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Type-0-LocOn vous le disait il n’y a pas longtemps : la PSP allait cessé d’être produite à la fin du mois. Cette conséquence là classe de fait, aux yeux de LSR, dans les consoles rétro. On est pragmatique. De fait, il va y avoir, de notre avis encore, une ribambelle de réadaptation et de remake HD. Le premier de cette longue liste n’est cependant pas un footage (mouahaha) de gueule, puisque Square-Enix a écouté les fans : Final Fantasy Type-0 HD sera disponible pour le public occidental sur les consoles nouvelles générations, PS4 et XBOX One. On aura donc une version HD de ce chef d’oeuvre sorti au Japon en 2011 (oui c’est pas trop rétro, mais c’est la console qui est rétro naaah)

Approchez, braves gens, que l’on vous inonde de japoniaiseries ! Pour la seconde fois, les Archives Oubliées s’intéressent, non pas à une série, un jeu ou un univers mais à un sujet thématique. Or quoi de mieux pour cela que traiter des publicités japonaises de jeu vidéo, réservoir à la variété sans fin, aux styles si différents et en même temps si caractéristiques du Japon. Mais si vous attendez un pur flot de WTF, détrompez-vous, on préfère laisser ça à Antoine Daniel.

Par ailleurs c’est aujourd’hui à trois qu’est présentée la chronique avec quelques nouveautés, notamment des scenettes plus ambitieuses mais toujours caricaturales. Bon visionnage à tous !

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Les Reboots ou les Remakes, les industries culturelles semblent s’être bloqués à la mode Revival, entre Carrie et RoboCop au cinéma par exemple, le jeu vidéo est également touché par cette folie nostalgique. Celui qui est passé Ninja légendaire en la matière, c’est bien Square Enix, grâce notamment à l’acquisition des licences de la regrettée entreprise britannique Eidos suite à son rachat en avril 2009 par la firme nippone. Thief est la quatrième licence à se faire remanier façon Reboot dans l’air du temps, après Deus Ex, Hitman et Tomb Raider, que j’ai personnellement tous plus ou moins détestés. Alors oui, Thief part déjà avec un handicap émotif avec un Rédacteur Pro-mélenchon au poste, mais ne dépouillez pas Mamie tout de suite, Thief est plus intéressant que les autres cités, mais à sa manière.

« Ne laissez pas thief vous volez 50 dollars », « Vol au-dessus d’un nid de Cons-Cons », c’est la fête des accroches entre Kotaku et le JDG, des brimades parmi tant d’autres pour le plus mal-aimée de la classe. Thief est un peu comme le gosse moche au fond de la salle de 6ème, il a de la personnalité, mais il ne sait absolument pas comment le montrer aux autres, maladresse sur maladresse, tout le monde le rejette et ce fait passer pour un naze aux yeux du monde. Pauvre Thief, il avait tout pour lui pourtant, des parents riches et audacieux, des gênes plutôt prometteur, fait avec amour et passion, sauf que la sage-femme qu’est Eidos Montréal a fait goûter le sol de la médiocrité pendant l’opération. Les accidents, ça arrive parfois, ce n’est pas un drame, Deadly Premonition est sorti d’un accouchement difficile et pourtant il est cool. Sauf que c’est la deuxième fois que Eidos Montréal nous livre à nos bras tendres et aimant un jeu affreux et handicapé, Deus Ex : Human Revolution qui est l’aîné de 3 ans n’était pas plus glorieux. Chéri ! La prochaine fois on adopte !

thief_1381329344Thief reprend le compte de Robin sans les Bois façon Dark-Fantasy/Steam Punk , la direction artistique aussi douteuse et lourde que le casting des boss de Deus Ex HR vous plonge dans un Londres en pleine révolution industrielle dévasté par le cousin de la peste aka « la grisaille ». Tout est noir et morbide, les habitants gentils, mais pauvres ont peur de la mort, les habitants riches sont les méchants et les gardes qui quadrillent la ville n’aime pas vraiment les mecs qui se baladent en Sweat-Burqa, pourquoi ? On ne le saura jamais. Reste que l’histoire se concentre sur un de ces « addicts » du Sweat-Burqua, malgré les apparences, il est très gentil et il s’appelle Garret, il est voleur, parce que le scénariste lui dit d’être voleur, il se retrouve dans une histoire de complot maléfique dont les scénaristes ont oublié les tenants principaux. Ce n’est pas dramatique, tant qu’on reste dans une histoire manichéenne narrant le duel « Bien vs Mauvais », le joueur bête qui englobe la majorité des consommateurs de jeu vidéo trouvera cette histoire, cette version française et ses dialogues d’une rare profondeur.

