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God of War [PAL-S] [SCES-53133]

Je n’aime pas trop commencer par des platitude généraliste du type « Il est des jeux qui changent de façon drastique et définitive le paysage vidéoludique ». Ca sonne creux, scolaire à tendance réflexion écrite en cours de français pour classe de quatrième. Pourtant, j’y peux rien, God of War fait partie de ces jeux qui changent la donne définitivement, qui forcent le positionnement des successeurs, et qui continuent aujourd’hui à faire autorité. Les clones envahissent le marché, mais finalement, même sur la génération actuelle de console, personne n’a réussi à égaler l’opus originel. Si par le plus grand des hasard vous aviez oublié cet épisode majeur de la playhistoire (alors oui, je sais, c’est un terme de Florent Gorges, mais j’en ai marre de me retenir de l’utiliser tellement il est souple et à propos, alors voilà, je le lui pique sans vergogne et sans le lui dire, na! Ca lui apprendra à avoir des bonnes idées, non mais!), voici une piqûre de rappel, histoire de nous replonger dans une des raisons qui fait que la PS2 se doit d’être toujours à portée de main chez tout gamer qui se respecte.

Love on the Beat

Les traînées laissées par les Lames du Chaos lors des combos en disent long sur la force de l'impact de ces joujous...

Les traînées laissées par les Lames du Chaos lors des combos en disent long sur la force de l’impact de ces joujous…

God of War est un jeu entre rupture est tradition. Rupture car, comme pour le VS fighting avant lui, le beat’em up s’était complexifié, était devenu plus technique, basé sur des enchaînements millimétrés comme dans le jouissif et difficile Devil May Cry. Il fallait commencer par dompter la bête, assimiler ses arcanes si l’on voulait prendre du plaisir à jouer (et accessoirement passer le second niveau). C’est dans ce contexte que débarque God of War et met tout le monde à genoux avec son gameplay qui renoue avec l’intuition, le viscéral, l’instinct du joueur. On n’apprend pas à maîtriser ce jeu dans la douleur mais au contraire dans un débordement de furie jubilatoire, une explosion de jouissance, un tourbillon de violence! Si, dans un premier temps, le joueur fait mumuse un peu au hasard -malgré le mini tutoriel permettant de goûter aux bases parfaitement claire du jeu-, avec les deux boutons traditionnels coup faible/coup puissant -habilement recentrés ici autour certes de la puissance des coups, mais aussi et surtout de leur portée, grâce à la création des armes les plus badass du jeu vidéo, les Lames Du Chaos- plus la chope et la parade, les réflexes de jeu s’imposent vite comme des évidences, chaque combo est le prolongement d’une intention du joueur et ce dernier finit par faire corps avec le joypad, aboutissant immanquablement au résultat escompté. Pourtant pas de simplification ou de casualisation, les mouvements sont riches, les combos nombreux et complexes. Simplement, l’équipe des studios Santa Monica a su trouver cet équilibre fragile entre une dimension permissive qui donne au joueur ce sentiment de puissance dès les premiers tapotements de touches, et la finesse d’un gameplay riche, toujours axé sur ce même feeling wagnérien. On commence fort, on termine le kiki tout dur dans une flaque de sueur en train de ricaner, l’oeil exorbité, en train de massacrer à grands tours de Lames du Chaos les ennemis à l’écran. Tout est pensé pour que le joueur s’en prenne plein la face : la façon d’ouvrir les portes, le dosage des vibrations de la manette, les sons et les ralentissements pendant les combos, la multitude de finish moves tous plus brutaux les uns que les autres. God of War est une orgie des sens.

Cerbères, cyclopes, hydres, minotaures, dieux grecs : le bestiaire de God of War est plongé dans les mythes et légendes.

Cerbères, cyclopes, hydres, minotaures, dieux grecs : le bestiaire de God of War est plongé dans les mythes et légendes.

God of War évite l’écueil dans lequel avait sombré le VS Fighting, ne s’adressant plus qu’à des joueurs uberspécialisés, et rompt dans la foulée avec les impératifs de complexification au détriment de l’intuition auquel le genre semblait être destiné à se soumettre. Mais toute la jouissance que le titre propose, cet orgasme immédiat, viscéral renoue avec une époque reculée, celle de l’arcade, du jeu de café, la grande époque des beat’em up de Capcom ou Irem. On retrouve le maniement instinctif, simple, l’abondance d’ennemis à massacrer, le sentiment de puissance mis en avant véhiculé par des titres comme Undercover Cops, Punisher ou Captain Commando, entre nombreux autres, l’orgasme du run & gun, le plaisir orgiaque du beat’em up, bref, les sensations Arcade par excellence.

