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À l’occasion de l’arrêt de la production et commercialisation de la première console portable de Sony, la PSP. le Serpent Retrogamer et son équipe d’investigateurs de l’extrême se plongent dans l’univers de cette console afin de vous contextualiser le statut de cette console qui n’a jamais été vraiment reconnu par le grand public. Alors que nous apprenions quelques jours après que Sony abandonne l’idée de faire des jeux sur sa propre console portable PSvita, petite soeur de la PSP, le sujet d’aujourd’hui concernera le statut de la PSP, son côté underground malgré lui. Sony ne sait définitivement pas géré la commercialisation d’une console portable. Le plus ironique dans cette histoire, c’est que la Psvita aussi cool soit-elle comme console, elle n’aura jamais la pérennité de la Playstation portable première du nom, pourquoi ? C’est ce que nous allons voir.

At the wrong time in the wrong place with the wrong stick

Sony en lançant en 2004 la Playstation Portable aka la PSP avait comme idée de base de transposer une PS2 en portable avec aussi une tonne d’équipement Hi-tech pour l’époque, un média center capable de lire des mp3, des films en mp4 et une console utilisable n’importe où et n’importe quand. L’idée est géniale sur papier, mais donc le résultat a fini sur une autre note. À l’instar de la PSvita en 2012 qui reprenait la même idée de transposer une console bankable en portable, Sony se goure de cible et de façon de faire. On ne peut pas faire de simple transposition pour gagner en intérêt, un jeu portable n’a pas le même feeling que sur console, et le simple faîtes de faire un jeu console sur portable ne marche pas. C’était le but principal finalement, faire des jeux console pour gamer sur portable, sauf que contrairement à la Nintendo DS de la firme de Kyoto, la cible marketing de la PSP était trop étroite pour la faire vendre comme des petits pains et par conséquent les jeux ne s’adressaient qu’à une caste de joueur bien précis, les hardcore gamer. C’est bien de contenter la caste des joueurs expérimentés, les vieux routards comme nous. Sony depuis l’annonce de leur bijou, le département marketing s’est lâché et à envoyer à la gueule des joueurs nerds, des tonnes de messages et d’annonces pour flatter l’ego faible du gamer que nous sommes, sauf que les gamers, ça ne faisait pas gagner autant de pognon qu’a notre décennie actuelle, pauvres fous, Beyoncé et le monde entier a préféré de se contenter d’une autre machine.

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La raison du succès de la Nintendo DS face à la PSP est simple à comprendre. Nintendo est un champion en terme de console portable, n’en dément les succès antérieurs que sont la Game Boy et la GBA, mais le succès est venu grâce à des concepts, des jeux orignaux et adaptés à sa situation. Personne se fera chier à faire un MGS Peace Walker, Grand Theft Auto ou un Kingdom Hearts : Birth by Sleep pour une session de quinze minutes sur sa console portable par exemple, on préfère faire au pire un Doodle Jump sur Iphone ou même un Elite Beat Agents sur DS pour patienter, les règles et le gameplay sont beaucoup plus explicites que n’importe quel jeu à millions de dollars. Cette console a aussi un atout de masse, c’est son écran tactile et son stylet. En proposant des concepts amusants et novateurs pour petits et grands, Nintendo a réussi à conquérir les foyers non seulement avec sa créativité et sa simplicité d’utilisation de la console, mais aussi avec ses licences bankables et adaptables à chaque nouveau périphérique made in kyoto (Pokémon, Mario, ect). Sony lui a continuer sur la voie du pétage de rétine et à jeter des fleurs aux hardcore nerds, avec des licences certes cool à jouer, mais cela reste peu novateur et finalement on se retrouve avec des concepts déjà connus sur console de salon et que la portable rend moins bien en terme de sensation, d’immersion et de ressenti, c’est un des principaux défauts de la ligne éditoriale de Sony, écueil qu’on retrouve également sur Psvita.

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Autre problème de taille que la console à rebuter des potentiels acheteurs, le stick analogique droit est absent de l’appareil. Sony a du tambouiller et galérer pour démocratiser sa Dualshock et ses deux joysticks sur Playstation, dans notre cas traité là, les ingénieurs ont essayé de faire un exercice de style. Alors que le commun des mortels est habitué à gérer l’espace 3D avec le stick analogique droit, que ce soit sur Playstation, X-box ou les machines de Nintendo, le joueur lambda a été formaté avec cette optique-ci, sauf le Pciste, lui c’est un cas à part. Là où je souhaite en venir, c’est que la majorité des jeux que nous trouvons sur cette console sont des RPG, pourquoi ? Parce que le rythme de ces jeux se prête à ce genre de configuration, c’est lent et contemplatif, il n’y a pas besoin d’avoir des réflexes de titan ni réagir rapidement, mais alors quand vous vous lancez dans un jeu d’action aventure où la progression se fait sur monde ouvert, c’est une autre paire de manches. Exemple tout donné, les deux GTA Liberty cities stories et Vice City Stories, vous pouvez retourner le problème dans tous les sens, la gestion de l’espace 3D est effroyable, dîtes vous que des ingénieurs ont été payés avec du vrai pognon pour avoir sorti un hardware aussi injouable pour des jeux qui devaient nous en mettre plein la gueule, un auto-sabotage propre.

