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Si vous avez plus de 23 ans, vous avez sûrement connu les joies de la 2d et le passage mémorable à la 3d avec l’avènement de consoles dédiées à ce support : Playstation, Nintendo 64, Dreamcast. Pour le pire comme pour le meilleur, d’ailleurs. Car des séries qui se sont cassées les dents lors de cette alternance de génération, on en compte des dizaines. En revanche, parmi celles qui ont réussi à adapter leurs qualités ludiques à une toute nouvelle conception du Jeu Vidéo, on en connaît encore de nombreuses qui figurent toujours dans les rayons des magasins et certaines sontaujourd’hui encore considérées comme les plus emblématiques du genre vidéoludique. C’est dire si la performance a marqué les joueurs à cette époque et qu’aujourd’hui encore, ils sont redevables aux concepteurs d’avoir matérialiser leurs rêves dans un monde en trois dimensions. Je ne vais pas m’attarder plus longtemps sur ce sujet qui pourrait faire l’objet d’un dossier à part mais parmi ces merveilles, un titre a gravé au fer rouge son empreinte dans ma mémoire. Etant nintendomaniac de naissance, je n’ai pas échappé aux dommages collatéraux qu’a provoqué l’explosion de Ocarina of Time sur Nintendo 64.

Hyrule Prend Du Volume

La merveilleuse Forêt Kokiri d’où se dégage une impression de magie unique.

Je vous remets dans le contexte. J’ai seulement 8 ans à l’époque, GameOne n’existe pas encore, Marcus ne présente pas son émission fétiche et ma culture du milieu du Jeu Vidéo se limite donc aux quelques jeux qui me font passer le temps sur ma Super Nes : Donkey Kong, Super Mario All Stars, The Legend of Zelda : A Link to the Past…Tiens, justement en parlant du loup, j’avais ouïe dire que sa suite serait adaptée sur la nouvelle console de la firme du Big N et à l’époque, je n’arrivais pas à concevoir à quoi pouvait ressembler ce dernier tout en 3d. Autant vous dire que j’étais particulièrement excité à l’idée de voir débarquer chez moi cette cartouche alors que je ne savais pas du tout à quoi je devais m’attendre. Et c’est quand vous voyez pour la première fois Navi la Fée se déplacer le long d’un couloir menant à l’Arbre Mojo et pénétrer dans une forêt merveilleuse, immense ( pour l’époque ) que vous comprenez enfin à quoi peut ressembler un Zelda avec du volume.  Une impression grandiose se dégage d’un univers magique, propre à séduire les yeux les moins habitués à une technologie qui avait déjà fait ses preuves mais dont les inspirations préféraient les nuances de gris au vert enchanteur de la Forêt Kokiri. C’est aussi l’occasion de voir pour la première l’ami Link de haut en bas, de gauche à droite, avec une épaisseur, des expressions faciales certes sommaires mais qui suffisait à donner de l’ampleur à un personnage qui pourtant fait partie des plus livides de l’Histoire, même s’il s’agissait d’une constante propre à beaucoup de héros emblématiques des débuts. Ce dernier fait d’ailleurs preuve d’une étonnante agilité. Il est désormais capable de sauter, chose qu’il ne pouvait faire sans aide d’une plume auparavant, de faire des pas de côté afin d’éviter les coups portés par les ennemis et de se battre comme un homme, un vrai, l’épée en main, de frapper sur les flancs ou viser la caboche… Bref, notre petit elfe est un véritable épéiste aguerri.

Ocarina fait nous (re)découvrir Hyrule !

