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À l’heure de la sortie de The Messenger, véritable hommage aux jeux d’action 8 bits, et à l’occasion de ce mois spécial Japon sur LSR, intéressons-nous aux origines des ninjas avec notamment leurs apparitions sur Master System. Une époque chérie, faite évidemment de Shinobi, mais pas seulement. Opération… Ninja!

Ninja originel

Avant de débarquer sur Master System en 1986, The Ninja était Sega Ninja, jeu d’arcade sorti l’année précédente et mettant le joueur aux commandes de la Princesse Kurumi, femme ninja qui doit éliminer ses adversaires avec shurikens et couteaux dans un run and gun vertical. Le titre a donc avant tout un skin de shoot et c’est avec ce paradigme qu’il sera adapté sur la console 8 bits de Sega. L’héroïne devient héros, s’appelle désormais Kazamaru, et doit régler son compte à Gyokuro, qui sème le chaos dans la région tout en ayant eu l’outrecuidance de kidnapper la princesse du coin… L’enfoiré. Et c’est parti pour une excursion dans le Japon de l’ère Edo (ici, il n’est pas question d’être contemporain et bien urbain comme dans Shinobi ou Ninja Gaiden), à viser et à tirer sur les sbires du sombre félon.

The Ninja est un jeu généreux et réussi historiquement parlant en termes de décors, de folklore et de compositions musicales. Il est surtout plutôt plaisant à jouer. Il reprend la construction verticale de Sega Ninja, tout en incorporant ça et là, sur les treize niveaux qui le traversent, quelques passages en scrolling horizontal ou diagonal. La maniabilité est le point fort du titre, Kazamaru se déplaçant rapidement dans les huit directions, tout en ayant la possibilité de disparaître un court instant (par une pression simultanée des deux boutons) pour éviter les projectiles adverses. Le mob lambda a ses atouts et les fait valoir, venant agacer le héros tout en prenant soin de battre en retraite. Les boss possèdent quant à eux des patterns moins élaborés.

Et il faudra bien du courage à Kazamaru parce qu’aucune erreur ne lui est permise, sous peine de mourir. The Ninja est un soft qui a peut-être vieilli visuellement, mais il est aussi un témoin assumé de son époque, faite de challenge sans concession. Pour s’aider, le joueur devra récolter les rares rouleaux de couleur qui lui donneront accès pour certains (bleus, rouges) à des améliorations d’équipements et de vitesse de déplacement, pour d’autres (verts) carrément au dernier niveau! On n’a rien sans rien et The Ninja s’avère être un jeu plutôt gratifiant, basé sur l’apprentissage d’une rythmique bien particulière, celle de son genre: le run and gun.

Dans la famille Shinobi, je demande le père

Mais bien évidemment, quand on dit ninja sur Master System, le premier auquel on pense, c’est Shinobi, licence phare des années 80 chez Sega. Le jeu a marqué aussi l’arcade et est un must du genre, proposant de l’action 2D plateforme à plusieurs plans horizontaux, où il faudra aussi bien manier du shuriken, du couteau que du sabre ou du nunchaku, voire de la magie dévastatrice. Avec son armement évolutif, le célèbre Joe Musashi voguera à travers villes, ports, bases et palais. On n’oublie évidemment pas les célèbres boss, ni les bonus stage aux allures de tir au pigeon où il faudra être à la fois rapide et vigilant face aux ninjas qui vont accourir de la droite et de la gauche. Un petit défi dans le grand, qui a tout de même le mérite de ne pas être trop punitif.

Sorti en 1987 sur Master System, Shinobi ne va pas en rester là avec la console de Sega. The Cyber Shinobi, en 1990, reprend les grandes lignes du gameplay du père fondateur, mais va imposer au joueur d’éliminer un certain nombre d‘ennemis avant de pouvoir progresser. Destiné seulement au Canada, à l’Europe, à l’Australie et au Brésil, à une période où la console était en fin de vie, le soft projette l’histoire de Shinobi dans le vingt-et-unième siècle. Et même s’il ajoute des sorts et des jauges, The Cyber Shinobi se révèle bien moins mémorable que son modèle, la faute notamment à une durée de vie courte et une difficulté trop faible. Bref, un jeu qui n’a pas transcendé les foules.

