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Chez LSR vous pensiez que nous étions des gens originaux ? Avec des articles que personne ne voit sur les autres sites ? Vous pensiez que nous étions hors système, telle la branche « JV » des Insoumis de Jean-Luc Mélenchon? Que nenni (enfin si, un peu quand même) !!! Comme pour les markéteux d’Activision, nous surfons sur la vague de la tendance et en décembre il y a eu un bouleversement dans la Force… Et oui, Star Wars Épisode 8 était de sortie dans l’Hexagone et notre Chef Spirituel a avoué qu’il était impossible de passer à côté. Je ne parlerai pas du film en question mais je vais aborder un autre dossier « Est-ce que le médium jeu vidéo peut s’intégrer dans l’Univers Canon de Star Wars? » Je vais tenter d’apporter une piste, une vision et ça sera vous, fans qui vous forgerez votre propre opinion, car cet article est réservé aux fans, aux vrais Seigneurs Siths. L’univers de SW est immense, plus vaste que le Seigneur des Anneaux mais à la différence de ce dernier, ce n’est pas un seul homme qui a tout construit mais une communauté de passionnée de cet univers, et qui inventa en sus des trilogies originelles des « alternatives ». Dès 1977, on a pu avoir les premières novélisations mais cela a pris une ampleur phénoménale. On ne comptait plus les romans racontant la vie de Han Solo, Leia ou encore la nouvelle académie Jedi de Luke Skywalker. Dans tout ce bordel, il a fallu garder une cohérence et Georges Lucas ne s’occupait pas du tout de l’Univers Étendu puisqu’il réalisait ses propres ajouts sans en tenir compte. Après le rachat par Disney (oh arrêtez de serrer les poings) en 2014, fut créé le Story Group par Pablo Hidalgo dont le but est de veiller à garder une cohérence entre tous les différents médias et dès 2015, tous les produits intégreront comme on dit dans le jargon le « Canon » (les 9 épisodes, spin-offs, les dessins animés Clone Wars et Rebels). Tout le reste n’est que supposition, c’est-à-dire des tas de romans, de BD, de jeux scénarisés etc qui ne seront probablement pas ou jamais intégrés et feront partie du Legends… Quelle tristesse ! Alors nous allons voir que certains jeux vidéo n’ont bien évidement pas leur place et que d’autres ont une place de choix dans le Canon. Pour les fans de Star Wars, j’espère que vous apprécierez cette petit mise à jour où je resterai assez succinct, c’est-à-dire pas trop de détails sur la partie jouable mais plus axé sur l’histoire et le lore. Faites bien le distinguo entre Canon (OFFICIEL) et Legends (OFFICIEUX), pour ne pas vous perdre.

Knight of The Old Republic (KOTOR)

Dark Revan et Dark Malak les grands méchants de KOTOR 1.

RPG connu de tous, il n’y a pas plus célèbre dans tout l’univers Star Wars que cette franchise-là dans le domaine du jeu vidéo. Sortie en 2003, elle est la continuité des comics qui traitaient de ce que l’on appelait jadis l’Univers Étendu avec comme toile de fond l’ancienne République et l’empire Sith. Le tout avec la sempiternelle lutte du bien contre le mal, et continue actuellement à servir de référence dans l’univers Legends. Le problème, c’est qu’avant les films on considérait ces médias à côté comme appartenant à l’Univers Étendu. Et bien sûr, George Lucas n’a rien fait pour approuver ou réfuter les thèses énoncées dans lesdits médias. On se retrouve quelques 4000 ans avant la célèbre Bataille de Yavin, où les Jedi et Sith se font une guerre sans pitié introduisant des Seigneurs Sith devenu célèbres aux yeux du public comme Dark Revan et Dark Malak à la recherche de la Forge Stellaire. Ou encore la lignée des Jedi comme Bastila Shan décidé à protéger la République du dangereux Revan. Il fallait donc oser créer de toutes pièces un autre univers qui n’existait pas au risque de froisser la communauté. Il n’y a qu’à voir comment est accueilli l’épisode 8… KOTOR II ne proposera rien de neuf. L’épisode intitulé The Sith Lords donnera encore plus de dimension, avec toujours plus d’histoires développant des concepts antérieurs donnant davantage de plaisir et d’interrogations aux joueurs intégrant ainsi un monde vaste et très riche. Je vous rappelle qu’en 2005, nous restions aux origines de la fin de la République et les romans sortis à l’époque de la trilogie originale traitaient de l’après Empire. Donc  situer une histoire de près de 4000 ans avant relève d’un tour de force surtout qu’il propose vraiment un univers riche, complet et cohérent. Nous apprendrons tout de la venue de l’ancienne République, de l’établissement de l’empire Sith et de sa guerre contre les Jedi et des autres domaines qui intégreront l’Univers Étendu. Bien sûr, tout ce que je viens de dire plus haut ne fait pas partie du Canon actuellement. Mais comme le jeu suivant, il serait une grosse pièce maîtresse pour une meilleure compréhension de la saga et de ses origines pour qu’elles soient « officielles ».

