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Haaaaaaaaaaa !!! Qu’il est bon d’entendre ce titre, celui qui à su redonner ses lettres de noblesse au genre du Survival Horror  perdu depuis Alone in the dark en 1992. Cet épisode marquera bon nombre de joueurs, fort de son succès il en découlera 5 suites très honorables chez Sony et quelques spin-off (Outbreak, Survivor, Dead Aim) des remake sur Gamecube et des nouveautés (Resident Evil 0), des adaptations sur DS et des films qui font honte à la saga. Pour vous nous allons ensemble décortiquer le seigneur du Survival Horror.

In the darkness

Un des moments les plus culte du survival horror.

Tout commence lorsque l’équipe Alpha perd le contact radio avec l’équipe Bravo du STARS. Parti à sa recherche dans la forêt des environs de Racoon City, l’équipe se fait attaquer par des chiens enragés. Ils aperçoivent un manoir et ils se réfugient dedans. Se croyant à l’abri ils ne savent pas ce qui les attend à l’intérieur. A partir de ce moment vous pouvez choisir de diriger Chris Redfield ou Jill Valentine. Vous commencez au hall d’entrée du manoir, vous vous balladez sans souci quelques mètres quand tout à coup vous voyez un homme à genou dévorant un être humain. L’homme se retourne vers vous et veut vous dévorer. Vous tirez 9 balles pour le stopper et de là commence votre périple. Fraichement décidé à prévenir vos amis qui vous attendent vous ne voyez personne. Vous dirigerez donc votre personnage qui vadrouille en vu de trouver ses amis tout en affrontant des monstres en tout genre comme les chiens, les corbeaux, les hunters et bien d’autres. Une ambiance hors du commun, des petites musiques angoissantes, une gestion des munitions pour la survie, des passages angoissants et surtout pas mal d’énigmes qui demandent de la jugeote. Voilà ce qui à fait de Resident Evil une des saga, avec Metal Gear Solid et Final Fantasy, sur laquelle on peut compter les yeux fermés ! Rappelons que la série s’est vendu à 40 millions d’exemplaires ! Une très belle affaire en somme qui a permis à la saga de se lancer grâce à cette ambiance qui lui est propre. A noter que cet épisode se distingue par sa difficulté assez élevée est surtout avec des ennemis coriaces et peu de munitions contrairement aux autres épisodes.

Le studio Grasshopper Manufacture, depuis sa création en 1998, représente une sorte de pied-de-nez à l’industrie du jeu vidéo. Liberté artistique, non-respect des règles, coups de génie, coups de folie, provocation, humour noir, non, je ne décris pas un collectif punk de la belle époque mais bien les principes moteurs d’un studio qui a réussi à s’imposer comme un élément-maître du paysage vidéoludique sans trahir ses idéaux de départ, une histoire qui tiendrait presque du conte, et qui semble loin d’être finie. Mais au cas où le monde s’effondrerait vraiment fin 2012 et qu’on ne puisse pas faire un article pour fêter leur 15 ans d’existence, internet passant mal dans les limbes apocalyptiques et les arbres servant généralement dans ces cas-là (si l’on en croit les grimoires) de cure-dents aux entités Cthulhiennes ainsi libérées plutôt qu’à fabriquer du papier, profitons de la sortie de Lollipop Chainsaw pour parler un peu d’un studio pas comme les autres…

