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Konami n’est pas mort mes amis ! Il a annoncé la sorti d’un jeu sur nouvelle génération ! la… PS3 ? What ?! Bon ce n’est rien, finalement la console a encore son lot de bons jeux qui sort plus ou moins régulièrement. Bon regardons de qui il en retourne… Ahhhh un nouveau Gradius ! LE 5ème opus mai c’est super ! Ah mais non attends… C’est une réédition ?! D’un jeu sortie sur PS2 ? Non non non non c’est pas possible, il y a au moins des bonus, un petit rehaussement graphique mise à part le coté HD… Non rien ce tout çà… Et pour 10€…

Petit pitch avant de cracher allègrement : dans Gradius V, les joueurs contrôlent le vaisseau Vic Viper tandis qu’ils affrontent, vague après vague, les forces aliens Bactériennes. Initialement armé d’un canon laser frontal, le joueur devra détruire des aliens aux couleurs spécifiques afin de libérer leur capsule d’amélioration jaune, impactant l’ « Option Panel » situé en bas de l’écran. Plus le joueur collecte ces capsules, plus le nombre et la variété des armes disponibles seront conséquents : lasers, bombes, boucliers et autres drones annexes… Inutile de tout détailler, et le jeu reste plutôt de bonne facture.

Konami a su évolue par le passé

Konami a su évolue par le passé

[pullquote]Yannou en train de jouer à P.T : AAAAAAAHHHHHH[/pullquote]

Mais putain pourquoi ? Quelle est la stratégie de Konami quant à sa présence dans le jeu vidéo ? Sincèrement, si on regarde les sorties de Konami sur nouvelle génération, il n’y a clairement que deux titres conséquents : MGS Ground Zeroes, qui est un prologue à un jeu dont le créateur va rapidement se barrer ; et PES 2015 qui, bien que bien meilleur que les opus de la génération PS360, n’est pas un rouleau compresseur (1 PES vendu pour 10 FIFA vendus). Du coup, et c’est inévitable, on se pose vraiment la question : Konami veux-tu te retirer du jeu vidéo ? Tu vires Kojima alors qu’il est aujourd’hui le seul à faire tourner la baraque (rappelons que PES utilise maintenant le FOX engine, moteur créé pour MGS, et par les équipes de Kojima Production) ! Tu décides d’annuler Silent Hills, notamment suite au départ de Kojima, alors qu’il y avait au moins 10 que personne n’avait attendu un jeu d’horreur comme celui-ci ! Tu retire P.T. du PSN alors qu’il s’agissait du meilleur contenu téléchargeable pour PS4 (un démo bordel !).

Konami, je te dis adieu, et j’attends avec impatience la sortie de MGS the Phantom Pain pour voir comment tu vas annoncer ton retrait…

Bon. L’heure est grave mes petits. On commence à se retrouver dans une situation des plus critiques. Je l’annonce : On va devoir attendre la PS5 pour avoir de vrais jeux de PS4… Oui mes amis : après un Blooborne vachement bien, mais techniquement à la ramasse, et un The Order magnifique, mais qui reprend tous les poussifs génériques de la génération PS360 ; voilà que la PS4 va accueillir… Un jeu de… PS2…

Vous avez bien entendu ! Non content de nous refourguer tout le catalogue PS3 sur PS4 en recrachant du flouze au passage, on nous propose maintenant la réédition de FINAL FANTASY X/X-2 HD Remaster, sorti sur PS3, lui même édition du jeu sorti initialement sur PS2… Vous pouvez voir le nouveau trailer juste en dessous là (il s’appelle joliment « Un retour à Spira »)

Bon il y a quand même quelques nouveautés officielles : des graphismes améliorés, des musiques retravaillées, et une compatibilité Cross-Save intégrale. Le jeu est prévu pour le 15 mai chez nous

Je voudrais tout de même revenir sur un point très particulièrement révélateur de ce remake. Je disais plus haut qu’on nous prenait pour des pigeons. C’est un peu le cas, mais on peut voir aussi un peu plus loin. Si un jeu d’une qualité aussi importante que FFX passe les épreuves du temps, c’est bien qu’il est passé du statut de produit technique, à celui d’oeuvre artistique. Et c’est typiquement ce qui fait la différence entre l’art et la technique. La même qui fait qu’il est encore intéressant de lire du Zola aujourd’hui alors que la machine a vapeur est totalement obsolète.

