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dotemu-bundle-iosMarre du tapage médiatique sur le nouvel iPhone 6  ? Allons, rangez les armes, je viens en porteur de bonnes nouvelles. Si avez un appareil à la pomme et que vous aimez le rétrogaming (quelle question !), vous serez ravi d’apprendre que DotEmu lance un bundle de 6 jeux à petit prix. Pour ceux qui prennent le train en cours de route, DotEmu est une société spécialisée dans l’adaptation de grands classiques du jeu vidéo sur PC et smartphones. Pour environ 9€, vous pouvez obtenir les titres suivants sur iOS :

  • Another World 20th Anniversary Edition
  • Double Dragon Trilogy
  • Little Big Adventure
  • R-TYPE
  • R-TYPE II
  • Raiden Legacy

La compilation peut être achetée ici : DotEmu Classics

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Nous sommes un après-midi de l’année 1988, 1989? Je ne me souviens pas très bien de ces détails. Par contre, il m’est impossible de ne pas me revoir dans ce Géant Casino près de Marseille, demandant à mon grand-père si je pouvais aller voir le rayon jeu vidéo. J’ai toujours aimé faire ça, juste pour le plaisir des yeux. Je venais d’avoir la Master System à Noël et je ne possédais alors que Shinobi en cartouche et Hang-On en dur.

La douceur de l’enfance

412551-great-soccer-sega-master-system-screenshot-world-soccersMon regard parcourt la vitrine, émerveillé. Mon pépé me demande alors: “Il y a un jeu qui te plairait?” Je lui réponds: “Oui, celui de foot, World Soccer.” Mais vraiment comme ça, parce que je pensais qu’il me posait cette question dans l’absolu. Je ne m’attendais à rien, nous n’étions pas très riches et tout ceci me paraissait un luxe rare, comme la fleur de Peach pour Mario. Sauf que là, il dégaine un billet de 200 balles et le file au vendeur. Mes yeux s’écarquillent d’étonnement et de plaisir. Peut-être mon meilleur souvenir d’achat de jeu vidéo en fait, à cause de la surprise et du pur bonheur encore intact 25 ans plus tard. Mon premier jeu de foot, vous vous rendez compte! RIP Pépé, j’ai une boule dans la gorge et les larmes qui coulent en écrivant ceci, il s’agit d’un moment juste parfait.

Combien de parties n’ai-je pas faites avec mon cousin à ce jeu? En vacances, dans la cuisine ou la chambre de mes grands-parents, World Soccer a été le fil rouge de cette période de notre enfance, de cette passion familiale pour le ballon rond. Notre exercice préféré était les tirs au but, Great_Soccer_SMS_ScreenShot2particulièrement réussis. Contre l’ordinateur, il nous arrivait de gruger, de décomposer la frappe de l’adversaire en appuyant plusieurs fois de suite sur Pause pour voir où il allait frapper et nous donner une chance de plonger au bon endroit. Salaud de goal français, il repoussait tout! Les trajectoires des sauts étaient plutôt marrantes, notamment à mi-hauteur puisqu’elles décrivaient une courbe convexe avant de voir le portier tomber à terre.

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Évoquer Metal Gear Solid 3, c’est raviver des souvenirs impérissables et authentiques. C’est parler d’un titre à la richesse et à l’intelligence exceptionnelles. C’est se replonger dans une ambiance 60s aux couleurs et aux contours parfaits. C’est avoir le cœur serré en pensant au destin de The Boss. C’est avoir le sourire aux lèvres en se remémorant les prémices et les promesses du jeune Ocelot. C’est à la fois entendre le bruit des oiseaux et sentir le poids du silence lors du combat contre The End. C’est baigner dans une aventure unique, entière et complète. C’est tout simplement rendre hommage à très certainement le meilleur jeu d’action de tous les temps.

