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Diablo 3: Rise Of the Necromancer

Il y a bien longtemps, dans un épisode de Diablo 2, le nécromancien imposait sa terreur dans la guerre entre les anges et les démons. Tout comme le druide, cette classe pouvait contrôler des soldats, cette fois-ci morts-vivants.

A son retour dans Diablo 3, ce guerrier garde toujours ce contrôle sur les morts, et d’autres sorts sont repris. Les sorts de malédiction et de sang sont de retour et gardent leur effets grandioses, et certains objets liés à la classe font quelques références au vénérable ancêtre de pixels. Par ailleurs, le travail autour de l’histoire du Nécromancien, son casting vocal, et son design sont assez grandioses, modernisant le personnage sur les bases de Diablo 2. Mais quelle que soit la qualité du travail de celui-ci, le contenu est assez faible pour le prix demandé de 14.99 euros. Et ce ne sont pas les objets cosmétiques (bannières, drapeaux, …) ou les ajouts de gameplay (slot de coffre ou personnage) qui justifieront de passer à la caisse. Les autres zones apportées au mode aventure au fil des mois derniers sont quant à eux gratuits, et il est dommage de voir qu’aucune véritable extension, de la veine de Lord Of Destruction en son temps, ne soit envisagée pour le moment. Diablo, ce n’est pas une série typée MMO que pour les hauts niveaux, c’est également une aventure à part entière.

En résumé, pour 14.99 euros, nous avons le droit à une nouvelle classe… et c’est tout. Aussi travaillé qu’il soit, le nécromancien n’est qu’un maigre ajout, et s’il permet de refaire le jeu une ou deux fois, on aurait préféré une réelle nouvelle aventure. A faire si vraiment la maîtrise de chaque classe sur le bout des doigts vous passionne, mais d’autres DLC pour ce prix proposent de bien meilleurs contenus (coucou The Witcher ou Dark Souls).

La série Diablo a cet avantage d’être une référence dans le domaine du jeu PC, que ce soit au niveau des critiques comme des éloges. Le troisième épisode est celui qui divise le plus les joueurs, même à la rédaction du Serpent Retrogamer. Quand Totof parle de nouvelle référence du Hack’n’Slash dans son test, votre serviteur parle plutôt d’une trop grande déception doublée d’une MMO-isation faisant perdre l’âme de la série. Mais récemment, les équipes de Blizzard ont su se remettre en question avec notamment un refonte du système de loot (objets laissés par un monstre qui meurt), d’artisanat et l’abandon de l’hôtel des ventes en argent réel. C’est à ce moment que l’extension sort dans les bacs. Retour gagnant ? Oui et non.

Quête mortelle

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Un « regard sombre », une envie de piquer les affaires des gentils. Pas de doute c’est un boss de jeu.

Dans l’univers de Sanctuaire, la victoire n’est jamais de longue durée. Après que le Seigneur de la Destruction ayant assimilé les âmes de ses frères et 4 autres démons, se soit fait tuer, un autre personnage s’active dans l’ombre. Il s’agit de Malthael, ancien Archange de la Sagesse. Revêtant les habits de la grande faucheuse, celui n’a qu’un seul but : mettre fin au conflit éternel entre les enfers et les cieux. En s’emparant de la Pierre d’Âme Noire, il peut faire ressortir le démon en chacun des êtres humains pour l’éradiquer. Mais le pire arrive et tous les humains se font massacrer par les démons, quand ils ne se transforment pas eux mêmes, à commencer par OuestMarche. Tyraël fait donc appel au Nephalem pour faire ce qui semble improbable, à savoir vaincre la Mort elle même. Le héros est donc lâché dans la ville dévastée à la recherche des survivants. Et c’est là qu’intervient le point le plus intéressant de l’extension : l’ambiance. Les rues de Ouestmarche sont glauques à souhait, les cris se font entendre au loin, transpercés par les lames et le bruit de la chair. Les ennemis rencontrés sont tous plus violents les uns que les autres avec les sbires de la Mort, les faucheurs, emportant les âmes de la population. Le voyage mènera le Nephalem dans des chemins boueux, des tombes millénaires et dans les cieux. Des anciennes connaissances seront au centre de l’aventure, ainsi que des rebondissements, le tout pour un voyage au bord des différents univers. L’humanité court-elle à sa perte?