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Une évolution pour maintenir l’oeuvre intacte, pourquoi pas.

Le jeu vidéo est définitivement rentré dans une nouvelle ère, ou la différence et l’évolution technique ne constitue plus le coeur du problème. Là où on eut se poser néanmoins une question, c’est sur la stratégie financière derrière cela. Il livre acheté dans les années 1960 et conservé dans une bibliothèque est encore utilisable, contrairement à un FFX qui dans 50 ans, ne sera plus lisible sur PS2, mais bien lisible sur la dernière console en date, après l’achat d’une version…

Pourquoi ne pas imaginer une service qui permet d’acquérir le jeu une seule fois, et d’y jouer at vitam eternam ? Je pense que le dématérialisé peux nous aider sur çà.

Bref, la suite au prochain épisode.

AC ROGUE

Assassin’s Creed, une saga sulfureuse qui divise les gamers, sans intérêt pour les uns (Totof) jouissive pour les autres (Ma pomme). Les reproches qu’on lui fait sont légions comme le fait de sortir un nouvel épisode chaque année, le manque d’innovation ou encore la répétitivité… BLA BLA BLA. Alors oui c’est vrai un AC sort chaque année et ça fait penser à FIFA ou PES, mais chaque sortie est une expérience ludique des plus intéressantes apportant à petite dose ses nouveautés. Pas de révolution impressionnante, il est vrai, mais un contenu qui s’étoffe en conséquence, nous proposant les époques qui ont marqué notre civilisation. Outre le fait que les époques changent, le scénario est modifié mais tournant toujours autour du personnage de l’assassin incarné et de Desmond Miles. Le monde de l’assassin reste toujours fascinant et amusant, tandis que la partie moderne reste toujours autant chiante car inutile servant à combler les trous pour en faire un jeu plus long. Les histoires se suivent avec toujours plus d’engouement nous laissant parfois sur la faim. Assassin’s Creed III marque une nouvelle direction : changement d’époque, de pays et d’ancêtre. Fini la longue série avec Ezio en Italie pendant la Renaissance, place désormais aux prémices de la naissance des États-Unis. De plus, on peut incarner un Indien avec un tomahawk, carrément puissant me direz-vous. Le public l’a accueilli les bras ouverts moi je lui ai dit fuck. Fuck pourquoi ? Trop de bugs, graphismes indignes, personnage principal non charismatique, quêtes annexes frôlant le risible. bref un ensemble de choses qui font que je déteste ce jeu . Je n’ai pas trop aimé incarner Connor dans cette époque très intéressante qui pourtant aurait mérité à être travaillée. Le 4 sort 1 an après le 3 (logique), et là mon Dieu changement radical. Les graphismes sont merveilleux, le personnage dégage quelque chose et a en plus le droit à une vraie VF. J’ai pris mon pied !!! Ce nouvel opus  est une véritable bouchée d’oxygène pour la saga et les joueurs. Aujourd’hui Rogue arrive et tente de faire oublier l’opus d’avant et c’est  peine perdue pour lui. Fuis pauvre fou !!!

Rogue Shadow

Des batailles navales comme pour l'opus d'avant sans grande nouveauté.

Des batailles navales comme pour l’opus d’avant sans grande nouveauté.

