Articles

Le bullet time. Mais quelle belle invention pour le jeu d’action. Repris depuis dans beaucoup de genres et de jeux, beaucoup trop de personnes ignorent que ce n’est qu’en 2001 qu’il fut popularisé. Par Max Payne. Un jeu plutôt marquant qui, au final, ne fut pas joué par grand monde. Un tort. Nous allons ici rendre hommage à l’un des plus grands jeux d’action, sûrement le plus grand de l’ère 3D.

Max douleur ?

Un parcours jonché de morts.

Commencer par expliciter pourquoi Max Payne est connu, à savoir grâce au bullet time, serait un peu trop évident. Et comme je n’aime pas la logique et la suffisance, je finirai par ça, voilà ! Car oui certes, Max Payne c’est un gameplay riche, profond et appliqué, mais c’est aussi une ambiance. Oui messieurs dames, une ambiance. Et je ne parle pas seulement de l’assemblage des musiques et des graphismes, non. Max Payne a bien une âme. Et comme son nom de famille le suggère, une âme torturée, malmenée. Max, jeune flic modèle, sort tard du travail. Comme souvent. Il n’a qu’une envie, retrouver sa femme et sa fille, un bébé d’à peine quelques mois. Ce ne sera jamais le cas. Une bande de junkies était là avant, tuant sa famille, sous l’emprise de la drogue. Saleté de produit. Max est anéanti, et ne va avoir plus qu’une seule chose en tête : la vengeance. Froide et irréversible. Violente et sans scrupules. Max est un flic, il sait manier les armes, et il va s’en servir pour remonter tout le réseau de fabrication de cette drogue de merde. La Valkyrie. Nous en avons de l’empathie pour ce personnage à la fois normal, et charismatique. Ce flic qui n’avait rien demandé, et à qui il arrive le pire. C’est vraiment la merde…

On aurait tort de considérer que les jeux qui sortent sur les plateformes de téléchargement (XBLA, PSN, WiiWare) se trouvent là pour des raisons de qualité insuffisante pour une sortie en boîte. Les perles indépendantes comme Limbo, la série des Pixel Junk, ou la récente édition physique de la série des Bit.Trip sont autant de preuves qu’il se passe quelque chose de grand dans cette zone qu’il serait dommage de négliger. Et force est de constater que l’audace est souvent au rendez-vous, ainsi que de fortes identités artistiques, des parti-pris radicaux, qui passent ou cassent suivant les joueurs. Puddle fait partie des perles qui déconcertent, puis accrochent, pour peu que les défis de taille ne vous fasse pas détaller.

Un arc-en-ciel reflété dans une flaque étrange…

Il faut croire que la physique des fluides est un problème qui perturbe certains de nos créateurs français. C’était déjà le dada d’Omar Cornu qui, après s’être fait les dents sur l’excellent Soul Bubbles sur DS avec sa place prépondérante des éléments et de la physique des corps, bulles, gaz et fluides confondus, se retrouve chez Q-Games pour déverser ses obsessions dans le magistral Pixel Junk Shooter, où l’interaction entre les fluides se trouve au centre de cet étrange puzzle shooter. Et voilà qu’un groupe de six étudiants nous amènent Puddle, où le fluide prend carrément la place centrale! Le concept est simple et audacieux : à l’aide des gachettes, vous inclinez le terrain vers la gauche ou la droite, comme dans LocoRoco, sauf qu’au lieu d’influer sur les mouvements d’un personnage rondouillard et bondissant, ce sont des liquides divers et variés que vous allez aider à évoluer à travers des perles de level-design retors, et ainsi visiter huit mondes divisés en six stages. A l’évidence, la physique de votre flaque (traduction directe de « puddle ») est au centre du jeu, et celle-ci est sans pitié, se répandant sans vergogne, vous laissant galérer à jouer sur la pente du terrain pour rassembler les gouttelettes éparses de votre précieux liquide, afin de le mener tant bien que mal à la sortie. Trop de pertes et c’est vous êtes bon pour recommencer le niveau… A moins que vous décidiez de jouer votre ouinouin! Oui, vous avez bien lu, non contents d’avoir corsé le jeu comme il faut, les créateurs prennent en plus plaisir à vous humilier en appuyant le sentiment d’échec, de renoncement si vous utilisez un des deux passe-droits disponibles. Cela dit, si vous avez joué votre ouinouin trop tôt et que vous vous retrouvez à nouveau bloqués plus loin, rien ne vous empêche de revenir sur le stage passé à coups de jérémiades pour tenter cette fois de le maîtriser avec brio et récupérer votre passe-ouinouin. Cruels donc, mais pas trop…

