ci : c’est un tout ! Un scénario immersif et grandiose, une bande son sublime dont, plus de 15 ans après, on se rappelle les mélodies, des personnages charismatiques (tous autant qu’ils sont) et un gameplay du tonnerre combinant matérias et invocations. Ce qu’on pourrait lui reprocher, c’est sa linéarité (ce qui est propre à chaque Final Fantasy mais est-ce une tare ?). Tous ces paramètres font certes un très bon jeu, mais sans une équipe pour créer cette ambiance de rêve, la sauce n’aurait pas pris. Yoshinori Kitase présent depuis le début de la saga prend en charge le projet et contacte les grands de Squaresoft comme Hironobu Sagakuchi producteur des 6 épisodes précédents qui travaille sur l’histoire du jeu, Nobuo Uematsu le grand musicien de Squaresoft et le « character designer » présent seulement depuis le 5ème épisode de la saga Tetsuya  Nomura. C’est grâce à leur talent dans leur domaine respectifs qu’ils ont pu créer Final Fantasy VII. Hironobu Sakaguchi a créé un studio uniquement réservé aux scènes cinématiques du jeu, ce studio est basé à Honolulu à Hawaï. Les précédents Final Fantasy  ayant tous reposé sur des graphismes 2D, le passage à la 3D ne se fait pas sans quelques appréhensions. Yoshinori Kitase soutient l’utilisation des techniques modernes d’infographie déjà utilisées dans d’autres jeux à l’époque car il craint que sa série fétiche ne soit mise de côté si elle ne s’adapte pas aux nouvelles normes en matière de graphisme. Mais l’équipe n’a alors aucune expérience de ces procédés. Afin de se familiariser avec les nouvelles techniques d’infographie, les programmeurs décident de mettre en place un petit jeu expérimental développé grâce à la station de travail Onyx de Silicon Graphics. Une démonstration du logiciel est faite au salon Sigrapph de Los Angeles en août 1995, appelé SGI , la vidéo présente une bataille entre des personnages de Final Fantasy VI et un golem, modélisés en 3D temps réel. Le logiciel présente des éléments interactifs ainsi qu’un système de caméra dynamique impressionnant pour l’époque. Cette expérience convainc l’équipe de développement d’utiliser cette technologie. C’est notamment en raison de la grande quantité de mémoire requise pour stocker des vidéos de haute qualité utilisant des personnages en 3D et des images de synthèse élaborées que Squaresoft décide d’utiliser le format CD-ROM, seul capable de répondre aux besoins du projet, en abandonnant la cartouche et par la même occasion Nintendo. Les musiques du jeu ne laissent pas indifférent, le grand Nobuo Uematsu se charge de la bande-son, variée dans tous les thèmes, elle peut être douce, inquiétante, épique, rythmée etc…. Toutes ces musiques ont marqué les passionnés de Final Fantasy et je parie que certains d’entre eux sifflotent un petit air encore (c’est mon cas). Une petite anecdote, le jeu devait contenir des musiques chantées mais en raison des limitations de la Playstation une seule a été retenue : c’est la légendaire One Winged angel. Squaresoft se rattrapera en sortant plusieurs compilations. Avec une base solide comme celle ci le jeu ne pouvait qu’être bon ! Mais qu’en est-t-il vraiment ?

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(Même si c’est un test plus hommage, il garde des spoils à droite à gauche. Sans raconter toute l’histoire, pensez à faire le jeu avant pour ne rien gâcher)

Ah Paris! cette ville de l’amour, de la Tour Eiffel, de la bonne cuisine! Un endroit rêvé pour passer des vacances au calme. Quand je dis que je m’appelle « Georges Stobbart » les Français se moquent légèrement de mon accent, mais indiquent un très beau café qui parait-il a une magnifique vue. Mais tandis que je m’apprête à soulager mes jambes devant un bon café, un clown plutôt louche me passe devant. La suite, les journaux l’ont évoqué, une explosion a retenti, et je me retrouve horrifié devant le résultat. Par contre, la police n’étant pas pressée de résoudre l’affaire, je ne me laisse pas dépasser par les événements et décide d’enquêter moi-même. Voici le début de mon histoire intitulée : Les Chevaliers de Baphomet.

QUI EST DONC CE « CLAOUNE »?