L’arbre Mojo va annoncer sa mort imminente…

C’est donc avec Ocarina of Time que le monde de Zelda prenait un vrai poids. Là où je m’amusais à tourner en rond dans Hyrule dans A Link to the Past, profitant de la grandeur de l’espace, la première mouture N64 permet de voir la hauteur des monuments, d’apprécier la majesté d’arbres centenaires capable de raison et de dialogue, d’admirer les eaux d’un lac source des plus grands secrets d’une mythologie naissante, commençant à prendre forme par le biais des légendes contées par les différents personnages que vous croiserez durant votre aventure. Evidemment, le jeu reprend la formule qui a fait le succès de la saga à travers les âges. Vous contrôlez toujours un héros chargé de traverser le pays d’Hyrule de fond en comble, d’explorer des donjons chargés en monstres mais aussi en trésors à la valeur inestimable dont les fameux équipements (arc, bombes, grappin…) qui vous permettront de découvrir des zones d’apparence inaccessible. Ce voyage autour du monde est d’ailleurs le prétexte pour s’aventurer dans des lieux toujours aussi extraordinaires, peut-être plus encore tant une certaine magie se dégage de l’univers de Ocarina of Time. Il est vrai que s’enfoncer dans un volcan en éruption, nager au coeur d’un temple caché au fond d’une source, pénétrer dans les ombres les plus noires des terres ou traverser le désert mythique et impitoyable du peuple Gerudo, tout cela à de quoi griser le joueur plus habitué à dégainer un flingue et à prendre en joue des militaires chargés de surveiller une station abritant une bombe atomique, par exemple.

L’Aventure Moderne

Les boss d’Ocarina font parti des plus réussis de la série.

Comme à son habitude, Nintendo a conçu sa dernière console pour exploiter au mieux les possibilités proposées par ses licences phare comme Super Mario 64. Autant vous dire qu’ils ont réussi à reprendre les spécificités de la manette à trois branches pour offrir la meilleure maniabilité possible par rapport à d’autres jeux. GoldenEye, par Rareware, était parvenu à profiter des caractéristiques de ce pad, Ocarina of Time en fait tout autant en proposant cette fois-ci ce qui va servir de standard ou de référence à beaucoup d’autres jeux de ce style, des titres avant tout basés sur l’exploration, la résolution d’énigme… L’aventure, quoi ! Beaucoup se sont demandés à quoi pourraient bien servir ces quatre pauvres boutons jaunes sur la droite. Et bien, c’est tout simple, à chacun d’entre zux, affiliez une arme de votre inventaire et vous aurez la possibilité de très vite switcher entre les équipements pour accomplir sans pause intermittente une énigme exigeante ou d’abattre un boss pour lequel l’usage de plusieurs de ces objets est nécessaire. Pour recadrer la caméra derrière soi, rien de plus simple, une petite pression sur le bouton Z situé à l’arrière de la manette. Mais là où l’on voit l’ingéniosité des concepteurs, c’est dans le système de combat. Je ne sais pas si le lock on a été inventé avec Ocarina of Time en tout cas, c’est depuis cette version qu’est démocratisé un principe qui sera repris quasi-systématiquement dans beaucoup de jeux d’aventure et d’action. En quoi consiste-t’il ? Avec un bouton de tranche, vous ciblez un adversaire que vous ne quitterez dès lors plus des yeux. Vos coups vont directement s’orienter vers l’ennemi ce qui propose un très grand confort de jeu durant les combats.

Une Longue et Belle Légende

Non, encore lui !!!

Mais se focaliser sur le gameplay et l’aspect technique de Ocarina of Time serait une insulte au lyrisme naissant des jeunes adolescents que nous étions, bercés par l’impression de grandeur que dégageait ce volet révolutionnaire de la saga. Qui n’a jamais été émerveillé durant la traversée de la vaste plaine d’Hyrule à dos de cheval ? Ce sentiment de liberté n’a encore jamais été reproduit dans mon esprit et ne le sera sûrement jamais, à mon plus grand regret. Et puis, ces musiques ! Koji Kondo est encore une fois à la baguette et Dieu sait que ce compositeur est bourré de talent. Que ce soit le chant du Moulin, celui de Saria, le thème des Gerudos ou de l’Arbre Kokiri, tant de partitions bercent encore mes oreilles. Aujourd’hui, on dirait des personnages que leur background est nul, leur caractère inexistant, leur intérêt imperceptible. N’écoutez pas ces gens là. Jamais Zelda n’a conquis pour la personnalité des seconds couteaux mais en attendant, Sheik, Darunia, le chef Goron, et Ruto, la fiancée Zora, font désormais partie de la légende de la saga, et malgré leur minimalisme, l’enfant que j’étais est ravi de revoir ces compagnons là, tous liés de près à l’aventure de ce cher Link.

