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En 1996, jaillissaient des chiens en brisant au passage des vitres, et l’horreur dans le jeu vidéo ne fut plus jamais la même. Plus de 40 millions d’exemplaires écoulés pour de multiples adaptations et de nombreuses suites et dérivés d’une série qui a malheureusement perdu de son essence ces dernières années. L’élément principal, la tension née de la peur, est la clef du succès de l’épisode pionnier imaginé par Shinji Mikami. Nous ne nous y étions pas trompés avec notre semaine spéciale consacrée à cette série: après Alone in the Dark, et dans un registre différent de Silent Hill, Resident Evil est un tout simplement un mythe du survival horror, entre ville de Raccoon City paisible en apparence et d’autant plus effrayante, et cette société Umbrella capable des plus grandes atrocités.

Si vous êtes un inconditionnel de la saga résident evil, vous vous souvenez surement que Shinji Mikami avait décidé de reprendre le développement de cette suite depuis le début, insatisfait de la qualité du titre. En même temps, la quasi-totalité de  l’équipe avait été débauché pour aller bosse chez Squaresoft, sur un certain Parasite eve II. Et si les éditeurs ont souvent des raisons de vouloir annuler leurs jeux, cela ne convient pas toujours aux joueurs les plus passionnés de toujours se demander si un tel projet n’aurait pas pu voir le jour, et qui sait, être de bonne facture… A ce jeu là, le webmaster de Playstation Museum est sans pitié. Il affirme qu’il n’existe pas de ROM de Resident Evil 1.5. Pour contenter les fans cependant, il a publié une vidéo promotionnelle, ce ce fameux Resident evil qui n’a pas vu le jour. Je vous laisse donc en compagnie d’une vidéo longue de 10 minutes, et qui en montre, finalement, que trop peu…

FANS-R~1MAJ : Elsa Walker, vous ne la connaissez pas. Mais elle, elle vous connait. Cette jeune étudiante aurait du être l’héroïne de Resident Evil 2, mais ce ne fut pas le cas. Un personnage oublié remplacée par Claire Redfield en cours de développement. Mais la justice du monde vidéoludique à enfin rendu son verdict, grâce au travail de développeurs passionnés (et fous forcement) qui ont retrouvé une version achevée à 60% et l’ont restaurée pour la proposer dans une version jouable.  Un projet dingue que, malgré de nombreux bugs (le soft n’est pas encore fini) souligne la volonté des joueurs de connaitre un petit peu plus la mythologie de Resident Evil. Les développeurs nous propose un making of de leur jeu, je vous laisse donc en profiter. Comme quoi… Il existait bien une ROM…


Rejeton d’une des plus grandes sagas que le jeu vidéo ai pu mettre à bas, Resident Evil 4 étonne. Endossé du rôle de relancer un genre qu’il a lui-même quasiment crée, en solitaire, et suite à un des développements les plus célèbrement chaotiques qui soit, ce Resident est-il à la hauteur de ses ambitions ? 

Un nouveau concept

Les ennemis voudront vous saisir, Léon à heureusement des actions contextuelles qui lui permettent de se libérer.