Shadow Dancer, l’année suivante, s’en tire un peu mieux même s’il ne se révèle pas à la hauteur des attentes et des promesses que sa réalisation, faite de sprites bien gros, de voix digitalisées, et de décors hauts en couleurs, pouvait faire naître. Adaptation du soft arcade original (contrairement à l’opus Mega Drive qui a implémenté beaucoup de différences pour devenir un titre avec une identité propre), il fait néanmoins moins de place au chien-loup Hayate, pourtant signature du hit, et va jusqu’à zapper certains niveaux. Surtout, la difficulté est bien mal dosée et plombe l’expérience.

Finalement, c’est du côté du magnifique et inoubliable Alex Kidd in Shinobi World, paru en 1990, qu’il faut chercher le meilleur héritage des aventures de Joe Musashi sur Master System. Un cross-over entre deux licences emblématiques de Sega qui sait retenir le meilleur de ses modèles, aussi bien d’un point de vue ludique que graphique, pour créer un jeu au charme énorme. Difficile de dire si l’on joue plus à Alex Kidd ou à un Shinobi… En fait, son titre a peut-être raison: on joue à un Alex Kidd dans l’univers de Shinobi. Volontiers parodique, plein d’auto-dérision et globalement très maîtrisé, le soft est de ceux qui définissent le mieux l’esprit Sega. Ici, il est question, classiquement, de sauver la meuf d’Alex, bien évidemment enlevée par un sombre ninja du nom de Hanzo.

L’histoire suit le même découpage que Shinobi, avec des mondes de trois niveaux suivis d’un combat de boss, et le gameplay reprend évidemment la panoplie du parfait petit Joe Musashi. Il en moque aussi un peu le design et les codes, pour un résultat des plus amusants. C’est toujours coloré, mignon, riche, généreux, mais aussi totalement dans l’esprit ninja. Alex Kidd in Shinobi World réussit le pari d’être à la fois à la hauteur de Miracle World et du modèle qu’il singe (hum, hum). Tout simplement l’un des meilleurs jeux de la Master System.

Ninja dégaine

On est en 1992 et Shadow Warriors, aka Ninja Gaiden, avait déjà ravi les possesseurs de NES depuis décembre 1988 au Japon, et août 1991 en France – et avait même déjà connu deux suites, le deuxième opus étant le seul à venir dans nos contrées, en 1994 seulement. Le titre de Tecmo gagne enfin la Master System, exclusivement en Europe, en Australie et au Brésil, et après un passage sur la Game Gear (un opus Mega Drive a aussi été développé, mais n’est jamais sorti)… Qu’à cela ne tienne, le jeu est très bon, bien plus rapide qu’un Shinobi, reprenant le canevas de la version NES pour offrir un gameplay action/plateforme nerveux et précis. Ryu Hayabusa doit récupérer le rouleau Shinobido que l’infâme Shogun Sombre a volé dans son village pendant qu’il était parti chercher l’Amérique.

Le point de départ d’une histoire de vengeance et d’honneur à rétablir, qui se pare de petites cutscenes sympas, et longue de huit grands niveaux qui varient entre forêts, ruines et villes. Le gameplay est en grande partie basé sur l’ascension, par des échelles ou des rebonds sur les murs. Contrairement à Shinobi, il n’est pas question ici de plans horizontaux clairement indépendants, mais d’une orientation spatiale sur tout l’écran. Ryu pourra évidemment utiliser son arme première, un katana, mais aussi des shurikens, des bombes, des couteaux qui partent dans quatre directions… Tout l’arsenal répond présent.

Et un peu à l’instar de son homologue Joe Musashi dans Shinobi, notre ninja peut avoir des attaques qui éliminent tous les ennemis à l’écran, accessibles en mode désespéré et qui coûtent en plus un quart de sa vie… La qualité du soft est indéniable, même si elle est un peu minée par des compositions musicales un peu trop redondantes. Ninja Gaiden est un excellent représentant de la Master System, plutôt joli, et qui donne envie autant pour les acrobaties de Ryu que pour son foulard volant au vent!