A retenir

De toutes manières, Ocarina of Time reste et restera un jeu « culte ». Je le concède, le mot est utilisé de manière bien trop fréquente. Mais je pense que s’il y a un titre que je devrais emmener avec moi sur une île déserte, c’est bien celui-ci. Je m’excuse d’avance auprès de ceux qui attendent un vrai test de cette oeuvre magistrale mais quel est l’intérêt de rejuger la qualité d’un titre qui commence à graphiquement dater ? Aucun. Si ce n’est que tout y est extraordinaire : l’ambiance merveilleuse qui se dégage de ces lieux grandioses, ses musiques magnifiques et mémorables, ce gameplay aux petits oignons, encore précis de nos jours… Il n’y a pas grand chose à rajouter si ce n’est que Ocarina of Time aura su marquer cette période majestueuse et malheureuse de la transition 2d – 3d avec une très grande habileté, emportant la saga dans un nouveau monde, un monde où cette flûte vectrice de souvenirs nous rappelle que fut un temps, le meilleur jeu d’aventure sévissait sur Nintendo 64. Pour le plus grand bonheur des fans de cette époque… et la plus grande impatience de ceux d’aujourd’hui.

Informations sur le jeu

Plateforme : Nintendo 64 – GameCube, 3DS

Genres : Zelda like – Action aventure

Développeurs : Nintendo

Éditeur : Nintendo

Date de sortie : Décembre 1998

Mythique

 

Sirocco

Pourquoi nous autres retrogamers aimons tant les jeux vidéo dits « d’ancienne génération »? Parce que nous sommes avant tout de grands nostalgiques, à n’en pas douter. Nous pouvons certes évoquer de vieux titres avec la larme à l’œil, mais pourquoi nous arrive-t-il de toujours jouer avec plaisir à certains d’entre eux ? Au-delà du fait qu’il parait indispensable pour un gamer de rattraper son retard en s’essayant aux classiques qu’il n’a pu faire à l’époque de leur sortie, il semble nécessaire de réfléchir à ce qui fait bien ou mal vieillir un jeu vidéo. Comme dans tout débat, commençons par une définition : un jeu vidéo qui a bien vieilli, c’est un titre praticable encore maintenant, avec un plaisir visuel et ludique presque intact, fondé sur l’expérience liée au gameplay et non sur la nostalgie. Le médium fournit plusieurs éléments constitutifs de réflexion et de nombreux exemples de softs pouvant encore nous émerveiller, nous faire rire comme une vieille photo de classe, ou bien encore ternir nos souvenirs.

La réalisation et la touche artistique

Les jeux en Cell Shading vieillissent très bien

S’il est un titre qui fut décrié à sa sortie, c’est bien The Legend of Zelda: The Wind Waker. Le pari du cell-shading tenté par Shigeru Miyamoto avait fait hurler au scandale jusqu’au plus inconditionnel fan de la saga de Nintendo. Et pourtant, à y regarder de plus près presque dix ans plus tard, cet épisode de la mythologie de la Triforce préserve sa touche intacte. Ses couleurs survivent au temps, les mimiques de Link font toujours mouche et son animation garde la patte d’un dessin animé. En tant qu’autres représentants du jeu vidéo du voyage illustratif, Ōkami et Dragon Quest VIII réussissent également cet exploit, avec des paysages chatoyants et généreux, ainsi qu’un fantastique chara-design. Dans un style proche du cell-shading, la perle d’Ubisoft Montpellier, Beyond Good & Evil, garde tout son caractère et toute sa beauté. Le même principe peut s’appliquer également aux jeux réalisés en 2D. Il faut dans tous les cas que la sacro-sainte animation, élément indispensable au plaisir de jeu, soit à la hauteur. Street Fighter III: Third Strike est toujours pratiqué, et Dieu sait l’importance de la fluidité de sa réalisation dans la justesse de son gameplay qui se calcule à la frame près et qui en fait la référence des jeux de baston encore aujourd’hui. Nul doute que les récents Muramasa: The Demon Blade et Rayman Origins sauront garder leur charme et leur énergie dans les années qui viennent en s’appuyant sur les mêmes atouts. En matière d’animation toujours, Delphine Software avait posé une pierre blanche dans l’histoire du jeu vidéo avec son titre Flashback et son héros dont les mouvements réalistes et complètement décomposés en avaient bluffé plus d’un.