AC Rogue sort sur PS3 en même temps que Unity qui lui sort sur la nouvelle génération. Une ombre immense surtout qu’Ubisoft a mis le paquet pour Unity un peu comme le 3 à grand renfort de pub à la télé, tandis que Rogue lui ne bénéficie de rien du tout mis à part une petite couverture dans les médias spécialisés. On sait juste qu’on incarne un assassin qui deviendra un Templier. Pour moi Rogue sort pour combler l’absence d’Assassin’s Creed sur PS3 car tous les joueurs n’ont pas la PS4, déjà avec son catalogue assez faible et dominé que par du réchauffé, mais rien de concret séduisant les joueurs pour le moment Il était donc financièrement légitime de sortir un opus sur la next-gen. Bien qu’il ait quelques connexions scénaristiques avec Unity, cet épisode à une personnalité propre mais ne dissipe pas mes craintes pour autant. Craintif de quoi ? Que ce soit un jeu fait à la va vite? Et ben c’est presque le cas… Le jeu reprend PRESQUE ENTIEREMENT Assassin’s Creed  4. Chez Ubisoft Europe ils ne se sont pas fais chier en reprenant tous les codes de l’opus précédent pour faire un petit jeu, en espérant que ça passe, et ça passe tout juste. Ce qui sauve le jeu c’est avant tout son histoire qui est très prenante comme à l’accoutumée, ce qui permet au jeu d’avoir son identité à lui. Même si sa sortie est occultée par Unity, ce n’est pas une raison de ne pas travailler dessus et de ne pas nous offrir un épisode refondu de A à Z. Au lieu de ça on a un AC 4.5 : les mouvements des combats sont les mêmes qu’Edward, les animations (Victoire lors d’un abordage, la réussite lors d’un harponnage, les mêmes mimiques et attitudes lors des combats dans les tavernes) sont absolument les mêmes. Seuls changent les lieux : cette fois-ci on aura droit à l’Atlantique Nord avec ses eaux glacées et ses Ours Polaire. La navigation et les batailles navales sont toujours les mêmes et se déroulent de la même manière. D’ailleurs comme dans le 4, vous trouvez un bateau miteux que vous transformerez en monstre de puissance. Tout dans ce jeu fait penser à son aîné et c’est très dommage car le jeu aurait pu être retravaillé. On lui pardonne le type de quête qui vous devinerez sont les mêmes mais au moins ils auraient du changer ne serait-ce que l’animation de Shay semblable à celle d’Edward. En plus, vous maniez deux armes sauf qu’au lieu d’avoir deux épées : vous avez une épée et une dague. Et ouais la classe! (c’est ce qu’on appel pas se fouler) ! Et on passe par les même menus pour tout améliorer et les améliorations s’obtiennent de la même façon. Un énorme doppelgänger !!

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Mettons les choses au clair : Telltales commence à s’essouffler. Alors que tout le monde s’accorde à penser que la 2ème saison de The Walking Dead est moins bonne que la 1ère (attention, je n’ai pas dis mauvaise) et que les premiers épisodes de Game of Thrones ne s’adressent qu’aux très grands fans, j’avais très peur pour ce « Tales from the Borderlands ». Qui plus est, qui dit Borderlands dit humour à la con, noir et décalé. Et quand je vois le résultat du dernier jeu humoristique de Telltales, Retour vers le Futur, et bien j’ai peur. Je n’ai d’ailleurs jamais eu aussi peur. Mais j’avais envie d’y croire! Et à l’aube de la série, à l’issu du premier épisode je me suis dit « j’avais bien raison d’y croire! »

Pour les Fans ?

Borderlands, c'est un univers comme j'aime : drôle, noir, et décalé

Borderlands, c’est un univers comme j’aime : drôle, noir, et décalé

Cette histoire interactive est un pur produit de fan service. Les références sont extrêmement nombreuses, peu de choses sont expliquées sur l’univers… Le jeu considère que vous vous trouvez en terrain connu. Cependant, cet univers post-apocalyptique déjanté pourrait vous charmer, même si vous êtes un néophyte. Et cela a été mon cas. Après avoir un peu pataugé avec l’anglais (oui le jeu est uniquement en anglais), et avec l’univers de Borderlands que je ne connaissais pas du tout, je me suis pris d’affection pour les personnages et les enjeux. Et du coup, j’ai réellement envie, maintenant, de me plonger dans Borderlands! Par contre, si vous êtes un mordu de la licence (ou que vous avez au moins aimé l’univers), et que vous ne savez plus quoi faire avec vos 4 persos niveau max, que vous avez chopé toutes les armes perles du 2, que vous en êtes au point de vous farcir Crawmerax seul et au corps à corps tellement vous avez retourné les jeux, alors celui-ci vous permettra enfin de relâcher la gâchette et de finir tranquillement vos vacances sur Pandore… Et quelle ambiance! Telltale a de nouveau fait un travail incroyable pour s’approprier l’univers créé par Gearbox Software. Le style graphique est quasi identique, on retrouve énormément de références aux autres jeux, l’humour est toujours aussi débile pour notre plus grand bonheur… Quand aux musiques, Jared Emerson-Johnson montre encore une fois son talent, avec des thèmes plus rythmés cette fois-ci (ainsi que quelques musiques tirées des anciens jeux). Alors si Telltale sait nous faire rire, alors là je ne sais plus!