Choisissez d’être du Côté Obscur ou des Jedi dans ce magnifique RPG ultra complet.

 

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Le Pouvoir de la Force (The Force Unleashed)

 

Devenu célèbre le Pouvoir de la Force nous placait dans la peau de Galen Marek apprenti secret de Dark Vador fondateur de la rébellion.

En voilà un jeu très très intéressant et on n’avait pas vu ça depuis KOTOR qui offrait TOUT L’UNIVERS D’AVANT LA RÉPUBLIQUE et donc une histoire plus que fournie avant même l’épisode 4. Donc, nous voici en 2008 avec Dark Vador qui forme un apprenti au pouvoir du Côté Obscur dans le but de renverser son maître Dark Sidious. Sans rentrer dans les détails, l’apprenti secret finira par créer l’Alliance Rebelle dont on ne connaissait pas la création depuis l’histoire de la saga. Ce qui en fait vraiment un épisode à part entière, s’inscrivant dans la continuité du Canon. Il fera également partie de ce que l’on appelait l’Univers Étendu. Je ne parlerai pas du jeu en lui-même, mais du fait que par son histoire unique, il pourrait introduire en douceur l’après-épisode 3 comme Rogue One faisait une magnifique introduction à Un Nouvel Espoir. En outre, il nous permet de voir évoluer l’Empire à ses débuts et aussi de voir un Dark Vador assez « soumis », loin de l’image du Seigneur Sith habile et sans pitié. Le jeu respecte l’univers de Star Wars : période, personnages, pouvoirs et avant tout il respecte la trame scénaristique des épisodes, ce qui en fait un candidat de premier ordre pour l’intégrer directement au Canon. À l’inverse, Le Pouvoir de la Force 2 est une suite sans aucune cohérence et l’univers en est risible, une suite de markéteux pas digne de l’épisode original puisqu’il en s’éloigne totalement au niveau de l’histoire et même le final est incohérent. Bref, rien à dire, tout est à jeter.

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JEDI KNIGHT

 

Incarnez Kyle Katarn un tout nouveau personnage de l’univers Legends action, trahison et FMV sont les maîtres mots de ce jeu précurseur du Pouvoir de la Force en matière de gameplay.