3ca091e161-umd66462Par le biais de la PSP, Sony a essayé d’imposer un nouveau format de stockage de données comme à la grande époque de la Playstation avec le CD-rom : L’UMD. Le format Universal Media Disc, une sorte de mini-disc qu’utiliserait n’importe quel espion dans une mauvaise série B, est un format fabriqué par Sony exclusivement pour sa console portable. La révolution du soft se voulait par sa capacité de stockage car avec la console high-tech, il fallait des jeux high-tech pour être considéré comme une machine high-tech et vice et versa. Capacité de 900 mo, qui était considéré comme énorme pour l’époque, il permettait aux plus fous des développeurs de créer des jeux portables de façon confortable, format imposé qui aurait peut être cool si ça avait suivi, mais non, sony a essayé de populariser leur format comme ils ont popularisé le cd-rom avec la ps1, mais personne n’a voulu suivre la tendance que la firme a essayé de poser.

GOW Collection

Pour ce Temps Modernes je vais m’adresser directement aux développeurs et éditeurs qui ont la charge de grandes licences qui ont fait la renommée du jeu vidéo. STOP ! Il faut arrêter de prendre les gamers pour des pigeons ou des puceaux qui se font acheter leurs jeux par des parents qui n’y comprennent rien ! Ce temps là est révolu, le gamer est un joueur réfléchi qui cherche toujours la pépite qui va lui procurer du plaisir et un renouveau ludique ; or, depuis 2010 il n’y a plus rien de valable sur nos consoles! On peut nommer les récents Batman Arkham Origins et God of War : Ascension qui sont des jeux sans âme et qui ne proposent rien de nouveau. Sur le fond, l’idée n’est pas mauvaise mais la finalité est mauvaise  parce qu’on veut tirer un maximum de bénéfices et pour ça ils nous envoient des artifices de ouf (beaux graphismes, armes, moments épiques, musiques) mais on se lasse vite au final et on ne se laisse plus duper. Ça c’est un moyen de faire du pognon sur le dos des fans crédules mais il existe un protocole apparu il y’a un petit moment : La réédition HD. Alors ça c’est le summum de l’arnaque, y’a pas plus cupide comme technique de vente, en gros vous avez joué à un jeu sur PS2 on vous le ressort 6 ans plus tard sur PS3 soit disant avec des graphismes améliorés et une expérience différente LOL!!!  Nombreuses licences sont tombés dans ce piège occultant le fan fidèle de la saga et le pire c’est qu’ils nous revendent leurs jeux entre 20 et 30 euros en moyenne on est ou là ? Là c’est trop je ne puis me taire davantage c’est  partit en mode Dieu de la Guerre.

 

God Of War en bref

 

L'épisode 3 l'apogée de la saga

L’épisode 3 l’apogée de la saga.

Mythique saga qui a écrit sa Génèse le 22 juin 2005 en France avec le 1er opus, on découvre Kratos gaulé comme un (Yannou) dieu se voit chargé de détruire Ares le dieu de la guerre par ses confrères de l’Olympe, pas facile de devoir détruire un dieu quand on est un homme ; pour cela notre héros devra trouver la boîte de Pandore, le seul artefact qui peut tuer un dieu. Kratos part en quête de cette boîte, une aventure semée d’embûches et d’ennemis de la mythologie. Combats épiques, musiques fracassantes, ambiance digne d’un film ricain, tout est là pour nous faire vibrer, et que dire de cette histoire tragique du guerrier Grecque qui cherche à se débarrasser de son passé horrible ; plus les opus s’enchaînent, plus on prend plaisir à suivre la rage et le désir de destruction de Kratos envers les dieux, l’opus 2 fut une magistrale claque mais le 3 reste incontestablement un séisme d’une puissance remarquable, un des jeux les plus marquants de la PS3 et de l’année 2010 épique à souhait, musiques qui donne le rythme et le ton, gameplay puissant et nerveux, graphismes merveilleux, histoire apocalyptique, QTE vifs et percutants et j’en passe sur les qualificatifs qui ne manquent pas pour cet opus, mais une choses est sur c’est que GOW prend une envolée et un avenir radieux. Ajoutez à cela deux opus sur PSP de très bonne qualité. 2013 : Ascension, magnifiquement mis en scène graphismes somptueux brutalité de Kratos toujours présente bref ça commence très bien… sauf que l’histoire est fade sans intérêt  on trouve des pouvoirs trop rapidement on améliore ses armes au maximum trop facilement et puis ce jeu est sans âme comparativement à GOW 3. Ce sentiment est dur à expliquer mais une chose est sure, c’est que ça se ressent. Là je me dis ils font opus 3 ans après la sortie du grand frère, y’a anguille sous roche, ils n’étaient pas obligés de le faire car concrètement l’histoire ne sert à rien et n’apporte aucune indication de plus et puis elle est tellement légère…. Je me suis dis, ils font cet épisode pour le fric puisque  le prochain GOW (annoncé le 02 juin 2014) ne verra pas le jour d’Helios avant un bon moment donc pour faire patienter les fans, ils nous ont pondus cette chiasse de jeu parce qu’ils avaient surement peur de plus avoir de sousous et peur de plus être dans la course. Mais ce qu’ils ont pas compris c’est qu’il y’a pas que GOW, on peut toujours développer des softs très intéressants autre que la saga, mais non apparemment ils veulent nous verser du  Kratos à outrance jusqu’a en vomir et si j’ai été déçu de Ascension, on peut toujours pardonner. Jusqu’à ce jour du 8 mai 2014.