Après le très intéressant mais classique (poussièreux) Code Veronica sur Dreamcast, Capcom a décidé de se lancer dans une autre version du survival horror orienté plus action. Ce qui frappe d’entrée hormis le contexte, c’est cette caméra à l’épaule qui, il faut dire en a surpris plus d’un. Ça rend certes le jeu plus fluide, mais du coup la saga perd en mise-en-scène en en dimension cinématographique. Plus acteur, moins spectateur en somme ! Du coup on se retrouve plus dans un jeu d’action flippant qu’un pur survival tant les codes chers au genre sont ici gommés. Un changement d’orientation qui peut décevoir comme plaire. Plus de zombies, plus de rubans encreurs, plus de coffres… On a bien du mal à retrouver le charme  »roots » de ses grands frères, tan pis pour la touche vintage, La saga et ses codes ont donc été passés au Kärcher de la remise en question. A l’issu de ça on obtient enfin un Resident Evil maniable. P’tain un Resident Evil jouable quoi ! Aux chers écrans 2D tout de bitmap vêtus, le modernisme de ce RE4 préfère de vaste environnements semi-ouverts (pour la plupart) avec quelques scripts et cutscenes.La mise en scène claque mais sait rester ce qu’il faut de subtil, allant même jusqu’à nous proposer des quick time events à une époque où ça ne nous filait pas encore la nausée. On retrouve Léon S. Kennedy plus en forme que jamais depuis Resident 2, agent spécial envoyé sauver la fille du Président, détenue dans un sombre village espagnol. Plus qu’une simple mission c’est un véritable Voyage au Bout de la Nuit le blondinet entreprend. Son long (une vingtaine d’heures !) périple lui fera vivre des scènes fortes par camions entiers. Oui,  s’il y avait une seule chose à retenir de ce RE4, c’est cette capacité insolente à nous proposer des scènes cultes toutes les dix minutes. Nourri d’un patrimoine de dix ans de jeux d’action-aventure 3D et de la horror touch mikamienne, ce Resident Evil nous fait un pot-pourri qui transcende le genre de l’action et lui apporte même quelques des idées assez géniales

 

Ce ne sont pas des zombies….

Il est plus grand et moche que dangereux, les boss ne sont pas des durs à cuire dans ce jeu.

La fille du président, Ashley a donc été enlevée par une secte : Los Illuminados. Il y a peu, on a retrouvé sa trace au fin fond d’un village Espagnol bizarrement brumeux. Bizarre. Notre héros se lance à corps perdu dans un village abrité par une population étrangement hostile (qu’on découvrira infectée par un parasite qui prend le contrôle de l’hôte). Notre but est de retrouver la petite Ashley et de se tirer de là mais si seulement si ça pouvait être aussi simple… Le scénario nous tiendra en haleine, entre personnages cultes de la saga plus en forme que jamais, faisant de ce Resident Evil un épisode des plus long (et étonnamment dense surtout !). Chose rare dans le genre de l’action, ce jeu a un gameplay relativement subtil. La gestion de l’inventaire et de l’argent qu’on ramasse est assez stricte pour nous faire faire des choix et économiser nos munitions, vraiment précieuses. Ici pas de viseurs de la mort qui crèvent le HUD, c’est un des premiers jeux où la visée se fait via viseur laser, donnant une identité folle au jeu et un côté mal assuré à la visée qui colle parfaitement avec la dimension horror de l’univers. Dans le même sens, pas de possibilité de courir et de viser en même temps. Cette fonctionnalité, qui a littéralement détruit Resident Evil 5 (car pas adapté), est ici vraiment cohérente avec le game design de ce quatrième volet. Une localisation des dégâts a été intégrée au jeu, et vachement bien exploitée, rendant les phases de shoot très intéressantes. Si par exemple une armada de cinglés vous foncent dessus un simple tir de pompe dans les gambettes les font tomber comme des quilles, de même qu’un tir dans la tête leur explose le crâne (on verra vite que c’est pas forcément la meilleur solution), ou encore les tirs dans les bras stoppent leur avancée, nous permettant un reconditionnement tactique. Pendant votre périple vous croiserez un marchand vendeur d’armes et d’objets, qui rachète aussi les pierres et divers artefacts que vous trouverez cachés en chemin. Avec l’argent obtenu, on achètera des munitions, des armes, des sprays, ou même on pourra upgrader nos armes pour les rendre vraiment diaboliques. Ce système de marchandage donne une nouvelle dimension à la saga mais rend le jeu un peu plus facile car vous trouverez trop souvent de l’argent, des artefacts pour amasser de la Peseta et ainsi progresser. Bien sûr quand je parle de facilité je ne parle pas des combats ou autres énigmes, c’est juste le fait de se procurer des munitions et sprays en quantité qui le rend ainsi. Autrefois se procurer des sprays relevait du miracle et quand on en possédait un on le gardait jusqu’à la fin du jeu pour pouvoir l’utiliser contre le boss de fin.