L’aventure commence maintenant

Jouez au Boba Fett des temps anciens avec les primes.

Jouez au Boba Fett des temps anciens avec les primes.

Dans les nouveautés de cette extension, le mode Aventure est une bonne alternative à la campagne classique. Une fois les cinq actes terminés dans une difficulté donnée, le joueur devient chasseur de primes de Tyraël. Un carte s’affiche alors avec tous les endroits visités de Diablo3 et Reaper Of Souls, avec des mini quêtes pour chacun. Cela peut être de battre des versions modifiées des boss, rétablir la paix, jouer avec les esprits des Anciens,… Si l’on réussit les missions proposées, on récupère des récompenses variées : points d’expérience, pièces d’or et parfois des équipements légendaires. Si un acte complet est terminé, les récompenses sont d’autant plus grandes. La durée de vie est donc sensiblement augmentée, et contrairement aux soucis rencontrées dans Diablo 3 (connexion, mauvais équipement, hotel des ventres), ce mode est le bienvenu. Cela permet de commencer la difficulté supérieure dans de meilleurs conditions. En parlant de difficulté, le mode Tourment fait son apparition demandant bien plus qu’un nombre de cliques suffisant. Pour accompagner celui ci, dix niveaux supplémentaires sont accessibles, portant le maximum à 70 et un nouvel artisan permet d’enchanter les objets contre un peu d’argent et d’ingrédients spéciaux. Ces nouveautés suffisent à un achat au prix fort? pas sûr. Le jeu de base a eu tellement d’attente et de déceptions que l’extension se doit de relever le niveau.

L’époque est aux fausses arlésiennes. Nous avons eu droit à un The Last Guardian réussi et inattendu en fin d’année 2016, et voici que Nioh pointe le bout de son nez, projet commencé depuis plus d’une décennie et auquel certains avaient fini par ne plus croire. La Team Ninja, puisant à la fois dans son propre héritage et dans les séries Souls et Onimusha, nous livre un jeu sur le Japon féodal au gameplay exigeant et précis. Cela suffit-il à en faire un grand titre? Eléments de réponse.

Jouer à Nioh, ni non

Comme il est impossible d’échapper aux comparaisons avec la série de From Software, autant les faire tout de suite. Qu’est-ce que Nioh reprend des Souls? En fait, beaucoup de choses. Le système de combat repose sur la gestion de l’endurance, ici appelée Ki, qui détermine les actions possibles. Une chute totale de cette jauge et c’est la porte ouverte à un combo ou à une mise à mort. Le meilleur moyen d’éviter cela est d’appuyer sur R1 à la fin de l’enchaînement pour une récupération rapide de stamina. Cet élément de gameplay peut être repris par le joueur pour mettre à mal et punir les ennemis jouant trop sur la défensive. Parce que oui, Nioh est plutôt un titre porté sur l’attaque et les enchaînements, et reprend à son avantage les dashs avant et arrière de Bloodborne. Jeu d’esquive plus que d’observation, le soft de la Team Ninja repose sur un système de progression soulesque, avec des âmes engrangées (substance répondant au nom d’Amrita ici) par les victoires qui permettent d’augmenter les statistiques (force, dextérité, endurance, corps, magie…) aux autels faisant office de lieux de repos. Le level design, cependant moins ingénieux, s’inspire également des raccourcis à débloquer et de zones à explorer dans leurs moindres recoins avec souvent pour récompenses à la clef, un objet, un coffre, ou encore un fantôme de combattant qui, ici, pourra être affronté ou non, au choix.

