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« Mon nom est Garr Kelvin. Permettez-moi de vous poser une simple question : Ce qu’un homme joue sur sa console… Cela n’est il pas un choix qui lui revient ?

‘Non,’ répond l’homme du marketing. ‘Cela appartient à la pub.’
‘Non,’ répond l’homme de la press. ‘Cela appartient aux critiques.’
‘Non,’ dit à son tour l’homme de la boutique spécialisée. ‘Cela appartient aux connaisseurs.’

Pour ma part, j’ai choisi d’ignorer ces réponses. J’ai choisi une voie différente. J’ai choisi l’impossible. J’ai choisi…

Bioshock The Collection.

Un jeu où le gameplay se suffit à lui même.
Où le scénario aussi oppressant que captivant vous tient en haleine.
Où le lissage graphique n’est qu’une excuse pour se replonger dans les profondeurs de Rapture et la nébulosité de Columbia.

Et, au prix d’une somme moindre, ces cités peuvent aussi devenir les vôtres. »

―— Garr Kelvin, inspiré d’Andrew Ryan

« L’homme crée, le parasite demande : Où est ma part » – Andrew Ryan

Bioshock 2 apporte un panel d’armes supplémentaires, dont la foreuse, cauchemar du joueur dans le 1er opus

10 ans… du moins presque. En août 2007 sortait le premier épisode de Bioshock soit a peine quelques mois après le lancement de la PS3 et marquait le renouveau d’un style de jeu un peu oublié après des ancêtres comme System Shock ou Deus Ex. Ces jeux où le héros obtient des modifications corporelles lui permettant d’acquérir de nouvelles capacités ou pouvoir, avaient plus ou moins disparu des radars après la sortie de ces opus en fin des années 90. Que ce soit dans Bioshock 1/2 dans Rapture, ou dans Columbia pour Bioshock Infinite, le point commun sera votre utilisation des armes traditionnelles (pistolet, fusil à pompe, mitrailleuse) couplée à l’acquisition progressive de plasmides (toniques dans Infinite). Ces substances vous permettent d’obtenir des capacités spécifiques comme geler/bruler/électriser les ennemis mais aussi créer un leurre, devenir télékinésiste ou envoyer une nuée de corbeaux. Je ne rentre pas plus dans le détail mais d’autres plasmides, passifs, sont également présents pour vous offrir des bonus passifs, comme plus de résistance ou envoyer un choc électrique aux ennemis qui vous frappe.

Quand maman vous dit de ne pas jouer avec le feu…

Ce qui fait l’intelligence de ce système est la possibilité de réaliser des combos simples (gel + frappe = mort) et l’interaction possible entre les plasmides et l’environnement (eau + électricité = électrocution). Mais l’intelligence du jeu ne s’arrête pas là, rien que dans le premier on peut citer la possibilité de pirater l’ensemble des machines rencontrées ou encore dès l’obtention de l’appareil photo, réaliser des clichés pour faire avancer la recherche sur les ennemis et ainsi gagner des bonus spécifiques sur ceux ci. Dans le second opus, le système évolue un peu puisque vous endossez directement le costume d’un protecteur, bien armé et surtout la possibilité d’utiliser votre arme en même temps que vos plasmides, ouvrant de nouvelles possibilités. Enfin dans Columbia, la cité flottante, l’absence de confinement présent dans les deux premiers épisodes permet d’être souvent en présence de beaucoup plus de combattants, dans des combats plus ouverts et aériens, appuyés par l’utilisation de câbles (Aérotram).

