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1433316227-8780-photoOyez, oyez, bande de gueux, le barde pourra à nouveau vous chanter de douces mélodies. Série commencé en 1985 sur tous les ordinateurs de l’époque (et la NES), The Bard’s Tale reprend le principe de Donjon & Dragons et raconte l’histoire d’une bande dé héros bloqués dans un village par un magicien maléfique. Le titre reprend le principe du tour par tour et à rencontré son petit succès, lançant la carrière de son développeur Interplay (fondé par Brian Fargo). Deux suites sur le même gameplay sont sortir avec toujours le même souci de respect des règles du jeu de rôle, avant un repos prolongé de plus de 20 ans (l’épisode Ubisoft est un cas à part). Ce n’est que le 2 juin dernier que nous entendons reparler de la série, par un kickstarter quasiment financé, promettant de revenir aux origines, et avec du beau monde aux manettes ayant bossé entre autres sur : Fallout 1&2, Wasteland 1&2, Baldur’s Gate, etc… Le tout est chapeauté par Brian Fargo lui même, ce qui laisse présager du meilleur.

Si vous êtes intéressés par du Dungeon Crawler à l’ancienne n’hésitez pas (sortie prévue sur ordinateurs).

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Les Reboots ou les Remakes, les industries culturelles semblent s’être bloqués à la mode Revival, entre Carrie et RoboCop au cinéma par exemple, le jeu vidéo est également touché par cette folie nostalgique. Celui qui est passé Ninja légendaire en la matière, c’est bien Square Enix, grâce notamment à l’acquisition des licences de la regrettée entreprise britannique Eidos suite à son rachat en avril 2009 par la firme nippone. Thief est la quatrième licence à se faire remanier façon Reboot dans l’air du temps, après Deus Ex, Hitman et Tomb Raider, que j’ai personnellement tous plus ou moins détestés. Alors oui, Thief part déjà avec un handicap émotif avec un Rédacteur Pro-mélenchon au poste, mais ne dépouillez pas Mamie tout de suite, Thief est plus intéressant que les autres cités, mais à sa manière.

« Ne laissez pas thief vous volez 50 dollars », « Vol au-dessus d’un nid de Cons-Cons », c’est la fête des accroches entre Kotaku et le JDG, des brimades parmi tant d’autres pour le plus mal-aimée de la classe. Thief est un peu comme le gosse moche au fond de la salle de 6ème, il a de la personnalité, mais il ne sait absolument pas comment le montrer aux autres, maladresse sur maladresse, tout le monde le rejette et ce fait passer pour un naze aux yeux du monde. Pauvre Thief, il avait tout pour lui pourtant, des parents riches et audacieux, des gênes plutôt prometteur, fait avec amour et passion, sauf que la sage-femme qu’est Eidos Montréal a fait goûter le sol de la médiocrité pendant l’opération. Les accidents, ça arrive parfois, ce n’est pas un drame, Deadly Premonition est sorti d’un accouchement difficile et pourtant il est cool. Sauf que c’est la deuxième fois que Eidos Montréal nous livre à nos bras tendres et aimant un jeu affreux et handicapé, Deus Ex : Human Revolution qui est l’aîné de 3 ans n’était pas plus glorieux. Chéri ! La prochaine fois on adopte !

thief_1381329344Thief reprend le compte de Robin sans les Bois façon Dark-Fantasy/Steam Punk , la direction artistique aussi douteuse et lourde que le casting des boss de Deus Ex HR vous plonge dans un Londres en pleine révolution industrielle dévasté par le cousin de la peste aka « la grisaille ». Tout est noir et morbide, les habitants gentils, mais pauvres ont peur de la mort, les habitants riches sont les méchants et les gardes qui quadrillent la ville n’aime pas vraiment les mecs qui se baladent en Sweat-Burqa, pourquoi ? On ne le saura jamais. Reste que l’histoire se concentre sur un de ces « addicts » du Sweat-Burqua, malgré les apparences, il est très gentil et il s’appelle Garret, il est voleur, parce que le scénariste lui dit d’être voleur, il se retrouve dans une histoire de complot maléfique dont les scénaristes ont oublié les tenants principaux. Ce n’est pas dramatique, tant qu’on reste dans une histoire manichéenne narrant le duel « Bien vs Mauvais », le joueur bête qui englobe la majorité des consommateurs de jeu vidéo trouvera cette histoire, cette version française et ses dialogues d’une rare profondeur.

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Ce qu’on essaye vainement de vous vendre.