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Ce qu’on essaye vainement de vous vendre.

Je n’ai touché aucune fois aux jeux orignaux développés par Looking Glass Studios (dont Warren Spector en faisait partie) qui était sorti sur PC il y a bien 15 ans maintenant, mais je sens déjà comme si toute la vision et le parti pris des premiers épisodes avaient été honteusement remplacé par ce qui se fait le « mieux » (j’y tiens aux guillemets, j’y tiens), c’est-à-dire en reprenant l’essence d’Assassin’s Creed et Dishonored et en virant tout ce qui faisait le charme des premiers. Ma déduction n’est pas venue juste par l’expérience que j’ai vécu avec le jeu, mais avec la globalité de ce que j’ai enduré avec les productions occidentales antérieurs made in Square Enix. Excepté le Sleeping dogs (Ex-True Crime) en demi-teinte, toutes les productions AAA portées sur le marché occidental étaient tous des reboot sans âme ni particularité marquante. Notons Tomb Raider qui est à deux doigts d’être une copie conforme d’Uncharted avec des boobs (alors qu’Uncharted s’inspirait des premiers Tomb Raider, ironie quand tu nous tiens), Hitman Absolution qui est devenu de l’infiltration linéaire comme Splinter Cell : Conviction et Deus Ex : Human Revolution qui est devenu l’ombre de lui-même en simplifiant tout ce qui faisait du premier opus un chef-d’oeuvre vidéoludique.

Ce qu'il est vraiment...

Ce qu’il est vraiment…

Thief fait figure d’un cas d’école, il est encore plus raté que ses collègues et illustre parfaitement la chute qualitative des jeux vidéo de ces dernières années. Je veux bien comprendre qu’on puisse s’inspirer de ce qui marche pour vendre un produit et faire survivre son entreprise. Sauf qu’un joueur (consommateur en premier lieu je le rappelle également) demande à ce que son jeu soit bien fait. Même si mon expérience s’est faite sur Playstation 3 considérée comme la version du pauvre, beaucoup de défauts (excepté les graphismes sans être exceptionnels, les chutes de framerate dégueulasses sur les cutscenes et Ingame également l’alliasing inhérents aux versions old-gen) se retrouvent très certainement sur les versions PC et Next-gen. Thief reprend la sauce infiltration de ses aînés où le but et de voler les riches pour pouvoir évoluer, le concept de base est là, les affrontements direct avec les gardes sont mortels, la fuite et avancer dans l’ombre sont les deux seuls moyens de progresser, on peut se faire compromettre si on fait du bruit en marchant sur de l’eau ou des bris de verre, même les animaux peuvent nous faire repérer. Toute la base est bonne finalement, j’ai été tellement conditionné par les retours négatifs de nos autres collaborateurs que le jeu m’avait agréablement surpris au début, jusqu’à la seconde heure de jeu où là, les plus gros problèmes sont venus à ma rencontre sans même dire bonjour.

legacy_of_kainLe nom de domaine WarForNosgoth.com vient d’être enregistré par Square Enix. Et cela relance évidemment l’hypothèse du développement d’un nouvel épisode de Legacy of Kain. Mais comme se serait bon ! Nosgoth est le royaume où se déroule toute la série Legacy of Kain, voilà pourquoi il faut espérer… Espérons donc. La rumeur, qui existait déjà il y a quelques mois, rappelons le, voudrait que ce soit Crystal Dynamics, studio de développement du reboot de Tomb Raider, et qui est sur la licence depuis Legend. De bonne augure ? Je vous laisse juger !

MAJ : Le nom de domaine est encore actif, mais une nouvelle info vient de nous faire bondir ! Square-Enix, détenteur des droits de la série a déposé un nom ainsi qu’un visuel dans le formulaire d’enregistrement de Steam. Le retour bientôt annoncé qu’on vous dit !