Tout commença en 1995 avec un Star Wars : Dark Forces qui nous met dans la peau de Kyle Katarn venu contrer les plans de l’Empire et venger également la mort de son père. Le jeu connut la gloire et une suite sortit, sous le nom de Jedi Knight. De là une saga éponyme naîtra. Un deuxième opus sortit, ainsi que des extensions. La saga propose diverses aventures situées entre la fin de l’Empire et la Nouvelle République. On y voit Kyle Katarn évoluer accompagné de tas de PNJ célèbres tels que Mara Jade, Luke Skywalker ou encore Lando Calrissian. Nous y retrouvons aussi des personnages des univers issus de la bande dessinée ou des romans comme le Seigneur Sith Marka Ragnos ou encore la planète de l’Empire Sith Dormund Kaas et tant de références. Pouvoirs cohérents, univers reconnaissable, il a tout pour séduire les fans et à ce sujet, il sera classé 11ème meilleur jeu de la période 1993-1999. De petites histoires en rien comparables avec les deux précédents ténors, mais il propose une nouvelle alternative à la suite de la bataille Endor et donc on entre dans le vif du sujet. En donnant une histoire se déroulant après l’Empire, cela ne peut donner que des idées à la nouvelle trilogie et donc cette série aurait toute sa place dans le Canon, n’en déplaise à Pablo Hidalgo.

 

LIEN AVEC LA FORCE DU CANON : PUISSANT, APPROBATION POUR ENTRÉE A L’ACADÉMIE HIDALGO

 

ÉLIMINATION DIRECTE PAR LE SEIGNEUR VADOR

 

Les séries X Wing, Rogue Squadron sont  concernées puisque n’apportant rien de plus ou peu à l’univers Star Wars. Elles permettent cependant des moments fun en s’amusant avec les vaisseaux de la saga, en proposant des batailles les plus célèbres à jouer, comme la saga des Battlefront qui sont en fait des parties multijoueurs (hormis le BF 2 de la Playstation 2) et où les parties reprennent la toile de fond des épisodes elles aussi sans réelle importance. Dans ces éliminations directes, bien évidemment nous ajoutons les RTS qui n’apportent rien aussi mis à part le contexte scénaristique. Mais il y a bien pire et MON DIEU, si la Force elle-même pouvait jouer à la saga officielle des jeux de la Prélogie, je pense qu’elle annihilerait LucasArts sans pitié. Car même s’ils reprennent les événements des films (NORMAL, comment faire du fric sans s’emmerder) rien ne peut pardonner une telle hérésie vidéoludique et tellement ils ont eu la flemme et aussi surement dû encaisser de retours tellement négatifs qu’il n’y a pas eu l’Attaque des Clones développé, passant directement à la Revanche des Sith ! On notera la tout de même saga Légo Star Wars trés aboutie et fun qu’il vaut mieux jouer et suivre l’histoire avec Légo qu’avec les jeux officiels de la Trilogie, Prélogie etc… ça en dit long sur la qualité desdits jeux. En résumé les jeux officiels sont clairement à fuir, moins de travail dessus en conséquence beaucoup moins aboutis… même en fin des années 90 ils croyaient qu’en nous vendant de la merde on ne verrait pas la différence, je pense qu’ils ont pu voir par eux-mêmes que non 🙂 Au final il vaut mieux voir du côté des épisodes uniques : ils seront toujours plus agréables et jouissifs. Chapeau bas à la saga Angry Birds qui a développé sa célèbre saga autour de SW tout y ‘est fidèlement retranscrit.

Est-ce digne de Star Wars ??!!

 

 

LIEN AVEC LA FORCE DU CANON : TOUS RELÉGUÉS AU CORPS AGRICOLE DE L’ACADEMIE HIDALGO

 

CONCLUSION

 

Tout n’est pas à prendre dans les jeux SW et je laisse aussi ceux qui ont une histoire unique (Bounty Hunter, Yoda Stories, Jedi Starfighter ou encore Master of Tera Kasi), ils ne sont pas intéressants pour pouvoir intégrer à mon avis le Canon. Star Wars n’échappe pas au diktat du commerce et en tant que fan,  je trouve déplorable, depuis le rachat par Disney, le droit de vie ou de mort pour ce qui fait partie ou pas du Canon et du Legends. Du coup tout ce qui est apparu avant 2014 fait partie de l’univers Legends, donc un truc non officiel. Et tout ce qui est fait depuis 2015 fait partie du Canon. Comme la série Rebels et The Clone Wars qui nous laissent quelques incohérences qu’il va falloir traiter un jour, comme la padawan de Skywalker Ashoka Tano, le grade d’Anakin Skywalker durant la guerre des Clones et tant de choses aussi par la même occasion. Bref, l’Univers Étendu était ce qu’il était mais il était fait par des fans, eux et George Lucas auraient dû en faire un Grand Tout. Mais non, chez Mickey, ils ont préféré tout scinder pour ne pas s’emmerder et avoir une mainmise totale. Reste à espérer que Pablo Hidalgo tombe sur mon petit écrit et qu’il intègre les jeux ci-dessus comme faisant partie du Canon et nous aurons des origines et une continuité à Star Wars. May the Force be with you.

