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dmcMGS, GOW, GTA, MOH, LSR, des trigrammes légendaires, et derrière ces noms mythiques se cache souvent un titre unique ayant bouleversé le jeu vidéo de par son gameplay, son background, son ambiance etc… DMC est le trigramme qui associe la classe d’un personnage devenu célèbre à une ambiance rock détonante. Avec des suites plus ou moins bien réussies. DMC à su se créer un univers propre et magique lui conférant ainsi une place de choix dans le cœur des gamers. Car dans DMC on n’est pas avare en challenge, proposant des levels de difficulté allant du casual gamer au hardcore gamer on n’est pas sans défi et y a de quoi grincer les dents. Le DMC 1er du nom reste la référence car il signe le retour du beat them all à l’ancienne sur le support 128 bits (qui à parlé de la console miteuse de Sega ?), bourrinage complet, héros charismatique boss d’anthologie, scoring etc… Tout y est pour nous convaincre et le résultat est là !!! DMC restera un beat them all de grande qualité malgré une baisse de rythme avec le 4ème opus et l’apparition de rivaux des plus sérieux comme le mythique God of War. Voyons ce que ce reboot à dans le ventre.

Wanna know the name ? DEVIL MAY CRY

Le retour de notre Dante bien jeune ou comment signer un retour aux sources rafraîchissant

Le retour de notre Dante bien jeune ou comment signer un retour aux sources rafraîchissant.

Tout était mal parti pour ce nouvel opus, beaucoup on eu entre autres peur du studio Ninja Theory, développeur de Heavenly Sword et d’ Enslaved : Odyssey to the west, qui a une réputation assez bonne dans le milieu du jeu vidéo. Qu’on se le dise, il y avait pas mal de craintes que ce jeune studio prenne les rennes d’une saga célèbre, le moindre faux pas ne lui aurait pas été pardonné et le coup aurait été dur à encaisser. Rassurez-vous, Capcom a dû imposer ses conditions et le résultat est bien là puisqu’on retrouve la puissance et la fluidité de Dante et surtout ce qui fait son charme son charisme : son humour dépotant. En fait ce mec pourrait être au cœur d’une tornade, il serait en train de boire un café en lisant un livre, c’est dire le personnage qu’on incarne. Dante est l’archétype du mec cool, drôle et surtout puissant, idéal pour un héros de jeu vidéo (je pense qu’il aurait sa place au sein de LSR, on a tous le même état d’esprit, la puissance en moins).

Revenons à nos moutons, tout d’abord il ne s’agit pas d’une suite mais d’un reboot, c’est à dire qu’on redémarre la saga en donnant un autre chemin à l’histoire en apportant de plus ou moins grande modifications au contexte. On retrouve notre héros brun alors que tout le monde connaît sa célèbre chevelure blanche ; pour pas trop spoiler, Vergil est présent mais pas en tant que frère jumeau maléfique, c’est l’occasion d’apprécier leur relation d’un autre point de vue, ce qui laisse entrevoir le mystère sur leur dualité dans DMC 3, peut-être auront nous des réponses dans cet opus (et nous les auront). Tout ce qui a trait à la saga est respecté, on pourrait presque dire que Dmc est la pré quelle du 3 ; s’ensuivent le 1, le 2 (beurk) puis le 4. Un reboot légèrement modifié pour nous expliquer le point de départ de la saga en remaniant des éléments, et même en tant que fan, j’approuve ces changements car il s’imbriquent parfaitement dans la saga et même les exigeants y trouveront leur compte. Rien ne change… enfin oui, y a du changement au niveau des améliorations. Depuis DMC 4 les orbes rouges ne servent plus qu’à acheter des objets pour se soigner ou restaurer sa jauge diabolique ou encore augmenter les jauges en question ; pour améliorer ses capacités ou ses armes, il faudra prouver votre valeur au combat, des combats qui perdent en difficulté mais qui demeure dynamiques et intenses.