CB2Pour seul début de mes recherches je trouve un nez de ce clown terroriste. Mais mon initiation policière est stoppée avec un interrogatoire par l’officier Rosso, qui semble ne pas aimer les étrangers en général. Heureusement, je ressors et vois une jeune femme armée d’un appareil photo et de quoi noter. « Sûrement une journaliste » pensai-je, ce qu’elle me confirma, en me donnant son numéro de téléphone et son nom : Nicole Collard. Grâce à elle, je découvre que le déguisement appartient à un certain Khan, non sans être passé par le magasin de déguisements d’où provient le nez de clown. Ce n’est que le début d’une course d’enfer entre plusieurs endroits, avec l’hôtel Ubu ou encore le musée, et d’un simple nez de clown je trouve un manuscrit ancien qui me pousse à aller en Irlande. Je ne pensais pas alors que j’allais au devant d’une affaire bien plus importante qu’un « simple » attentat parisien. Il semblerait que les Templiers existent bel et bien! Mais pas de temps à perdre et dès que mon avion se pose je vais tenter de me rendre dans des fouilles apparemment liées avec le papier que je tiens entre les mains. Comme nous sommes en Irlande, je dois aller chercher mes informations d’accès aux poivrots du coin. Je me souviens qu’il a fallu que j’escalade le mur d’un château pour tomber sur ce que les journalistes ont appelé « l’expérience de George Stobbart avec une chèvre ». Rien de douteux mais fallait bien un gros titre pour les passionner, et beaucoup de coup de cornes pour ma part. Cela valait néanmoins le coup puisque je tombe sur des catacombes, pour y découvrir….ah on me dit que mon éditeur veut garder le détail du reste de mon histoire (l’Espagne, Montfaucon, etc…) pour plus tard. Mais je peux vous dire au moins que mon initiation de détective a été intéressante.

UNE ENQUÊTE RONDEMENT MENÉE 

CB4On ne devient pas le plus grand limier comme ça, et je me suis entraîné tout le long de mon enquête. J’ai pu discuter avec un grand nombre de personnages pour retrouver l’assassin clown, et j’ai récupéré des objets par dizaines (je ne sais même pas comment j’ai pu les porter). D’ailleurs il fallait que je fasse preuve d’une intelligence hors norme pour trouver les moyens de me faufiler dans les endroits les plus improbables, et pour associer les objets les plus indépendants les uns des autres. Par contre j’ai toujours pu trouver des indices ici et là dans mon voyage et je n’ai jamais été réellement été perdu, d’autant que si je me trompe dans les discussions, le temps semble revenir en arrière pour que je puisse changer d’avis. Et malgré mon Anglais et fort accent Américain, j’ai réussi à me faire comprendre par les habitants de plusieurs pays, latins comme anglo-saxons. Enfin cette investigation aura mêlé des affaires policières, des choses mystiques et même des lieux historiques. En parlant de lieux…

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Imaginez un jeu d’aventure statique, en vue subjective ou vous êtes totalement perdus et ne rencontrez quasiment personne. Ça vous plait? quelque soit votre réponse, si vous avez joué sur un ordinateur dans les années 90, vous vous êtes sûrement essayés à Myst. Le jeu mystique des frères Miller (Robyn et Rand) vous place dans la peau d’un étranger découvrant des livres assez spéciaux, décrivant des mondes merveilleux (appelés Ages). Si une personne place sa main sur la dernière page d’un livre, il est transporté dans le monde décrit par ce dernier. Pour votre part, vous avez choisi celui de Myst et vous voilà donc enfermé sur l’île, cherchant un moyen de sortir de là.  Cette invitation au voyage de 1993 a fait son effet puisque Myst se placera en 3ème position des meilleures ventes PC de l’histoire vidéo-ludique. Sa suite Riven sortira quelques années plus tard, promettant la même aventure, mais plus vaste, merveilleuse et fournie. A raison? touchons la dernière page du livre pour le voir.