 

Les faux pas

Rien de neuf mis à part les interactions tactiles visibles de l'écran, décevant

Rien de neuf mis à part les interactions tactiles visibles de l’écran, décevant.

God of War Collection n’est pas le seul faux pas de la saga 1 mois et 11 jours après la sortie de GOW 3 le premier volume de Collection sort le 28 avril 2010 c’est en fait les les deux premiers jeux  sortit sur PS2 compilés pour la PS3 un jeu où les graphismes sont HD et où il y a en plus des trophées WAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH excusez nous du peu mais je me sens vraiment comme un fou et bien sûr vous achetez ça entre 20 et 30 euros alors que 2 euros à l’achat suffirait amplement pour ce que nous propose le jeu ou tient mieux encore la PS2 et les deux jeux originaux serait une meilleure alternative. Non mais sérieux faut arrêter de nous prendre pour des portefeuilles sur pattes. Le 8 mai 2014 : Le second faux pas avec cette version cités plus haut adaptés sur PS Vita….. POURQUOI ?!! A QUOI CA SERT ? A fleurir le pauvre catalogue de cette dernière ? Cette adaptation est inutile sur cette console  à quoi bon en faire une. Elle n’amène rien de beau ni de neuf puisque le comble c’est qu’aucune amélioration (allez je ment elle est légère juste un changement de luminosité) graphique n’est à noter comme si vous jouiez aux versions d’origine, de plus les cinématiques de GOW 1 sont horribles à un point qu’on dirait une vidéo en mauvaise qualité d’un Youtubeur en herbe  la version première était bien mieux. Vu que les éditeurs se targuent de l’ajout de trophées comme fer de lance dans leurs éditions HD, ces derniers ne répondent pas quand vous faites une action qui nécessite justement un trophée je pense qu’une grosse mis à jour s’impose et rapidement. Mis à part les interactivités tactiles pour quelques pouvoirs ou interactions (plus ou moins bien employées) rien n’est apporté ici pour améliorer les softs d’origine et tout ça pourquoi ? Le profit pardi. Les mêmes problèmes de son que les versions d’origine non corrigés, les lacunes de gameplay  non corrigées. De plus ce jeu sollicite beaucoup les boutons pour les QTE et autres actions, l’ergonomie de la console ne s’y prêtant pas, aussi il n’est pas rare de louper une action ou d’avoir des crampes aux pouces tellement ce jeu vous sollicite au niveau des boutons. Ce n’est pas le grand problème, le grand problème c’est qu’on nous vend ceci en magasin avec aucune améliorations et ça c’est intolérable soit on se consacre à un produit unique de qualité sur Vita soit on fait rien. Rien à dire de plus sur cette version, pourtant j’adore cette saga j’ai pris plaisir à y jouer même sur Ascension (qui reste pour moi une déception) mais ça me fait bien gerber quand je vois des softs sortis respectivement sur PS2 et PS3, cette version là est carrément inutile.

