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Dead Island 0Dead Island a fait parler de lui en 2011 en proposant une alternative nouvelle à RE et Silent Hill, les deux s’enlisant dans une spirale de sorties de jeux minables (RESIDENT EVIL) sans fin. Pour nous éviter de tomber dans cette morosité  mortelle, Deep Silver nous propose de revisiter l’horreur à leur sauce, façon sauce BBQ dans le slibard. Pour un complément d’informations, je vous recommande de vous rabattre sur l’excellent Temps Moderne de notre Toma à propos justement de Dead Island premier du nom. Aujourd’hui, 3 ans après, on nous pond cette suite pour le moins troublante, déjà par son aspect graphique entièrement en cel-shading un choix audacieux pour ce type de jeu qui lui enlève d’emblée son côté sérieux. On a plus l’impression d’avoir à faire à un petit jeu qu’à une suite réelle. Prenez le Monoï, le string de bain et on part se dorer la pilule en bonne compagnie.

Au Soleil

Règle numéro 1 dans le JV : Ne jamais se fier aux screenshot.

Règle numéro 1 dans le JV : Ne jamais se fier aux screenshot.

Bien que ce titre fasse référence à la célèbre chanteuse Jennifer, n’oublions pas que ce jeu se passe dans une atmosphère propice à la glande, donc au Soleil, ce qui avait fait justement l’originalité de ce jeu. Fini les rues austères de Racoon City et de Silent Hill, place aux cocotiers et au sable fin, en y incorporant une nuée de zombies putrides. Et ça change radicalement le survival, car on n’était plus obliger d’affronter des monstres sous une nuit noire avec de la pluie et dans la rue, non. On est sur une île. Ils ont délocalisé le phénomène pour nous offrir un autre cadre, une autre perspective vraiment réussie sur ce point-là… Cet opus reprend le même cadre, le même contexte sauf qu’on est sur une île voisine, appelée Narapela. Mais les développeurs ont pris un parti tout de même risqué puisque, comme je le disais dans l’intro, le jeu est en cel-shading. Autrement dit, les graphismes sont entièrement en mode BD (pour faire simple) avec les onomatopées. D’ailleurs, le jeu se rapprocherait  plus d’un XIII que d’un Fear Effect. Le hic avec ça, c’est que le jeu perd vachement en sérieux. On passe d’un bon soft flippant à une BD sans saveur, et pour les connaisseurs de la série, je pense que ça leur met un ptit coup du genre » c’est quoi ce délire ? ». Même au niveau casting, on se retrouve avec 3 puceaux dont la blonde nunuche, l’ami inutile, le modèle type de l’étudiant ricain dopé à la testostérone de bouc et pas très « fut’fut ». Et bien sûr dans le lot, y’a toujours des gens mystérieux qui font partie de la narration. Bref un casting qui change de la version initiale. Bien sûr que les développeurs ont le droit de changer la donne de leur bébé, à leurs risques et périls, mais en tout cas ça ne sied pas du tout au soft. Bienvenue dans le monde de la platitude extrême.

Ce jeu est vraiment dead !

Sérieux on passe de ça…

Que nous propose ce petit Dead Island ? Pas grand chose en fait. On se lasse vite de ce soft. Niveaux vides et ultra linéaires, ennemis à l’IA impinable (Yannou copyright), un bestiaire aussi varié que le zoo de Fréjus, et le tout servi par une histoire sans queue ni tête, sensée nous mettre aux origines de l’épidémie. Des quêtes annexes risibles aussi… Ce qui sauve le jeu, c’est finalement le cel-shading et les couleurs chatoyantes. De ce côté là, c’est plutôt pas mal. En ce qui concerne l’histoire, située entre Riptide et le prochain opus, elle est mal narrée… Vous êtes donc des étudiants voulant à tout prix révéler au monde ce qui se passe à Banoï, et quoi de mieux que d’aller sur le terrain (comme Najat Vallaud-Belkacem) pour analyser au mieux la situation. Hélas, la situation ne se passe pas comme prévue puisque notre héros est en proie à des hallucinations digne d’une soirée LSD chez Toma en compagnie des nains albinos qui vous font perdre le fil conducteur de l’histoire (NDT : c’était le bon vieux temps…). Quand à la partie gameplay, rien d’exceptionnel, le jeu a perdu ce qui faisait le charme de la saga, c’est à dire la partie RPG, absente ici. Un nombre limité d’armes et non-modifiables, et jouables via les touches directionnelles. Et oui, pour une action directe sans temps mort LOL.