Une suite avec des nouveaux personnages ?

Deux personnages que vous allez adorer !

Deux personnages que vous allez adorer!

L’histoire se déroule quelque temps après Borderlands 2 et ses extensions, donc attention aux spoils. Première surprise de cette nouvelle série de Telltale : vous contrôlez non pas un, mais 2 personnages (pirouette aussi présente dans la série Game of Thrones, mais c’est moins bien ^^). Rhys, un employé d’Hyperion équipé d’un bras et d’un œil bionique, et Fiona, une escroc pandorienne. Chacun d’eux possède une « capacité » qui lui est propre : le premier peut utiliser son œil pour analyser l’écran où il se trouve, soit pour découvrir des éléments importants, soit pour obtenir des informations plus ou (surtout) moins utiles sur l’univers. La seconde peut conserver de l’argent sur elle, qu’il possible de dépenser ou pas à certains moments, ce qui peut changer la tournure que prennent les événements. Concernant leur personnalité, difficile de la résumer, puisque le jeu vous laisse encore une fois le choix de leurs réponses lors des dialogues : bien que Rhys soit plutôt un beau parleur et gaffeur, il peut être un trouillard ou un cynique sûr de lui, en fonction de vos choix. Fiona, de son côté, peut tout autant être une criminelle au grand cœur qu’une impitoyable escroc. Tout commence lorsque Rhys, employé de la station Helios, se voit convoqué chez le patron de celle-ci. Ce dernier se révèle être Vasquez, son rival de toujours, qui s’est octroyé ce grade après avoir balancé son prédécesseur par le sas (oui c’est Borderlands mes amis!). Sa première action est d’affecter Rhys au nettoyage des poubelles de la station. Furieux, ce dernier décide de prendre sa revanche avec deux de ses collègues après avoir appris que Vasquez comptait acheter une clé d’Arche à un pandorien. Rhys et son meilleur ami Vaughn se rendent donc sur Pandora pour effectuer la transaction à sa place et garder la clé d’Arche… Mais ça tourne mal, vous vous en doutez! Je ne détaillerai pas plus le scénario, celui-ci étant le principal intérêt du jeu. Cependant, sachez qu’il ne s’agit que d’un prologue ; le véritable début de l’aventure se situe tout à la fin de l’épisode.

En 2002, lorsque Capcom nous propose le remake du Resident Evil original sorti en 1996, c’est un choc sans nom à tous les niveaux. Ben voui, la mode des remakes c’est pas encore çà dans le jeu vidéo. Y voyait-on déjà un moyen de faire de l’argent facile ? Surement… Mais quand on voit le travail qui avait été abattu par Capcom à l’époque, on ne peut que leur tirer notre chapeau.

On reste tout de même dubitatif après que l’éditeur l’est porté sur Wii en 2009. Et bien aujourd’hui, ou hier plus précisément, six ans plus tard donc, rebelote avec l’adaptation HD de ce classique sur les machines actuelles. Et par actuelles j’entends PS360 et PS4One. Au final, le résultat est assez proche de la version GC, mais remis en HD pour nos belles TV, et porté  la connaissance des plus jeunes (pas trop quand même hein ?). Bref, c’est en démat, c’est à 20 boules, et c’est peut être pour vous

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AC Unity en novembre, Watch Dogs sorti plus tôt dans l’année, UbiSoft a tenté de dominer l’année 2014 sur deux semestres. Une course de « qui c’est qui a la plus grosse  » qui s’est soldé par des échecs cuisants pour la firme Bretonne, entre un Watch Dogs voulant manger GTA qui devient obsolète quand ce dernier ressort sur les consoles nouvelles générations et un Assassin’s Creed criblée de bugs et fini à la va-vite pour convenir aux lois du marché, on ne se le cache pas, c’est gênant pour eux, et comme jamais deux sans trois, The Crew se pose en tant que conclusion à cette agonie vidéoludique.