Pour vous donner une idée, dans DMC au cours des combats on vous attribue une note qui va de D à S, D étant nul et S excellent, ces notes sont données en fonction de votre style de combat (enchaînement de techniques, utilisation d’armes en cours d’action ou encore ne pas prendre un coup), dans mes vieux souvenirs de rétrogamers obtenir un S relevait plus de la prostitution que de mes prouesses au combat, je me retrouvais souvent avec un D ou un C, pour le B c’est quand j’étais en forme et le A relevait d’une intervention divine. Ici avoir avoir un S devient fastoche, il suffit d’avoir de bons réflexes et sortir les combos, les notes de fin de missions refléteront vos actions durant le level mais il est facile d’obtenir un S en note finale. Ne vous méprenez pas, les combats ont quand même leur niveau de dureté, plus le niveau de difficulté augmente plus les combats vous feront transpirer des pouces. On notera que les combats de boss sont plus faciles qu’avant une fois la faille trouvée, ce qui fait baisser un peu le prestige de la saga depuis le first opus qui nous avait habitué à des boss qui vous faisait perdre votre émail, ronger vos ongles ou encore l’insulter en allemand, ça c’est DMC !

DMC

Devil May Cry, Devil May Cry, c’est pas ces jeux où tu défonces des démons avec des flingues et bottes des culs avec ton épée ? Voilà une des façons de voir les choses. Une autre serait d’en parler avec respect et de rendre un pieu hommage à cette saga, celle qui a dynamité le beat’em all dans les années 2000, quelque part fils des Street of Rage et autres papys des salles d’arcade, mais aussi père des God of War, Ninja Gaiden et compagnie qui font aujourd’hui les joies des gamers de bon goût, Le Serpent Retro vous propose aujourd’hui un petit retour sur la série, ce qui fait son identité, son charme et ses péchés.

Kamiya sous les neufs ciels

M. Kamiya, barré jusque dans le supermarché !

M. Kamiya, barré jusque dans le supermarché !

Anecdote devenue célèbre, il se trouve que Devil May Cry est né en tant qu’opus de la saga Resident Evil. A la toute fin des années 90, Shinji Mikami, le papa de la saga Resident charge Hideki Kamiya, ce game designer rebel de diriger le développement du projet Resident Evil 4. Kamiya, aussi audacieux que barré veut créer un jeu où l’action et le cool prédomine. Les premières esquisses de gameplay sont vites mises en place, et Kamiya se rend compte que ça ne collera pas. Trop éloigné de l’esprit de la saga Resident, et pas tellement compatible avec le moteur de l’époque post-PS1. Sûr de son projet, il décide néanmoins d’en faire une franchise à part. Son héros s’appellera Dante, mi-humain / mi-démon, totalement badass, et ce sera un beat’em all. Les moyens de production changent, et l’équipe de développement prend alors le nom de « Team Little Devils ». Capcom met à bas son jeu en 2001, sur la toute jeune PS2, qui attendais toujours ses premières killer apps. Là le choc : pour la première fois on avait un aperçu du potentiel de cette nouvelle console. Faisant rugir le lecteur DVD et l’Emotion Engine de la bête de Sony, on a là un jeu d’action, tout de 3D vêtu, fluide comme jamais vu, au gameplay riche et dynamique ! Les années passeront, l’aura de cette licence devenu saga ne cessera de grandir dans le coeur des gamers, avides de ces sensations nouvelles, à mi-chemin entre le jeu de baston classique et le feeling des vieux beat’em all des bornes d’arcades. Kamiya, qui a manifestement encore plein de trucs à nous proposer, rejoindra ses collègues Mikami et Inaba pour fonder le studio Clover. On le retrouvera ainsi à la tête du projet Viewtiful Joe et du portage PS2 du vénérable Okami. La suite, on la connait : le studio se casse la figure, puis renaît en 2006 sous le nom de Platinum Games. Là, plus en forme que jamais, Kamiya et sa nouvelle « Team Little Angels » nous livrera un Bayonetta exceptionnel.