Triste histoire cette semaine, qui remonte à 2006 mais illustre sans peine un mal : quand des fans se défoncent pour faire un produit de dingue, avec des effets spéciaux chiadés, de bons acteurs, en reprenant le pitch adoré d’Ocarina of Time, et j’en passe, bref, une véritable déclaration d’amour à la saga Zelda, mais que le spectre du copyright vient les brider. Le film a été réalisé, aimé et est même passé au ciné pendant une courte période, mais aujourd’hui, on doit se contenter du trailer. Vive l’expansion de la créativité.

Karrie

Non, nous parlerons pas ici des investisseurs du club de Manchester City, ni de pratiques fiduciaires courantes mais tout simplement d’un personnage de The Legend of Zelda Ocarina of Time. Original, n’est-ce pas ? De toutes manières, ceux qui auront découvert la 3D avec ce titre culte savent à quel point le mystère qui règne autour de ce personnage a fasciné toute une génération de jeunes joueurs.

Qui est ce Sheik ? Eh, vous croyez vraiment que je vais vous le révéler ? Non, ne comptez pas sur moi. En attendant, force est de constater que le personnage hypnotise. Se cachant derrière ses prédictions, capable de disparaître en un clin d’oeil, cet assassin accompagne les pérégrinations de Link durant toute son adolescence et vous enseignera des musiques fort utiles pour traverser toute la région d’Hyrule.

Simplicata

Si je dis « assassin », c’est aussi car l’énergumène se débrouille pas si mal dans Super Smash Bros. Brawl, cette bagarre bordélique où tout les héros de la galaxie Nintendo s’envoient des battes de base-ball dans le mufle. D’ailleurs, je spoile déjà un peu en vous annonçant ça mais bon, que voulez-vous, lé révélation ne vous bouleversera pas non plus.

Super Fergus

Sirocco

Le PlayStation Store accueille, depuis un peu plus d’un an, l’excellent Soul Reaver. Et c’est depuis quelques jours qu’il est de retour sous Windows, sur la plateforme Good Old Games au tarif de 5,99 $. Il s’agit, pour moi en tout cas du premier jeu d’aventure avec un déroulement à la Zelda, de qualité, réalisé en occident en tout cas. Se situant sur le même niveau de qualité qu’un Ocarina Of Time (je me fais pas trop d’amis là non). Qu’attendez vous pour vous y précipiter ?!

Lien vers le jeu : cliquez ici

Le Serpent

Cela reste très beau

Vous qui aimez la saga Zelda, vous êtes-vous déjà demandé pourquoi exactement ? Lors de son podcast dédié aux 25 ans de la série de Nintendo, la rédaction de Gameblog avait posé le débat en ces termes: Zelda, c’est avant tout le gameplay. Partant de ce principe, l’opus Twilight Princess, réunissant ce que l’oeuvre de Shigeru Miyamoto a fait de meilleur en termes de mécaniques de jeu et ayant la vocation de devenir ce que Ocarina of Time aurait dû être, est considéré comme un pilier fondamental de l’épopée de Link. Seulement voilà, TP n’est-il pas atteint du syndrome « compilation »? Ne lui manque-t-il pas d’être un titre à part entière, avec sa patte personnelle bien définie, d’être un vrai album si on continue le parallèle avec la musique ? Très sincèrement, je n’ai pas la réponse à cette intéressante question, juste des pistes peut-être purement subjectives. Parce que si je ne remets pas en cause son parti pris dark contemplatif, je ne peux m’empêcher de penser qu’il manque à ce jeu une ossature dans sa narration, un fil d’Ariane, une magie et un souffle épique dont ses plus illustres aînés, A Link to the Past et Ocarina of Time, pouvaient se targuer. J’ai eu l’impression d’errer dans ce ténébreux royaume d’Hyrule, sans être porté par une histoire et un défi prenants. Je me dois également de préciser que j’ai fini ce jeu sur Game Cube, j’ai peut-être donc raté une partie essentielle du gameplay. Peut-être attendais-je trop de ce jeu qui m’a fait saliver des années durant avant de pouvoir mettre la main dessus. Je lui concède cependant une grande qualité dans le level design des donjons, ses hommages à Shadow of the Colossus et Okami, ainsi qu’une fin bien maîtrisée.