Pour survivre à la guerre…

234Le contexte de ce troisième épisode est la période de la Guerre Froide. Naked Snake est envoyé en mission de reconnaissance et d’exfiltration d’un scientifique nommé Sokolov sur le territoire soviétique. On est le 24 août 1964 et le soleil va se lever. L’agent américain est parachuté dans la forêt de Tselinoyarsk dans une scène de saut magistrale de montée en puissance, servie par une composition idoine de Harry Gregson-Williams qui offre tout le long de l’aventure une partition exemplaire. L’ambiance est posée et la maîtrise de Hideo Kojima est toujours là, comme il avait su le faire dans MGS 2. “Spread your wings and fly! God be with you!” Le Major Zero vient d’envoyer avec sa bénédiction sa jeune pousse vers une mission “vertueuse”, dans laquelle il découvrira pourtant à ses dépens bien des vices.

Comme son prédécesseur, Snake Eater est en deux temps: une première mission pour poser les jalons et les nouveautés du gameplay, ainsi que les bases du scénario. Quand dans MGS 2, on découvrait notamment la possibilité de “freezer” les ennemis en se déplaçant silencieusement derrière eux et en les surprenant, dans cet épisode, on se délecte des joies du CQC, forme de close combat. Une pression prolongée du bouton rond permet ainsi à Snake d’agripper un opposant, puis de lui faire ce que l’on veut: le relâcher, l’étrangler, l’égorger, le jeter à terre pour ensuite le braquer, l’utiliser comme otage face à ses petits copains et surtout, l’interroger en le menaçant. On pourra ainsi avoir de précieuses informations et indications sur des secrets à dénicher. A noter qu’il est également possible de jeter directement à terre un ennemi en ajoutant une direction à la commande.

Autre grande nouveauté de ce MGS 3: le camouflage. Ainsi, il faudra user de différentes panoplies et peintures faciales pour devenir une sorte de caméléon qui s’adapte à son environnement minéral. Un taux de camouflage est ainsi indiqué en haut à droite de l’écran et bien entendu, plus grand il imagessera, plus difficile sera pour les soldats de détecter Snake. Si cet aspect du gameplay est amusant, il souffre malheureusement du fait de devoir passer par le menu Pause et subir ainsi des temps de chargement dont Snake Eater souffre au final beaucoup. Mais c’est certainement pour offrir des décors et des graphismes d’une beauté époustouflante, chaque niveau bénéficiant d’une attention au détail qui est à saluer. Quiconque a pu s’essayer à MGS 3 en 60 Hz s’est arrêté quelques instants pour admirer la qualité des lumières et des textures, notamment les structures de béton, qui poussent la PS2 dans ses derniers retranchements.

Sans titre 1Une grosse news RETRO de début de semaine afin de renouer avec nos premiers jeux-vidéo, de quoi passer plusieurs heures derrière l’écran de nuit ou même au boulot. En effet, la possibilité de rejouer aux jeux cultes tels que : Sonic, Zelda, DOOM, Mortal Kombat, Prince Of Persia, StarFox, Aladdin, Ninja Turtles… directement sur votre navigateur internet sans installer quoi que se soit. Ça se passe ici !

Sckhrat

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« Avé Caïus Serpentus. Ce qui vont mourir te saluent ! ». Et oui chers rétrogamers, mon ancêtre, Caïus Serpentus  était chef d’une grande famille Romaine. Ou plutôt d’un clan tout entier : le clan Julius. Bien que personne ne le sache, et que les livres d’histoire d’en font pas mention, c’est bien lui et sa famille qui sont à l’origine de l’expansion romaine hors d’Italie. Mon clan… Enfin le sien, a même attaqué et vaincu la ville de Rome. Vous ne me croyez pas ? Et bien un jeu vidéo a bien voulu lever le voile sur ce point noir de notre passé : Rome Total War