A ca… Putain !

Pour faire un topo sur les combats extrêmement lassant, il faut juste esquiver et appuyer sur les touches comme un timbré et sans aucune subtilité ni rien d’autre. Et c’est le même cas pour tous, en suivant un schéma classique mêlant l’infiltration en plus, aucune recherche dans les combats ou dans le comportement des ennemis : ils ont tous la même manière d’attaquer et donc prévisible et du coup, fastoche à killer. C’est vraiment désolant… Pour l’infiltration si vous voyez un « ! » apparaitre au dessus de la tronche d’un zombie, c’est qu’il a vu quelque chose d’anormal. Dès lors, il ira checker pour voir si tout est RAS et le « ! » partira. Toutefois si le « ! » (Aller promis j’arrête) est rouge là vous êtes grillé, vous êtes bon pour faire homerun sur le mec. Niveau maniabilité, elle reste intuitive et simple, aucun ATH, tout ici est « joué » à la manière d’un Call of, c’est à dire que les dégâts que vous encaisserez du sang apparaîtra sur l’écran. Par contre, on attend toujours les Scorpion Violente pour une bande-son digne de ce jeu parce que là c’est vraiment dead ! Y’a que dalle, rien à nous proposer.

Haaaaaaaaaaa !!! Qu’il est bon d’entendre ce titre, celui qui à su redonner ses lettres de noblesse au genre du Survival Horror  perdu depuis Alone in the dark en 1992. Cet épisode marquera bon nombre de joueurs, fort de son succès il en découlera 5 suites très honorables chez Sony et quelques spin-off (Outbreak, Survivor, Dead Aim) des remake sur Gamecube et des nouveautés (Resident Evil 0), des adaptations sur DS et des films qui font honte à la saga. Pour vous nous allons ensemble décortiquer le seigneur du Survival Horror.

In the darkness

Un des moments les plus culte du survival horror.

Tout commence lorsque l’équipe Alpha perd le contact radio avec l’équipe Bravo du STARS. Parti à sa recherche dans la forêt des environs de Racoon City, l’équipe se fait attaquer par des chiens enragés. Ils aperçoivent un manoir et ils se réfugient dedans. Se croyant à l’abri ils ne savent pas ce qui les attend à l’intérieur. A partir de ce moment vous pouvez choisir de diriger Chris Redfield ou Jill Valentine. Vous commencez au hall d’entrée du manoir, vous vous balladez sans souci quelques mètres quand tout à coup vous voyez un homme à genou dévorant un être humain. L’homme se retourne vers vous et veut vous dévorer. Vous tirez 9 balles pour le stopper et de là commence votre périple. Fraichement décidé à prévenir vos amis qui vous attendent vous ne voyez personne. Vous dirigerez donc votre personnage qui vadrouille en vu de trouver ses amis tout en affrontant des monstres en tout genre comme les chiens, les corbeaux, les hunters et bien d’autres. Une ambiance hors du commun, des petites musiques angoissantes, une gestion des munitions pour la survie, des passages angoissants et surtout pas mal d’énigmes qui demandent de la jugeote. Voilà ce qui à fait de Resident Evil une des saga, avec Metal Gear Solid et Final Fantasy, sur laquelle on peut compter les yeux fermés ! Rappelons que la série s’est vendu à 40 millions d’exemplaires ! Une très belle affaire en somme qui a permis à la saga de se lancer grâce à cette ambiance qui lui est propre. A noter que cet épisode se distingue par sa difficulté assez élevée est surtout avec des ennemis coriaces et peu de munitions contrairement aux autres épisodes.

Voilà quelques mois maintenant que j’attendais de pouvoir jouer à Resident Evil Operation Racoon City. J’étais je pense nostalgique des anciens Resident Evil et j’avoue que l’idée de me retrouver à Raccoon City me plaisait bien.En attendant la sortie de Resident Evil 6, Capcom nous sort donc ce petit jeu bien calé entre le 2ème et le 3ème opus, mais que vaut-il vraiment ?