Les remake HD… quelle définition peut-on vraiment en donner? Processus simpliste permettant de se refaire du fric sur un jeu de la génération précédente ou hommage rendu à des jeux marquants remis au goût du jour? Selon le jeu, la personne et l’affect existant entre les deux, la définition va forcément changer. Si la plupart des remakes HD sortis jusqu’à présent m’en ont « touché une sans faire bouger l’autre »,  l’expérience que j’ai pu avoir avec Valkyria Chronicles sur PS3 fait que l’achat de cette version Remastered s’imposait naturellement. Le jeu original, sorti en 2008 sur PS3, possédait des qualités certaines mais l’absence de localisation française a fait que le jeu est plutôt passé inaperçu pour les personnes pour qui la langue de Shakespeare est incompréhensible. Au total, environ 800 000 copies du jeu se sont vendues dans le monde, suffisant pour lancer des suites, mais pas assez pour les porter sur les consoles de salon, les Valkyria 2 et 3 sortiront uniquement sur PSP et ce dernier uniquement au Japon. Si les remastered de jeux comme Uncharted, Metal Gear ou encore les Bioshock sont d’une logique implacable vu les ventes des jeux initiaux, la sortie de ce Valkyria Chronicles Remastered est une vraie surprise, prouvant que SEGA a encore confiance en la qualité de ses jeux. A moi maintenant de vous prouver que si vous aviez fait l’impasse à l’époque, vous n’avez aucune excuse aujourd’hui.

For Gallia

Toute ressemblance avec une réalité passée est totalement fortuite… ou pas

Commençons par ce qui est sûrement le point bancal du jeu, le scénario. L’action se déroule dans une Europe fictive des années 30 où une « Seconde Guerre Européane » est déclenchée entre deux grandes puissances : la Fédération Atlantique aka « les gentils » en bleu versus l’Alliance Impériale aka « les méchants », ce qui me rappelle vaguement un Garr au Boss des familles. Gallia, petite principauté neutre sans armée se trouve prise à partie dès le début du conflit lorsque l’Empire entre dans Bruhl, la ville de nos héros Alicia et Welkin, et commence à tout cramer. Le petit pays entre alors en guerre, mobilisant ses civils pour créer la milice. Welkin s’étant démarqué durant la bataille de Bruhl (en trouvant le tank « Edelweiss » dans la grange de son père), il est nommé commandant de l’Escouade 7 et envoyé au front sous le commandement de la famille Randgriz sous couvert d’ordres émanant de la Fédération…

Les scénettes développent un peu les relations avec les personnages, notamment un désaccord vis à vis de la coloration brune…

On est ici sur un mix entre la seconde guerre mondiale pour les dates et la guerre froide pour les ennemis (l’Empire faisant plus écho à l’ex U.R.S.S qu’aux nazis) avec en bouc émissaire Gallia, elle même un melting pot entre la Suisse, les Pays-Bas et la Pologne… Au demeurant l’idée aurait pu être intéressante mais malgré la violence du conflit, on peine à éprouver de l’empathie pour la petite nation, pour les protagonistes et même pour les Darcsens, équivalent des Juifs dans ce conflit fictif. Beaucoup se seraient abstenus de tenter de rentrer dans ce type de parallèle hasardeux mais apparemment c’est mal connaître les Japonais. Ainsi, en marge du conflit, certaines scénettes mettront l’accent sur la haine éprouvée par quelques uns de vos personnages notamment envers la sœur adoptive de Welkin, Darcsen d’origine… L’histoire est ici plus prétexte à proposer une suite logique des missions qu’à vraiment pousser le propos vers le fond du conflit, ce qui n’est pas plus mal. Ne vous attendez pas à ressentir de grandes émotions en lien avec le fil scénaristique, les vraies émotions se trouvent sur le champs de bataille!

Allez puisqu’on est dans les news à la bourre, je vais également vous parler de ce fabuleux travail réalisé par des fans de Super Mario 64. Ce jeu qui a instauré les bases du jeu de plateforme 3D, et qui fut un véritable must have de la N64 est encore joué à notre époque, notamment par les speed runners qui l’ont mal mené en long, en large et en travers. Cependant, il ne vous aura pas échappé que de nos jours, ça pique un peu les yeux! (et encore, rares sont ceux qui jouent dans les conditions de l’époque sur un bon vieux cathodique). Et bien nos chères amis ont décidés de donner un petit coup de jeune aux graphismes de ce monument, et le résultat est plutôt époustouflant :

SM64

Ajout de textures, de polygones, lissage des couleurs, le travail réalisé est vraiment impressionnant, le tout ayant été fait avec le logiciel de modélisation opensource Bender. Les développeurs ont bien entendu précisé que ce travail n’avait aucun but lucratif. Il pourrait en revanche permettre de donner une idée à notre chère Big N pour un possible remake, après tout c’est la mode des jeux estampillés « HD remastered ».