La gestion en amont

Serpentus le grand gestionnaire d'un Empire

Serpentus le grand gestionnaire d’un Empire

L’action se déroule durant l’Antiquité et débute en l’an 270 av. J.-C. Rome n’est alors que république, et n’est pas étendu au-delà du Latium. Mon aïeul était un général hors pair, féru de tactique et de stratégie s’est donné pour de conquérir et régner sur un empire. Rien que cela ! Faire de la méditerranée la « Mare Nostrum » que l’on connait, une sorte de lac intérieur dont toutes les cotes appartiennent à l’empire créée par mon arrière arrière arrière….. Grand père. Pour cela, Caïus Serpentus était rentré à l’école des légionnaires de guerre, école fondée par une illustre Romain et qui a pour but de former les meilleurs généraux de Rome. Certes, il devrait mener des batailles, mais il devrait avant tout gérer l’expansion de son territoire de manière totalement réfléchi et ordonnée. Après des années d’expériences, toute la gestion d’un territoire était devenue un jeu d’enfant pour Serpentus. Il lui suffisait de déplier une carte. Au tout par tour, il agissait en fonction des mouvements de ses adversaires. Avançant des légions et négociant des traités commerciaux avec les britanniques. Même s’il avait la volonté de tout gérer, certains évènement lui échappé totalement : révoltes civiles,  éruption volcanique, réformes militaire de Marius, etc… Des bâtons dans les roues, il en avait ! Et puis il n’avait pas non plus l’attirail de gestion complet et totalement adéquat. Non, il lui manquait des choses, de bons conseillés, en recherche scientifique par exemple, ou en politique culturelle. Il était, dans ce domaine, bien moins avancé que d’autres « Civilization » (petite référence que seul les vrais comprènent…). Et puis les morts de proches sont nombreuses… Et Caïus Serpentus n’étant pas lui-même immortel, il a bien dû laisser sa place à ses descendants… En grand général qu’il était, il est mort sur un champ de bataille.

COver

Préparez-vous, la critique la plus dithyrambique que vous n’ayez jamais vu va bientôt se révéler à vous. Parler de de ce qu’on considère comme un des meilleur jeu de tous les temps est un peu intimidant alors je vais tremper mon clavier dans la même encre adaptative qu’un journaliste des Inrocks. Tout ça pour vous parler de Jagged Alliance 2, mis au monde par ces Botticelli modernes de Sir-Tech avec Talesoft dans le rôle des Médicis. Sorti en 1999, il aura été le jeu qui fit entrer le monde dans le 21eme siècle. Ni plus, ni moins.

« Il réussit, sans rien sacrifier de cette poésie douce-amère, à inventer sa propre syntaxe videoludique, et à conjuguer ses émotions dans une temporalité bien à lui. »

 

Des graphismes tout a fait corrects pour l'époque. Notez ici le gros carnage réussit en contournant la position.

Des graphismes tout a fait corrects pour l’époque. Notez ici le gros carnage réussit en contournant la position.

Le pitch du jeu est simple, vous êtes un mercenaire contacté par le Prince héritier d’un petit état d’Amérique du sud. L’ex potentat local souffrant de voir sa ligne de succession brisée par sa belle-mère, usurpatrice régicide. Il va vous envoyer un mail depuis son exil pour vous sommer de rétablir la juste oppression du peuple par la noblesse dans son pays à lui. Son désir de justice se manifestant par le fait d’envoyer un inconnu, moyennant finance, coller une balle de 6.35 dans les dents de la régicide Deidranna. Le pitch de départ est direct, personnellement j’adore ce genre de scenario ou l’on est vraiment un héros. Et surtout, ou l’on se raconte sa propre histoire. Le jeu étant un tactical en monde ouvert (la carte est divisée en carré que l’on peut tous explorer, certains étant incroyablement vide, d’autres ont une importance cruciale) vous avez le choix de faire ce que vous voulez. Il est possible de tout cramer (civils compris) et vous frayer un chemin sanglant jusqu’au palais de la Reine. Si ça vous chante, prenez juste votre soldat de base et infiltrez le palais (moyennant passage secret) pour finir le jeu en 2 heures.