À retenir

Le ninja sur Master System aura donc visité plusieurs époques et plusieurs types de gameplays, même s’il a une petite préférence pour le vingtième siècle et l’action/plateforme. Si tous les titres mettant en scène les adeptes du ninjutsu ne sont pas des classiques, on retiendra déjà évidemment les faits d’armes de Joe Musashi et Ryu Hayabusa. Avec le recul, on se rend compte également qu’il ne s’agit pratiquement que d’adaptations d’autres jeux. Quoique, on peut considérer Alex Kidd in Shinobi World comme une exception notable, pour le merveilleux résultat que l’on sait.

L'écran d'accueil du jeu

Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans… Amis gamers du passé du présent et du futur je vous salue. Je vous propose aujourd’hui de (re)découvrir avec moi un temps qui est maintenant révolu mais qui a marqué la jeunesse de nombre d’entre nous, je veux parler du temps pas si lointain où nous n’avions pas tous la chance de posséder une console de salon et nous nous vengions de cette injustice en allant transpirer des mains sur des manches finis par une boule en s’excitant sur des boutons d’un diamètre avoisinant celui d’une pièce de deux euros. Et des pièces il en fallait pour squatter la salle d’arcade ; des blanches de cinq francs et des cuivrés de dix pour ceux qui étaient vernis… Nous sommes en 1987, Les Bangles scandent « walk like an egyptian » à la radio, et marchant comme les égyptiens, les jeux de plateforme/action à scrolling horizontaux ont le vent en poupe, dans les salles d’arcade ; à cette époque c’est le règne quasiment sans partage (en terme de rentabilité pas de disponibilité) de SEGA… Out Run nous permet de conduire une ferrari décapotable accompagné d’une blonde, afterburner nous met dans la peau de Maverick aux commandes de son avion de chasse et Hang on quant à lui nous invite à conduire une véritable moto de course… Personnellement je suis plus grand que la moyenne et les jeux avec cockpits me semblent trop petits… Je me dirige donc vers les machines de formats classiques et là je remarque deux yeux qui roulent… dans une cagoule…

C’est parti !

Ken oh, le boss du premier niveau

C’est parti je glisse ma pièce dans la fente et me voila dans la peau de Joe Musashi lanceur de shuriken invétéré… Concernant le jeu ce qui frappe tout de suite c’est la bonne réalisation et l’utilisation optimale de la carte de la bécane, c’est rapide fluide les couleurs ne sont pas trop criardes, bref on se régale, de nombreuses voix sont digitalisées et le fameux « Mission one » ou bien encore le « Welcome to bonus stage » résonnent encore dans ma tête, mieux lorsqu’on utilise la magie, notre ninja scande une sorte de cri « waliaaaa! » En ce qui concerne le jeu en lui même, trois boutons à utiliser, sauter, jeter des shurikens/frapper et utiliser la magie. Les ennemis sont nombreux et plutôt variés et les paterns qu’ils utilisent sont basiques mais combinés les uns aux autres très efficaces. (le patern d’un ennemi est en quelque sorte une ébauche d’ia de l’époque mais qui est basé sur une répétition des mêmes actions sans être impactée par le comportement du joueur). Les niveaux sont de plus en plus ardus et les boss également.

Welcome to the bonus stage !

Welcome to bonus Stage!

Welcome to the bonus stage !

Lors de votre progressions vous avez la possibilité de libérer des otages ninjas qui vous feront augmenter votre score et même apporterons une amélioration à vos shurikens les transformant en balles de pistolet bien plus puissantes. Entre chaque stage vous avez un bonus stage ou un peu à la manière d’un fps vous devez dégommer des ninjas qui descendent de trois plans différents. Et si vous faites un perfect une vie bonus… Il est à noter que les gamers les plus skillés (ceux qui veulent inscrire leurs noms en haut du top) utilisent la capacité de Joe à tuer ses ennemis sans shuriken en se trouvant presque au contact avec eux, en effet lorsque vous vous trouvez à proximité immédiate d’un ennemi et que vous appuyez sur la touche de tir, Joe balance un coup de pied, un coup de poing ou sort son sabre, celà rapporte plus de points que de tuer un ennemi grâce aux shurikens.