 

Yannou

 

Il est parfois de bien tristes axiomes, comme celui qui veut qu’une jeu à licence soit trop souvent une fiente innommable ou que tout film sponsorisé par Fun Radio ou W9 soit une saloperie certifiée.
Heureusement il existe des exceptions, tout au moins au premier des deux préceptes ici énoncés.
Comme le fait d’adapter la plus mythique des trilogies cinématographique sur la plus mythique des consoles 16 bits par exemple ! Sérieusement, je n’ose imaginer l’émeute qui s’en serait suivie si la plus magistrale machine de Nintendo n’avait pas à sa façon participé à la majesté de la première trilogie Star Wars, car c’est bien de Star Wars qu’il s’agit, et non pas de la trilogie du Seigneur des Anneaux. Si vous avez vu l’excellent Clerks 2 de Kevin Smith, sachez que je reprends intégralement à mon compte la limpide démonstration de Randal Graves quant à l’écrasante supériorité des épisodes de la déchirante lutte entre pouvoir de Jedi et côté obscur de la Force sur cette histoire de bagouses à jeter à la marmite. Oui messieurs !
Et le premier Star Wars sur Super Nintendo n’est pas qu’un simple jeu Star Wars, c’est Super Star Wars ! Un jeu tout simplement titanesque qui peut à lui seul représenter le triptyque qu’il a initié.

Il y a bien longtemps dans une Galaxy lointaine, très lointaine …

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Roger that Leader Rogue

Avant de répondre à l’appel de la Force, voyons en aparté ce qui s’était déjà fait sur NES. Car chose amusante, il n’y eut non pas un, mais deux jeux basés sur le premier Star Wars sur la 8 bits de Nintendo. Le premier de ces titres date de 1987 et fut l’oeuvre de Namco. Il demeura relativement inconnu, éclipsé qu’il était par la version de JVC que nous avons connue ici en Europe, et c’est pas plus mal. Si le jeu suivait à peu près la trame de l’apprentissage d’un jeune Jedi, il était bourré d’incohérences comme ces affrontements incessants avec Dark Vador (oui, Dark Vador dès le début du jeu !) et un level design sans logique aucune…Le tout servi par une difficulté outrancière. Heureusement Lucasfilm rendra une meilleure copie en 1991 avec un Star Wars qui déjà fit sensation, tant par la majesté de son ambiance que par sa difficulté extrême, très efficacement figurée par un niveau sur l’étoile Noire particulièrement piquant.

Sur Super Nintendo arrivera en 1992 Super Star Wars qui sera suivi de The Empire Strikes Back et The Return of the Jedi. Ces trois jeux auront donc réussi à faire mentir par trois fois l’adage assimilant les jeux adaptés de films à d’infâmes ratages ! C’est assez rare pour être souligné et répété. Bon, n’oublions pas le fameux Addams Family d’Ocean tout aussi incroyable, n’est-ce pas…
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Le Sarlacc hors sable… oui, pourquoi pas

La trilogie Star wars sur Super Nintendo est également constitutive d’une odyssée de difficulté à l’image du rude parcours du jeune Luke confronté à l’éternel antagonisme du Bien contre le Mal, comprenez que vous allez en baver sévère avant de prétendre au titre de sauveur de la Galaxie. Et j’y vois même une certaine logique : l’épisode V étant à mon sens le plus tragique et le plus marquant, ce sera bel et bien the Empire Strikes back qui me laissa le souvenir le plus tragique et le plus marquant ! Celui d’un jeu à la difficulté réellement diabolique, entre un premier volet déjà pas simple et un ultime opus un peu assagi mais guère évident pour autant…