A retenir

N’achetez pas un tel produit il ne ferait que motiver les éditeurs véreux de ressortir leur classiques d’antan. Il en va de même pour les autres produits, le lissage graphique c’est que du blabla pour vous inciter à acheter un produit même pas travaillé et qui n’a rien coûté et on ose vous le vendre à des prix soit disant imbattable ! Une vraie réédition HD à mon sens devrait être une version améliorée graphiquement, corriger les lacunes qui sont connues et proposer une vrai expérience par rapport à l’original, oui ça demande du travail et cela a coût mais si on se lance dans cette industrie et quand on développe on le fait par passion et amour du jeu quoi qu’aujourd’hui tout semble se perdre. Soyez en sûr je ferai la guerre à ces éditions HD, si vous me lisez et que vous possédez une Vita ce n’est qu’une perte de temps et d’argent jouez aux vraies éditions.

Informations sur le jeu

Plateformes : PS Vita – PS3

Genre : Action-Aventure

Développeurs : BluePoint Games

Éditeur : Sony

Date de sortie : 08 Mai 2014

 Yannou

Type-0-LocOn vous le disait il n’y a pas longtemps : la PSP allait cessé d’être produite à la fin du mois. Cette conséquence là classe de fait, aux yeux de LSR, dans les consoles rétro. On est pragmatique. De fait, il va y avoir, de notre avis encore, une ribambelle de réadaptation et de remake HD. Le premier de cette longue liste n’est cependant pas un footage (mouahaha) de gueule, puisque Square-Enix a écouté les fans : Final Fantasy Type-0 HD sera disponible pour le public occidental sur les consoles nouvelles générations, PS4 et XBOX One. On aura donc une version HD de ce chef d’oeuvre sorti au Japon en 2011 (oui c’est pas trop rétro, mais c’est la console qui est rétro naaah)

psp-black-and-whiteC’est l’information qui fait mal… Sony met fin à la production de sa PlayStation Portable, PSP en langage courant. Malheureusement distancée par les scores tout bonnement hallucinants de la Nintendo DS, la console portable de Sony n’a pourtant pas à rougir du haut de ses 80 millions de consoles écoulés,  tous modèles confondus. un belle, même très belle performance pour la première incursion de Sony sur le marché des portables, et ce, malgré l’échec retentissant de la PSP Go.Cela fait de Sony le premier constructeur à véritablement tenir tête à Nintendo sur ce marché des portables.

Bravo donc à la PSP, qui peut être fier de sa longévité de 10 ans. Au final, la « console qui devait durer 10 ans » et bien c’était celle là ! Chapeau !

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Reléguée dans la catégorie des jeux de rôle peu connus du grand public occidental, Ys est une saga de J-RPG lancée dans la fin des années 80’s. Le premier volet est sorti en 1987 sur Nec PC-8801, crée par Masaya Hashimoto et Tomoyoshi Miyazaki, le jeu a connu un grand succès au Japon et en Corée du Sud. Malgré sa maigre réputation en occident, il faut savoir que cette licence a eu le plus de jeux et de spin off en son nom, derrière l’éternel Final Fantasy, dont la ligne éditoriale est elle aussi la plus bordélique de tous les temps. À l’occasion de la sortie de Ys Memories of Celceta sur Playstation Vita, revenons sur le portage le plus jouable et plaisant en terme de retrogaming : Ys I&II Chronicles sur PSP. 

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Respectivement sorti en 1987 et 1988, les deux premiers volets sont des pionniers technologiques dans la playhistoire, ils sont tous deux les premiers à avoir utilisé comme support le CD-Rom pour supporter les graphismes exceptionnels à l’époque, le jeu proposait également des cutscene animés, un doublage en anglais, ainsi qu’une musique plus détaillée et donc plus enclin à laisser s’exprimer la créativité des musiciens. Outre une évolution technologique, Ys est aussi un pionnier du J-RPG au côté de Dragon Quest et Final Fantasy. La différence entre ses deux frères d’armes, la saga crée un sous-genre du jeu de rôle : l’Action Role Playing Game.

La société Falcom ou Nihon Falcom Corporation est une société crée en 1981 par sous-traitance pour Apple au japon. Au moment où la société américaine fait le lancement de son Apple II au pays du soleil levant, la société Falcolm était chargé de la localisation de la machine pour la transposer au marché américain. Une fois le projet fini, Falcom se lance dans le monde vidéoludique comme et seul et continuité logique pour acquérir un Chiffre d’affaire à faire rougir les banquiers. Coup gagnant, il faut savoir que la société vient de fêter dignement son tiers de siècle sans broncher. La société a un atout dans sa manche, son côté quasi-anonyme en occident lui permet de produire des jeux sans impératifs commerciaux ni boursières. Contrairement à la vie de la société Square-enix qui je le rappelle est née d’une fusion entre une société bien portante et une en miette du à une erreur de carrière, Falcom a toujours su éviter les écueils de ce qu’on reproche souvent dans les Final Fantasy.

