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Si vous voulez un article stylé roman noir, passez votre chemin. Je me suis adonné à cet exercice pour le test de Max Payne, mais je ne réitérerai pas ici. Il s’agit ici d’un temps moderne est non d’un test. Un analyse à chaud, des impressions, plus qu’un véritable avis tranché et définitif. Venons-en au fait, Max Payne 3 est bien le digne héritier de ses aînés. Bullet time ? Oui ! Alors dégainez vos flingues et dites merci à Rockstar !

En route pour une nouvelle dépression

Max Payne est de retour, et ce n’est pas pour nous déplaire. L’ambiance malsaine et dépressive des précédents épisodes est toujours présente. Un effort à souligner, puisque le studio de développement a changé : Rockstar a repris le flambeau de Remedy. Une réappropriation dans la douceur. Notons cependant quelques changements de taille. Max est tout autre. Non pas moralement, puisque toujours dépressif – voire plus que jamais – mais physiquement. Plus vieux, plus marqué, et boule à zéro durant une partie de l’aventure, vous n’allez pas le reconnaître. Autre changement, celui de la narration. Au revoir les bandes dessinées et bonjour les cinématiques classiques en 3D. Un effort fut cependant consenti, puisque ces mêmes cinématiques sont mises en scène de façon particulière, « à la 24 », la série TV. Des séparations pour vivre plusieurs scènes à la fois. Efficace. Il en va de même pour les textes affichés à l’écran durant les cinématiques, encastrés parfaitement, au coeur de l’action. Cette action d’ailleurs, qui nous transporte bien loin des rues sombres de New York, se déroule à Sao Polo, ville Brésilienne qui en fait baver plus d’un. Max est devenu garde du corps pour une famille richissime de la région. Un nouveau boulot qui va forcément mal tourner. Et pour ceux qui pensent que Max est avant tout un Américain qui défonce tout aux Etats-Unis, pas de panique, certaines missions de « flashbacks » vous replongent dans la périphérie de Manhattan. Un scénario complet, sombre, et jouissif, dont je ne veux vous donner les ficelles. Spoiler n’est pas dans mon habitude, mais sachez que les relations de Max avec des femmes se placent au centre de la narration. Sachez aussi que si vous êtes allergiques au cinématiques, passez votre chemin car ici, il y en a beaucoup (trop?), sans pour autant jouer dans la cour de Metal gear solid 4.

Le bullet time. Mais quelle belle invention pour le jeu d’action. Repris depuis dans beaucoup de genres et de jeux, beaucoup trop de personnes ignorent que ce n’est qu’en 2001 qu’il fut popularisé. Par Max Payne. Un jeu plutôt marquant qui, au final, ne fut pas joué par grand monde. Un tort. Nous allons ici rendre hommage à l’un des plus grands jeux d’action, sûrement le plus grand de l’ère 3D.

Max douleur ?

Un parcours jonché de morts.

Commencer par expliciter pourquoi Max Payne est connu, à savoir grâce au bullet time, serait un peu trop évident. Et comme je n’aime pas la logique et la suffisance, je finirai par ça, voilà ! Car oui certes, Max Payne c’est un gameplay riche, profond et appliqué, mais c’est aussi une ambiance. Oui messieurs dames, une ambiance. Et je ne parle pas seulement de l’assemblage des musiques et des graphismes, non. Max Payne a bien une âme. Et comme son nom de famille le suggère, une âme torturée, malmenée. Max, jeune flic modèle, sort tard du travail. Comme souvent. Il n’a qu’une envie, retrouver sa femme et sa fille, un bébé d’à peine quelques mois. Ce ne sera jamais le cas. Une bande de junkies était là avant, tuant sa famille, sous l’emprise de la drogue. Saleté de produit. Max est anéanti, et ne va avoir plus qu’une seule chose en tête : la vengeance. Froide et irréversible. Violente et sans scrupules. Max est un flic, il sait manier les armes, et il va s’en servir pour remonter tout le réseau de fabrication de cette drogue de merde. La Valkyrie. Nous en avons de l’empathie pour ce personnage à la fois normal, et charismatique. Ce flic qui n’avait rien demandé, et à qui il arrive le pire. C’est vraiment la merde…