Je n’ai touché aucune fois aux jeux orignaux développés par Looking Glass Studios (dont Warren Spector en faisait partie) qui était sorti sur PC il y a bien 15 ans maintenant, mais je sens déjà comme si toute la vision et le parti pris des premiers épisodes avaient été honteusement remplacé par ce qui se fait le « mieux » (j’y tiens aux guillemets, j’y tiens), c’est-à-dire en reprenant l’essence d’Assassin’s Creed et Dishonored et en virant tout ce qui faisait le charme des premiers. Ma déduction n’est pas venue juste par l’expérience que j’ai vécu avec le jeu, mais avec la globalité de ce que j’ai enduré avec les productions occidentales antérieurs made in Square Enix. Excepté le Sleeping dogs (Ex-True Crime) en demi-teinte, toutes les productions AAA portées sur le marché occidental étaient tous des reboot sans âme ni particularité marquante. Notons Tomb Raider qui est à deux doigts d’être une copie conforme d’Uncharted avec des boobs (alors qu’Uncharted s’inspirait des premiers Tomb Raider, ironie quand tu nous tiens), Hitman Absolution qui est devenu de l’infiltration linéaire comme Splinter Cell : Conviction et Deus Ex : Human Revolution qui est devenu l’ombre de lui-même en simplifiant tout ce qui faisait du premier opus un chef-d’oeuvre vidéoludique.

Ce qu'il est vraiment...

Ce qu’il est vraiment…

Thief fait figure d’un cas d’école, il est encore plus raté que ses collègues et illustre parfaitement la chute qualitative des jeux vidéo de ces dernières années. Je veux bien comprendre qu’on puisse s’inspirer de ce qui marche pour vendre un produit et faire survivre son entreprise. Sauf qu’un joueur (consommateur en premier lieu je le rappelle également) demande à ce que son jeu soit bien fait. Même si mon expérience s’est faite sur Playstation 3 considérée comme la version du pauvre, beaucoup de défauts (excepté les graphismes sans être exceptionnels, les chutes de framerate dégueulasses sur les cutscenes et Ingame également l’alliasing inhérents aux versions old-gen) se retrouvent très certainement sur les versions PC et Next-gen. Thief reprend la sauce infiltration de ses aînés où le but et de voler les riches pour pouvoir évoluer, le concept de base est là, les affrontements direct avec les gardes sont mortels, la fuite et avancer dans l’ombre sont les deux seuls moyens de progresser, on peut se faire compromettre si on fait du bruit en marchant sur de l’eau ou des bris de verre, même les animaux peuvent nous faire repérer. Toute la base est bonne finalement, j’ai été tellement conditionné par les retours négatifs de nos autres collaborateurs que le jeu m’avait agréablement surpris au début, jusqu’à la seconde heure de jeu où là, les plus gros problèmes sont venus à ma rencontre sans même dire bonjour.

shadow-of-the-beastSony peut encore nous faire des surprises, comme à la bonne époque ! Ca c’est passé lors de la conférence de Sony à l’occasion de la GamesCom. Petit retour en arrière pour comprendre cette annonce pas encore dévoilé dans l’article, mais dont vous avez vu la teneur en lisant le titre. Sony avait racheté Psygnosis en 1999. Mais voilà, ce dernier était mort. Dead. Enterré malheureusement. On ne pensait donc pas revoir leurs franchises, hormis WipEout je pense, et notamment Shadow of the Beast. Et bien nous nous sommes trompé puisqu’un nouvel épisode est en développement sur PS4 ! Depuis le temps et sa sortie sur Amiga ! Développé par Heavy Spectrum (pas connu encore), il s’agirait, à priori, d’un véritable Reboot, comme c’est encore la mode. Enfin bref, on ne sait rien de plus et seulement une vidéo à été diffusé. La voici d’ailleurs. On en reparle vite !

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Après 17 ans d’existence, il était temps pour la série de retrouver un nouveau souffle sous l’impulsion de Square Enix et surtout de Crystal Dynamics dont le talent n’est plus à démontrer après les excellents opus précédents qui tranchaient déjà dans le vif par rapport aux épisodes originaux. C’est ainsi que débarque Tomb Raider, un reboot complet de la saga avec une Lara beaucoup plus jeune et fragile que ce que l’on avait pu connaître et ainsi de découvrir l’essor d’une grande aventurière en devenir…

Une île et ses mystères

Lara n'a pas fini d'en baver !

Lara n’a pas fini d’en baver !

