Articles

Hotline Miami Entête

« This is It ! » Hotline Miami, petite bombe de 2012 sur PC arrive enfin sur la Playstation 3 et la Psvita. Reprenant l’esprit « C’était mieux avant » pour la forme et le Gameplay. Dennaton Games ont créé un univers délirant, psychotique et gore, un vrai simulateur de meurtre façon rétro pour un été qui s’annonce sombre (Dédicace à Nadine). Hotline Miami, hommage aux années 80 et à sa culture de l’Hyper-Violence et du gore, développé par une petite équipe composé de Jonatan Söderström et Dennis Wedin sous l’influence de la culture si regrettée des 80’s, des films de Nicolas Winding Refn’s (Drive en particulier) et beaucoup de LSD (Mais vraiment). Quand on lance le jeu, nous voilà plongés directement dans un univers complètement psyché, rien que le menu principal pose l’ambiance sur ce qui va se passer sur les 20 niveaux de cette nouvelle perle vidéoludique.

Pour le Malin plaisir des yeux et des oreilles

Hotline miami 01

Si Tonton Kubrick serait encore de ce monde, il aurait pondu un Orange Mécanique 2 en voyant ce screenshot.

Hotline Miami a la forme d’un jeu d’action typique de la Nes, jeu en 2D pixelisé, couleurs saturées et une vue de dessus le personnage. Vous commencez le jeu dans un taudis qui vous servira de didacticiel de 2 minutes top chrono. Le jeu est vraiment simple, facile d’accès et instinctif mais durant la vingtaine de niveaux qui composent le jeu, la difficulté reste assez ardue, sous la forme d’un Die & Retry nerveux et joyeusement gore. Durant certains niveaux par exemple, vous allez mourir un certains nombre de fois pour des micro-erreurs. C’est là la première réussite du jeu, loin d’un Super Meat Boy qui devient frustrant à la longue, HM énerve sur le coup mais on se prend complètement au jeu. Allez savoir pourquoi mais j’ai trouvé un côté addictif à ce jeu. Certes, si on vous présente le jeu avec ce seul paragraphe alors que vous n’êtes pas un grand fan de jeu indé (comprendre jeu établi avec un budget Lidl), vous vous demandez probablement pourquoi tant d’engouement pour un jeu de cette forme ? Je vous répondrai tout simplement que Hotline Miami est une réussite tant bien sur la forme que sur le fond. Que l’on adhère ou pas au style très fluo et coloré de l’ambiance de la côte Sud des Etats-Unis, il faut avouer que le style percute, loin des standards du marché actuel, l’intérêt d’un jeu indé certes, mais le niveau du trip visuel est très élevée, ce qui peut en dérouter plus d’un. D’un autre côté, et là où Dennaton Games frappe fort pour continuer, c’est au niveau de la bande son, musique électro minimaliste, on peut le dire, mais jouissive pour l’ouïe, combien de fois pendant ma partie ai-je mis le jeu en pause pour danser comme un crétin, j’en sais rien, j’ai arrêté de compter.

Hé mé çay 2 la mer2 ! C moche et en + çay pa un fps é les fps çay tro cool

Masque de Licorne + Voiture du Dr Brown=So Much Win !

Masque de Licorne + Voiture du Dr Brown = So Much Win !

Parlons peu, parlons bien, parlons jouabilité, fun et autres jouissances. Commençons par le gameplay qui est à l’image du jeu, plutôt minimaliste mais réussi, on prend plaisir à tuer à coups de pied ses adversaires (comme Ryan Gosling), à leur envoyer notre arme en pleine tronche, à les découper à l’arme blanche, à les trouer avec les armes à feu. Tuer un personnage virtuel, ce qui est devenu complètement anecdotique dans un « Call of Duty Whatever », devient jubilatoire dans un jeu au gabarit de HM, c’est tout simplement dingue. Avant chaque mission, Hotline Miami vous laisse le choix de vous vêtir avec un masque parmi une vingtaine à débloquer selon votre score établi au fur et à mesure du jeu, vous conférant certains avantages comme de ne pas mourir à la première balle reçue ou obtenir une vitesse accrue, ect. Particularité de la version Sony (PS3 et PS Vita en cross-buy), vous avez droit à un nouveau masque exclusif, comme vous l’a précisé notre seigneur ami Le Serpent dans une news antérieure. Le Masque de Russel, masque de taureau qui vous donne la possibilité de jouer le jeu en mode noir et blanc. Seuls le sang et les scores sont indiqués en couleurs, gadget certes mais sympathique. Une référence bien placée à Sin City ou La liste de Schindler, à qui aura le plus gros kiki en termes de culture cinématographique.

mirrors_edge_scafolding

Comme tout être vivant, un sprite se définit dans un cadre d’au moins deux dimensions: le temps et l’espace. Nous avions déjà évoqué dans ces colonnes le voyage dans le jeu vidéo, traitant ainsi des composantes sus-citées. L’une des parties était dédiée à la ville. Terrain de jeu à la fois accessible et riche, la cité a eu souvent son droit dans le jeu vidéo. On y a peur, on s’y bat, on s’y amuse, on s’y promène, on la façonne à notre image.

Terre de tous les dangers

gta4_01Le beat’em all doit ses lettres de noblesse à la rue. Lieu de vengeance et de malfaisance, elle a abrité les joutes sans règles de Double Dragon et Streets of Rage. Ici, la ville est sale, corrompue, mal fréquentée, le territoire du non-droit, et le joueur doit être le héros-nettoyeur. Pourtant, il n’en sera pas toujours de la sorte, puisque que la série des Grand Theft Auto permet de faire fi des règles sociales, du moins de les transgresser, dans le but de laisser libre cours à son envie de jouer sans limite dans un cadre pourtant policé. Quoi qu’il en soit, la ville devient le théâtre idéal de tragédies, d’histoires de violence et de vengeance. New-York enneigée sert de cadre à la déchéance de Max Payne, contrastant avec la noirceur du scénario mêlant des thèmes comme la drogue, la dépression et la perte d’un être cher. Lors de son exil au Brésil, l’asymétrie est créée par sa chemise à fleurs et le soleil auriverde. Petit à petit, l’envers du décor se dévoile, fait de machinations industrielles et de complots, comme peut le faire la saga Deus EX friande des conflits d’intérêt. Old Snake, quant à lui, doit composer avec une ville du Moyen-Orient en ruines et en proie à un conflit armé. Mais même au temps de sa splendeur, un assassin chauve (Hitman), masqué (Dishonored) ou capuchonné (Assassin’s Creed) peut s’y promener et sévir.