Nosgoth_logoMAJ : CA y est, nous avons l’infos définitive. Fini des tergiversions : Square Enix et Psyonix viennent de dévoiler Nosgoth, un free-to-play multijoueur et compétitif en équipe qui se situe dans l’univers de Legacy of Kain. Donc pas un nouvel épisode en tant que tel. Pas de retour au premier plan de Raziel. Et c’est bien dommage entre nous… Et en plus Psyonix… Franchement qui connait ? Devrait s’y affronter des humains et des vampires dans un jeu d’action à la troisième personne mêlant corps à corps et DPS à distance. Nosgoth (qui est d’ailleurs le nom du monde où se déroule la série) proposera plusieurs classes, dans deux factions différentes donc, ainsi que nombreux objets à débloquer. Façon Call Of Duty ? J’espère pas bien entendu… Le jeu va bientôt passer en bêta fermée mais en attendant on regarde cette belle et jolie vidéo. 

Square Enix nous annonce le développement de Final Fantasy 10 en HD . D’après les déclarations de Yoshinori Kitase le projet serait en cours, et ce dernier devrait voir le jour sur PS3 et PS VITA. Nul doute que l’attente va être énorme pour les nombreux fans de ce jeux magnifique . Nous vous tiendrons bien entendu au courant de l’avancé de ce projet, même si pour le moment nous n’en savons vraiment pas beaucoup.

MAJ : Final Fantasy X HD poursuit son développement piano piano, en témoigne ces nouvelles et maigres images publiées par Square Enix. Dans une présentation vidéo centrée sur la PS Vita, Final Fantasy X HD a effectué une très très courte apparition. Mais bon sang, sortez le ! Attention, il s’agissait uniquement pour Square Enix de confirmer que le projet est toujours en développement et d’actualité, celui-ci n’ayant pas donné de nouvelles depuis notre premier article (plus haut). La vidéo se contente donc de montrer les modèles de Yuna et Tidus, et pis c’est tout ! Alors vous devrez vous en contenter !

88883654final-fantasy-x2-logo-jpgMAJ : Le retard du remake de Final Fantasy X sur Playstation 3 et PSVita trouve enfin une explication. Shônen Jump, magazine assez populaire au pays du soleil levant, nous indique que Square Enix prévoit également d’adapter Final Fantasy X-2. De fait, FFX et FFX-2 seraient présents, sur une même galette, sur Playstation 3, et vendus séparément sur PlayStation Vita. Le magazine nous précise aussi une vaque période de sortie : courant de l’année 2013… C’est large, mais au moins cela confirme encore que c’est dans les tiroirs. Enfin, FFX-2… Personnellement… Je m’en fou un peu !

MAJ : Square-Enix nous fait aujourd’hui le plaisir de diffuser une vidéo comparative de Final Fantasy X. D’un coté la version PS3 et de l’autre la version HD remix ++ de la mort. Regardez par vous même mais ça a vraiment l’air d’un très très bon remake avec un vrai bon graphique HD.

ff5-logo-600Square Enix annonce aujourd’hui que FINAL FANTASY V est disponible au téléchargement, via l’App Store, pour iPhone, iPod touch, et iPad. Clair, simple, précis, concis. Vous aurez ainsi l’occasion de redécouvrir ce classique, un conte médiéval regorgeant de magie, de monstres et d’amitié bien niaise sauce Japan. Vingt ans après la sortie du jeu d’origine au Japon, ce RPG incontournable est de retour au prix tout de même assez élevé de 14,49 €. Lancez-vous dans une aventure épique en incarnant quatre héros : Bartz, un jeune voyageur accompagné de son chocobo, Lenna, la princesse de Tycoon, Galuf, un mystérieux vieillard, et Faris, un capitaine pirate. Franchement j’aime tellement ce jeu qu’on dirait que je fait une pub pour une marque de lessive. Et je continu en plus… La terre, l’eau, le feu et le vent… Ce sont les quatre cristaux qui font régner la paix et apportent la prospérité dans ce monde, mais leur pouvoir s’affaiblit et ils sont sur le point de se briser. On y retrouve tout ce qui faisait la force du jeu original : système de jobs et de compétences (26 classes originales), personnages attachants, etc… Les graphismes eux, ont été recréés pour un affichage optimal sur format mobile, tout comme les commandes. Notons finalement que cette nouvelle version mobile inclut le “Temple oublié” tiré de la version sortie en 2006, ainsi que le monstre bonus Enuo, créé par Tetsuya Nomura.