Le voici enfin ! Au deuxième jour du EA Play, nous avons pu tester Star Wars Battlefront II, sur PC et PS4.  Après un premier épisode prenant mais en demie teinte sur plusieurs points (ces foutus DLC…), EA avait fort à faire pour rattraper le coup.  On nous a promis du contenu, toutes les époques, et un gameplay repensé. Qu’en est il du résultat à l’heure actuelle ?

BATTLEFRONT AWAKENS

Dès la prise en main du titre, on voit clairement l’influence des jeux Battlefront passés, ne serait ce que dans l’écran de sélection des personnages. Battlefront II reprend le principe de son homologue rétro avec un système de classe, ici bien plus poussé. Suivant le camp sélectionné, on choisit le personnage, ses armes et ses capacités spéciales. On aperçoit également une liste de personnages déblocables par des points, inaccessibles pour l’instant. Mais le principal intérêt est le jeu en lui même, et on se lance donc dans la partie, impressionnés par notre immersion immédiate dans la bataille. Les paysages de Naboo sont magnifiques, remplis de détails rendant hommage aux films de la saga. Et la transition entre l’introduction et le jeu est totalement fluide. Et en parlant du jeu….

La partie que nous avons pu tester se déroule en 3 phases. Les droïdes affrontent les clones, les premiers devant attaquer le palais royal, défendu par les seconds. Si l’on est suffisamment efficace, on peut récolter les fameux points permettant d’incarner des « soldats » améliorés, des vaisseaux voire même des héros (Darth Maul/Boba Fett et Rey/Han Solo dans la démo). Ceux-ci peuvent appartenir à toutes les époques de la saga, pour former des alliances inattendues mais efficaces. Les objectifs, vont de l’escorte de convoi à la défense de zone en passant par l’élimination de cibles spécifiques. Contrairement à l’épisode précédent nous ne ressentons pas de répétitivité ni de monotonie car l’action évolue dynamiquement avec les objectifs, ce qui permet un enchaînement rapide et une implication totale.

A retenir

Pour l’instant, nous avons été conquis par Star Wars Battlefront 2. Le jeu semble remplir ses promesses et le niveau sur Naboo nous a montré un jeu fluide, avec une action ininterrompue et un renouvellement des systèmes de jeux. Si la version finale, pour le multijoueur comme pour le mode solo, est du même tonneau nous pouvons nous attendre a un jeu incontournable de l’univers Star Wars .

Flbond/Infernoz/Retroz

SW (1)Si bon nombre de plateformes ont eu droit à leur Star Wars, ce n’est vraiment que dans les années 90 que la licence de Lucas Arts prend de l’ampleur nous offrant divers bons jeux… et quelques bousins. Le retour de la célèbre saga de SF en 1999 au cinéma contribue à produire davantage de produits dérivés (donc de jeux) et La Menace Fantôme n’y échappe pas. En 99, la Playstation (sortie alors depuis prêt de 4 ans) nous a déjà offert des titres merveilleux que vous connaissez tous (Final Fantsay 7 et 8, Resident Evil 1 et 2, Castlevania : Symphony of the Night, Metal Gear, Tomb Raider etc). Ce titre  Lucas Arts nous rappel malheureusement que, déjà à l’époque, les adaptations de licence sont souvent synonymes de pompe à fric. Plongez du côté obscur de la force car même pour cette semaine spéciale on a le droit aussi aux titres approximatifs.

 

Come to the dark side….. we have cookies

Des extraits du film très mal rendu.

