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Cher journal ! Hier, Maman m’a conduite à la ferme et je pense avoir trouvé ma nouvelle vie. Après avoir passé un stage chez Harvest Moon, ça y est je veux devenir fermière. Et même si mon père souhaite déménager pour son nouveau travail, je vais prendre mon courage à deux mains et m’en aller, après tout je suis majeure. Je prends donc mes affaires et pars pour la ville de Westown, où je retrouve mon oncle Frank. Je stresse un peu quand même, mais c’est parti !

Une nouvelle vie

Tonton me présente les différentes villes où je passerai ma nouvelle vie. Nous avons Westown qui est un vrai décor de Far West mouvementé, contrastant avec Lulukudo et son ambiance de détente avec son bord de mer. Enfin Tsuyukusa, ma préférée, appelle au voyage avec son inspiration fortement nippone. Mais pour le moment, je découvre ma ferme, un magnifique terrain sur lequel je vais cultiver mon avenir. J’apprends petit à petit les différentes parties du dur métier de fermière. Avec mon expérience, je crois même que j’ai réussi à convaincre ma sœur de devenir fermière. Elle a passé deux jours chez moi, et au plus grand désarroi de mon cher père, j’ai reçu une lettre de sa part m’engueulant presque d’avoir converti ma frangine à ma nouvelle religion campagnarde. Mais ce n’est pas grave, sourire aux lèvres, je suis repartie m’occuper de mes animaux. Les cultures que j’ai réussi à planter, sous réserve de leur accorder de l’attention donnent de merveilleux légumes et fruits. Quant aux animaux, j’ai l’impression d’avoir un véritable zoo avec mes chats, lamas, chiens, vaches ou encore moutons. Trente millions d’amis chez Gwen, même si parfois je dois les pousser au cul pour les sortir. Et d’ailleurs en parlant de sortie, je ne t’ai pas raconté ce que je peux faire en ville.

De nombreuses activités

Au-delà de mon travail, un brin redondant, dans ma petite exploitation, de nombreuses activités me sont proposées. Tout d’abord les événements, comme celui où l’on note mes légumes ou mes vêtements, dans un concours solitaire ou par équipe. Je me rappelle de ma superbe pêche de poisson où j’ai pu me moquer (gentiment) de mes adversaires, car je suis arrivée première. Ils ont tellement l’air de s’ennuyer qu’ils notent tout , ça me rappelle ce que je vois à la télé. D’ailleurs là-bas, je crois qu’un beau mec me fait de l’œil, c’est même le facteur. Avec le temps, on verra où ça nous mène, j’ai d’ailleurs appris que dans le coin on pouvait même se marier si on s’offrait les cadeaux qui convenaient. Je ne suis pas vénale mais j’essaierai. Je pourrais trouver mon bonheur dans les différentes villes, magasins, restaurants et bars. Et si je suis une grosse flemmarde, je peux même acheter leurs recettes pour les faire moi-même à la maison et les revendre ou les dévorer. Je ne sais pas pourquoi, mais certains plats me boostent pour certaines parties de mon travail, une intervention divine sans doute. En parlant de ça, parfois j’ai comme des hallucinations, et des êtres appelés déesses viennent me rendre visite pour me raconter ou me demander des choses (et difficiles les anges en plus). J’aurais peut-être pas dû manger cette chose dont je ne savais pas la provenance. En bref, une vie de rêve mais….

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Yo tout le monde, c’est le Serpent. Aujourd’hui on se retrouve sur Clustertruck, et avant tout n’oubliez pas de laisser un commentaire et un pouce vers le haut, ça me ferait hyper plaisir (hashtag putaclick) ! Plus sérieusement, le titre de Landfall Games souhaite se faire une place dans les nombreux titres propices aux gameplay, en proposant de faire des courses de camions….en sautant sur ces mêmes camions. Le pari de la simplicité est il réussi? Le jeu referme t-il plus de surprises que prévu? Nous allons voir ca.