Mais la connexion avec les racines du genre ne s’arrête pas là. En effet, si dans le beat’em up de l’époque, le contexte est souvent post apocalyptique ou urbain, on retrouve néanmoins de nombreux titres comme par exemple Knights of the Round, qui flirtent avec les mythes et légendes, élément prépondérant dans God of War. Renouer avec les arcanes du genre tout en réussissant à le renouveler et le magnifier, voici la prouesse qu’accomplit l’équipe de développement de Santa Monica en offrant cette bombe vidéoludique à un public qui n’était en rien préparé à ce déferlement d’excellence et de violence. Mais si les mécaniques de jeu sont un des facteurs prépondérant dans la réussite qu’est God of War, il ne faut pas négliger le poids de son ambiance baignant dans l’epicness absolue dans la balance du succès. Car les créateurs nous offrent non seulement une prouesse vidéoludique, mais aussi une histoire tragique, ainsi qu’un des héros les plus charismatiques de la playhistoire : le Fantôme de Sparte, le Fléau des Dieux, le grand Kratos !

GOW Collection

Pour ce Temps Modernes je vais m’adresser directement aux développeurs et éditeurs qui ont la charge de grandes licences qui ont fait la renommée du jeu vidéo. STOP ! Il faut arrêter de prendre les gamers pour des pigeons ou des puceaux qui se font acheter leurs jeux par des parents qui n’y comprennent rien ! Ce temps là est révolu, le gamer est un joueur réfléchi qui cherche toujours la pépite qui va lui procurer du plaisir et un renouveau ludique ; or, depuis 2010 il n’y a plus rien de valable sur nos consoles! On peut nommer les récents Batman Arkham Origins et God of War : Ascension qui sont des jeux sans âme et qui ne proposent rien de nouveau. Sur le fond, l’idée n’est pas mauvaise mais la finalité est mauvaise  parce qu’on veut tirer un maximum de bénéfices et pour ça ils nous envoient des artifices de ouf (beaux graphismes, armes, moments épiques, musiques) mais on se lasse vite au final et on ne se laisse plus duper. Ça c’est un moyen de faire du pognon sur le dos des fans crédules mais il existe un protocole apparu il y’a un petit moment : La réédition HD. Alors ça c’est le summum de l’arnaque, y’a pas plus cupide comme technique de vente, en gros vous avez joué à un jeu sur PS2 on vous le ressort 6 ans plus tard sur PS3 soit disant avec des graphismes améliorés et une expérience différente LOL!!!  Nombreuses licences sont tombés dans ce piège occultant le fan fidèle de la saga et le pire c’est qu’ils nous revendent leurs jeux entre 20 et 30 euros en moyenne on est ou là ? Là c’est trop je ne puis me taire davantage c’est  partit en mode Dieu de la Guerre.

 

God Of War en bref

 

L'épisode 3 l'apogée de la saga

L’épisode 3 l’apogée de la saga.

Mythique saga qui a écrit sa Génèse le 22 juin 2005 en France avec le 1er opus, on découvre Kratos gaulé comme un (Yannou) dieu se voit chargé de détruire Ares le dieu de la guerre par ses confrères de l’Olympe, pas facile de devoir détruire un dieu quand on est un homme ; pour cela notre héros devra trouver la boîte de Pandore, le seul artefact qui peut tuer un dieu. Kratos part en quête de cette boîte, une aventure semée d’embûches et d’ennemis de la mythologie. Combats épiques, musiques fracassantes, ambiance digne d’un film ricain, tout est là pour nous faire vibrer, et que dire de cette histoire tragique du guerrier Grecque qui cherche à se débarrasser de son passé horrible ; plus les opus s’enchaînent, plus on prend plaisir à suivre la rage et le désir de destruction de Kratos envers les dieux, l’opus 2 fut une magistrale claque mais le 3 reste incontestablement un séisme d’une puissance remarquable, un des jeux les plus marquants de la PS3 et de l’année 2010 épique à souhait, musiques qui donne le rythme et le ton, gameplay puissant et nerveux, graphismes merveilleux, histoire apocalyptique, QTE vifs et percutants et j’en passe sur les qualificatifs qui ne manquent pas pour cet opus, mais une choses est sur c’est que GOW prend une envolée et un avenir radieux. Ajoutez à cela deux opus sur PSP de très bonne qualité. 2013 : Ascension, magnifiquement mis en scène graphismes somptueux brutalité de Kratos toujours présente bref ça commence très bien… sauf que l’histoire est fade sans intérêt  on trouve des pouvoirs trop rapidement on améliore ses armes au maximum trop facilement et puis ce jeu est sans âme comparativement à GOW 3. Ce sentiment est dur à expliquer mais une chose est sure, c’est que ça se ressent. Là je me dis ils font opus 3 ans après la sortie du grand frère, y’a anguille sous roche, ils n’étaient pas obligés de le faire car concrètement l’histoire ne sert à rien et n’apporte aucune indication de plus et puis elle est tellement légère…. Je me suis dis, ils font cet épisode pour le fric puisque  le prochain GOW (annoncé le 02 juin 2014) ne verra pas le jour d’Helios avant un bon moment donc pour faire patienter les fans, ils nous ont pondus cette chiasse de jeu parce qu’ils avaient surement peur de plus avoir de sousous et peur de plus être dans la course. Mais ce qu’ils ont pas compris c’est qu’il y’a pas que GOW, on peut toujours développer des softs très intéressants autre que la saga, mais non apparemment ils veulent nous verser du  Kratos à outrance jusqu’a en vomir et si j’ai été déçu de Ascension, on peut toujours pardonner. Jusqu’à ce jour du 8 mai 2014.