 

Quand on entend Squaresoft on pense de suite à la saga Final Fantasy, Front Mission, Chrono Cross et Chrono Trigger ; principalement la firme est orienté RPG, mais en 1998 elle se lance dans l’entreprise du survival horror dirigé par Hironobu Sagakuchi, papa de Final Fantasy. L’épisode 1 ne sortira malheureusement qu’aux USA et au Japon, le deuxième épisode, lui, sortira 2 ans plus tard sans hélas connaître l’histoire du premier opus, mais qu’importe, on nous la rappellera pour ne pas être perdu. Quand Squaresoft se lance dans l’entreprise du survival horror, elle le fait brillamment.

Le pitch

Des boss impressionnants mais pas assez nombreux jalonneront votre parcours

Notre héroïne, Aya Bréa, que nous retrouvons 3 ans après l’opus précédent, est devenu une chasseuse de NMC (comprenez Neo Mitochondrial Creatures) dans une section spéciale du FBI, dans le but de traquer des humains transformés en créatures. Nous retrouvons notre belle blonde plantureuse sur les lieux d’un drame où des NMC ont attaqué des civils dans un centre commercial. Vous arrivez sur place et dès là première cinématique, un hélicoptère s’écrase sur le périmètre de sécurité établi par la police, le ton est donné ! Vous pénétrez dans le centre commercial avec une petite musique angoissante. Là, stupeur, votre environnement n’est que chaos, policiers morts, sang de partout et un capharnaüm sans nom. Vos premières minutes sont calmes, vous pénétrez dans un petit restaurant où vous croisez une survivante et là, cette dernière se métamorphose devant vous en NMC!!!! Les choses sérieuses commencent…. Le système de combat est vraiment excellent, différent de ce qu’on peut voir en matière de survival horror, surtout qu’ici, vous combinez armes à feu et pouvoirs magiques. Eh oui, parce que notre Aya possède des pouvoirs (ce qui est expliqué dans le 1ère épisode) divisé en 4 catégories : feu, terre, vent et eau. Des pouvoirs qui ont leur importance dans les combats face à de nombreux ennemis car les seules armes à feu ne suffiront pas face à des créatures trop agressives. Les combats sont très dynamiques et vous avez en plus l’aide d’un système de visée bien pratique qui cible les ennemis prioritaires. A chaque fin de combat Aya gagne des XP qui lui permettront d’acquérir des pouvoirs ou justement d’augmenter l’efficacité de ces derniers. Ce qui ajoute une dimension intéressante aux combats, puisque la linéarité disparaît pas totalement mais évite de tomber dans une monotonie fatale, les pouvoirs apportant aussi beaucoup au niveau tactique pour aborder d’une autre manière les combats, surtout contre les combats de boss.

L’évolution des pouvoirs est bien mais c’est dommage qu’elle ne fut pas plus poussée, à noter que quand vous voulez utiliser un pouvoir, une sorte de périmètre s’affiche pour voir si votre ennemi se trouve à l’intérieur de sa portée, à vous d’ajuster si votre ennemi se trouve en dehors du dit périmètre. Parmi les armes à feu il y a du choix, fusils à pompe, fusils d’assaut, mitraillettes, tout y est pour dézinguer du NMC, en plus vous avez la possibilité de mettre quelques accessoires dans votre équipement comme des fusils ou des lances-grenades et bien d’autres surprises, et vous trouvez souvent des boîtes de munitions pour refaire le plein, ce qui évite de galérer comme dans certains survivals, et en plus c’est illimité ! Certains aimeront, d’autres déploreront la facilité.