I remember how free we were

Après le titre « GRASSHOPPER MANUFACTURE X Punk Philosophy », la première phrase du manifeste de Grasshopper Manufacture est « Est-ce que vous vous souvenez de votre impression la première fois que vous avez joué à un jeu vidéo ? ». Suda51, président du studio créé en 1998, lui, s’en souvient, et raconte ensuite sa première expérience, sa fascination pour cet écran lumineux plein de promesses, en rupture avec tout ce qu’il avait connu jusqu’alors, une fascination analogue à la claque qu’on peut se prendre en découvrant un album de musique qui va changer notre vie. Grand admirateur de la vague punk qui déferle en 1976 en Angleterre, de ce moment où l’histoire d’un genre n’est plus tenue par les conservateurs à la tête des majors mais dans les mains des musiciens, de cet éclat de créativité brute, de liberté totale, Suda51 décide explicitement de s’en inspirer pour déterminer l’orientation du studio, et secouer un peu la mécanique huilée de l’industrie du jeu vidéo plutôt conservatrice donnant plus volontiers dans la recette sans risque que dans l’audace créatrice. Cette attitude est d’ailleurs certainement à l’origine de la perte de vitesse du jeu vidéo au Japon dénoncée notamment il y a peu par Keiji Inafune, vétéran de Capcom ayant rendu le tablier et connu pour ne pas mâcher ses mots, de l’émergence d’un sang neuf à l’échelle mondiale laissant une industrie vidéoludique japonaise à la traîne, les acteurs principaux n’étant plus Sega ou Capcom, mais Ubi Soft ou Microsoft, pour ne citer qu’eux. Mais revenons-en à nos chiens de prairie, qui ont su anticiper le mouvement de plusieurs années avec brio, en mettant la prise de risque et la créativité au centre de l’équation. Car si le président a la punkitude dans le sang, ce ras-le-bol vis-à-vis du conservatisme ambiant est partagé par un autre grand du jeu vidéo, Yamaoka Akira himself, l’homme derrière l’ambiance sonore des Silent Hill originels. C’est donc sans surprise qu’on le retrouve parmi les quatre membres fondateurs du studio. Un vent de liberté souffle chez Grasshopper Manufacture, mais concrètement, ça donne quoi ?

The Great Rock’n Roll Swindle

Plutôt que de proposer une série de minitests organisés chronologiquement, dont certains forcément mal renseignés vu qu’une partie du catalogue se retrouve cantonné à l’archipel et que ma connaissance de la langue de Sony Chiba est des plus limitées, je vais essayer de dégager des constantes dans la production du studio, tenter des regroupements, essayer de voir ce qui fait que Grasshopper Manufacture soit aussi singulier. (mais vous allez quand même subir quelques micro tests mal renseignés, parce que, bon, je suis pas magicien non plus, hein !). Et on commence joyeusement avec la principale composante : l’irrévérence, la provocation à coups de violence, d’humour noir, et de plaisanteries grasses (hopper) ! Si chronologiquement ce n’est pas le premier trait à apparaître dans leur catalogue, donnant d’abord dans l’étrangeté, le coté obscur, même si ce trait de fabrique apparaît déjà en filigrane dans Killer 7, c’est malgré tout cette dimension qui marquera le plus définitivement les esprits, s’imposera en tant que trademark des productions où traîne Suda51, et ce dès No More Heroes, brûlot provocateur à l’humour en bas de la ceinture et aux éclaboussures sanglantes lui valant un traitement pour le moins pas banal, celui de se faire censurer au Japon (alors qu’aux States circule une version gentiment uncut…) ! Histoire absurde de Travis, un otaku bien dans sa peau, plutôt beau gosse, qui se retrouve embrigadé par erreur dans un concours de tueurs hauts en couleurs, appâté par les courbes d’une plantureuse créature à l’accent slave et aux intentions des plus impures, NMH est une bombe d’irrévérence et de brutalité poussée jusqu’à l’absurde. Notre héros se bat au sabre-laser, qu’il faut recharger en le secouant de façon suggestive, et enchaîne massacre de sbires dans des giclées de sang à faire pâlir l’industrie du cinéma gore dans son entier, et combats de boss tout simplement épiques. Cette construction sera récurrente et marquera l’approche « contemporaine » du studio, comme le décadent Lollipop Chainsaw, et dans une certaine mesure Shadows of the Damned. Mais son point de départ en fanfare reste NMH, point de repère dans la production de Grasshopper Manufacture, initiant une seconde phase de convergence créatrice, cohérente dans le débordement.