Un MMORPG du vroom vroom

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Développé par le studio lyonnais Ivory Tower (fondé par des anciens de chez Eden Studio et EA), The Crew est un projet de longue date, un jeu qui remonte au début de la septième génération de console (2007/2008). Initialement prévu sur PS3 et 360, le jeu de course était plus ambitieux que Test Drive Unlimited le dernier jeu auquel avait travaillé les comparses derrière la fondation du studio (Ahmed Boukhefila, Stephane Beley, Emmanuel Oualid). Pour vous remettre dans le contexte, TDU est un jeu de course open-world sorti sur 360 et PS2 en 2006 où le joueur pouvait tuner sa voiture et se promener comme un pacha dans une ile paradisiaque, une redite de Need for Speed Underground 2, le côté beauf du nord en moins.

Les bases de The Crew sont les mêmes, laisser le joueur dans un monde ouvert et exprimer son envie sans le guider de force tout en proposant un panel d’activité de course en tout genre. Là où l’équipe de développement voit plus loin, c’est proposer un monde ouvert qui ne se tient pas sur une île, mais sur les ÉTATS-UNIS (en virant l’état de l’Alaska), et en bonus, les joueurs seront constamment connectés pour jouer ensemble et créer un « Crew« . L’idée sur le papier a convaincu Ubisoft et à financé le projet entièrement, excepté que le paramètre ambition a été revu à la baisse et que la sortie du jeu a été maintes fois repoussé de 2009 à 2014. La Toile de Pénélope du studio français vaut-elle le coup finalement ?

Crew-Midwest

Deux grands classiques du RPG arrivent sur PlayStation 4 l’année prochaine. Vous aviez déjà l’info de la version PC de FFVII, qui en a fait rire plus d’uns ^^. Et bien voici que Square-Enix en Europe a annoncé FINAL FANTASY X/X-2 HD Remaster pour le printemps 2015 aussi. Shinji Hashimoto, le vice président de la maison, l’a notamment annoncé lors du PlayStation Experience à Las Vegas et à la conférence de presse PlayStation en Chine.

C'est la démarche que je condamne, pas le jeu, sublime

C’est la démarche que je condamne, pas le jeu, sublime

A priori, il devrait y avoir quelques nouvelles fonctionnalité, mais on n’en sait pas plus. On peut tout de même se poser la question. A l’heure des consoles nouvelles générations, on a vraiment l’impression que, pour certains éditeurs, le support est un problème. Pourquoi sortir FF X sur PS2, puis le remasteuriser sur PS3, pour ensuite le porter sur PS4 ? Certains pourront dire « c’est pour ceux qui n’ont pas eu  la version originale ». Et je répondrais la même chose pour le cas de FFVII, mais pour le Xème épisode. Franchement ? Ya pas un an que le remaster est sorti !

Square Enix… Pour le coup c’est à vous de voir… Pour ou contre ?


Valk1Quoi…que…ce n’est pas du rétro car la PS3 a encore des sorties? On va dire que si quand même, surtout pour un jeu pareil. 6 ans après sa sortie sur PS3, Valkyria Chronicles fait un détour par Steam. Pour 20 euros, vous retrouverez le RPG de SEGA remis à jour graphiquement, une maniabilité revue ainsi que tous les DLC sortis. Honnêtement que demander de plus ! Cela montre en tout cas un changement important dans la vision du monde PC, avec de plus en plus de jeux consoles proposés sur cette plateforme (FFXIII en est un autre exemple).

Retrouver Dark Souls, c’est renouer avec une certaine idée du jeu vidéo. Du difficile, du tripant, de l’envoûtant. Le point fort de la série de From Software réside en trois atouts principaux: le système de jeu, l’ambiance et la construction du monde. Pour parler du second épisode sorti sur PC le 25 avril dernier, il est difficile de passer à côté d’un comparatif général avec son prédécesseur sur ces critères, et d’un plus particulier au sujet de la réalisation technique. Ainsi que de ces fameux contenus additionnels qui ont apporté une vraie valeur ajoutée au premier Dark Souls en son temps, avec notamment des boss exceptionnels, et qui ne dérogent pas non plus à la règle cette fois-ci.