REFLEXFFintro

Dans le monde du jeu d’aventure, difficile de trouver une série plus emblématique que celle des Final Fantasy. Point d’entrée privilégié pour la plupart des gamers dans l’univers particulier du J-RPG, rare sont ceux qui n’ont pas dans leur top 10 au moins un épisode de cette dantesque série. Enfin, le terme « série » n’est pas vraiment adapté ici dans la mesure où les épisodes sont autonomes, obéissant à des règles communes, chacun étant une relecture des archétypes fondamentaux qui sous-tendent la série, embrassant l’ensemble de l’univers FF, et à travers lui le genre tout entier. Avec chaque épisode, le J-RPG meurt pour renaître ensuite, pour le pire comme pour le meilleur. Il ne suffirait pas d’un article (voire d’un site entier) pour décrire et analyser en profondeur la richesse de cette série partant pourtant d’une base simple, archétypale (mais les archétypes sont toujours à la fois simples et profonds, complexes), et nous allons plutôt explorer un autre aspect de la mécanique FF : la tendance au spin-off, permettant à la mythologie FF de se déverser dans d’autres genres tels que l’action-RPG ou le tactical-RPG, entre autres tentatives plus ou moins bien inspirées. Y a-t-il quelque chose derrière la dimension « vache à lait » de cette entreprise ? C’est ce que nous allons voir ensemble en survolant cet océan de spin-offs.

Final Fantasy : exploitation tournante bien carrée

La renaissance de la légendaire série, et le point de départ du déversement de spin-offs liés à FF...

La renaissance de la légendaire série, et le point de départ du déversement de spin-offs liés à FF…

FFVI concluait avec brio et majesté l’ère de la SuperFamicom, relisant et magnifiant les éléments du quatrième épisode, poussant la force du drame jusqu’à son paroxysme, offrant aux fans l’ultime fantaisie, la vraie, celle dont on ne revient pas. Indépassable, considéré par la plupart (les vrais, serais-je tenté de dire) comme l’un des trois meilleurs épisodes, Square Enix ne pouvait décemment pas nous servir du FFVI+ pour son passage sur PlayStation, et a réussi l’impossible, fait montre d’une audace exemplaire en osant la refonte totale de l’univers de la série, transposant l’ensemble explicitement dans un futur à tendance steampunk, là où l’ambiance moyenâgeuse avait toujours régné jusqu’alors, et tout ça sans se renier. Une pure performance vidéoludique, un moment de magie comme on n’en voit peu dans une vie de gamer, et une résonance commerciale sans précédent. En effet, premier épisode sur CD-rom, avec la réduction de coût que cela implique par rapport aux cartouches, FFVII a continué de bénéficier de rééditions régulières, quand bien même la PS3 sévissait déjà! Une réussite sur tous les plans.

1997, date majeure pour Squaresoft, car outre le passage au CDrom, et la fin (houleuse) de l’exclusivité Nintendo pour la série, Final Fantasy VII marque, on le verra en détail plus loin, le début de l’ère des spin-offs estampillés FF, et Square semble bien décidé à exploiter le filon de la licence la plus juteuse de son catalogue par différents biais. On a pu jouir, puis tolérer, puis enfin subir (pour les plus grognons et les plus lucides d’entre nous) (dont je ne fais pas partie…) les nombreuses rééditions du quatrième épisode, toujours néanmoins justifiées à la sauvette par des features pas toujours très honnêtes. En effet, si l’on a droit à une véritable refonte graphique de l’épisode pour sa version DS, donnant l’occasion aux jeunes générations de goûter à la magnificence de cet épisode fondateur – qui avait boudé nos contrées lors de sa sortie originelle – dans une version tout à fait digne des standards contemporains, Square, qui avait déjà réédité la bête (plusieurs fois) sur Playstation avec pour argument de vente une simple cinématique d’ouverture, un donjon ou deux en plus, donc rien de bien folichon, recommence sur PSP, en offrant cette fois-ci en bonus The Years After, épisode à la base sorti exclusivement au Japon pour téléphone portable et au contenu plutôt massif, et Interlude, un mini épisode de transition, cette version s’avérant dès lors bien entendu indispensable au fan qui se respecte, à plus forte raison si celui-ci n’est pas japonais, et n’a pas craqué lorsque The Years After a débarqué en 2009 sur le WiiWare. Si l’on ajoute à ça une version GBA et une disponibilité sur les consoles virtuelles de Nintendo, on peut dire que Square a su tirer très amplement parti de cet épisode.