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Amateurs de goules, de vampires, d’affrontements épiques, d’ambiances gothiques, fans de films de la Hammer, vous frappez à la bonne porte, car en ce sombre Lundi de mars débute à LSR une semaine dédiée à la grande série Castlevania. Avec sa trentaine d’épisodes, dont la plupart flirtent avec l’excellence, difficile d’effectuer une sélection satisfaisante pour honorer l’affrontement du clan Belmont contre les forces du Mal. Et nous ouvrons donc le bal avec cet épisode PSP. Si vous serrez les dents en vous disant qu’un remake n’a rien à fiche ici, c’est que vous ne connaissez pas le remake en question. Car outre le fait que celui-ci soit respectueux de l’original et justifié par des raisons évoquées plus bas, il offrira aux plus braves non seulement l’accès à l’épisode originel sur PC Engine, mais aussi à sa suite directe, le mythique Symphony of the Night sur Playstation! Une bonne occasion d’aborder une époque charnière pour la série de Konami, et de parler de deux de ses meilleurs épisodes, vous ne trouvez pas ?

Le Chaînon Manquant

remise aux goûts du jour d'un titre honteusement méconnu...

Remise aux goûts du jour d’un titre honteusement méconnu…

Symphony of the Night est considéré encore aujourd’hui par beaucoup comme tout bonnement le meilleur épisode de la série. Mais la radicale transformation de l’essence de la série avait de quoi laisser perplexe. En effet, on passait de jeux d’action-plateforme somme toute linéaires – même si la ligne est emberlificotée dans un enchaînement de salles et d’escaliers – à de l’aventure-action labyrinthique où l’on progressait à coups d’aller-retours, le personnage débloquant des capacités au gré du périple lui permettant d’emprunter des chemins inaccessibles auparavant. Labyrinthe, dimension RPG, pas de doute, c’est l’épisode du basculement vers le MetroidVania, terme un peu galvaudé de nos jours qui a néanmoins le mérite à la fois d’être explicite et de rendre à Samus et Alucard ce qui leur appartient. Et l’avalanche contemporaine de MetroidVania de tous poils, tant les jeux gratuits sur le net comme la série des Robot Wants… ou les deux épisodes magnifiques de KOLM que les sorties remarquées sur les plateformes de téléchargement de pépites comme Guaccamelee ou Outland, confirment l’importance radicale du titre de Konami, en en empruntant sans vergogne les mécaniques de level design et de gameplay.

Entrez, si vous l'osez, dans le château de tous les cauchemars...

Entrez, si vous l’osez, dans le château de tous les cauchemars…

Mais si l’on pouvait penser que SOTN représentait une rupture dans la continuité de la série, et pouvait presque s’apparenter à une trahison de l’essence de celle-ci, la redécouverte grâce à ce remake PSP de l’épisode Chi no Rondo nous prouve qu’il n’en est rien, que ce n’est finalement que le prolongement, certes audacieux et radical, d’une évolution amorcée par l’épisode PC-Engine.

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Depuis 2005, Lego, dans son pendant vidéoludique, met un point d’honneur à absorber les licences cinématograhiques les plus porteuses pour en donner des adaptations transposées dans des univers composés de ces petites briques danoises. La recette est connue, couronnée d’un succès global, mais souffre d’un certain manque de renouveau malgré une qualité de réalisation toujours au rendez-vous. Et voilà qu’ils s’attaquent à l’oeuvre non pas de JRR Tolkien, mais bien à l’adaptation de Peter Jackson. Un sacré pavé, donc, mais aussi un changement de ton par rapport aux univers plus légers qui ont fait le succès de la licence, comme le très drôle Pirates des Caraïbes  ou leur fer de lance originel, le professeur Jones (Indiana, hein, pas Jim…). Alors deux trois questions s’imposent de fait. Déjà, comment se marient l’humour bon enfant de l’univers lego et l’epicness plutôt sombre de l’univers du Seigneur des Anneaux ? Ensuite, à qui s’adresse ce volet ? Réussit-il à concilier les deux univers, sans laisser les fans d’une ou l’autre des licences sur le carreau ? Ceux qui ne connaissent pas la série et qui souhaitent, par un heureux timing au niveau des dates de sortie (pur fruit du hasard bien entendu), prolonger l’expérience de The Hobbit trouveront-ils leurs marques ? Et enfin, quelle est la place de ce dernier volet (avant le prochain) dans la série des adaptations Lego ? Epic Win ? La même chose en même pas mieux ? Episode fatigué assoiffé de tringuelle ? Allons-y tranquillement et tentons de répondre à quelques unes de ces questions, et plus encore !

Un lego pour les réunir tous…

Flammes, ténèbres (et plastique), l'ambiance tendue du Seigneur des Anneaux, est bien là.

Flammes, ténèbres (et plastique), l’ambiance tendue du Seigneur des Anneaux, est bien là.