Diversité des flaques

Le concept est excellent, le moteur physique parfaitement maîtrisé, mais on pourrait légitimement craindre la lassitude, à faire se balader une flaque d’eau dans des tuyaux… Mais justement, paradoxalement, un des points forts de Puddle, c’est sa diversité. Chaque monde a une thématique bien distincte, un environnement spécifique. Dans le premier monde, on manipule du café vers la bonde d’évacuation d’une cuisine, puis de l’eau dans des conduites, pour amener cette dernière dans une chaudière avec ses zones chauffantes faisant évaporer le liquide. Les créateurs du jeu ont su décliner le concept avec ingéniosité, nous faisant manier un liquide inflammable ou de la nitroglycérine (attention aux mouvements brusques…) à travers un laboratoire, de l’engrais un tantinet corrosif à travers des décors verdoyant qui brûle certaines herbes mais fait fleurir d’autres plantes, un liquide non-identifié (mais très probablement sévèrement alcoolisé) à travers le corps humain, un liquide verdâtre dans les conduites d’une usine désaffectée ou de traitement des eaux usées, les idées géniales pleuvent et chaque stage offre une nouvelle expérience ; les règles changent à chaque nouvel environnement et il ne suffira pas de comprendre ce qu’il faut faire pour réussir à torcher un niveau, votre agilité et sens de l’observation, d’anticipation étant mis à contribution et à rude épreuve. Car la vitesse est un facteur important pour passer certains obstacle, mais vous avancez la plupart du temps à l’aveuglette, ce qui vous force à vous jeter plus d’une fois dans la gueule du loup, par exemple en plein dans une flamme qui évapore toute votre eau, à cause d’une bête petite bosse que vous n’aviez pas remarquée. Vous recommencerez la plupart des niveaux, plusieurs fois, le jeu étant très punitif. Cependant la persévérance portera ses fruits, et vous permettra peut-être de découvrir un des passages secrets qui vous avait échappé, de prétendre à l’une des trois médailles possibles, mais aussi de profiter de la beauté du jeu, de son ambiance peu commune.

Une grenouille qui traverse une route et le temps. Elle nous revient encore, après 31 ans de bons et loyaux services. Avec un titre comme Frogger : Hyper Arcade Edition, on sent que Konami a voulu faire comme Namco lorsqu’il a remis Pac-Man à la mode. En terme de Gameplay pur, c’est grosso modo la même chose que le jeu original, mais enrichi de nombreux modes : Tile Capture, Battle Royale, Freak Out et du multijoueurs à quatre. Zombie Studios a fait du bon boulot, comme Pac-man je vous l’ai dit ! Le jeu arbore un habillage coloré à la sauce Vectrex, tout rose et psychédélique, mais aussi, et la j’adore, des skins optionnels aux couleurs de Contra et Castlevania ! On l’attends de pied ferme pour le printemps sur le XBLA, le PSN et le WiiWare, sans plus de précisions.

Le Serpent

Parfois, on aime revenir sur des choses qui se sont passé il y a pas mal de temps. Ah que la nostalgie s’empare de nous à la vue de ces épisodes mythiques, quel plaisir de réincarner Claire et Léon ou encore de voir Jill affronter le terrible Némesis. Disponible dès maintenant pour la somme de 9,99 euros sur le PSN, il vous permettra de revivre des vrais moments de survival horror intenses et surtout de vous replonger à un cœur joie dans l’horreur de Racoon city. Pour ceux qui ne connaissent pas la saga, c’est une excellente initiation à petit prix.

Yannou

Après un Sonic Generations des plus réussi, opérant enfin au retour aux sources tant attentu, et le retour récent de Sonic CD, on en avait presque oublié le décevant Sonic the Hedgehog 4: Episode I (presque bien sur…), dont le titre laissait supposer une suite. Celle-ci vient d’être révélée en exclusivité sur Gamespot, enfin plus trop en exclu du coup, qui ne nous montre aucune image pour autant, mais annonce plusieurs changements, dont le plus réjouissant : le retour de Tails. Ce n’est pas le seul revenant, puisque Metal Sonic sera de la partie dans le rôle du méchant, je l’aime bien celui là. Mais surtout, et c’est ce que les fans veulent entendre je pense puisque j’en suis un, cette suite proposera non seulement un nouveau moteur graphique, mais aussi un nouveau moteur physique. Fini l’inertie toute pourrie ! En espérant que le tout soit proche des épisodes Megadrive. Enfin, on annonce encore plus de plateformes concernées, dans le sens où Android et Windows 7 Phone rejoignent le XBLA, le PSN et les supports iOS. Mais le WiiWare s’est discrètement éclipsé… Comme c’est bizarre ! Des Sonic new-gens oui ! Mais alors des épisodes qui s’inspirent de la megadrive, faut pas pousser mémé dans les orties !