Il paraît que c’est la semaine consacrée à Resident Evil. Honnêtement, je ne vais pas vous mentir, je ne connais que très mal la série. Certains souvenirs évoquent de très bonnes heures passées une manette GameCube entre les mimines devant Resident Evil 4. Mais nombreux me diront qu’il s’agit peut-être de la fin de l’ère véritablement horrifique de la série. Un débat qui persiste encore aujourd’hui avec la sortie de Resident Evil 6, par ailleurs.

Crescent Debris

Je ne vais pas me lancer dans la critique des émotions suscitées par la saga initiée par Shinji Mikami, ce n’est pas mon travail et les rédacteurs du site le feront bien mieux que moi, néanmoins, je dois vous avouer qu’il n’est pas difficile de trouver l’inspiration dans la direction artistique des Resident Evil.

Blue Vixen

Si les créatures que l’on peut croiser au détour d’un manoir ou d’un commissariat ne font pas spécialement rêver, bien au contraire, on peut en revanche retenir les nombreux personnages qui animent l’histoire visiblement quelque peu bordélique de l’univers.

Kofab

Que ce soit la fratrie Redfield, la pulpeuse Jill Valentine, le machiavélique Wesker, l’intrépide Leon S. Kennedy, sans oublier ces terribles mutants aux postures plus effrayantes les unes que les autres, aux déformations plus angoissantes les unes que les autres, aux comportements de plus en plus menaçants, tous semblent avoir marqué ceux qui sont devenus amateurs de la série. D’ailleurs, je me souviendrai toujours des Iron Maiden, horreurs aveugles qui vous percent de lames qui s’arrachent de leur peau. Horrible et stressant, qui plus est.

Nicholas Ashford

 Sirocco

Haaaaaaaaaaa !!! Qu’il est bon d’entendre ce titre, celui qui à su redonner ses lettres de noblesse au genre du Survival Horror  perdu depuis Alone in the dark en 1992. Cet épisode marquera bon nombre de joueurs, fort de son succès il en découlera 5 suites très honorables chez Sony et quelques spin-off (Outbreak, Survivor, Dead Aim) des remake sur Gamecube et des nouveautés (Resident Evil 0), des adaptations sur DS et des films qui font honte à la saga. Pour vous nous allons ensemble décortiquer le seigneur du Survival Horror.

In the darkness

Un des moments les plus culte du survival horror.

Tout commence lorsque l’équipe Alpha perd le contact radio avec l’équipe Bravo du STARS. Parti à sa recherche dans la forêt des environs de Racoon City, l’équipe se fait attaquer par des chiens enragés. Ils aperçoivent un manoir et ils se réfugient dedans. Se croyant à l’abri ils ne savent pas ce qui les attend à l’intérieur. A partir de ce moment vous pouvez choisir de diriger Chris Redfield ou Jill Valentine. Vous commencez au hall d’entrée du manoir, vous vous balladez sans souci quelques mètres quand tout à coup vous voyez un homme à genou dévorant un être humain. L’homme se retourne vers vous et veut vous dévorer. Vous tirez 9 balles pour le stopper et de là commence votre périple. Fraichement décidé à prévenir vos amis qui vous attendent vous ne voyez personne. Vous dirigerez donc votre personnage qui vadrouille en vu de trouver ses amis tout en affrontant des monstres en tout genre comme les chiens, les corbeaux, les hunters et bien d’autres. Une ambiance hors du commun, des petites musiques angoissantes, une gestion des munitions pour la survie, des passages angoissants et surtout pas mal d’énigmes qui demandent de la jugeote. Voilà ce qui à fait de Resident Evil une des saga, avec Metal Gear Solid et Final Fantasy, sur laquelle on peut compter les yeux fermés ! Rappelons que la série s’est vendu à 40 millions d’exemplaires ! Une très belle affaire en somme qui a permis à la saga de se lancer grâce à cette ambiance qui lui est propre. A noter que cet épisode se distingue par sa difficulté assez élevée est surtout avec des ennemis coriaces et peu de munitions contrairement aux autres épisodes.