(si vous n’avez pas fait Myst, le test contient de légers spoils)

LE MONDE QUI DIT D’NI

worriedAprès avoir délivré Atrus de sa prison de papier, l’étranger (le joueur) et lui se lient d’amitié. Atrus explique alors plus en détail l’art d’écrire les livres matérialisant les « Âges », et raconte l’histoire particulière de l’un d’eux : Riven. Il y a 30 ans, il réussit avec sa femme Catherine à emprisonner son père Gehn dans cet âge, empêchant sa folie mégalomaniaque de se répandre dans le monde entier, et détruisant tous les livres pouvant servir de lien avec l’extérieur (sauf Myst). Le couple réussit à s’échapper mais laisse le livre de Riven tomber dans une « Fissure », causant une faille dans le monde décrit par celui-ci et sa disparition progressive. Pour ne pas arranger les choses les fils d’Atrus, Sirrus et Achenar, suivent la volonté de Gehn et réussissent à attirer Catherine dans le monde de Riven pour en faire une otage. Le temps est donc compté, et Atrus demande à l’étranger de sauver sa compagne de ce monde qui s’auto détruit, mais lui confie également un ouvrage appelé « livre piège ». Cet ouvrage contient un âge spécial uniquement composé d’une cellule, qui servira à enfermer Gehn pour toujours. Le joueur commence donc l’aventure dans le monde de Riven, après un passage par Myst où il pourra redécouvrir l’histoire si besoin. On retrouve le talent du studio à proposer un scénario solide malgré le très peu de personnages, comme dans Myst. Le joueur en apprendra néanmoins davantage sur l’univers général et notamment la civilisation D’ni à peine évoquée dans le premier épisode. Cette population en avance sur son temps a vécu sur la Terre, dans une immense citée située sous le Nouveau Mexique, et est à l’origine de l’Art de l’écriture des Âges. Mais une épidémie de peste a ravagé une grande partie de la population, ne laissant que quelques survivants répartis dans les mondes qu’ils ont eux mêmes créé. Mais pourquoi Atrus en reparle? on le saura peut être en jeu.

UN MONDE VASTE ET VIVANT

riven4Pour les chanceux qui ont acheté le jeu à l’époque, Riven est un titre très vaste dès l’ouverture de la boîte. En effet ce ne sont pas moins de 5 CD  qui sont utilisés, principalement à cause des illustrations non compressées utilisées. Et même si aujourd’hui la résolution est plutôt faible comparée aux derniers jeux du genre, l’immersion est l’énorme point fort du titre. La patte graphique originale de Myst est conservée, voire même rendue encore plus vivante et fouillée. Plus précisément, lors de votre parcours pour atteindre l’Âge final ou réside Gehn, vous devrez libérer Catherine et traverser les 5 îles créées par le vieux fou, et tout fera appel à votre concentration. Vous pourrez aussi bien trouver des indices dans les sons, dans les animations de la faune/flore ou dans n’importe quel détail des magnifiques œuvres d’arts qui servent de décor au titre. C’est là où Riven se distingue d’autres jeux du genre, à savoir qu’un écran de jeu ne se résume pas à 3 pixels intéressants et un grand vide tout autour. La volonté des frères Miller est de faire de l’aventure une véritable expérience de joueur mais également de spectateur. Ces derniers sont également les acteurs du jeu : Rand Miller joue le rôle principal d’Atrus (qu’il gardera durant les 5 épisodes) et son fils Sirus, Robyn lui fait l’autre enfant terrible. Et si l’on ajoute Gehn et Catherine ce seront les seuls personnages que vous rencontrerez, et avant de les croiser vous devrez bien sûr réaliser de nombreuses énigmes.

roadrash

Imaginez-vous sur l’asphalte par grand soleil, les cheveux aux vents, enfourchant votre moto rugissant de plaisir. Et surtout éprouvez ce plaisir malsain de casser la figure à toute personne osant perturber votre virée : c’est ça Road Rash. Une idée du défouloir mais sans négliger le contenu, qui a rassemblé beaucoup d’apprentis bikers à travers le monde. Des débuts discrets à la renommée, du naufrage progressif au retour sous une autre bannière, mettez votre casque et foncez dans ce dossier.

Une bande de doux-dingues

Road Rash 1

Un simple test pour lancer un torrent d’insultes, énoncer un nom : Electronic Arts. Enfin maintenant c’est plutôt Activision, mais cette société a été critiquée violemment pour des licences commerciales plombées de DLC (à quelques exceptions). Il faut savoir néanmoins qu’il y a eu des éclairs de génie, comme en cette année 1991. Tandis que le planning incluait de faire des simulations sportives telles que NHL et Madden (FIFA n’existe pas encore), une petite bande de rebelles emmenés par Carl Mey (Maniac Mansion – Ex Epyx) et Dan Geisler décident de se faire plaisir. Partis 1 an plus tôt sur une simulation de course automobile classique sur NES, leur moteur de défilement graphique (circuit) fait souffrir la 8 bits de Nintendo. L’équipe décide alors de se concentrer sur la Mega Drive (MD), réussissant à porter leur code pour obtenir un moteur graphique proche du mode 7 de la concurrente de Nintendo et réalisent une démo de course. Mais cela ne leur suffit pas, ils s’emmerdent ferme devant leur jeu. Non seulement le jeu évolue pour devenir intégralement un hommage motocyclé, mais une autre idée vient germer dans les esprits : et si le joueur explosait la gueule de ses concurrents ?