Un jeu pour youtuber

ct3Clustertruck est un jeu ayant un principe simple : se rendre au bout d’un circuit le plus vite possible. Mais la petite surprise du chef réside dans le moyen d’y parvenir, à savoir faire le yamakasi sur les toits des camions qui passent. Le moindre pied posé par terre et c’est l’échec assuré (ainsi que le fait d’embrasser un mur bien entendu).  En se basant sur ce principe, les niveaux courts s’enchaînent, les obstacles se multiplient (lasers, planches en bois, citrouilles,etc…) mais le principe reste le même. Des super capacités sont également disponibles avec les points récupérés à chaque course et permettent de faire encore plus de pirouettes sur les plateformes motorisées. En résumé, un jeu simple mais pouvant être frustrant et qui se joue sur de courtes sessions, ça ne vous dit rien ? En effet Clustertruck est un jeu parfaitement adapté au Let’s Play sur youtube, et nombreuses sont les chaînes qui en ont parlé. L’éditeur de niveaux renforce également l’aspect communautaire du titre, chacun pouvant avoir son expérience personnalisée et défier ses amis. Celui-ci est accompagné d’un tutoriel très simple, permettant une grande liberté dans le nombre de camions et l’agencement des décors, décuplant les possibilités du jeu en lui même. Pari réussi donc pour un jeu qui s’adressera aux joueurs qui aiment les titres simples à prendre en main, jouables sur des petites sessions et avec un peu de challenge. Qu’en est il des joueurs fans de rétro?

Un jeu pour speedrunner

ct4On peut se demander ce que ce jeu fait en test sur un site qui fait le lien avec le jeu-vidéo rétro. Tout simplement car il s’inscrit dans une tendance disparue pendant un temps : le scoring. Longtemps cantonné à l’arcade dès les années 70, le scoring a été la première manière de pouvoir se dépasser sur un jeu vidéo et de repousser les limites de ce qui est proposé par le développeur. Les joueurs consoles des années 80 (et début des années 90) ont également pu expérimenter cette nouvelle manière de jouer à travers les portages des jeux des salles, puis par des jeux dédiés. Mais dans le courant des années 90, les jeux devenus plus scénarisés, plus centrés sur les personnages, laissent de côté les défis plus basiques pour pouvoir amener le joueur dans une expérience plus cinématographique. Et à part de rares genres (comme les shoot em up), les records, et notamment par les points, ne sont plus réellement présents… jusqu’au début des années 2000 avec les speedrun. Lancés par Speed Demos Archive, les speedrun sont des records de vitesse enregistrés sur n’importe quel support, de manière directe ou sur émulateur, avec ou sans utilisation des failles techniques. Les gamers sont intéressés par ce moyen de repousser leurs limites, et avec la démocratisation d’internet et l’apparition des outils comme twitch pour diffuser les jeux, le speedrun est plus populaire que jamais. Et Clustertruck allie ces deux choses, le scoring pour savoir le talent du joueur en plein jeu, et le speedrun pour qu’il puisse se mesurer à d’autres, comme celui qui faisait des records à Space invaders en 1980. La boucle est bouclée!

A retenir

Clustertruck est un jeu qui s’adresse à plusieurs publics et qui réussit à le faire. Il réussit à être un jeu qui se joue rapidement et sans trop se prendre la tête, pour pouvoir correspondre à cette nouvelle tendance du jeu sur le net et plus particulièrement youtube. Il réussit à avoir du contenu notamment grâce à son éditeur de niveaux, et ses différentes manières de finir chaque niveau traversé de plusieurs façons avec les super capacités. Enfin, il réussit à proposer aux plus mordus des moyens de se dépasser en réalisant des défis de scoring et de speedrun. Un bon petit jeu sans prétention, mais qui fait très bien le job.