Totof

Attention lecteur du Serpent Retrogamer, je vais aujourd’hui aborder un mythe. Après l’excellent link to the past, c’était difficile de faire mieux, et surtout, comment porter tout un univers heroic fantasy tel que celui là de la 2d à la 3d. Les doigts dans le nez, on en rêvait, Nintendo l’a fait ! Trop fastoche ! En plus de çà, il innove le jeu vidéo dans son ensemble : système du verouillage de la cible avec le bouton Z, choix des armes sur les touches de votre choix (fallait y penser quand je pense à des jeux oû on a pas le choix de modifier les touches, je me dis que celui la est en avance), premier effet de prisme du soleil reprit dans tous les jeux, et j’en passe ! On joue à link enfant, on joue à link préadulte, dans le monde réel, dans le monde apocalyptique, on fait du cheval, on nage, on peut même aller à la pêche. On dit que c’est le meilleur jeu vidéo de tous les temps, les gouts et les couleurs ne se discutent pas, cependant ce n’est pas un hasard qu’il ait fait l’unanimité. Et dans cet hymne à l’amour, comment ne pas aborder la bande son, préparée, comme d’habitude, par Koji Kondo. Mais j’attire votre attention sur une mélodie en retrait, par rapport au chant de Saria notamment, mais qui est une des plus belles de la création. J’ai parlé du chant de la vallée Gerudo. N’en déplaise à Ganondorf, je vous présente ce chef-d’oeuvre !

Elemuse


Le Jeu Vidéo, média récent, peut tout de même se vanter de compter dans ses tiroirs des personnages et des récits qui lui donnent une identité forte. Mario, Sonic, Metal Gear, Final Fantasy, Assassin’s Creed… Tant de séries qui attirent régulièrement l’attention du joueur et qui enrichissent son Histoire. Ce serait faire tort au média que de ne pas citer The Legend of Zelda, l’une des sagas étendard du savoir-faire de Nintendo en la matière et qui depuis 1986 incarne à sa façon le jeu d’aventure sur console. Véritable petite bombe vidéoludique pour son époque, The Legend of Zelda est la première brique d’un édifice qui fête aujourd’hui ses 25 ans. C’est à cette occasion que je vous propose une rétrospective des différents épisodes qui constituent l’une des séries les plus importantes du Jeu Vidéo, une de celles qui fait aujourd’hui notre passion pour le média.

The Legend of Zelda

La légende telle qu’on la connaît apparaît pour la toute première fois en 1986, lors de sa sortie sur le territoire nippon un 21 Février. Nouvelle création d’un certain Shigeru Miyamoto, créateur chez Nintendo, le titre a le mérite de s’éloigner des fondamentaux de l’époque sur les consoles, plus habituées à accueillir des jeux de plate-forme ou d’action fixés sur un scrolling. Au contraire, le but de The Legend of Zelda est de proposer une aventure bien plus proche des jeux de rôle occidentaux en offrant une plus grande liberté au joueur dans sa manière de progresser, dans son besoin d’atteindre les différentes étapes de son aventure. Manette en main, le joueur peut donc se déplacer à loisir sur le territoire d’Hyrule sans restriction aucune dans son avancée. Ce dernier n’est donc jamais forcé d’aller dans telle ou telle direction ce qui constitue une première révolution du média sur console. En dehors de cette géniale idée de conception, le jeu gardant une certaine accessibilité avec sa maniabilité simple, c’est aussi un univers qui se dégage de ce premier volet. Vous êtes aux commandes d’un jeune guerrier vêtu de vert du nom de Link chargé de récupérer les morceaux d’un artefact extrêmement puissant, la Triforce, afin de pouvoir vaincre le terrible sorcier Ganon et sauver la princesse Zelda.