C’est ainsi que Road Rash (Megadrive/Amiga/GameBoy/…) fait son entrée. Le joueur y contrôle un pilote débutant qui espère bien se faire un peu d’argent en participant à des courses illégales aux 4 coins du pays de l’Oncle Sam. Mais bien sûr, tout ne se passera pas si facilement, et il découvrira que les courses illégales n’ont aucune règle. Les inspirations claires de ce jeu sont à trouver du côté des films d’action comme Mad Max (Geisler est un grand fan de celui-ci) et de l’histoire des bikers comme les Hell’s Angels, même si l’univers graphique est fidèle aux productions de l’époque du développeur. Cinq courses sont proposées, chacune pouvant être sélectionnée dans n’importe quel ordre, avec des difficultés différentes. Elles sont représentées en vue 3D avec des sprites 2D et offrent de nombreux obstacles à ceux qui les traversent. Dans les réjouissances on peut citer : les collines, les chicanes, les virages serrés, les voitures en sens inverses, la police et les concurrents. Ces derniers ne sont pas tendres, en allant de leur petite phrase à chaque départ, mais vont également tout faire pour éliminer tout sur leur passage. Pour se défendre, le joueur peut pendant la course donner des coups de pieds et coups de poings, et même voler une batte de baseball à ses adversaires. Attention cependant, si trop de coups sont pris ou si un obstacle est percuté, on est éjecté de sa moto et on doit courir après pour reprendre la course, en se prenant tout ce qui passe sur la route. Une moto totalement détruite devra subir des réparations, avec un prix montant crescendo. La police pourra aussi nous arrêter et donner des amendes à payer, avec un game over si l’argent manque, démarrant la mode du BUSTED connu des gens de la série. Mais malgré toutes les embûches, la victoire parmi les 4 premiers de la course permet de gagner de l’argent pour acheter de nouvelles motos. Si les 5 courses sont gagnées, elles peuvent être recommencées avec une difficulté supérieure. Mais pour être honnête, peu de gens vont très loin car la lassitude arrive devant la grande difficulté et les mots de passe sont interminables. Road Rash reste intéressant à jouer, et a eu un énorme succès à sa sortie, créant la surprise là où on ne l’attendait pas.

vib2Après avoir un peu (beaucoup) délaissé les jeux PSOne sur son store en ligne, Sony remet au goût du jour un total OVNI. Cette curiosité, c’est Vib Ribbon de NanaOn-Sha, aussi connu pour un certain Parappa The Rapper sur la même console. Dans ce jeu vous incarnez un lapin en fil de fer qui parcourt un univers de fil de fer également, le but étant d’éviter tous les obstacles qui se présentent à vous. Rien de bien passionnant au premier abord, sauf que les niveaux sont générés grâce à la musique de fond…et que tous les CD audio sont compatibles. L’intérêt est donc dans les nombreux essais de gameplay avec un Rage Against The Machine, un Queen ou un Chantal Goya, et si l’on accroche au principe le jeu devient vite prenant. Le jeu sort pour le moment sur PS3 et PSVita dès la semaine prochaine, avec une version PS4 à l’étude. Le seul bémol est que la version PSVita n’acceptera que quelques pistes pré enregistrés, limitant l’intérêt.

PS : conseil d’ami, Effeil 65-I’m Blue marche super bien avec le jeu

Ahahaha vous m’avez cru hein ?! Non, The Last of Us sera toujours considéré comme un hit de la PS3 (il n’existe pas de version PS4 OK !!), et il n’y a pas de version PS1. Mais bon certains lurons se sont dit  » et si on voyais ce que ça donne ? » Et bien ça donne çà :

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Mais qui sont s’est guss ? Et bien ce sont ceux de NeoGAF, un forum de gamers passionnés qui écrivent dans la langue de Will Smith. Je vous laisse donc zieuté un petit peu le travail de l’équipe dans son ensemble, car il n’y a finalement pas que The Last of Us qui est à l’honneur !