Qui aurait pu deviner qu’une simple expédition archéologique allait se transformer en une aventure aussi haletante que dangereuse ? Certainement pas la jeune Lara qui, après une tempête violente et inattendue se retrouve échouée en compagnie de son expédition sur une île qui recèle bien des secrets… C’est ainsi que débute ce Tomb Raider, où perdue au milieu du pacifique, notre héroïne ne cherchera plus seulement à résoudre les mystères du royaume du Yamatai, mais avant tout de sauver ses amis et de quitter l’enfer qui l’attend. Oui, car bien plus que le fait de se retrouver sur une île isolée au milieu de l’océan (le triangle du Dragon, vous ne connaissez pas ? C’est le triangle des Bermudes mais en pire !), c’est la présence des Solarii, une secte d’illuminées dirigée par un certain Mathias, qui nous causera bien des soucis. En effet, en plus de vouer un culte sans faille à Himiko, sorte de reine déchue ayant le pouvoir de contrôler les tempêtes (tiens, ça souffle aujourd’hui…), ils n’hésiteront pas à en faire voir de toutes les couleurs à Miss Croft et ses amis. Et c’est le moins que l’on puisse dire ! Lara sera malmenée tout le long de l’aventure, et paraîtra plus que jamais vulnérable aux attaques incessantes des Solarii et de son environnement. Une Lara qui vampirise littéralement l’attrait des autres personnages de part son charisme et son caractère bien plus humain que son illustre aînée des premiers épisodes de la série (qui parait être aussi froide qu’un terminator à côté) et qui devra apprendre sur le fil, à lutter, combattre et faire preuve d’un courage exemplaire pour mener à bien le seul objectif qui lui reste : sa survie et celle de ses compagnons d’infortune. Il sera alors difficile de ne pas s’attacher à un personnage qui prendra de plus en plus d’assurance au fur et à mesure que les événements la transformeront en une véritable aventurière…

Plus d’une corde à son arc

L'arc, c'est la classe et puis c'est tout !

L’arc, c’est la classe et puis c’est tout !

Lara a beau tomber, se blesser, se remettre en question constamment, s’inquiéter pour le sort de ses amis, Lara reste une Croft et ses ennemis l’apprendront vite à leurs dépends. En effet, les circonstances vont rapidement l’amener à devoir apprendre à se dresser, seule, contre les nombreux Solarii qui tenteront de lui barrer la route. Ainsi, peu de temps après avoir échappé au piège dans lequel elle était enfermée, notre héroïne trouvera le déjà célèbre arc, véritable arme à tout faire de ce Tomb Raider. D’une maniabilité sans faille, silencieux et d’une précision hors norme, cet objet est idéal pour chasser le gibier, enchaîner des headshots démoniaques, enflammer tout ce qui bouge ou encore créer des tyroliennes en étant couplé avec une corde ! Oui, chers aventuriers en herbes, cet objet est fait pour vous ! Et tout ça pour la modique somme de… Euh, je m’emporte un peu là non ? (Pierre Bellemare si tu me lis, je te salue !). Bref, la présence de cette arme est sans aucun doute le plus grand coup de maître en matière de jouabilité réalisé par l’équipe de Crystal Dynamics dans ce jeu, car au delà du simple aspect esthétique (bah oui, c’est classe un arc), il enrichit considérablement un gameplay qui, sans ça, aurait pu ressembler à un simple copié-collé des Uncharted (ce qui entre nous, aurait déjà été formidable). Pour les puristes de l’action, ceux qui aiment l’odeur de la poudre et qui trouvent que les 360 headshots dans ta face ça poutre, bref pour vous les kikoos de call of, je vous rassure, les traditionnels pistolets, fusils d’assaut, à pompe, lance-grenades et autres joyeusetés seront également de la partie. Mais les vrais, les « TRUES » comme on dit quand on pense qu’on sait parler « English », utiliseront le bon vieux « bow » des familles.

Bien que l’activité principale de ce petit site soit consacrée à ce que l’on appelle de manière très controversée le retrogaming en France, non, ce n’est pas du premier SSX dont je veux vous parler mais bien du tout dernier sorti le 1er Mars dernier. Et si se contenter de reprendre le titre du premier d’une saga devient une mode permettant de donner un nouveau souffle à une série quelque peu oubliée, n’empêche que le dernier ambassadeur de la marque n’a plus tellement grand chose à voir avec son ancêtre. Est-ce bien ou mal, là n’est pas la question mais de toutes manières, quand on fait du neuf avec du vieux, nous sommes peut-être les mieux placés pour en parler, non ?