La carte est lisible, l'interface claire, on se croirait devant un Kandisky !

La carte est lisible, l’interface claire, on se croirait devant un Kandisky !

Qui dit micro état d’Amérique du sud dit ressource minières importante. Arulco (ledit Pays) base son économie sur des mines que vous devrez contrôler. Une fois sous votre contrôle, vous toucherez une partie des revenus pour financer la révolucion (Surtout payer vos mercenaires et leur équipement). Ces revenus sont indexés sur un indice de loyauté qui dépend de votre capacité à satisfaire la population, en réalisant des quêtes ou en la défendant face aux armées de Deidranna. La première mission qui vous sera confié entant de contacter la résistance en place pour ensuite prendre l’aéroport local a partir duquel on vous livrera arme et munition. Une fois que vous avez saisit ça c’est à vous de gérer le rythme de votre partie. Au départ on tâtonne, se ballade un peu au hasard pour explorer la région. Ensuite on se rend compte que la première mine que l’on exploite est à sec et il faut choisir d’avancer. On commence par prendre une ville, puis deux. On se prend la tête avec la logistique, on rencontre des gens qui parlent de leur situation …

Chaque mercenaire a une histoire et des caractéristiques propres. On se croirait dans un livre de Lampedusa.

Chaque mercenaire a une histoire et des caractéristiques propres. On se croirait dans un livre de Lampedusa.

Le coté RPG du jeu ne réside pas que dans la feuille de stat de ses personnage, mais aussi dans l’ambiance que le « scenario » distille à travers des touches d’humour souvent bien sentie (Solide compréhension de l’anglais requise tout de même). La manière dont vous allez choisir d’organiser la prise du palais de Deidranna en dira long sur vous. Les plus expéditifs iront droit au but avec une équipe réduite, limitant les besoins en argent et sans trop se soucier des dégâts collatéraux (L’attaque d’un village de pécheur au bazooka n’étant pas vraiment ce qu’on qualifie habituellement du sobriquet de guerre juste). Les plus tatillons prépareront minutieusement leurs assauts, opérant de nuit pour limiter les risques. Les justiciers en herbes viendront systématiquement en aide aux civils laissant derrière eux des soldats pour former les milices locales …

« Jagged Alliance 2 est une synthèse parfaite de ce que devrait être le jeu Vidéo en 2013 : une entreprise à la fois terriblement humaine et terriblement scientifique »

Après avoir touché le game design, les grâces se sont dit que s’arrêter en si bon chemin était une hérésie. Elles se sont penchées sur l’interface. Celle-ci prend la forme d’un petit ordinateur portable que vous aurez toujours sur vous. A partir de celui-ci, il est possible de naviguer sur quelques sites internet rudimentaires pour commander des armes sur le marché noir (ne vous plantez pas en indiquant le destinataire, envoyer 3 Rpg à 5000 dollars pièces vers Kaboul ne fera pas de vous un Moudjahidin mais juste un mec qui a perdu 15 000 dollars). On peut également contacter des mercenaires et les engager, consulter ses mails … L’interface repose donc sur cet ordinateur et son GPS (pour avoir une vision globale de la carte). Force est de reconnaitre que ça marche au poil. Limitations techniques compensé par bonne idée forcent respect (Voltaire In Paper Please ou l’optimisme).

Le magasin en ligne avec des tas de pétoires aux caractéristiques différentes. C'est riche et profond comme du Roland Barthes.

Le magasin en ligne avec des tas de pétoires aux caractéristiques différentes. C’est riche et profond comme du Roland Barthes.