MAJ : le site américain Gamespot est décidément bien informé et pistonné. Ayant annoncé en avant première L’épisode II de Sonic 4, il récidive avec la toute première bande-annonce du jeu. Le titre est toujours aussi joli, et comme on pouvait s’y attendre, plus rapide et fluide.

Le Serpent

Gotham city imposteur est un de ces jeux qui sortent sur les plateforme de téléchargement, et qui attire notre attention. Aspect sympa, univers de Batman, et vidéos alléchante. Cet épisode, résolument tourné vers le MMOFPS avait tout pour réussir. Mais alors, qu’en est-il ?

Aïe, aïe, aïe…

Très motivé, je chante, et je danse, sans oublier de lancer le jeu. D’emblée, à travers les menus, on peut sentir l’esprit qui se dégage de ce jeu. Décalage complet, se rapprochant de ce fait de team fortress, l’univers de Batman, bien que respecté, se tourne vers quelque chose de bien plus déjanté que les derniers épisodes de la licence, Arkham City et Asylum. Je me lance alors dans le didacticiel. Et là, aïe aïe aïe… Que c’est moche. Aliasing omniprésent, texture ultra-simpliste, les personnages font vraiment peine à voir. Effrayé, je fini tout de même le didacticiel. Et je me rends dans le menu de jeu. Et là, aïe aïe aïe… Seulement 4 types de parties, dont 1 en offline, sortes de défis où il faut utiliser des armes en tirant sur des cibles, et d’autres choses dans le genre. Quant aux 3 autres modes, ils restent très, très, très classique. Deathmatch en équipe, sorte de capture de base, et pose de bombe. Du classique. je reste toujours effrayé, mais dans un élan de professionnalisme, je me lance tout de même dans une partie. Et là, c’est la révélation…

Oui, oui, oui !!!

Je m’étais trompé… Ce jeu est en réalité une pure merveille. Me voilà dans la peau d’un aspirant Batman, face à leurs ennemis, les aspirants jokers. J’utilise un grappin, et me voilà sur un toit. Je vise, je tire, je marque des points, je débloque des bonus, je meurs, je recommence à me balader partout dans le niveau de toits en toits, de fenêtres en fenêtres. Je cherche la baston, la mort, le défi. Et ce jeu me procure cela. J’ai toujours plus ou moins apprécié les FPS dans leurs modes réseau. Call of duty 4 m’avais d’ailleurs laissé un très bon souvenir. Mais là… Gotham city imposteur dépasse toutes mes espérance. Très addictif, il s’agit là d’un des FPS multi les plus nerveux que je connaisse, à l’exception de Team Fortress dont il s’inspire beaucoup. Et bien que le système de progression soit finalement assez basique, on débloque des armes et des défis au fur et à mesure de l’expérience acquise grâce à des frags et à d’autres actions menant notre équipe à la victoire, il faut bien avouer que ce jeu devient, à mon égard, une référence du genre, du moins sur console. Surtout au prix où il  est proposé.

A retenir

Je ne peux que vous conseiller de foncer sur ce jeu. Rebutant au premier abord, il se dévore tel un café liégeois après une bonne et grosse pizza. Alors certes, il faudra lui pardonner quelques erreurs de jeunesse. Je pense notamment au matchmaking vraiment mal fichu, ou l’on se retrouve souvent avec deux équipes déséquilibrées. Ou encore le faible nombre de maps. Des défauts qui devraient être résolu par l’ajout, sur les plateformes de téléchargement, d’un DLC GRATUIT ! Mon dieu que c’est bon ! A courant mars. Mais s’il vous plait, faites moi plaisir. Essayez de venir me fraguer… Si vous en êtes capable !