Premier constat, la série n’a pas usurpé sa réputation, et son légendaire soin dans l’adaptation des licences qu’elle s’approprie est remarquable. La mise en scène est impressionnante, le ton grave de la bataille du Mordor originelle ne fait pas trop tache au milieu de tous ces bonshommes en plastique, contre toute attente, et le souffle épique est bien là. Mais dès le départ, un petit doute naît  qui malheureusement ne quittera pas le joueur de toute la partie. Est-on là pour assister en spectateur aux magistrales cut-scenes, pour prendre plaisir à replonger dans l’univers de Tolkien raconté par Lego, ou pour jouer, résoudre d’ingénieux puzzles en jonglant entre les personnages, chacun ayant sa spécialité ? L’équilibre est d’office un peu bancal, l’équipe ne semblant pas avoir réussi à trancher vers une orientation franche. Les séquences narratives sont massives, magistrales pour qui accepte de voir ses personnages favoris se faire arrondir la tête, les décors sont flamboyants, et le soin apporté aux dialogues et doublages est tout bonnement impressionnant (certaines voix originales ont été reprises, si je ne me trompe pas). Car oui, vous avez bien lu, les personnages parlent! Pour de vrai! c’est effectivement une première dans la série, et même si c’est à peu près la seule, force est de constater que le résultat est prenant, on s’y croirait… Au point que quand débarquent les séquences de jeu, elles auraient presque tendance à casser le rythme de l’histoire.

Car, tout au moins au tout début, la beauté de la mise en scène nuit à la lisibilité de l’action, et vous bloquerez plus d’une fois en cherchant non pas à résoudre le puzzle, mais tout simplement l’endroit où ce dernier se trouve! D’autant plus que tant que l’équipe n’est suffisamment fournie, la solution de chaque puzzle sera liée à Sam et sa pelle. Ce début longuet tient en quelque sorte de tutoriel, mais est amené de façon un peu maladroite, tenant plus de la séquence de gameplay molle ou mal pensée s’adressant aux fans un peu rouillés, que d’une réelle progression destinée à permettre aux « noobs » d’intégrer le gameplay. On s’ennuie un poil, et seule la tension liée aux scènes du film permet de digérer la répétitive course contre le chevalier noir par exemple. Mais par contre, le combat contre les chevaliers noirs, avec Frodon l’anneau au doigt évoluant dans le monde des ténèbres et Sam dans le monde « normal » (pour peu qu’un monde avec des nabots de plastique avec du poil aux pieds puisse l’être), tout deux oeuvrant pour débloquer et allumer des feux réussit son coup, et l’on commence à prendre plaisir à jouer à partir de cette séquence. La gestion des basculements entre un monde et l’autre est tout simplement excellente, un cercle indiquant se qui se passe chez l’autre personnage qui reste en danger (on retrouvera ce système excellemment géré à maintes reprises dans le jeu, vous permettant de suivre deux trames narratives en même temps de façon plus dynamique que via un simple split screen rectiligne). Le monde des ombres est magistralement restitué et le souffle épique commence à se lever, même s’il ne réussit jamais à balayer complètement la disparité de l’ensemble.

Tandis que la version Ultimate vient de sortir chez nous Européens, et que l’annonce de Monster Hunter Online rassemble toutes les polémiques et déchaîne les foules sur les forums dû à son aspect unique dans la série : ce dernier opus est un MMO free-to-play développé par Tencent sur PC au CryEngine3 exclusif au territoire chinois. De quoi faire crier certains. Qui-donc ? Les Japonais bien sûr, le peuple d’accueil de la série, ceux sans qui Monster Hunter ne continuerait sans doute pas sur la lancée. Il est temps pour moi de revenir sur ce qui a fait le succès de la série, et comment en est-on arrivé à des mouvements de masses à chaque sortie d’un jeu Monster Hunter au Japon de nos jours.

L’histoire de la série : Les deux premières générations

Monster Hunter Freedom Unite est vraiment l’épisode phare de la série.

