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Double Fine Productions, qui est en train de développer le remake HD du fantastique Grim Fandango nous fait une surprise de taille : le jeu est disponible en pré-commande sur GOG.com, ce grand site qu’on aime tant! En attendant sa sortie le 27 Janvier bien entendu. Un retour du dernier jeu de Tim Schafer chez LucasArts, il y a 16 ans.

Comme pour toute précommande, il y a des bonus : fonds d’écran exclusifs… Oui je suis sérieux ! Dans la mesure où le jeu est disponible seulement en version numérique, je ne comprends pas pourquoi faire une édition collector aussi pourrie… Enfin bon.

Le jeu sera aussi disponible sur PlayStation 4 et PlayStation Vita via le PlayStation Network et sera accompagné d’un nouveau thème dynamique PlayStation 4 en tant que bonus de pré-commande. Youhou ! Tellement bon… Mhh mhh…

Grim présente son édition collector aux actionnaires

Grim présente son édition collector aux actionnaires

Les deux magasins proposeront Grim Fandango à 11,89€.

Petit rappel de quelques fonctionnalités avant de vous quitter : graphismes remis au goût du jour (ou retrouver les graphismes et contrôles d’antan et profiter du jeu tel qu’il était en 1998), nouvelle bande-son orchestrale, contrôles additionnels, commentaires des développeurs.
On se donne rendez-vous bientôt pour une critique éclairée !

grim_fandango_wallpaper_hd-otherGrim Fandango. Si ce nom ne te dis rien, c’est que tu es passé à coté des chefs d’œuvres de Lucas Arts. Et dans cette cours des grands,  Grim Farango est très haut placé. Dernier grand jeu d’aventure de la firme, sortie fin des années 1990, il aura délaissé le « pointer et cliquer » pour quelque chose de plus fluide et des déplacements au clavier. Le tout pour un rendu grandiose, potache, décalé, et « Burtonien ».

Et bien figurez vous que Grim Farango va ressortir. Oui mes amis, ressortir. Mais attention, ce n’est pas une simple adaptation pour le faire tourner sur nos PC actuels. Non… C’est un véritable remake HD qui est en préparation et qui sortira exclusivement sur PS4 et PSVita. En ce moment Sony me fait tellement plaisir… Tim Schafer doit se lêcher les babines.

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C’est tout récent: le studio LucasArts est mort, fermé par Disney. Comme Clover et d’autres, on sera nombreux à le regretter. Parmi les chefs-d’oeuvre de Lucas Arts, il y a Grim Fandango et surtout la série des Monkey Island. Le premier opus sort en 1990 sur PC et il est le fruit d’une collaboration entre les trois monstres Gilbert-Schafer-Grossman. Aventure, humour, Caraïbes, pirates, jolies filles, rhum, insultes: mon ami Toma vous en parle mieux que moi dans son test, mais l’essence de ce jeu fantastique et à part est là. On s’amuse, on rêve, on rit, on se torture les méninges, on s’extasie devant leurs solutions parfois débiles, on ne voit pas le temps passer. Même les vingt ans précédant sa réédition. Un mythe, une référence, une légende!

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Non, Day of the Tentacle n’est pas un film tordu et pervers japonais, hentai avec des tentacules partout. Disciples de Toma, passez votre chemin. Mais il s’agit de mon jeu LucasArts préféré, une vrai perle, un point & click comme on en fait plus… Entre humour décapant, développeurs de talents et idioties par dessus la jambe (oui il existe des expressions inventées dans le jeu et je compte bien apporter ma patte à l’édifice). Bienvenue dans la critique d’un chef d’œuvre absolu.

L’anecdote de l’intello

Tim Schafer, mon héros !

Tim Schafer, mon héros !

Parce que la culture, c’est comme le nutella, moins on en a, plus on enlève la croûte du pain de mie, il fallait bien une anecdote de la mort qui ressuscite. Après les big succès de Maniac Mansion, Monkey Island et consorts, LucasArts propose à Dave Grossman et à Tim Schafer de superviser le développement d’un nouveau jeu. Un nouveau jeu qui est d’ailleurs la suite de Maniac Mansion, sorti quelques années auparavant, et qui faisait déjà office de chef d’œuvre absolu du point & click. Le studio considère que, bénéficiant de l’expérience acquise auprès de Ron Gilbert (ce mec est une légende) sur le développement des premiers Monkey Island, les deux lurons sont maintenant capables d’encadrer une vraie équipe avec des graphismes, designers et tutti frutti. Les dirigeants se fendant bien la pomme avec Grossman et Schafer, une qualité indispensable chez LucasArts, ils n’hésitent pas une seule seconde à leur confier le projet. Bien qu’ils soient aidés, dans l’écriture du scénario notamment, par Ron Gilbert, c’est avec ce projet que Tim Schafer et Dave Grossman deviennent des super étoiles. Voilà une chose fait qui n’est plus à contre-faire.