Bon tout ça c’est bien beau, mais ça ne nous dit pas grand-chose sur le cœur du jeu. La Marave, la vrai. La main qui va dégommer Deidranna il va falloir l’entrainer, et pour se faire il faudra faire prendre de l’expérience a vos homme. Celle-ci permettant de monter des caractéristiques diverses. L’habileté au tir étant la base de tout bon combattant, la capacité d’entretenir son équipement et ses organes internes n’est pas à négliger non plus. Avoir un bon leader d’homme peut s’avérer utile. Mais cela risque de vous faire passer à côté des instructeurs. Et les porteurs, vous y avez pensé ? Il va falloir penser à spécialiser ses hommes, les entrainer pendant de longues journée (et donc les rendre indisponibles pour le combat) pour avoir une équipe harmonieuse. Sachant qu’ils vont vous réclamer un peu plus d’argent à chaque renouvellement de contrat selon leur évolution. Qu’il est cruel d’affronter les conséquences de ses actes… (Voltaire, op. cit.). On se perd un peu au départ devant le nombre de paramètre à gérer au départ, mais quand ça marche… Dans ma première partie, j’avais mis en place une équipe de combat de nuit, une de défense ou d’assaut lourd, un petit groupe avec armes lourdes (mortiers et bazooka), deux instructeurs et des réparateurs logisticiens conduisant un camion chargé de munitions. Chaque équipe ayant des équipements différents du plus léger au plus lourd pour maximiser le temps d’opération avant dodo.

Concernant l’équipement à proprement parler, préparez-vous à pleurer. En tant que gens de gout, vous allez installer le patch 1.13 qui améliore et corrige beaucoup de choses et ajoute pas mal d’armes. Et au milieu de la forêt de calibres (on ne charge pas un 9mm avec des chargeurs de kalachnikov) parfois très exotiques il va falloir suivre. Certaines armes sont très efficaces mais utilisent des munitions trop spécifiques, qu’on oubliera souvent de commander.  De même on ne fixe pas n’importe quelle lunette sur n’importe quel fusil … Au début on se décourage un peu, puis on pense vraiment à des schémas normalisés d’équipement avec munitions compatibles ou facilement récupérables sur les cadavres des gardes. Ah oui, le poids et l’encombrement jouent un rôle prépondérant sur les capacités de vos hommes. Mais le système laisse une part à l’improvisation, c’est ça qui va vous sauver la vie. Bourrez vos sacs de munitions et de matériel médical, au combat vous pourrez le laisser à terre. Un char ? Tiens, si je bourrais un sac avec de la TNT sans détonateurs pour lui jeter dessus avant de le faire exploser avec des grenades ? Il va falloir tâtonner mais la récompense est là. Quand ça fonctionne on en tire une satisfaction que l’on trouve rarement dans un jeu qui vous prend par la main de A à Z.

MuseVous vous en doutez, chez Le Serpent Retro, on aime le rétro. On aime aussi les musiques de nos chers jeux, ces mélodies qui portent une histoire et donnent une identité à tous ces univers. Vous ne serez donc pas surpris d’entendre que l’on aime le chiptune, ou « musiques 8 bits », ces compositions, ou ici remix de musiques connues, aux sonorité qui nous renvoient directement autour des années 90. Aujourd’hui, on vous propose de découvrir ou redécouvrir le taff de Florio003 qui reprend les hits de Muse 8 bits staïle. N’hésitez pas à faire partager vos coups de coeur ;).

Bloodevil

Amateurs de plaisirs coupables sous le signe du Pixel Sacré, bienvenue dans la chronique où l’on mesure l’état de l’économie en nombre de crédits par pièces de cinq francs (nouveaux, hein, faut pas pousser non plus!). Et c’est de l’époque bénie des trois crédits pour cinq francs, huit pour dix dont nous allons parler aujourd’hui, de l’an de grâce 1987, l’année du (double) Dragon, riche en perles vidéoludiques. Parmi elles, une réussite incontestable sur tous les plans, un des trois ninjas les plus cool de l’histoire du jeu vidéo, je parle bien évidemment (encore plus évidemment si vous avez lu le titre de cette chronique) de Shinobi.