D’un classicisme effarant dans l’approche de son scénario, The Legend of Zelda développe pourtant un sentiment d’aventure extrêmement fort. Car c’est quasi-nu que vous partez à la rescousse de la damoiselle en détresse. Pourtant, au cours de votre épopée, vous récupérerez divers items, équipements, armes qui feront de vous un combattant complet et capable de vaincre tous les adversaires qui se présentent à vous, les plus terrifiants étant tapis dans les donjons cachés du monde d’Hyrule. C’est l’une des premières fois qu’autant d’éléments du rpg s’intègrent dans une cartouche de l’époque. Link va devenir de plus en plus puissant, les défis vont se révéler de plus en plus corsés et tout cela contribue à mettre en place l’aventure. The Legend of Zelda est aussi un titre qui va faire chauffer vos méninges. En effet, très peu d’indications sont fournies quant à votre destination prochaine. Par conséquent, en dehors des rares indices confiés par de vieux sages, vous devrez chercher les donjons vous même ce qui donne lieu à de longues séquences d’exploration de la terre d’Hyrule. De plus, aucun ordre ne régit la découverte de ces donjons ce qui vous permet d’accéder au troisième donjon sans forcément avoir terminé le deuxième. Certains objets devront toutefois être en votre possession pour que vous puissiez par exemple traverser des cours d’eau qui vous donneront accès à une autre parcelle du territoire et aux secrets qu’elle comporte. La progression se fait donc de manière très fluide, le tout, sans jamais vraiment forcer le joueur à suivre un itinéraire déterminé à l’avance. Link va petit à petit devenir de plus en plus fort mais vous aussi, aux commandes, apprenez à cerner les secrets d’Hyrule. The Legend of Zelda est aussi le premier jeu à abandonner le système rigoureux des mots de passe et intègre directement dans sa cartouche une pile de sauvegarde qui vous permettra de reprendre l’aventure au point même où vous avez éteint la console. Une prouesse pour l’époque et un confort supplémentaire pour une aventure plutôt longue et difficile. Beaucoup d’éléments feront la légende de ce premier jeu mais on ne peut passer outre les musiques de Koji Kondo qui vont donner une véritable identité à cet univers. Le thème principal qui vous accompagne durant l’exploration d’Hyrule va devenir mythique. Tout simplement. Tout ça pour dire que The Legend of Zelda réussit à apporter dès le milieu des années 80 énormément d’innovations dans la construction d’un jeu. Original et techniquement au point, le jeu remporte un fort succès, se vendant à plus de 6,5 millions d’unité dans le monde. Link entre déjà dans le coeur des fans.

Alors là, on attaque le duel pour une première place le plus serré de ce Toptof 50. Il n’a pas été évident de choisir, tant les deux titres m’ont marqué. De plus, ils sont sans doute mes jeux préférés, toutes catégories confondues. Mais choisir, c’est renoncer et je m’y suis engagé. Après délibération du jury, je désigne en (Ecco le) dauphin de cette catégorie « Aventure » le magique, inoubliable et éternel The Legend of Zelda: Ocarina Of Time. Premier jeu à me transporter dans une aventure de cette dimension, il gardera toujours une place à part dans ma vie. Je l’ai découvert pendant mes révisions pour le Bac Blanc, et il faisait toujours repousser à plus tard mon travail. C’était toujours: « Allez, je joue encore dix minutes et puis, j’arrête. » Jusqu’à ce que je me rende compte qu’il était 16h et qu’il fallait peut-être que je m’y mette un peu. Résultat des courses: une mention Bien à mon Bac Blanc. Du coup, une nouvelle tradition a été instaurée: jouer à un jeu d’aventures ou à un RPG bien chronophage (par contre, j’évitais les PES qui m’abrutissaient) lorsque j’ai des partiels à préparer. Ça me prenait du temps, mais au moins, je travaillais de façon plus efficace mes cours. Que demande le peuple? Des bons résultats et une magnifique aventure à vivre. Avec des rebondissements mythiques (Ganondorf qui prend possession de Hyrule), des contrées gigantesques (on tient là un des premiers open world), des mélodies fantastiques à l’Ocarina, des donjons inoubliables habités par des boss incroyables (ah ce duel face au fantôme de Ganon dans le Temple de la Forêt, quel moment de jeu vidéo!), des voyages dans le Temps bien rythmés depuis ce Temple dont l’atmosphère et la musique prennent aux tripes… Que de souvenirs merveilleux, merci encore Mr Miyamoto.

Totof

Link prêt pour la danse ?

Dans mes souvenirs de  Zelda Ocarina of Time sur N64, qui ne sont pas si vieux que çà puisque je me le suis refait il y a quelque temps, la musique était est moins nerveuse et moins speed. Enfin c’est peut-être une erreur de ma part, vous en pensez quoi, vous, de Link faisant du french can-can ?

Le Serpent