 

Les faux pas

Rien de neuf mis à part les interactions tactiles visibles de l'écran, décevant

Rien de neuf mis à part les interactions tactiles visibles de l’écran, décevant.

God of War Collection n’est pas le seul faux pas de la saga 1 mois et 11 jours après la sortie de GOW 3 le premier volume de Collection sort le 28 avril 2010 c’est en fait les les deux premiers jeux  sortit sur PS2 compilés pour la PS3 un jeu où les graphismes sont HD et où il y a en plus des trophées WAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH excusez nous du peu mais je me sens vraiment comme un fou et bien sûr vous achetez ça entre 20 et 30 euros alors que 2 euros à l’achat suffirait amplement pour ce que nous propose le jeu ou tient mieux encore la PS2 et les deux jeux originaux serait une meilleure alternative. Non mais sérieux faut arrêter de nous prendre pour des portefeuilles sur pattes. Le 8 mai 2014 : Le second faux pas avec cette version cités plus haut adaptés sur PS Vita….. POURQUOI ?!! A QUOI CA SERT ? A fleurir le pauvre catalogue de cette dernière ? Cette adaptation est inutile sur cette console  à quoi bon en faire une. Elle n’amène rien de beau ni de neuf puisque le comble c’est qu’aucune amélioration (allez je ment elle est légère juste un changement de luminosité) graphique n’est à noter comme si vous jouiez aux versions d’origine, de plus les cinématiques de GOW 1 sont horribles à un point qu’on dirait une vidéo en mauvaise qualité d’un Youtubeur en herbe  la version première était bien mieux. Vu que les éditeurs se targuent de l’ajout de trophées comme fer de lance dans leurs éditions HD, ces derniers ne répondent pas quand vous faites une action qui nécessite justement un trophée je pense qu’une grosse mis à jour s’impose et rapidement. Mis à part les interactivités tactiles pour quelques pouvoirs ou interactions (plus ou moins bien employées) rien n’est apporté ici pour améliorer les softs d’origine et tout ça pourquoi ? Le profit pardi. Les mêmes problèmes de son que les versions d’origine non corrigés, les lacunes de gameplay  non corrigées. De plus ce jeu sollicite beaucoup les boutons pour les QTE et autres actions, l’ergonomie de la console ne s’y prêtant pas, aussi il n’est pas rare de louper une action ou d’avoir des crampes aux pouces tellement ce jeu vous sollicite au niveau des boutons. Ce n’est pas le grand problème, le grand problème c’est qu’on nous vend ceci en magasin avec aucune améliorations et ça c’est intolérable soit on se consacre à un produit unique de qualité sur Vita soit on fait rien. Rien à dire de plus sur cette version, pourtant j’adore cette saga j’ai pris plaisir à y jouer même sur Ascension (qui reste pour moi une déception) mais ça me fait bien gerber quand je vois des softs sortis respectivement sur PS2 et PS3, cette version là est carrément inutile.

A retenir

N’achetez pas un tel produit il ne ferait que motiver les éditeurs véreux de ressortir leur classiques d’antan. Il en va de même pour les autres produits, le lissage graphique c’est que du blabla pour vous inciter à acheter un produit même pas travaillé et qui n’a rien coûté et on ose vous le vendre à des prix soit disant imbattable ! Une vraie réédition HD à mon sens devrait être une version améliorée graphiquement, corriger les lacunes qui sont connues et proposer une vrai expérience par rapport à l’original, oui ça demande du travail et cela a coût mais si on se lance dans cette industrie et quand on développe on le fait par passion et amour du jeu quoi qu’aujourd’hui tout semble se perdre. Soyez en sûr je ferai la guerre à ces éditions HD, si vous me lisez et que vous possédez une Vita ce n’est qu’une perte de temps et d’argent jouez aux vraies éditions.

Informations sur le jeu

Plateformes : PS Vita – PS3

Genre : Action-Aventure

Développeurs : BluePoint Games

Éditeur : Sony

Date de sortie : 08 Mai 2014

 Yannou