TOMAGIQUEshinobipageComme vous le savez certainement si vous suivez cette chronique (et vous êtes des fidèles, je n’en doute pas) (oui, c’est à vous deux que je parle) (oui, les deux, là-bas) (oui, vous!), j’ai été élevé au bon grain de la ferme, à coups de bornes arcade et de fumée de clope dans des bouges cradingues. Mais j’ai eu aussi droit à mon petit stand à la fête patronale d’Ars sur Moselle, une caverne au trésor qui a abrité les meilleurs perles de la deuxième moitié des 80’s. Le mec qui tenait le stand m’avait à la bonne, amusé de voir un bout de fesse de neuf ans tâter de la borne arcade, et j’avais donc droit à des parties gratuites (et aussi des bonbons… attends voir…) et des prix de gros, bref, que du bonheur. C’est donc à cette fête foraine que j’ai découvert le gigantissime Shinobi, qui figure encore aujourd’hui dans mon top ten rétro.

TOMAGIQUEshinobiarcadeDéjà à l’époque, c’était par la musique que j’entrais dans l’univers des jeux, et honnêtement, quand dès le premier stage on se prend une telle lampée d’epicness sonore, impossible de ne pas tomber sous le charme. Si en plus le héros est un mystérieux ninja qui bute entre autres punks et sosies de Karnov à coups de shurikens, de katana, de flingue, qui sauve des otages en détresse, qui maîtrise différents types de magie, et qui, pour ne rien gâcher, a juste une classe d’enfer, le joueur a de quoi se prendre au jeu, non ? Mais c’est pas tout, car Shinobi ne serait pas un jeu de légende s’il ne reposait que sur son excellente musique et sur le charisme de son personnage principal. Entre une difficulté dosée aux petits oignons, suffisamment progressive pour ne pas décourager, mais assez hardcore pour présenter un vrai challenge, un rythme effréné, une maniabilité simplement parfaite, un stage design excellent avec quelques petits relents de puterie qui le font bien, et bien sûr l’indispensable pointe de violence pour corser le tout, et on a un jeu qui continue de mettre les joueurs à genoux encore aujourd’hui. Et pourtant, on pourrait éventuellement lui reprocher des graphismes pas forcément top – comme quoi, il serait temps que les concepteurs de jeux captent le fait que la claque visuelle ne suffit pas, qu’il ne sert pas à grand chose d’en mettre plein la vue, si ce n’est que pour masquer le vide des autres aspects du jeu…

TESTGODOFWARbonusVoilà voilà, une chronique sur la magie des jeux qui ne parle pas d’une légende comme Shinobi serait bien piètre, mais le mal est réparé, et on peut passer à autre chose, mais pas tout de suite, dans sept jours, pas plus, pas moins.

toma überwenig

 

Bienvenue dans la chronique où il fait bon partager nos souvenirs, et où, quand vous enlevez vos chaussures, on ne dit pas que vous puez des pieds, mais que vous pratiquez le retrochaussetting. Aujourd’hui, un moment tomagique exceptionnel, qui nous fait quitter notre confortable coin de cheminée habituel pour squatter l’Olympe, le temps de notre réunion hebdomadaire. Car oui, cette semaine, ça DMC dans tous les sens, ça Beat’em All sévère, du coup, nous, plutôt que de fracasser des Démons, on s’attaque carrément aux Dieux. Oui, aujourd’hui, on va parler du jeu qui a peut-être tué le Beat’em All, j’ai nommé God of War.