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Informations sur le jeu

Plateformes : PlayStation 4, Microsoft Windows, Linux, Mac OS

Genres : Speedrun – Plate-forme 

Développeurs : Landfall Games

Éditeur : tinyBuild Games

Date de sortie : 27 septembre 2016

Senran Kagura Burst copertina PAL

Notre chef a l’art et la manière de nous pousser au test en jouant sur nos faiblesses. Lorsqu’il a reçu Senran Kagura Burst, il a probablement ricané intérieurement, en sachant d’office que je me jetterai dessus sans qu’il ait à insister. C’est donc en toute légèreté que le vil Serpent a balancé son mail de proposition, l’air de rien, choisissant quelques mots-clés au hasard parmi ceux lié au jeu : beat’em up, boobs, ecchi, niche, moe, et hop, j’étais ferré comme truite en surpoids. Il faut dire que ce jeu, je l’attendais un poil quand même, pour des raisons bien entendu inavouables, et pour d’autres aussi. Comment ça, je fais mon mystérieux ?! Mais non, la preuve, je vous révèle tout dans ce petit Temps Modernes de derrière les fagots!

Mode Niche, on !

Une des trèèèèès nombreuses visions du paradis mammaire façon SKB

Une des trèèèèès nombreuses visions du paradis mammaire façon SKB.

(…finesse, on a dit, hein!) Senran Kagura Burst est un jeu de niche, assurément. Bien entendu, cette expression ne veut quasiment rien dire, mais je n’y peux rien, c’est le cas. Et dans un contexte où le jeu vidéo japonais s’occidentalise et s’exporte mal, je suis content de voir des jeux comme ceux de Nippon Ichi Software, Gust, ou comme celui-ci oser l’aventure internationale! Parce que le formatage FPS/TPS et les clones d’Assassin’s Creed, j’en ai un peu raz-la-couenne, comme on dit! Donc oui, j’accueille les excentricités un poil borderline à bras ouverts, et je tente généralement le coup, parfois en me ramassant les dents de devant, avouons-le, mais toujours avec ce petit plaisir de découverte et cette satisfaction de voir un paysage vidéoludique plus varié qu’il n’y parait.

Oui, c'est bien un personnage habillé en soubrette dont la tenue est en train de se déchirer, pourquoi ?

Oui, c’est bien un personnage habillé en soubrette dont la tenue est en train de se déchirer, pourquoi ?

Senran Kagura Burst aurait très bien pu ne jamais réussir à sortir du Japon, voyez plutôt : un beat’em up où des lycéennes à très fortes poitrines s’affrontent dans des situations échappé du Petit Guide du Ecchi Illustré, donc à base de voyeurisme, de techniques qui déchirent les habits de nos lololitas même pas barely legal et de fan-service massif localisé en dessous de la ceinture, ça passe moyen par chez nous, généralement. Même dans Bravely Default, ils avaient dû booster l’âge des personnages pour ne point choquer le chaland européen, et pourtant, ça ne boobait pas des masses! Alors si en plus, ce condensé de grivoiserie paraît sur la portable de Nintendo, console a priori familiale par excellence – bref, une console Nintendo, quoi! (même si, comme pour sa grande soeur en son temps, la 3DS sait nous surprendre de par son audace et la variété de son catalogue) -, on peut se considérer chanceux de voir nos ninjettes déborder l’écran relief de notre console.

Boob’em up

Enfin, tout est relatif. Car le jeu, c’était prévisible, n’est pas une perle de réalisation soignée couplée à un gameplay d’une richesse à foutre Bayonetta au placard. Loin de là même. Car boobs mis à part, on a affaire à un beat’em up sympathique mais répétitif, où l’on enchaînera les mêmes coups encore et encore à travers des missions qui se suivent et se ressemblent. En fait, ces défauts m’évoquent un peu le croisement entre la licence Naruto ou Budokai (que je n’aime pas, affirmons-le bien haut!) et la série des Musou Tensei, aka Dynasty Warriors (pour qui j’ai une certaine tendresse). On se retrouve confronté aux même limites en terme de nombre de coups, les personnages étant uniquement singularisés par leur style originel, tant vestimentaire que martial, et leurs coups spéciaux (le pluriel est presque de trop), et ce manque de variété dans le maniement est compensé par un nombre confortable de personnages jouables, ainsi qu’un second fil narratif permettant cette fois de vivre l’aventure à travers les yeux des antagonistes, bref, on a de quoi faire en terme de durée de vie.