Avant de s’intéresser au pourquoi du comment, il est nécessaire de se rappeler de ce qu’est Monster Hunter et comment la série à évolué, sans parler de gameplay à proprement parler, ce qui viendra par la suite. La série débute en 2005 sur PlayStation 2 avec le jeu éponyme Monster Hunter. Fer de lance d’une technologie online encore peu exploitée sur la machine, le jeu fera des ventes correctes au Japon mais passera totalement inaperçu en dehors de ses contrées natales. Suite à cet échec commercial, l’extension du jeu intitulée Monster Hunter G ne sortira qu’au Japon. Le jeu marche bien une nouvelle fois et la série commence à se faire un petit nom dans les foyers Japonais. C’est dans ce même laps de temps que la série se porte sur la console portable de Sony : la PSP, une console qui a encore tout à prouver et qui pâtit de ventes encore trop timides. Pourtant, c’est le coup de foudre, Monster Hunter Portable (connu sous Monster Hunter Freedom en Europe, sorti une année après) est un énorme succès et est le premier opus de la série a dépasser le million de vente. Un coup de maître de Capcom qui a réussi à transposer à la perfection sa série tout juste naissante sur une console encore silencieuse. Nombreux sont les Japonais à avoir acheté la console juste pour jouer à Monster Hunter Portable : Sony est ravi, Capcom aussi. La série est désormais incontournable au Japon. Une année plus tard et toujours sous le froid du bide Européen et Américain du premier opus PS2, la suite Monster Hunter 2 sort en tant qu’exclusivité Japonaise. Le jeu est un succès immédiat, la série continue sur sa lancée. Avec une suite remplie de nouveautés propulsant un concept à potentiel en véritable aboutissement, ce second opus triple les ventes de son prédécesseur sur console de salon. L’année suivante, Monster Hunter Portable 2 (comprenez le portage du second opus sur PS2, sorti par la suite dans le reste du monde sous MH Freedom 2) sort à son tour, renforçant déjà un second opus qui a beaucoup apporté pour cette série encore jeune. Même si les ventes sont au final assez proches avec MH Portable premier du nom, cet opus PSP est surtout le premier très gros lancement de la série avec plus de 700 000 unités vendues la première semaine, un record. Dans le reste du monde, Monster Hunter s’installe petit à petit, et Freedom 2 obtient des scores honorables, même si Capcom peine à trouver son public en dehors de ses frontières. Mais enfin la série s’installe et Capcom se met à préparer son coup de maître, celui qui révélera au monde le potentiel de cette série, et qui raflera tout sur l’archipel. En 2008 au Japon sort Monster Hunter Freedom 2G sur PSP (puis en 2009 dans le reste du monde sous le nom de Monster Hunter Freedom Unite). 800 000 unités sont écoulées au Japon la première semaine d’exploitation, le record est battu. Le jeu au final regroupera à l’heure actuelle 5,3 millions de ventes à travers le monde dont 4 millions dans son pays natal. C’est au Japon le jeu le plus vendu sur PSP et l’épisode qui a véritablement démocratisé la série en Europe et en Amérique. À noter que le jeu est même parmi les 20 jeux les plus vendus au Japon toutes consoles et toutes époques confondues. Le rouleau compresseur se confirme, MHF 2G est le Monster Hunter Ultime qui rassemble les foules dans les parcs, qui est au cœur de nombreux événements et qui confirme sa suprême domination au Japon. Monster Hunter devient une série plus influence que Pokémon ou Final Fantasy sur le marché nippon.

Bonjour et bienvenue dans votre petit coin douillet où vous pouvez partager vous souvenirs chers à même titre que vos moments de honte vidéoludique, car ici, on ne juge pas. Non, ce n’est pas une réunion des Retrogamers Anonymes, juste un lieu de partage chaleureux où l’on se réunit entre amoureux du pixel et où l’on se laisse aller à la magie du jeu, tout simplement. Aujourd’hui, encore un hors-série, à l’occasion de la semaine spéciale spin-offs. Quoi de plus à propos alors que le spin-off d’un spin-off, me direz-vous ? C’est donc sans hésiter que j’ai choisi de vous parler de cet épisode de Kingdom Heart un peu à part, Birth By Sleep.TOMAGIQUEkhbirthart

Vous le savez peut-être (si vous êtes un habitué du coin), mais j’ai acheté ma PS2 dans des conditions particulières, et uniquement à cause d’un jeu : God of War. Et bien pour ma PSP, c’était un peu la même chose. Les épisodes de la série de notre bourrin de service me faisaient de l’oeil à distance, et comme je ne pensais à l’époque jamais pouvoir m’acheter une PS3 pour pouvoir tâter du troisième épisode dont on chantait les louanges un peu partout, et que j’éprouvais à nouveau l’appel du sang, un jour, je suis allé sur un coup de speed dans le Cash Converter le plus proche, et je suis resorti avec une PSP, mais sans Ghost of Sparta, dont le vendeur « avait vendu le dernier y a pas une heure de ça! » (pourquoi on vous sort toujours une connerie du genre dans ces situations, comme si la frustration de ne pas obtenir le jeu sur lequel vous fantasmiez n’était pas suffisante, quoi!). Et choisir un jeu de substitution n’est jamais chose aisée, vu que c’est lui qui va payer pour l’absence du jeu désiré dans votre boutique. Mais alors que j’allais céder au n’importe quoi, en achetant au hasard des jeux de merde du genre Assassin’s Creed (« la même chose que sur votre console de salon, en moins bien, ouééééé »), mon regard a croisé Birth By Sleep, et je me suis souvenu que d’une, cet univers m’intriguait depuis longtemps, sans que j’ai eu vraiment l’occasion de faire les deux premiers sur PS2, mais aussi que j’avais vu une critique dithyrambique par Medoc sur Nolife quelques semaines auparavant, et que ce dernier avait précisé qu’on pouvait jouer à Birth By Sleep même si on avait loupé le reste de la série, et moi, quand Medoc il dit un truc, je le crois! J’ai donc reposé le tas de jeux que j’avais en main, ne gardant que Chains of Olympus, Silent Hill Shatered Memories et bien sûr Birth By Sleep.