TOMAGIQUEGoWCeux qui fréquentent cette chronique de temps en temps le savent, je me suis mis à la console tard, au moment où les belles cartouches avaient déjà laissé place aux galettes de plastique. Même là, j’ai toujours réussi à avoir un wagon de retard systématique : j’ai découvert la magie de PlayStation première du nom alors que tous avaient une PS2 déjà un poil fatiguée, et je suis passé à la PS2 quand mon ami Laurent a acheté sa PS3 et hésitait à jeter son ancienne console qui ne lisait déjà plus grand chose. Bon, on ne parle plus de wagon à ce stade là, mais carrément de train. Avant d’avoir l’appel des nouveautés, d’épuiser la pile de jeux dont j’avais hérité, vous vous doutez bien qu’il s’est passé du temps. Pourtant, un jeu, dès sa sortie, m’a fait de l’oeil, me titillait sévèrement. A chaque fois que je tombais sur lui au détour d’une pub, d’un article, d’un trailer, j’en avais des suées, je me mettais à trembler, et un « il me le faut… » résonnait dans ma tête. Mais je tins bon plusieurs années, n’achetant par principe que des jeux d’occase à cette époque, refusant de courir après la nouveauté. Ce n’était pas par pingrerie, ni par réel manque de moyens (je ne roulais néanmoins pas sur l’or), mais simplement parce que je n’avais pas chopé le virus du jeu, le vrai, à cette époque, j’étais plus focalisé sur ma collection de vieilles cassettes de série B, voire Z (chacun son truc, ‘spa ?), et sur la musique.

Mais bon, à force de me narguer, God of War a fini par atterrir dans la collection Platinium, et j’étais arrivé à bout de patience. Ce jour là, au sortir d’une toute petite journée de sommeil, je me suis jeté sous la douche, dans un train, chez mon très regretté vendeur Game, et je suis reparti en sautillant joyeusement avec le jeu dans les pattes! Plusieurs années d’attente, de report, ça vous est souvent arrivé ? Si oui, vous pouvez imaginer à quel point j’étais tremblant en mettant le disque dans ma console… Et vous pouvez imaginer ma réaction quand celle-ci a tout bonnement refusé de le lire! Elle était capricieuse, en fin de vie, j’ai donc d’abord cru à un problème de lecture… Impossible de me souvenir s’il y avait un message d’erreur ou non, mais je suis (presque) certain que le ricanement que j’ai en mémoire, j’ai dû l’inventer, les insultes apparaissant à l’écran aussi, toujours est-il qu’au final, j’ai du me rendre à l’évidence : ma console était incapable de lire le jeu.

Dernier train avant la fermeture du magasin, pas de course, suée, arrivée en trombe, l’oeil torve, le nerf-de-boeuf caché dans la manche droite, le ticket de caisse et le jeu dans la main gauche. J’explique mon problème, et le vendeur, l’oeil humide de compassion, m’explique quelque chose dont je me souviens parfaitement : « blabla vieille blabla peut pas marcher blablablabla désolé, monsieur, désolé! » après une accolade virile, et m’avoir tendu un mouchoir pour sécher mes larmes, alors qu’il repartait sauver des gamers en péril, j’ai crié  » Ô, noble vendeur!! Vous reste-t-il des consoles à même de supporter la puissance de Kratos ?!! ». Après avoir marqué un temps de pause… Ouais, bon, vous voyez le topo, je suis reparti avec une Slim sous le bras, God of War collé à elle, et je suis allé attendre mon train.

De retour chez moi, pas jouasse du tout car j’avais brisé mon voeux de chasteté ludique, « ne jamais acheter autre chose que du matériel moisi qui provoque la risée des gens que je croise », inquiet car tout le trajet durant, je me suis demandé si le vendeur ne s’était pas simplement foutu de moi, j’effectuai les branchements nécessaires, la main particulièrement tremblante. Et là, comme un fait exprès (je jure que je n’invente pas, ça s’est passé comme ça, exactement comme ça!… à part l’accolade et l’appellation « noble vendeur »… Les larmes, elles, ont failli couler, mais sont resté coincées dans mes sils de biche et essuyées du revers de la manche avant qu’elles ne ruissellent dans ma barbe moyennement fournie), le DVD plante exactement au même moment, avec les mêmes bruits louches!! Je hurle, empoigne la console, me calme, réessaie, et là, une musique épique retentit dans dans ma chambre, et un chauve l’air on ne peut plus énervé apparaît à l’écran.