Il y a des signes qui ne trompent pas. Lorsqu’une personne spécialiste dans un domaine essaye de décliner ses compétences sur des dérivés, cela marche toujours. Regardez, prenons la voiture. D’un, nous sommes passé à plus d’une centaine de modèles. Ford a fait son temps, les Japonais sont rentrés dans le marché et les Allemands construisent du haut de gamme. De fait, lorsque BMW crée une grosse berline, elle peut la décliner en petite taille. Même puissance, même base, mais en plus petit. C’est un peu ce qu’a fait Sony, en sortant en 2004, l’année même de son annonce à l’E3, sa Playstation Portable.

La promesse de départ

Une qualité Graphique PS2 sur console portable, c'est possible

Une qualité Graphique PS2 sur console portable, c’est possible

La PSP marque un tournant dans l’utilisation des consoles portables. Alors que Nintendo misait (et mise toujours) sur la stratégie de l’obsolescence programmée – utiliser des matériaux obsolètes, mais maitrisés et bon marché – Sony veut faire de sa console portable un outil haut de gamme. Ils nous vendent du Rêve et Kaz Hirai, la grand gaillard qui dirigeait la partie entertainment de Sony à l’époque l’a clairement dit : la PSP sera une Playstation 2 de poche. Le pavé est lancé et l’attente est intense. Si on y réfléchi, qu’est-ce que signifie « Playstation 2 dans la poche » ? Est-ce que je pourrai regarder des films ? Est-ce que je pourrai écouter de la musique. Est-ce que je pourrais jouer à des jeux en 3D avec des graphismes aussi impressionnants que ceux de Final Fantasy X ? Peut-on jouer en réseau (fonctionnalité très peu développé sur Playstation 2 à l’époque) ? Sony, qui a révolutionner l’approche du jeu vidéo en lançant sa Playstation semble pouvoir réitérer l’exploit pour le marché de la console portable. La bête arrive sur le marché Européen le 1er septembre 2005. Alors les fromages qui puent, promesses tenues ?

 Le Dieu contre la DS

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Deux consoles tellement différentes

 L’idée de départ de Sony est plutôt intéressante. En plus d’ouvrir un nouveau pan dans l’utilisation des consoles portables, la PSP ne se positionne pas en concurrence directe avec la DS de Nintendo. Alors que la DS joue à fond sur l’originalité, l’accessibilité, et surtout l’innovation parallèle (retour du double écran, écran tactile), la PSP se veut une bête de puissance, un outil multimédia qui va bien au-delà du simple support de jeu vidéo. Niveau jeux, la PSP, surtout durant les premières années de commercialisation, se dote d’un nombre incalculable d’adaptations depuis des versions de sa grande sœur, la PS2. On voit donc arriver des versions PSP de FIFA et PES forcément, mais aussi de licences variés, comme ce fut le cas avec Digaea. Plus que d’adaptation pure et dure, et encore contrairement à de rares cas pour la DS, la PSP se positionne comme un super complémentaire de la PS2 en accueillant des suites, préquelles, et spin-off de jeux sortis sur PS2 et plus tard, PS3. Que ce soit pour Killzone, God of War, Gran Turismo, ou Metal Gear Solid, les stars de Sony ont tous connu leur épisode sur PSP. Avec plus ou moins de succès d’ailleurs. Ce hobby de convertir des succès de consoles de salon sur portable n’est pas anodin. Sony disait : « une Playstation 2 de poche », et c’est le cas, du moins dans les expériences proposées. Le support et l’écran sont plus petits mais la durée de vie, les gameplays, les sessions de jeux, sont sensiblement les mêmes. A priori, Sony tient ses promesses : La PS2 dans la poche, ce n’est pas un rêve.