A la croisée de la suite et du spin-off, The Years After

A la croisée de la suite et du spin-off, The Years After

Reste le statut ambigu de cet épisode The Years After. Doit-on le considérer comme une vraie suite, ou comme un spin-off ? Même univers mais personnages (relativement) différents, pas évident de trancher. On aura le même problème avec l’épisode X-2, qui est à la fois suite et spin-off, cette fois-ci dans la mesure où il propose de légères variations en terme de mécaniques de jeu, et une lecture de l’univers, euh, disons différente (qui a dit « jeu pour pisseuses et otaku »?! C’est pas moi, juré!) (…). En fait, si l’on réfléchit un peu, on peut se poser la même question sur l’ensemble des Final Fantasy. En effet, cette série est par essence construite sur le mode du spin-off! Chaque épisode, comme dit en introduction, est une relecture de l’essence de la série, parfois en adoptant un système de job, l’abandonnant au profit de personnages plus étoffés et au destin tracé dans le suivant, refondant le système de combat dans l’autre… Et pourtant, jusqu’à l’épisode 9, pas de doute, un FF se repère, se ressent, se vit de façon analogue. Reconnaissable à ses univers mêlant technologie et ambiance médiévale, ses combats au tour par tour, l’apparition à un moment ou un autre d’un aéronef donnant accès à toute la carte du monde, la présence plus ou moins importante de Cid dans les PNJ, voire PJ, ou, comme l’a fait remarqué notre Garr international, la présence de Garland dans l’équipe des méchants, entre autres constantes (non, chocobos, je ne vous oublie pas!). FF X sacrifie l’aéronef, ce qui fait mal aux fesses de bon nombre de fans, commence à donner dans le couloir, et pique un peu les yeux avec les look J-Pop des personnages (question de goûts, bien entendu!), mais compense par un contenu massif digne du VII et du VIII. Le 11 n’existe pas, point barre (et on ne conteste pas, s’il vous plait!). Mais le 12 est peut-être l’épisode de la scission, car si l’univers est indéniablement FF, adieu les combats au tour par tour, ou la foultitude de quêtes annexes remplacée, ô scandale, par de la chasse aux monstres (!), bref, la copie est revue et corrigée, pour donner un monument du jeu de rôle, mais aussi secouer les fans, les caresser à rebrousse-poils, les violenter dans leurs habitudes, et trancher dans le vif, diviser.

On voit donc pourquoi, à travers cette très grossière présentation globale, on pourrait considérer chaque épisode comme un spin-off, ce dès les origines, et à plus forte raison à partir du X. Mais par souci de (relative) concision, on va trancher dans le vif et ne parler que de ce qui est hors créneaux ici, ce qui n’est pas suivi d’un chiffre romain. Seront considérés spin-offs les jeux en relation avec l’univers FF mais qui tranchent soit par leur genre, soit par leur localisation, soit par leur dénomination. Ca limite un peu les choses, de façon un poil arbitraire, certes, mais comme vous êtes trop feignants pour lire un article qui dépasse les 23 pages, ce sera déjà amplement suffisant. Alors allons y gaiement et voyons ce que nous proposent les marges de Final Fantasy. On va y aller tranquillement, en regroupant par genre, licences et points de convergence. Et non, je n’explique pas ce que j’entends par là, c’est comme ça.

hdremixzC’est le communiqué de presse de la journée qui fait plaisir. Square-Enix confirme que Kingdom Hearts 1.5 HD sortira également dans nos contrées, et ce, pas plus tard que cet automne. Une très belle initiative pour un titre jamais paru chez nous, même en « SD ». Cerise sur le gâteau le jeu sera localisé en français, comme d’habitude en fait, pour les Kingdom Hearts. Rappelons tout de même, car ce n’est pas évident, que Kingdom Hearts 1.5 HD Remix comprendra les remakes en Haute Définition du premier Kingdom Hearts et de Kingdom Hearts Re : Chain of Memories. Le jeu est une exclusivité PS3 que l’ont va attendre impatiemment ! La suite très bientôt !

FF7logoLa boutique officielle Square Enix propose des soldes, jusqu’à 75 % de réduction de réduction d’ailleurs, sur les jeux de l’éditeur. Il est ainsi possible de récupérer Deus Ex : human revolution à 5 euros notamment, mais aussi et surtout, Final Fantasy VII à 6,50 euros. Une « deuxième démarque » pour l’éditeur après le week-end de réduction proposé par Steam la semaine dernière. Mais pourquoi messieurs dames, mettre à dispo une vieille version du jeu alors qu’il serait possible de faire un Remake HD ! Mais dites moi !