TOMAGIQUEkhbirthmaleficiaComme tout bon gamer rentrant chez lui avec des jeux d’occase, je les essaie quelques minutes chacun pour vérifier s’ils fonctionnent. Et bizarrement, au lieu de passer quelques heures à me défouler aux commandes de Kratos, ce sont les images du générique de Birth By Sleep qui m’ont happé, malgré l’indigeste chanson qu’elles illustrent. Et dès la page d’accueil, j’ai ressenti cette chaleur dans le ventre particulière, entre le sentiment de déjà-vu et l’excitation intuitive, les quelques notes de piano m’ont serré le coeur, et je me suis lancé dans l’aventure en choisissant Terra en monde « normal » (je ne fais jamais les jeux en mode « Facile », de même que je ne me risque que très rarement au challenge des difficultés élevées). Dès l’introduction, on sent que l’histoire va être tragique, avant même que la phrase « nous ne le savions pas, mais cette nuit était la dernière que nous passions ensemble sous les mêmes cieux » ou un truc du genre, de ces phrases qui vous font sentir que le happy end, ça ne va pas être pour vous. La réalisation était à couper le souffle, les musiques simplement magistrales (évidemment, je n’avais pas encore eu à supporter la musique insupportable de Disneyville, seul bémol dans la partition parfaite du jeu), les combats, si Terra est un peu lourdaud, notamment dans le test initial pour maîtriser la Keyblade, sa force brute tombe à point pour entrer dans le jeu et assimiler le gamesystem.

Je n’arrive pas à me souvenir à quand remonte la précédente claque de cette magnitude, au point de ne pas pouvoir lâcher la console le soir, me réveiller plus tôt pour jouer avant d’aller au boulot…etc. J’ai fini assez rapidement le jeu une fois, et généralement, quand on a le choix entre trois personnage en début de partie, on laisse passer un petit temps avant de reprendre avec un autre, mais j’étais tellement pris par le jeu qu’à peine le générique de fin était achevé que j’ai recommencé directement avec Aqua cette fois. Entre temps, j’avais appris qu’un des trophées n’était déblocable que si l’on faisait le jeu en version difficile avec les trois personnages. Bref, je ne vous fais pas un dessin, mais j’ai fini le jeu avec chacun des personnage en difficile, fait toutes les quêtes annexes, recommencé avec Terra en mode difficile, recommencé une nouvelle fois avec Terra parce que j’étais passé à coté d’un des rapports de Xehanort, repris une partie avec Aqua pour débloquer le true last boss, je l’ai bichonnée, boostée à grand coups de fusion de magie…pour finalement m’arrêter au dernier stage, juste avant qu’on ne puisse plus revenir sur la carte du monde! Impossible de me résoudre à terminer le jeu, un peu comme quand vous arrivez à la fin d’un roman massif qui vous a fait rêver, et que vous ralentissez votre rythme de lecture pour rester encore un peu dans cet univers que vous allez devoir inexorablement quitter… Et je n’ai jamais fini cette partie! TOMAGIQUEkhbirthterra

D’habitude, ici, je parle de moments magiques, mais là, la magie était à l’échelle du jeu, en entier. Ah, tiens, je me souviens de la fois précédente où j’avais éprouvé ça! On en reparlera dans sept jours, pas plus, pas moins!

Malgré des ventes en demi-teintes, des salons calamiteux et mine de rien pas mal de points d’interrogations qui commencent à se lever quant à l’avenir de la Vita, Sony ne lâche pas son bébé, et nous le prouve en lui offrant une nouvelle mise-à-jour, dispo la semaine prochaine, le 28 août monsieur. Au programme de cette version 1.80, de nouvelles fonctions d’interaction entre la Vita et la PS3 (s’en servir comme manette…), quelques features gadget, et surtout (et enfin) la rétrocompatibilité avec une centaine de jeux classiques PS1, téléchargeables pour l’occasion. De quoi enfin profiter des Final Fantasy VII, Resident Evil 2 et compagnie sur portable-oled-stick analogique !

Bloodevil