TOMAGIQUEGoWartOn confond souvent l’Epicurisme avec une pratique orgiaque consistant à se bâfrer et baiser tout ce qui bouge, de la voisine au chat errant malade qui gratte à votre porte. C’est cependant une fausse idée. Le précepte central d’Epicure était (je paraphrase) « il n’est rien de meilleur qu’une gorgée d’eau fraiche lorsque la soif nous tenaille ». Epicure était un ascète qui prônait la mesure, et le plaisir simple d’étancher sa soif. Et bien quand on a passé deux-trois ans à fantasmer sur un jeu, que le jour où vous vous décider à l’acheter il vous fait faux bond, que vous retournez en ville, que vous allez jusqu’à acheter une nouvelle console JUSTE POUR JOUER A CE JEU, je pense qu’on peut clairement assimiler ça à une putain de grosse soif!!! Du coup, le plaisir une fois je jeu lancé était à peine mesurable sur l’échelle de Richter tant les secousses de plaisir qui ébranlaient mon corps étaient violentes, un pur moment de magie, car tout ce que j’avais imaginé sur ce jeu était là, il était même mieux que ce que j’avais espéré, ce qui arrive extrêmement rarement dans une vie, surtout après avoir fantasmé aussi longtemps sur la bête.

La PS2 m’aura procuré de grands moments de pure magie vidéoludique, qui font pâlir la plupart des productions actuelles en comparaison. God of  War est sans conteste l’un d’eux, condensé de plaisir pur, la testostérone de 300 transposée dans un jeu. Et c’est là dessus que je vais vous laisser, en vous donnant rendez-vous dans sept jours, pas plus, pas moins.

Fort de son succès l’année précédente, à l’enthousiasme d’une personne et de son intérêt pour le jeu vidéo, Carine Barbotte nous a dévoilé son thème pour cinéma et jeux vidéo ou comment mélanger deux médias opposés mais dont l’un et l’autre s’inspirent mutuellement sans l’avouer. Comme pour l’année dernière LSR revient mais avec un avantage puisque nous ne sommes plus considérés comme visiteurs mais nous participons à l’expo et sommes traités comme des « VIP ». Explications plus bas les amis.

 

 

Come back

Une deuxième édition, on prend les mêmes et on recommence. Archéoptérix revient pour prêter ses consoles pour les besoins de l’exposition, Carine Barbotte toujours en charge du projet s’occupe de programmer l’exposition et notre Serpent national s’est occupé de rédiger la plupart des textes de l’exposition, une pression pour notre Serpent et une première pour notre groupe, Le Serpent fut chargé entre autre de maître de conférence c’est-à-dire qu’il prenait le micro soit pour annoncer qui intervenait, soit pour donner la parole aux gens du public qui posaient les questions. Cette année jeu et cinéma partagent l’affiche, l’expo est somme toute classique mais il est dommage que le cinéma ne soit pas plus à l’honneur. Le jeu vidéo, lui, est massivement présent avec ne serait-ce que les consoles et les goodies ; seuls quelques objets par rapport au cinéma sont exposés et bien sûr les affiches de Carine sont là pour nous démontrer les liens étroits entre les deux médias. Étaient présentes dans la collection d’ Archéoptérix la NES, la SNES, la Megadrive mais aussi des bornes d’arcades, ainsi que du next-gen comme la Xbox 360 (et peut-être une ou deux PS3) bien sûr  il y a des titres tirés du cinéma : ici vous avez Star Wars sur Nes et Star Wars Wars Kinect sur 360,vous avez Alien 3 : The Guns sur arcade, Goldeneye sur Nintendo 64. Très peu de titres en corrélation vu que Archéoptérix ne peut pas disposer de tout les titres, on retrouve du coup les indémodables Mario, Street Fighter, Duck Hunt et Pac-man.