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Pendant que le monde se tape à coup de « Raimi y pu du cul ! Webb rulz ». Spiderman à une époque ne se tapait ni Emma Stone, ni Kristen Dunst, non. Il y a 15 ans, le looser Peter Parker était encore et toujours au summum de la cool-attitude en homme-araignée sur ma playstation. Botter des culs et balancer des punchlines éclairs tout en se sentant invincible, ça émerveillait de nombreux gosses comme moi et qui plus est, ça respectait la licence sans la trouer de connerie inhérente à l’exercice d’adaptation pur et simple. Neversoft a sû avec Spiderman rendre un jeu de fan service, mais en gardant une approche pour que tous les joueurs mêmes non initiés aux Marvel, accrochent a l’univers et l’histoire de l’araignée tout en tenant la main aux jeunes joueurs.

spiderman_2002__14_Bien sûr la réponse du débat entre critique pour les films de spidey, c’est Sam Raimi. Pourquoi ? Spiderman (2002) et son second volet aura été non seulement des films générationnels pour tous les gosses nés dans les années 90, mais aussi Raimi aura su crée les bases du blockbuster moderne dans la catégorie Super-héros avec aussi X-men de Bryan Singer en 2000. Marc Webb, le réalisateur derrière la saga The Amazing, n’est qu’un ancien rejeton issu de la vague Indiewood avec sa rom-com conforme 500 days of summer. The Amazing Spider-Man 2 n’est q’une production sans idée de mise en scène, sans application sur l’écriture ni sur le casting, c’est un copier-calque de ce qu’a entrepris Sam Raimi en terme de construction scénaristique et esthétique. Le sujet n’étant pas vraiment à sa place, je n’ai pas envie de développer plus mes arguments avec le cinéma et de tomber dans des mécaniques soporifiques et inintéressantes à la Durendal. Vous ne voudriez pas lire des élans de gerbe n’est-ce pas ?

L'équipe de Neversoft en 1998.

L’équipe de Neversoft en 1998.

Sam Raimi a selon mon avis personnel, construit le Blockbuster de Super-Héros, Activision lui a perfectionné le Super-Héro dans le domaine vidéoludique en 2000 avec l’aide des anticonformistes qu’étaient les développeurs de Neversoft. L’association d’idée entre anticonformismes est Activision est plutôt incongrue certes, mais les choses étaient différentes à l’époque, enfin du moins presque. La Société qu’on connaît dans l’imaginaire collectif pour les Call of Duty, Guitar Hero et autres Skylanders était avant tout une entreprise qui investissait, oui, il y a 20 ans, Actvision achetait tout ce qui se trouvait de potable sur le marché (Treyarch, Raven Software, Radical Entertainement, etc), l’acquisition de Blizzard en 1994 étant l’un des meilleurs coups qu’on pouvait effectuer, la meilleure décision de la société, je vous le dis. Neversoft avant son affiliation à Activision était une société de développement de jeu vidéo monté en 1994 par d’anciens employés d’Acme Interractive, une branche jeu vidéo d’un éditeur de comics basé à Malibu. Joel Jewett, Mick West (parti du système vidéoludique) et Chris Ward se lancent pour leur propre compte. Au début, ils n’étaient pas prévus qu’ils fassent du Tony Hawk virtuel, non, la stratégie du petit groupe était de commencer en faisant des contrats avec diverses sociétés pour porter des jeux sur console, en exemple fortiche, ils ont réussi en 1997 à porter MDK sur PlayStation, jeu third person shooter sur PC, alors que les journalistes se foutaient d’eux en disant que ça serait impossible d’arriver à un résultat satisfaisant, et non, ils ont réussi l’exercice haut la main, des journaleux vidéoludiques ayant tort ? C’est surprenant.

2435adaAprès un premier jeu en 1996 pas folichon adapté du dessin animé Skeleton Warriors. Ils se sont tiré une balle dans le pied après plusieurs projets foirés avec Sony et Crystal Dynamics, ils avaient sur le dos un moteur de jeu qu’ils souhaitent vendre les services à d’autres éditeurs. Janvier 1998, soit quatre ans après l’ouverture du studio, avec seulement un jeu et un portage au C.V, Neversoft commence à dire merde à la banque. Sauf qu’un coup de bol arrive à leur porte, j’ai nommé, Bruce Willis. Enfin la voix de Bruce Willis, digitalisé pour un jeu vidéo d’action prévu sur PS1 et PC dont le développement c’était foiré dans les studios d’Activision. Impressionné par la démo de leur moteur de jeu, Activision signe avec Neversoft pour finir le jeu d’action décervelé Apocalypse. De fil en aiguille, content du boulot effectué sur le projet, Activision rachète Neversoft et leur donne une toute nouvelle licence entre les mains : Tony Hawk’s. Ce qui deviendra le jeu de Skate de référence l’année suivante, au moment du développement du second volet, le studio de Chris Ward se voit aussi confier la licence très prisée de Marvel a adapté en jeu vidéo.