Je sais pas vous mais moi je vais aller ressortir ma bonne vieille N64 et attraper des étoiles. Ah et j’oubliais, voici une vidéo qui devrait vous faire baver :

https://www.youtube.com/watch?v=GLGMPLmgpv8

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Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, les Bitmap Brothers ont laissé leur marque dans le domaine des jeux vidéo, et plus précisément sur ordinateurs. On peut retenir la série des Speedball, Xenon ou encore le jeu de stratégie Z parmi les titres forts sur ordinateurs Amiga. En 1993, ils décident cependant de s’ouvrir aux consoles avec leur nouveau titre : Chaos Engine. Ce jeu de tir dans un futur parallèle à fait sensation sur Super Nes ou encore MegaDrive avec des critiques quasi unanimes. Vingt ans plus tard la version Remastered sort sur Steam. Question originale : Vaut-il le coup ou doit-il repartir dans le formol ?

Steam steampunk

Jurassic Park IV

Jurassic Park IV.

The Chaos Engine est librement inspiré du roman de William Gibson et Bruce Sterling : La Machine à différences. Dans une Angleterre Victorienne (XIXème siècle), le baron Fortesque, au service de la reine Victoria, tombe sur la technologie d’un voyageur du futur et s’en sert pour créer un univers parallèle où toute notre technologie est récupérée : ordinateurs, internet, conquête spatiale. La machine servant à faire ce miracle est la Chaos Engine, entité capable de transformer le temps et la matière (rien que ça). Soudainement, celle-ci fait sa crise et se rebelle contre son créateur. Fortesque est absorbé par sa création et tout va mal : les dinosaures reviennent, humains et animaux sont transformés et l’Angleterre est perdue. Heureusement une confrérie de mercenaires est créée, avec pour mission de détruire l’origine du Chaos. Nous incarnons ces mercenaires au nombre de six : The Thug, The Preacher, The Mercenary, The Gentleman, The Navvie et The Brigand. Et c’est parti pour le jeu.

Tous pour un

Carnage!

Carnage !

Le jeu se déroule en quatre mondes divisés en quatre niveaux. Après avoir choisi deux personnages (dont un contrôlé par l’IA/joueur), on passe au choix de nombreuses caractéristiques. Parmi elles, il y a la vie, la vitesse ou la puissance et celles ci pourront être améliorées avec de l’argent acquis pendant les niveaux. En parlant de niveaux, ils se déroulent comme une grande arène de tir. De la forêt à la forteresse du baron, des bornes doivent être explosées pour ouvrir la sortie vers le niveau suivant. En vue de trois quarts, notre duo attaque des ennemis par dizaines produits par la machine démoniaque. Dans les ennemis plus ou moins rapides, on trouve des androïdes, des crapauds venimeux, des mains possédées….bref un vrai bestiaire. Heureusement, suivant sa classe, on possède un paquet d’armes. Des bazookas, des pistolets, des bombes ou encore des mitraillettes sont à disposition. Le jeu est très dur et il n’est pas rare de se prendre plusieurs game over dans la face. Néanmoins on peut y arriver en étant très patient. Un jeu dans la lignée des oeuvres huit bits. Mais qu’en est-il du remake ?

Duck-Tales-Remastered-0

DuckTales ou la bande à Picsou, c’est mon enfance. Je me souviens des cassettes enregistrées par mes parents où il cotoyait Winnie ou Tortues Ninja, avec son générique plus que prenant et ses aventures épiques. Et quand j’ai eu l’argent pour pouvoir me payer l’adaptation sur NES, j’étais passionné par les niveaux variés et le fun du gameplay, même si je me suis bien arraché les cheveux. Bien entendu quand l’annonce du remake a été faite, j’ai chanté le générique sur le champ et patienté fébrilement sa sortie. A tort ou à raison ?

C’est le plus puissant de tout Canarville

Indiana Jones? une gonzesse!

Indiana Jones ? Une gonzesse !