Une version générique déjà généreuse…

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Très décriée à l’époque, la mauvaise qualité du portage PC du fils spirituel de Demon’s Souls souffrait de grosses chutes de frame rate et de graphismes pauvres que certains moddeurs amateurs avaient rapidement corrigées. Les leçons ont été tirées et cette version de Dark Souls 2 est parfaitement fluide, bien plus jolie et colorée, confortable au duo souris/clavier et servie par des mouvements de textures des plus appréciables. Attention, ce n’est pas non plus le canon de la classe, mais comme ses aïeux, le soft propose une esthétique dark fantasy qui, à l’instar de son principe général de die & retry, prend soit aux tripes, soit pas du tout.

Quand Dark Souls premier du nom bluffait par son monde ouvert ingénieusement construit, cohérent et solidaire, ce second opus se centralise autour de la ville de Majula où les PNJ rencontrés au cours de l’aventure viendront trouver refuge et proposer des services au joueur (items, forge, magies, level-up), et de laquelle partent les premiers chemins. Malheureusement, si la terre de Drangleic est immense, sa construction mène vers des zones impasses parfois petites, quand Lordran donnait, lui, l’impression d’un cube aux décors emboîtés et parfois vertigineux. Cependant, le level design est toujours aussi astucieux et raccourcis, échelles, pièges, porches et leviers poussent sans cesse à l’exploration des moindres recoins. Dommage que cela ne se produise qu’à l’échelle de zones, et non à celle du monde tout entier.

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Drangleic est un univers tourné vers la mer, multicolore, onirique, ensoleillé, peuplé d’âmes aux destins tragiques intimes, contrastant avec le Lordran intérieur, sombre, malfaisant, teinté d’un voile humide et aux enjeux plus macroscopiques. Ce qui explique également pourquoi le monde de Dark Souls 2 est moins viscéral, bien que plus vaste. Il y a bien des clins d’oeil par ci par là, des architectures rappelant notamment la mythique Anor Londo, mais bien peu d’environnements coupent le souffle ou imprègnent un sentiment de solitude et de désespoir comme pouvait le procurer le Hameau du Crépuscule. On soulève peut-être ici la différence fondamentale entre la beauté et le charme. L’histoire, quant à elle, est toujours construite de manière indirecte. Le joueur devra aller la chercher et la consolider lui-même par la lecture des descriptifs des objets, ou bien encore en engageant de longs dialogues avec les NPC. Toujours peu de cinématiques, Dark Souls 2 ne se conquiert, ni ne se met en scène facilement.

Par contre, le soft est probablement plus propre et accessible en termes d’informations fournies et de gameplay, même si on ne manquera pas de mourir encore et encore. Sauf que, si on sait toujours pourquoi on trépasse et si on progresse avec l’échec, il n’y a pas autant de moments où l’on ressent ce sentiment d’accomplissement si particulier à la série des Souls. La faute en grande partie à des sorts de Foi aidant grandement et très tôt dans l’aventure, et également à des boss pour la quasi-unanimité oubliables et assez faciles à décrypter. Il y en a certes quelques-uns qui donneront du fil à retordre et une concentration de tous les instants, comme le Démon Fondeur par exemple, mais ils se font trop rares. La force de ce Dark Souls 2 sera donc plus à chercher dans les combats de “routine”, avec des ennemis diversifiés et parfois étonnants, et surtout dans cette capacité unique de toujours donner envie d’avancer et de fouiller partout.

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Ca y est le grand jour est arrivé ! A peine je suis arrivé au Serpent Times qu’on me confie le reportage ultime. Je vais suivre le grand détective, le plus fin des limiers, l’honneur de l’Angleterre : Sherlock Holmes. Ça n’a pas été facile pour la rédaction de le convaincre, ne se confiant qu’à son ami et collègue Watson, mais un accord a été trouvé pour le suivre l’espace d’un temps dans ses recherches (sous réserve que je me fasse discret). J’espère qu’il y aura de nombreux cas à élucider…mince je suis en retard.