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Dans les années 90′ le commerce du jeu vidéo pour enfant était un marché de niche extrêmement casse-gueule, les marketeux et éditeurs préférant appuyer sur le côté éducatif bien pensant et bâclé le travail artistique pour réduire le coût et assurer les bénéfices, ce qui résulta à des abominations comme Adibou. Sony en sortant sa nouvelle manette « DualShock » pour la Playstation se lança au développement d’un jeu vidéo pour exploiter les caractéristiques des joysticks de la manette. Le bébé fut confié à SCE Japan Studio (LocoRoco, Puppeteer) et autant le dire pour un premier jeu, le défi était double : plaire à un jeune public et démocratiser la Dualshock.

49883110_jpeg_preview_largeVous êtes énormément de monde à ne pas avoir eu la chance de connaître ce jeu de plate-forme et dieu que je vous plains, Ape Escape est la synthèse parfaite pour introduire les enfants à la magie de la pop culture et du jeu vidéo sans les prendre pour des cons. Et pour commencer tout le bazouin argumentatif par rapport aux propos initiales et bien commençons par le côté le plus « Wateufeuk » : Le Pitch. Imaginez vous dans un monde burné par des couleurs chatoyantes en milieu d’un après-midi ensoleillé, vous êtes un gosse de 8 ans coiffé d’une tignasse rouge et jaune dont Akira Toryama serait fier. Vous êtes accompagné de votre meilleur pote au nom de Buzz qui a vraisemblablement beaucoup trop regardé la Vie d’Adèle ou jouer à Hatsune Miku, pour se dire : « bordel, les cheveux bleus, c’est SWAG« . Bref, vous, vous ennuyés, vous décidez de courir comme des abrutis dans un parc et là votre pote vous demande si le professeur du coin a fini sa machine à voyager dans le temps. « Quel riche idée » vous lui répondez, quelques minutes plus tard, arriver au labo avec vos paires de « Nike Requins » poussiéreuses, vous surprenez une armée de singes prendre en otage le professeur et sa petite-fille. Un singe albinos qui a l’air un peu moins manche que les singes aux couleurs chocolat, ordonne à ses sbires de déclencher la machine. Cette bricole qui est équipée de l’OS légendaire de Microsoft et qui n’est pas encore en Service Pack 2, plante et vous envoie vous, votre meilleur pote et tous les singes dans une faille spatio-temporelle. Vous vous réveillez de ce qui vous semble d’une gueule de bois (sentiment étrange quand on a 8 ans), pas le temps de ravaler votre bave sur le coin de la lèvre, le professeur vous appelle via un téléphone-webcam pour vous annoncez que vous avez atterri dans la préhistoire. Votre objectif et de sauver le monde en capturant tous les singes et d’arrêter l’albinos au nom de Spencer pour l’empêcher de réécrire l’histoire.

Quand un scientifique invente des dispositifs pour capturer des singes sous l'eau, tu piges pourquoi la recherche contre le cancer prends du temps.

Quand un scientifique invente des dispositifs pour capturer des singes sous l’eau, tu piges pourquoi la recherche contre le cancer prends du temps.

Ok, en 3 minutes vous vous venez de vivre une expérience qu’un seul scénariste à réussi à pondre, je ne sais pas s’il était sobre ou clean au moment de l’écriture, mais voir ça quand on est gosse, c’est génial. Quand bien même quand on a 22 ans et qu’on revoit cette cinématique d’intro, on est subjugué par la connerie immense de la situation, mais on se dit : « putain, ça claque ». Le plot ne mérite aucunement l’oscar, mais avoir mélangé la planète des Singes, Retour vers le futur et Pokémon en guise de base scénaristique pour un jeu de gosse, c’était plutôt habile. Faut dire que les studios de Sony à cette époque était excessivement bon pour créer des situations rocambolesques et des héros charismatiques et originaux (Spyro, Crash, Jak & Daxter). Le jeu nous fera traverser le temps sur une quinzaine de niveaux entre la préhistoire et le futur high-tech à la recherche de Specter et de Buzz. Pour accomplir la tâche de Spike, outre ses capacités à courir, grimper et nager le professeur propose un tas de gadgets digne d’un excellent James Bond pour capturer tous les singes et c’est là que nous arrivons au point névralgique du jeu : Le Gameplay.