Vive le vent d’Hiver

SSX, c’est un nom qui n’indique pas une simulation de pétanque mais bien un jeu de snowboard, une planche à neige, grosso modo, et de descente de montagne à une vitesse capable de faire friser un rasta. Réputée pour être fun et extrêmement jouissive, la série perpétue la tradition. Typé arcade comme à son habitude, simple d’accès grâce à sa maniabilité évidente, le jeu ne se prend pas la tête. Le but est encore d’offrir toujours plus de sensations aux joueurs, frappés de plein fouet par une sensation de vitesse présente et surtout par la grandeur des zones, divertis par les nombreux embranchements qui s’offrent à lui et par les quelques petits secrets à découvrir et performances récompensées dès lors que vous avez passé le stade de la simple rotation. La maniabilité, j’en parlais plus tôt, fait preuve de simplicité. Si l’on oriente sa planche et son personnage avec le stick gauche de la manette, le stick droit sert à la fois à préparer son saut par une simple pression vers l’arrière ainsi qu’à effectuer des tricks, ces figures aériennes impressionnantes à l’aide quarts de cercle ou tout simplement en choisissant la direction qui vous plaît pour effectuer des prestations plus simples. Pour les plus réfractaires, il est toujours possible d’opter pour des configurations plus simples en ayant recours aux boutons de la manette.

Entre Quake et Mass Effect non ?

La série X-COM est considérée par beaucoup, dont moi, comme l’une des meilleures du support PC, c’est pour dire ! Il n’est donc pas étonnant de voir se multiplier les nombreuses suites, remakes, et reboots, avec plus ou moins de réussite d’ailleurs. Plutôt moins malheureusement… Encore récemment, un FPS situé dans le même univers bien que se déroulant dans les années 1950, fait pas mal parler de lui en ce moment puisque connaissant de nombreux reports. C’est sans doute pour apaiser les fans de la première heure, totalement enragés, que 2K vient d’annoncer l’arrivée de Xcom : Enemy Unknown qui porte le même nom que le titre original de 1993. Hasard ou total Reboot ? Qui c’est pour le moment… Le développeur, Firaxis, à l’origine de la fabuleuse série Civilization, le présente plus comme une « ré-imagination » (ce n’est pas un mot inventé non !) qu’un remake, mais le mélange de temps réel sur une carte et de tour-par-tour lors des combats est bien conservé. On nous promet aussi une simplification de certains mécanismes (bon ou mauvais ?). Les images obtenues aux quatre coins du net sont plutôt rassurantes, notamment concernant le gameplay.

Le Serpent

Les conférences Sony et Nintendo de l’E3 2011 viennent de se terminer. A la clé, l’officialisation de leurs nouvelles consoles au noms symptomatiques d’un phénomène qui commence à poindre : la PS Vita et la WiiU. Premiers jeux présentés : un Uncharted, un Wipeout, un LittleBigPlanet, un ModNation Racer, Street Fighter X Tekken du côté Sony, Ninja Gaiden 3, Batman Arkham City et quelques autres du côté Nintendo.Il y a quelques semaines, c’était à la 3DS d’annoncer ses jeux phares : Street Fighter 4, Ocarina of Time, MGS 3… Entre les deux, une rafale d’annonces dans le genre : Silent Hill remake, ZOE remake, MGS remake, God of War Origins remake, Ico remake, Shadow of the colossus remake, Halo remake … Sans oublier la première fournée (Sly Racoon, Prince of Persia, God of War…) et celle due à la PSP qui arrive bientôt (http://www.le-serpent-retrogamer.org/?p=1753). Le résultat ? MGS 3 chez Nintendo, Peace Walker sur 360, Street Fighter 4 sur console portable. Si rien ne vous choque vous avez beaucoup de chance.

Dans le salon, c’est pas tout rond

D’où vient ce phénomène ? Bien qu’ayant toujours plus ou moins existé, la danse des remakes a vraiment commencé en plein dans le boom du jeu vidéo des années 2005, pile-poil avec l’arrivée du casual gaming, de la DS, Wii, PSP et Smartphone en somme. Nintendo dégaina ses Resident Evil 4, Pikmin et Mario Tennis remakés façon wiimote. Sony poursuivit avec sa fameuse God of War Collection. La suite on la connaît. Une volonté de faire découvrir des grands jeux aux nouveau venus ? L’opportunité de ramasser quelques deniers supplémentaires en offrant une nouvelle vie, voir parfois une nouvelle chance à certains titres ? Un peu des deux sans doute. Et si cette valse des remakes est vraiment bonne pour l’industrie, elle est d’autant désagréable pour nous, pauvres gamers, 25 ans à peine et déjà vieux-cons-nostalgiques, complètement paumé dans tout ce mic-mac, avec tous nos repères qui s’écroulent. Il est bien loin le temps chaque jeu était assimilable à une console précise, représentait une époque donnée, un parfum bien spécifique. Aujourd’hui les exclus n’existent plus, les licences phares s’étalent sur les plateformes et les générations, les DLC et les reboots de vieilles séries courent les rues, la dématérialisation creuse peu-à-peu son nid… Et puis Nintendo nous perd encore un peu plus avec ses générations de console décalées technologiquement et temporellement.