Pour la petite histoire, Picsou est riche à millions, mais en veut toujours plus. Alors dès qu’il est mis au courant de l’existence de nombreux trésors dispersés aux quatre coins du monde, il n’hésite plus et part à l’aventure. Avec l’aide de Riri, Fifi et Loulou mais aussi Flagada Jones, il va traverser différents endroits comme L’Amazonie, La Transylvanie ou encore les mines Africaines et se frotter à ses éternels ennemis à l’instar des Rapetous ou de la sorcière MissTick en boss des différents niveaux. On a donc un jeu de plateforme classique où le but est d’arriver en un morceau jusqu’au trésor recherché. Pour cela on a la possibilité de sauter, donner des coups de canne, grimper, mais le plus fun reste le saut-pogo. Ce mouvement qui consiste à faire sauter notre canard sur sa canne (sans jeu de mots) permet de rebondir sur tout et n’importe quoi, rendant l’exploration des niveaux assez astucieuse. On peut à certains moments user de plusieurs manières pour traverser un passage. Et bien sur qui dit vieux fou avare dit récolte d’argent, et chaque recoin est bon à visiter pour récupérer argent, rubis ou bien d’autres choses. Si le cœur nous en dit, on peut piller sans scrupule la Lune pour remplir son portefeuille. L’équilibre entre récolte et aventure est une force de ces aventures.

Il vaut des milliards

Le fric, c'est chic

Concernant le remake précisément, dès le début du jeu, c’est le bonheur. Le thème principal de la version NES en plus rythmé nous accueille tandis que l’on choisit de rentrer dans l’aventure. Et si l’on connaît le jeu original, les bases sont maintenues. Pour les néophytes cependant, une nouvelle scène d’introduction avec l’attaque du coffre de Picsou par les Rapetous est présente, montrant au passage la refonte faite pour s’approcher au mieux du dessin animé. Les autres niveaux quant à eux bénéficient d’objectifs supplémentaires, se résumant pour beaucoup à récolter différentes pièces d’un passage secret. Les plus collectionneurs apprécieront vraiment de pouvoir échanger dans cette version les sous récoltés afin d’acheter des goodies allant d’artworks montrant l’évolution des graphismes à des morceaux de la série animée, sous réserve d’être fans. Mon fantasme personnel reste de plonger dans le coffre de Picsou, se remplissant d’argent au fil des niveaux. Ça ne sert à rien, mais je défie quiconque de ne pas y avoir pensé.

Nous voulons entrer dans la bande !

DuckTales4Un des autres grands ajouts de cette version est que chaque début ou fin de scène est ponctué par des scènes de discussions entre les différents personnages de la bande, et c’est là qu’il y a un couac. Contrairement aux rumeurs suivant l’annonce, toutes les voix sont en anglais, le français étant disponible uniquement pour les sous-titres. Pour la nostalgie, c’est dommage d’entendre des « M. Mac D, LaunchPad, Huey » et un Picsou avec un fort accent écossais, même si c’est l’équipe de la série qui est aux commandes. Autre problème, il y en a beaucoup BEAUCOUP trop, et à chaque mort il faut les revoir. Heureusement qu’on peut les passer. Quelque chose qui surprend également lorsque l’on est pas un habitué du genre « old school », la difficulté dès le mode normal est assez importante. Contrairement aux jeux actuels, il n’y a aucun checkpoint, chaque vie perdue conduisant à la salle en cours. Mais si toutes les vies sont perdues, retour à la case départ, et tout doit être refait. A l’époque où tout le monde se plaint que « c’était mieux avant », ce jeu ne déçoit pas de ce côté là. Il faut juste prévoir une calvitie spontanée.

A retenir

DuckTales Remastered fait ce qu’il faut pour un remake. Je retrouve vraiment le plaisir de la version NES et les références à la séries sont vraiment sympas. Le jeu fait honneur à l’époque 8 bits avec un challenge à la hauteur. Dommage que les doublages Français ne soient pas présents et que les cinématiques soient trop nombreuses. Allez je retourne dans les crédits du jeu avec le son du générique à fond, Picsou rocks.

Informations sur le jeu

Plateformes : PSN – XBLA – Wii U – PC

Genre : Plateforme

Développeurs : Wayforward Technologies

Éditeur : Capcom

Date de sortie : Août 2013

 

Flbond