1ER JOUR ET PREMIER PAS

SH-3A peine arrivé à Baker Street, je surprends le détective avec le chef de Scotland Yard : l’inspecteur Lestrade.  Un pêcheur du nom de Peter Carey a été retrouvée mort à Woodman’s Lee dans des circonstances particulières. En effet, c’est transpercé par un harpon que le malheureux a perdu la vie, chose difficilement assimilable à un suicide. On se rend donc sur place pour commencer l’enquête et recueillir le témoignage de Miss Carey, la veuve éplorée. Étonnamment, M. Holmes a regardé cette dame d’une manière très précise, comme s’il voulait analyser chaque expression, coquetterie vestimentaire ou objet utile. La discussion qui suit prouve l’utilité de la méthode, puisque Holmes réussit à déterminer un pan du mode de vie religieux de Mme Carey sans aucune mention de pareilles activités de sa part. Notre étonnement global est cependant de courte durée, car il faut aller sur la scène de crime. En fins limiers, nous regardons chaque recoin de la cabane du pauvre empalé dans son sang (après un tour dehors pour couper mes nausées). Chaque détail est récupéré, des traces de tabac aux documents du marin tué. Lestrade, sur le pas de la porte, nous appelle dehors pour nous montrer ce qui semble être des traces d’effraction. Selon ses propositions nous trouvons une cachette derrière la bâtisse pour attendre la nuit, en espérant revoir celui qui a tenté de s’introduire ici (et tué?)  la nuit passé. Comble du talent, un jeune homme de taille moyenne dérange le silence de la nuit pour revenir sur les lieux du crime. Embusqué par nos soins il est envoyé à Scotland Yard pour interrogatoire. Une voyage plus tard, nous revoyons le patron de Scotland Yard nous donnant la possibilité d’interroger le jeune suspect. Holmes aperçoit que ce dernier arbore un grand sourire et lui demande pourquoi, seulement pour apprendre que Lestrade est persuadé de l’avoir doublé, et que le suspect est le meurtrier. Mais tout cela est trop simple, et tandis que la police s’apprête à coffrer l’individu, Holmes va continuer son enquête et tenter de coffrer la bonne personne : son intégrité en dépend. Il réussit finalement à trouver le coupable, qui semblait totalement innocent au premier abord.

 

LES JOURS SE SUIVENT ET NE SE RESSEMBLENT PAS

SH-5Le lendemain de l’affaire du pêcheur embroché, le docteur Watson pense emmener son ami en vacances pour sortir des cadavres et du glauque. Je suppose que mon article est terminé et ne cache pas ma déception, n’ayant qu’une enquête sous le bras. Mais le lendemain je reçois un télégramme annonçant le retour précipité des compères de Baker Street, pour cause : leur train a disparu. Nous parcourons donc tous les environs de Londres et plus particulièrement les gares pour résoudre ce qui semble être un mystère magique. Je suis toujours surpris à quel point les criminels usent de nouveaux procédés, dans cette enquête comme les autres, pour essayer d’échapper à la justice. J’ai pu voir entre autre l’utilisation de ce qu’on appelle la chimie pour pouvoir mettre en évidence textes pourtant illisibles, ou encore l’utilisation du chien Toby pour flairer des odeurs spécifiques liées au crime. Je fais également de nombreux voyages, de Londres au nord de l’Angleterre ou encore dans les fin fonds des cimetières des pays. Dans tous les cas je vois souvent des paysages franchement pittoresques, et les savoir associés à des crimes sordides me fait froid dans le dos. Je fais la rencontre également d’une personne proche, mais si lointaine de M. Holmes : Mycroft. Cet agent de la couronne Britannique, et beaucoup plus cartésien que son frère, entretien des relations assez houleuses avec le fin limier plus solitaire. Je me sentais assez mal d’être au milieu de leurs joutes enflammées. Mais au moins M. Holmes arrive même a tirer des éléments d’enquête de ses rivalités avec ses interlocuteurs. Des mois plus tard, après l’intégralité des enquêtes que vous retrouverez dans l’édition spéciale du Serpent Times, je vois même certains signes de sympathie du détective à mon égard. Je retiens de mon passage à Baker Street des talents aussi bien policiers que personnels, même si certains points m’ont paru plus rebutants.