Parfois, on aime revenir sur des choses qui se sont passé il y a pas mal de temps. Ah que la nostalgie s’empare de nous à la vue de ces épisodes mythiques, quel plaisir de réincarner Claire et Léon ou encore de voir Jill affronter le terrible Némesis. Disponible dès maintenant pour la somme de 9,99 euros sur le PSN, il vous permettra de revivre des vrais moments de survival horror intenses et surtout de vous replonger à un cœur joie dans l’horreur de Racoon city. Pour ceux qui ne connaissent pas la saga, c’est une excellente initiation à petit prix.

Yannou

Je vais pas vous mentir, je ne suis pas un gros amateur de jeux d’horreur, destinés à vous faire flipper un bon coup, à faire vibrer vos tripes, au point de vous faire croire que les mystères que vous croisez pourraient surgir dans votre dos. J’ai le souvenir d’avoir terminé et apprécié Resident Evil 4 mais très récemment, c’est Dead Space que j’ai achevé. Et autant vous dire que je suis fier de ma performance.

Keepwalking07

Et bien que nombre de mes amis se moquent du seul fait qu’un nécromorphe tapi dans l’ombre suffise à me faire perdre la tête tout au long de la prochaine demi-heure, il faut tout de même avouer que les créateurs ont réussi leur pari. Car oui, quand vous faîtes croire au joueur que chaque ouverture vers la ventilation abrite une bestiole, vous instaurez un doute qui vous assaille pendant dix heures. Fort, vous ne trouvez-pas ?

Antimatter Radius

En tout cas, les amateurs ont l’air d’avoir apprécié l’expérience car ils ont fait preuve de tout leur talent pour immortaliser l’ambiance si particulière et oppressante d’un titre qui aura tout de même réussi à renouveler une formule considérée à l’époque comme vieillissante.

Svetlio3d

Sirocco

Resident Evil est le premier jeu qui m’ait vraiment fait flipper ! Notamment grâce à sa magnifique mise en scène. Les graphismes sont très réalistes, sombres, glauques (pour l’époque, on est d’accord). Les caméras sont situées de telle sorte que la peur se démultiplie (même si parfois, cela peut gêner le joueur lors de combats intenses) . Quant aux sons, les bruits des zombies que vous ne voyez pas vous feront sauter dans votre fauteuil ! Seul vrai défaut du jeu : sa maniabilité. Il faut vraiment un temps d’adaptation pour pouvoir être efficace. Mais Resident Evil est tellement bon qu’on lui pardonne cette petite faute de jeunesse… Vous devrez également gérer vos armes et objets avec des coffres parsemés ici ou là. De plus, certaines énigmes mettront vos neurones à rude épreuve alors que l’ambiance du jeu vous plongera dans de terribles angoisses ! Il faut absolument y avoir joué, sinon, vous louperez une expérience vidéoludique intense et incroyable. Superbe ! Superbe ? Mais attendais, je suis là surtout pour vous parler de la scène d’intro… Et là ! J’ose le dire… C’est, comment dire… Non je ne le dis pas finalement… Enfin… MAIS C’EST KITCH ! Ouf, je me suis lâché ! Joué par de vrai acteurs Mikami nous à offert des fous rires ! Car si elle démarre plutôt bien, la présentation de chaque personnage, joué par de vrais acteurs… C’est de trop… Vraiment je vous laisse en juger par vous même… Enfin forcement si vous ne la connaissais pas déjà, cela va de soi… Mais KITCH !

Le Serpent

La suite du tant attendu soft de Visceral Game est disponible en démo depuis le 21 décembre sur le XBOX live le 22 décembre sur le PSN . Rappelons un peu l’histoire de Dead Space. C’est un jeu à la 3ème personne avec vue à l’épaule comme Resident Evil 4, on incarne Isaac Clarke un ingénieur qui est venu avec son équipe pour voir pourquoi le vaisseau USG Ishimura ne donne plus de signal radio. Une fois dans le vaisseau les choses se gâtent puisque votre équipe se fait attaquer par des créatures difformes et particulièrement sanguinaires appelés Nécromorphe. De là commence la survie de Isaac à travers  l’Ishimura, une traversée particulièrement angoissante et stressante à souhait. Après le succès du premier épisode, Isaac nous reviens en forme pour casser du Nécromorphe et la démo est là pour le prouver. Lire la suite