Du haut de son statut de spin-off

Comme je le disais plutôt, REORC se passe pendant les incidents qui ont secoué Raccoon City. Vous incarnez une force militaire appartenant à la fameuse firme Umbrella Corporation, sous le commandement du légendaire Hunk. On vous  envoie en mission pour détruire les preuves existantes reliant la firme à ce désastre, ainsi que pour récupérer le virus G détenu par William Birkin. Pour effectuer votre mission vous devrez composer une équipe de quatre mercenaires parmi six persos jouables qui possèdent tous des capacités qui leur sont propres (passives et actives, nécessitant un rechargement pour ces dernières), mais ça j’imagine que vous vous en doutiez.Vous aurez le choix entre Vector qui saura s’infiltrer n’importe où sans ce faire repérer, Spectre qui est un spécialiste de la surveillance, Lupo qui est un soldat d’elite, Bertha qui soignera toutes vos blessures (enfin quand elle réagit assez vite), Beltway qui jouera le rôle de demolition man avec ses explosifs, et Four Eyes la scientifique.Vous aurez la possibilité via un système d’expérience de faire évoluer vos personnages (par exemple, pour Bertha qui est docteur, la capacité de porter plus de sprays de soins que la normale), ou alors de leur acheter de nouvelles armes plus puissantes que vos armes de départ. Mais tout ça a un coût d’environ 10000 xp à chaque fois, sachant que vous n’en gagnez que 7000 par mission.

REORC, concrètement ça donne quoi ?

Disons le directement, REORC est dans la tendance des jeux actuels, c’est-à-dire un jeu qui est court. Il vous faudra environ 4 heures pour terminer la campagne (qui comporte 7 niveaux ) en solo, qui en mode normal est quand même assez hard, en solo, ce qui ne présente que trop peu d’intérêt à notre goût. La campagne s’articule toujours de la même façon : vous avancez, vous vous faites quelques zombies ou autre membre des forces spéciales américaines, vous vous tapez un boss et vous passez au chapitre suivant. Bref rien de transcendant. Pendant vos missions vous rencontrerez bien entendu des ennemis historiques du jeu, zombies, lickers, hunters, tyrans et compagnie seront au rendez-vous pour faire de votre mission un enfer. Petite particularité dans ce soft, certains zombies seront équipés d’une bombe et viendrons vous exploser à la face. REORC est un jeu qui au départ  est destiné a être fait en  coopération. En effet ce dernier prend tout son intérêt lorsque vous vous attaquez a la campagne à quatre. Le jeu devient beaucoup plus tactique, vous devrez composer des équipes homogènes afin de répondre le mieux possible aux menaces permanentes. Les compétences de chaque personnages pourront être exploitées dans leur intégralité et moins débilement que dans la campagne solo. En effet en solo votre doc’ vous soigne seulement vous, alors qu’en coop vous pourrez mettre vos équipiers autour de vous histoire de leurs faire profiter des effets d’un bon spray de soin ou autre décontaminant.Dans REORC sont apparaissent également quelques petites nouveautés que j’ai trouvé bien sympas.Vous pouvez être infectés après une morsure et vous transformer en zombie. A ce moment là votre perso court dans tous les sens pour attaquer ses potes et se faire dézinguer en 3 secondes, d’où l’utilité de ramasser des soins décontaminants. Vous pouvez également être blessé et saigner, ce qui aura pour effet d’attirer sur vous toute une meute de zombies affamés, mais idem pour vos ennemis. Autre nouveauté pour la série, l’absence d’inventaire. En effet les munitions se stockent directement dans votre arme quand vous en trouvez, et les plantes se consomment directement si votre santé est déclinante. Un pari qui amène une certaine fluidité à ce jeu et qui pourrait servir de base au prochain Resident Evil 6, qui sait ? Les seuls objets que vous pourrez stocker sont les grenades et les différents sprays que vous trouverez sur votre route et que vous pourrez utiliser via les flèches droite, gauche, haut et bas de votre pad. Comme dit plus haut, ce jeu se destine a la coop et là en revanche vous serez servi. Outre un mode online des plus basiques (deux équipes qui s’affrontent) qui n’apporte pas vraiment grand chose, vous aurez également droit à un mode Biohazard qui vous proposera de récuperer un fiole de virus G et de la ramener à votre QG avant vos adversaires. Faites ça 5 fois et la victoire est à vous. Ce dernier étant le mode coop le plus prenant. Les autres ? Un mode survie classique, ou vous devez vous battre et résister pendant cinq minutes (bof), ainsi qu’un mode Heros ou vous pourrez jouer avec des anciens comme Leon Kennedy qui lui aussi ne sert pas à grand-chose. Votre but dans ce mode sera simplement de faire tomber les quatre STARS adverses. si vous mourrez avant vous revenez sous la forme d’un soldat le temps de perdre ou gagner la partie.