Wouhou Darque Mole! Enfin je crois…

La base est là pour nous offrir un très bon jeu, l’univers, l’intrigue, la hype du retour de Star Wars sur grand écran… sauf que rien n’est mise en œuvre pour nous offrir ce cadeau tant attendu. Certes vous revivez le film mais jouable à la zob, honnêtement un point ‘n’ click aurait suffit largement. Il n’y a strictement aucun challenge, une grande ligne droite presque vide avec une énigme ou deux à l’occasion et des ennemis à dégommer… en fait ça aurait pu aussi bien être un jeu de rail tel que Time Crisis ou House Of the Dead… en plus mou. On constate assez vite que, à l’inverse des jeux testés par mes prédécesseurs cette semaine, Lucas Arts a voulu sortir ce jeu à la va vite pour la sortie du film.

Revenons à nos « héros », vous incarnez tour à tour Obi Wan Kenobi, Qui Gon Jinn,  le Capitaine Panaka ou encore la reine Amidala à la 3ème personne au travers une dizaine de niveaux. Niveau casting on a du lourd, un padawan, un futur cadavre, un mec qu’aujourd’hui tout le monde a oublié et une reine qui se la joue badass pendant un film et passera les deux suivants à chialer… Épique je vous dis… Malgré sa grand facilité le jeu trouve le moyen de se rendre frustrant de par sa maniabilité de pétrolier. Il est tellement rigide que le simple fait de changer de direction devient laborieux… si tirer, sauter ou lancer une grenade se fait d’une simple pression sur un bouton, couplé avec la maniabilité en mousse, la moindre action devient…stressante, pour rester poli. Votre progression est entrecoupée de cinématiques tirées du film, version PS1…

Décors vides, absence de challenge sont deux des points de la listes des points négatifs de ce jeu.

Cours… euh… machin… on est sur … euh, ville avec du sable et il faut qu’on aille… là… au fond…

Récapitulons : Vous traversez des niveaux blindés d’ennemis avec deux mains gauches, avec des « héros » de la prélogie avec le charisme d’une moule atrophiée et possédant très probablement la collection complète des plus beaux balais de Mr Propre plantés dans le fion pour offrir une telle maniabilité, le tout entrecoupé d’extraits du film en mode soupe de pixel. Pour un jeu signé Lucas Arts et de cette année là, au vu des titres évoqués tout à l’heure, c’est une honte totale ! Animations saccadées, personnages méconnaissables, bugs de collision, décors variés mais moches… seule la BO du jeu et les musiques signées John Williams couplé à la participation des doubleurs français sauvent le jeu du naufrage et permettent de garder un peu d’immersion dans l’univers Star Wars.

Bienvenue à tous dans ce nouvel épisode de PRE(JEUX)GES. Même si c’est notre avant dernière discussion sur les idées reçues, le sujet n’en est pas moins intéressant. Nous allons parler ce mois-ci de l’histoire des jeux en Full Motion Video. Souvent résumés à Dragon’s Lair et Night Trap, ils ont été considérés comme le futur du jeu vidéo dans les années 90. La définition  de FMV est normalement tout jeu comprenant des cinématiques, mais nous évoquerons plus précisément les jeux interactifs vis-à-vis de séquences filmées (films interactifs).  Et pour me servir d’interlocuteur, j’accueille M. Le Serpent, le patron de ce même site. C’est parti!

 

 

Le Serpent : Si on parle de jeux FMV, on va remonter jusqu’au premier jeu , Dragon’s Lair? > On tombe bien sûr dans un PRE(JEUX)GE, chef. Même si Dragon’s  Lair est une référence dans cette technologie, le premier jeu utilisant cette technologie précède les aventures du chevalier de 2 ans.