Informations sur le jeu

Plateforme : PSN, XBLA, PC

Genre : MMOFPS

Éditeur : Warner interactive

Développeurs : Monolith productions

Date de sortie : 8 février 2012

Le Serpent

THQ a choisi de faire renaître WWF WrestleFest, à travers un remake bien sur, sur IOS d’abord ! Un jeu d’arcade développé en 1991 chez Technos, supervisé par Yoshihisa Kishimoto, grand créateur de double dragon et compagnie. Le jeu opère d’ailleurs un fabuleux lissage graphique, dans le style cartoon, que j’apprécie plutôt. Le roster est aussi réactualisé, bien que plusieurs légendes (Jake Roberts en autres) soient de la partie. Mais malheureusement, et c’est la que le bas blesse, c’est un jeu en kit. Les DLC sont légions, pour 30 personnages supplémentaires et de nouvelles arènes. Vous pourrez cependant y jeter un coup d’oeil, par une démo gratuite, sur l’Appstore. Les versions complètes sont proposés, sur iPhone à 2,39 € et sur iPad à 2,99 €. Un prix très bas qui pousse d’ailleurs au doute. Des versions XBLA, PSN, Android et PC sont prévus. Mais relativisons, c’est tout de même une bonne nouvelle.

Le Serpent

Jordan Mechner c’est Prince of Persia. Mais c’est aussi Karateka. Il s’agit à la fois de son tout premier jeu sorti dans le commerce et aussi du tout premier jeu d’arts martiaux, sorti en 1985, quelques mois avant Karate Champ et Kung Fu Master. Mais ce n’est pas tout puisque se fut aussi une œuvre pionnière dans l’utilisation de la technique de rotoscopie, reprise plus tard dans Another World, entre autre. Et bien son créateur, Jordan Mechner lui même, a souhaité en faire un remake, presque dix ans après son dernier jeu en date, Prince of Persia :  The Sands of Time, sur 128 bits, un chef d’oeuvre lui aussi. Une déclaration recueilli par nos confrères de Kotaku, lors d’une interview exclusive (les batards !). Le titre est à priori prévu sur Xbox Live Arcade et PlayStation Network. Mais pour quand ? 3D ou 2D ? On ne sait pas… Affaire à suivre, sur le Serpent Retrogamer !

Le Serpent

Le vendredi 23 décembre dernier, la base de donnée de comptes d’utilisateurs de Rift. Trion World, le dévellopeur en charge de ce MMORPG a avoué que les «les noms d’utilisateur, mots de passe cryptés, dates de naissance, adresses email, adresses de facturation ainsi que les quatre premiers et quatre derniers chiffres et la date d’expiration des cartes de crédit des clients» (dixit leur annonce sur le site officiel de Trion World) ont pu être dérobées par des pirates informatiques. Cette attaque n’est pourtant pas la première de ce type. Depuis le piratage du Playstation Network de Sony en avril dernier, il semblerait que ce genre de pratique soit devenu à la mode en considérant la multiplication de ce type d’attaque sur la plupart des sites de jeux en ligne et autre sites officiels de développeur.

Un schéma connu

L’affaire du PSN eu un gros retentissement

A première vue, l’on pourrait croire que ce coup de gueule vise à dénoncer ces piratages. Il est vrai que ces pratiques sont condamnables et peu scrupuleuses, pourtant c’est sur un autre point sur lequel je souhaiterais m’exprimer. En y prêtant un peu d’attention, on peut remarquer que chaque attaque se déroule selon le même schéma : les pirates infiltrent et volent les données privées des utilisateurs, le développeur victime de l’attaque s’en rend compte trop tard et ne peut que se fendre d’une lettre d’excuse auprès de ses clients qui se trouve être les véritables victimes. Et ce n’est pas les cadeaux offert en dédommagement (deux jeux à télécharger au choix gratuitement pour le Playstation Network ; trois jours de jeu gratuits pour Rift) qui vont les rassurer.

Comment prendre un coup de vieux en one shot ? Et bien cela fait aujourd’hui 15 ans que Final Fantasy VII est arrivé dans les boutiques japonaises et plus tard, le 17 novembre 1997, dans toutes les chaumières des gamers en herbe. Cela fait peur comme le temps passe temps passe trop vite. Je me souviens avoir renommé les personnages des noms de mes copains d’école ! Cette légende à mettre au panthéon des produits Japonais étant sorti de leurs frontières, évoque toujours chez les gamers de grands souvenirs. De la Shinra au Golden Saucer, en passant par Midgar, le premier passage à Kalm, le canon de Junon… J’en passe forcement tellement le jeu peut être riche. Et que dire du héros et du grand méchant… Cloud et Sephiroth, l’opposition la plus stylée de tous les temps. Je laisse parler mes émotions, mais que c’est bon ! Pour ceux qui souhaiteraient se lancer une nouvelle fois à corps perdu dans l’aventure (oui je vous vois vous tous là !), sachez que le jeu est disponible pour 4.99€ sur le PSN. Une offre spéciale qui ne durera peut être pas longtemps alors dépêchez vous ! Et même si le jeu à pris un sacré coup de vieux, que c’est bon de s’y replonger ! Que de souvenirs !

Le Serpent