Ben oui, dans un Beat'em up, il faut des boss, quand même!

Ben oui, dans un Beat’em up, il faut des boss, quand même !

On va donc s’amuser à level-grinder les différents personnages en admirant les atours mammaires de ceux-ci – et à cet égard, c’est carrément Noël (un Noël mammaire donc (et oui, j’ai déjà fait un four avec cette vanne sur le forum de shmupemall, et je récidive ici, sans honte aucune) ) -, dans un jeu finalement plutôt old-school dans ses mécaniques, beat’em up 2D pur jus, avec une dynamique plutôt bonne, des enchaînements qui nous propulsent dans les airs avec des combo counts bien gras comme les fans de Mussô les aiment, des coups spéciaux agrémentés de séquences où le relief est, disons, bien mis à profit, des passages en mode « Hyper » avec changement de tenue bien Magical Girl dans l’âme à l’appui. Ajoutons à ça les passages où sous le feu des coups de l’adversaire, les habits de nos héroines se déchirent, et on a une quantité d’eye candy Otaku-style à pleurer du kulfi pour le restant de nos jours. A noter que lors des séquences de combat, la 3D se désactive d’elle-même, choix plutôt intelligent adapté à la fois au genre – on peut faire la bagarre sans se soucier de l’alignement avec l’écran, un vrai bon point! – et aux limites du soft, qui souffre déjà sans 3D de problèmes récurrents de chute de framerate. Chaque courte mission permet un retour à l’école, où vous pourrez essayer les tenues débloquées – un petit conseil, soufflez sur l’écran, par curiosité -, les nouvelles coupes, les lunettes d’étudiantes, les bikinis, les tenues de soubrettes…etc.

Si vous voulez un article stylé roman noir, passez votre chemin. Je me suis adonné à cet exercice pour le test de Max Payne, mais je ne réitérerai pas ici. Il s’agit ici d’un temps moderne est non d’un test. Un analyse à chaud, des impressions, plus qu’un véritable avis tranché et définitif. Venons-en au fait, Max Payne 3 est bien le digne héritier de ses aînés. Bullet time ? Oui ! Alors dégainez vos flingues et dites merci à Rockstar !

En route pour une nouvelle dépression

Max Payne est de retour, et ce n’est pas pour nous déplaire. L’ambiance malsaine et dépressive des précédents épisodes est toujours présente. Un effort à souligner, puisque le studio de développement a changé : Rockstar a repris le flambeau de Remedy. Une réappropriation dans la douceur. Notons cependant quelques changements de taille. Max est tout autre. Non pas moralement, puisque toujours dépressif – voire plus que jamais – mais physiquement. Plus vieux, plus marqué, et boule à zéro durant une partie de l’aventure, vous n’allez pas le reconnaître. Autre changement, celui de la narration. Au revoir les bandes dessinées et bonjour les cinématiques classiques en 3D. Un effort fut cependant consenti, puisque ces mêmes cinématiques sont mises en scène de façon particulière, « à la 24 », la série TV. Des séparations pour vivre plusieurs scènes à la fois. Efficace. Il en va de même pour les textes affichés à l’écran durant les cinématiques, encastrés parfaitement, au coeur de l’action. Cette action d’ailleurs, qui nous transporte bien loin des rues sombres de New York, se déroule à Sao Polo, ville Brésilienne qui en fait baver plus d’un. Max est devenu garde du corps pour une famille richissime de la région. Un nouveau boulot qui va forcément mal tourner. Et pour ceux qui pensent que Max est avant tout un Américain qui défonce tout aux Etats-Unis, pas de panique, certaines missions de « flashbacks » vous replongent dans la périphérie de Manhattan. Un scénario complet, sombre, et jouissif, dont je ne veux vous donner les ficelles. Spoiler n’est pas dans mon habitude, mais sachez que les relations de Max avec des femmes se placent au centre de la narration. Sachez aussi que si vous êtes allergiques au cinématiques, passez votre chemin car ici, il y en a beaucoup (trop?), sans pour autant jouer dans la cour de Metal gear solid 4.