 

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N’avez vous jamais rêvé de participer à des courses de chevaux, sans les gains, ni public, ni vrais chevaux? Non? On va en parler quand même. Dans le courant de l’année 1981, le magazine « Play Meter Coin Operated Entertainment Industry Magazine » rapporte les nouveautés du salon Amusement and Music Operator Association (AMOA) à Chicago.  Sur place, le concepteur Dale Rodesch présente une nouvelle « cabine d’amusement » basée sur les courses hippiques. Le principe est simple : le joueur choisit le cheval qui arrivera premier  et laisse la course hippique se dérouler à l’écran.  La particularité est qu’au lieu d’avoir des sprites assez basiques, nous avons un vrai film en guise d’action. Le procédé est possible grâce à l’utilisation du LaserDisc, un disque ressemblant au DVD de 30 cm de diamètre, contenant 30 minutes de film en séquences. Ici il permet de générer 60 courses, associées à des commentaires pou en donner l’illusion du double. La borne arrive l’année suivante dans des cafés et salles d’arcade et obtient un succès d’estime. Chose assez impressionnante, Quarter Horse n’est pas seulement le premier « jeu » FMV, mais également celui avec la plus grande durée de vie. Selon les dires du concepteur, les dernières cabines livrées aux USA l’ont été en janvier 2012, soit 30 ans après leur première apparition. Au Canada, des cabines Quarter Horse existent toujours.

 

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Plus proche du jeu vidéo, Astron Belt sort à la fin de l’année 1982 en Arcade. Réalisé par Sega/édité par Bally Midway, et présenté aussi à l’AMOA, ce shoot spatial suit la tendance qui s’est installée dans les salles depuis des titres comme Space Invaders ou Defender. Plusieurs types de lecteurs Laser Disc ont été utilisés pour le titre, et les cabines sont allés du simple 19 pouces au 25 pouces. Néanmoins une grande nouveauté intervient, en plus de sa progression vers le fond de l’écran : les séquences filmées. Que ce soit un vaisseau énorme ou un champ d’astéroïdes, le vaisseau en « sprite » affronte un véritable film devant lui. Le jeu alterne d’ailleurs entre des séquences originales et des extraits de films phares de l’époque : Star Trek II, Les Mercenaires de l’Espace et Les Évadés de l’Espace. La durée de vie est correcte, et comme beaucoup de tentatives de SEGA, le jeu est un grand succès. Une suite sortira sous le nom de StarBlazer en 1984, avec le même principe de jeu et basé sur le même lecteur.

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Bien sur, il est impensable de ne pas penser à Dragon’s Lair quand on évoque les jeux FMV. En cette même année 1983, un aventure spéciale sort en arcade. L’histoire adaptée de Adventure (Atari) est tout ce qu’il y a de plus classique : un chevalier vaillant va combattre un dragon pour sauver la princesse. Il parcourt un château de salle en salle, et doit se dépêcher de trouver l’action à faire pour aller plus loin. Par contre lorsque l’on passe devant l’écran, c’est un dessin animé coloré qui nous saute aux yeux. Et pour cause l’animateur derrière le jeu est Don Bluth (Bluth Studios), un ancien de Disney à qui l’on doit entre autres Brisby Et le Secret de Nihm (aka le dessin animé le plus triste de l’histoire). Il apporta donc sa patte graphique à un concept original de Rick Dyer (Advanced Microcomputer System). Le budget à cet époque est de « seulement » 1.3 million de dollars, et beaucoup de choses sont faites avec les moyens du bord. Les « voix » des personnages sont faits par l’équipe de développement, le physique de la belle à sauver vient de Playboy et les scènes « tournées » sur support LaserDisc durent le moins de temps possible (22 minutes). Le support utilisé a d’ailleurs posé problème lorsque le jeu est arrivé en salle d’arcade. Chaque scène étant une salle à traverser et le parcours entre celles-ci étant généré aléatoirement, le disque fait à la base pour jouer simplement des films souffre un maximum. Heureusement le tout à été fixé et le jeu a fait 32 millions de recettes, devenant culte et décliné en plus de 70 versions différentes.

Pour l’anecdote, Dragon’s Lair détient deux autres particularités. Il est parmi les précurseurs de ce qu’on appelle le QTE (action demandée dans un temps record), mais surtout il réalise l’exploit de traverser la crise de 1983 sans égratignure.