 

Après les aventures textuelles pur jus où l’on devait taper nos actions en toutes lettres, sont arrivé sur le marché pour le plus grand bonheur des feignants les Point’n Click, révolution dans le monde de l’aventure, et modèle qui perdure encore. LucasArt, encore appelés à l’époque LucasFilm Games s’imposèrent en maître dans le domaine, de par la finition magistrale de leurs réalisations, leur humour ravageur, et leur sens de l’ergonomie. Et bien que de superbes séries comme Indiana Jones aient eu un franc succès, c’est pourtant Monkey Island qui trône en tant que représentant de cette époque bénie, l’apprenti-pirate mettant une fessée mémorielle au charismatique professeur-archéologue-aventurier-fouetteur professionnel. Irrésistible, drôle, absurde, génial, replongeons, comme ça, juste pour le plaisir, dans l’univers de l’île aux Singes…

« Je veux devenir pompier »

Les perspectives des batiments participent grandement à l’ambiance magique de l’ensemble, de même que les objets farfelus dans votre inventaire..

Parler de Monkey Island revient, pour la plupart des joueurs de ma génération (c’est à dire les vieux) à parler de leur histoire de gamer, car il fait partie de ces jeux qui façonnent l’histoire vidéoludique, qui en définissent les contours. La simple mention du nom fait généralement apparaître un sourire ténu pendant que le regard s’égare à l’horizon. S’ensuit un silence confortable à peine troublé par quelques soupirs nostalgiques… *soupir nostalgique* Oui, Secret of the Monkey Island est un monument. A cette époque, le point’n click succédait aux jeux d’aventure textuels, où il fallait taper des commandes du genre « fouille poubelle », « prendre pied de biche », et où l’on pouvait s’amuser à taper des gros mots ou des ordres étranges pour tester les limites de l’imagination des programmateurs. Mais si l’impression de liberté était grande, dans les faits, ça tournait généralement assez vite en jeu de devinette dont la finalité était de trouver ce que les créateurs avaient décidé de vous faire taper à tel moment du jeu. Le point’n click réglait ce problème en mettant en place soit un système d’icônes, soit une liste d’actions énoncées par écrit, pour un résultat analogue qui allait tout changer : rendre toutes les actions possibles visibles à l’écran. C’est à cette génération bénie qu’appartient Monkey Island, lorsque la dérive poético-galère des essais de phrases plus ou moins heureuses avait laissé place à un système efficace et fonctionnel qui fait encore sens aujourd’hui. Seul le coté galère a été sacrifié, et l’on se retrouvait face à des énigmes plus riches, puisqu’opérant dans un cadre défini. LucasArt l’avait bien compris, et le papa de Monkey Island aussi, l’excellent Ron Gilbert, ce dernier abordant la chose avec un humour tonitruant, et une qualité d’écriture sans précédent. LucasArt maîtrise déjà le Point’n Click, ayant offert aux gamers des perles comme Maniac Mansion, ou la série des Indiana Jones, mais cette dernière, bien que magistralement réalisée, doit s’incliner : même le charme d’un Harrison Ford numérique est occulté par la force de frappe de Guybrush Threepwood.

Dans les années 90, de nombreux genres de jeu ont véritablement fait le bonheur des gamers sur PC. Des genres très différents dont certains sont, encore de nos jours, sur le devant de la scène comme les FPS et les STR. Parmi ces jeux, certains n’ayant pas ou peu suivi l’évolution ont aujourd’hui presque totalement disparus. S’il est vrai que quelques titres comme la série des Runaway tentent de faire perdurer le genre, le Point ‘n’ Click n’existe plus vraiment. Cependant, s’il y a un nom à retenir, C’est évidemment Lucas Arts, des maîtres du Point ‘n’ Click à qui l’on doit notamment Maniac Mansion, Day Of The Tentacle, Monkey Island, Sam & Max ou encore Full Throttle. C’est à ce dernier, sorti en 1995, que nous nous intéresserons ici.

Plein gaz !

Full Throttle, sorti en 1995, est l’un des derniers Point ‘n’ Click développé par le fameux studio de George Lucas. A l’instar de ses prédécesseurs, le jeu se veut emprunt de beaucoup d’humour visible à travers les dialogues, la mise en scène ou le character design. Ici, nous incarnons Ben, chef d’un gang de motard appelé « les Putois ». Au début du périple, au détour d’un bar, notre héros est approché par un certain Adrian Ripburger, un homme d’affaire plutôt sinistre ayant besoin de l’appui de motards pour faire bonne figure auprès des actionnaires et ainsi passer à la tête de la dernière entreprise de motocyclettes, Corley Motors. Cependant, Malcolm Corley, créateur et dirigeant de l’entreprise exige que ce soit le gang de Ben, les Putois, et uniquement eux qui puissent accompagner Ripburger. Ben, biker libre comme l’air, refuse l’invitation de l’homme d’affaire. Celui-ci ne va donc pas hésiter à assassiner Malcolm et faire porter le chapeau à Ben et son gang pour arriver à ses fins. A vous donc, à travers le personnage de Ben, de faire la lumière sur cette affaire et prouver votre innocence. Même si le pitch de départ semble fade, le traitement qu’il en est fait tout au long du jeu est tout simplement réussi. L’intrigue, qui nous fait visiter des lieux atypiques, est bien amenée et les personnages que vous rencontrez sont tous intéressants.