En effet, il n’y a pas d’invasion inopinée comme dans Dark Souls et on a même droit à un aperçu des statistiques et du profil de ces adversaires PNJ. Ce qui permet d’ajuster son approche parce que là est la grande force de Nioh: la souplesse et la profondeur de son gameplay. Il est possible d’affecter deux armes différentes en main droite pour le combat rapproché (katanas, doubles katanas, lances…), ainsi que deux armes de jet (arcs et fusils), ces dernières se révélant plutôt utiles pour attirer ou piéger les ennemis situés au loin, avec de plus des dégâts ciblés qui peuvent véritablement faciliter les joutes. Il faut donc gérer cet arsenal, qui ne devra pas être trop lourd, le poids de l’équipement influant comme dans un Souls. Et surtout, combiner avec les trois postures disponibles avec chaque arme: haute, moyenne et basse, chacune ayant ses combos et ses panoplies de coups spécifiques, ses atouts de puissance, de rapidité et de consommation de Ki. Par exemple, il sera plus prudent d’affronter à la lance en stance moyenne un spécialiste des doubles katanas (parce que permettant une couverture des angles et de tenir à distance avec des attaques d’estoc), ou au contraire un fléau avec un sabre en position basse pour asséner plus de hits rapides et rester au corps-à-corps.

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Les séries Souls, Metroid et Castlevania ont fait bien des émules, et ce depuis un petit bout de temps déjà. Ska Studios, équipe de développement de deux personnes seulement (James et Michelle Juett Silva) et responsable des Zombie Smashers et de The Dishwasher: Vampire Smile, vient de délivrer Salt and Sanctuary, un soft 2D qui réussit le pari de s’inspirer de ces aïeux et de créer l’amalgame entre les mécaniques de ces sagas légendaires. Un exploit loin d’être mince, pour un défi… salé, bien sûr.

Poivre et sel

Le début de partie dans Salt and Sanctuary fait très fortement penser à un opus Souls. Pas seulement parce qu’il y a dans le prologue un boss imbattable qui renvoie le joueur à ses chères études -et le prévient de la difficulté de la tâche à venir- dans ce bateau pirate en flammes où une joute fait rage, mais bien aussi lors de la création du personnage. Il faut choisir son origine géographique et sa classe, et même si rien n’est définitif, on part évidemment avec certaines prédispositions. On pense aussi au chasseur dont le look et les armes sont un clin d’œil appuyé à Bloodborne. Après la mésaventure maritime, vous vous retrouvez sur une île immense et ouverte qu’il faudra explorer en débloquant ça et là des portes et des mécanismes, comme dans tout bon… metroidvania, aussi. Sauf qu’il n’y a ici aucune carte et il faudra mémoriser, s’imprégner des lieux et de leurs connexions, retenir telle porte bloquée pour y revenir plus tard, fouiner les moindres recoins. On détecte aussi très rapidement, comme dans Bloodborne, les raccourcis qui se créeront par la construction du level design et offriront une voie pratique vers les boss depuis les autels qui jouent le rôle de checkpoints/feux de camp.

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Lieux qui marqueront autant de moments d’accalmie, pour faire des emplettes (l’or joue le rôle d’une monnaie indépendante des points d’expérience et c’est cette bourse qui se réduira à chaque mort) ou encore dépenser le sel gagné à la dure pour monter en niveau via un arbre de compétences tentaculaire qui n’a rien à envier à certains sphériers et qui permet d’anticiper la progression et les possibilités de builds. Il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs, et il faudra choisir sa voie entre force et dextérité, entre sagesse et magie offensive/élémentaire. Plus précisément, il y a même des classes de sorts et il faudra avoir les capacités idoines pour pouvoir les utiliser. C’est aussi par ce biais que l’on obtiendra progressivement le droit de porter des potions de soin ou d’endurance supplémentaires. Un peu à la manière des donjons de Valkyrie Profile 2: Silmeria, il est possible d’attribuer des bonus à toute une zone en déposant sur l’autel des statuettes de bois qui permettront d’avoir des dégâts renforcés, plus de thunes ou bien encore de faire appel à un ami pour jouer en coop. Et que les non-croyants se fassent une raison: il est obligatoire de choisir une religion parmi les trois cultes proposés, chacune offrant des objets spécifiques, comme par exemple des buffs élémentaires ou d’altération applicables aux armes.