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Dans le duel entre ce que l’on appelle casual et “vrais” gamers – que l’avènement et le succès de la Nintendo Wii ont exacerbé, la difficulté des titres est un point essentiel d’accrochage entre les deux camps. Quand les premiers aiment avant tout l’accessibilité et la simplicité, les seconds attendent d’être mis au défi et prennent du plaisir à être chahutés. Cependant, un soft difficile peut l’être pour plusieurs autres raisons, comme la nécessité d’apprendre ses mécaniques, une volonté manifeste de mettre le joueur en position de faiblesse, ou encore un game design mal construit ou injuste qui l’empêche plus ou moins volontairement d’être terminé.

La perfection n’est approchable que par la répétition

37853-179914-limbo9jpg-620xOutre son esthétique et son atmosphère sombres, Limbo a marqué les esprits par les morts brutales voire choquantes du jeune héros. Le titre multiplie les pièges et en fait l’ossature de son gameplay. C’est la progression par l’échec qui accroche le joueur, lequel apprend de ses erreurs pour avancer dans l’aventure. Ce principe s’applique également pour l’aérien et exigeant Mirror’s Edge, dont l’observation des lieux de réception et des distances de sauts est une contrainte vitale pour Faith. De même, Super Meat Boy demande une précision d’horloger dans ses courses et ses envols, chaque bout de niveau se découvrant et se surmontant par l’échec répété. Les traces de sang illustrent alors les endroits où la concentration et l’aptitude du joueur ont failli. Le soft demande donc ici d’être appris par cœur et l’utilisateur se doit de répéter ses gammes jusqu’à arriver à une sorte de perfection dans sa connaissance des mécaniques de gameplay, voire le comportement de l’IA. Pour le célèbre Super Punch-Out!, il s’agit avant tout de retenir le rythme de l’adversaire, de décortiquer sa façon de défendre et d’attaquer et de savoir en retour quand le faire pour survivre. Il y a bien évidemment envers le joueur l’exigence d’un certain sang-froid pour rester droit dans ses bottes et de ne pas déroger aux règles strictes, sous peine de perdre. Les meilleurs représentants récents de cette idée sont les frères spirituels Demon’s Souls et Dark Souls, dans lesquels la mort rôde à chaque détour de couloir, à chaque rencontre. Le manque de vigilance est alors tout de suite puni car tout ennemi demande une façon particulière d’être cerné, touché, battu. On recommence encore et encore, à tel point que l’échec fait le jeu et son plaisir. Surtout, ses boss gigantesques exacerbent sa difficulté et répondent au schéma classique imposant au joueur de trouver le point faible, la faille dans la cuirasse de son opposant. Beaucoup se sont cassés les dents sur l’apparente invincibilité de Psycho Mantis dans le premier Metal Gear Solid, jusqu’à être informés de l’astuce consistant à brancher la manette sur le port 2. Les différents titres des séries The Legend of Zelda et Castlevania (en particulier les épisodes IV et Order of Ecclesia), ainsi que Shadow of the Colossus, proposent également des boss puissants, contre lesquels seuls sont récompensés la patience du joueur et les coups portés au bon endroit et au bon moment.

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Finalement, si un soft est difficile parce qu’il faut beaucoup de temps pour comprendre et apprendre ses strictes mécaniques de gameplay, alors les jeux de sport typés simulation répondent à ce critère, ainsi que ceux de Versus Fighting. Chacun demande un timing précis et une aptitude manette en mains qui font la recette du succès. Cependant, cela peut engendrer en contrepartie un syndrome lié au titre lui-même qui, s’il est trop mathématique dans son gameplay, crée un genre à lui seul, se détournant de son inspiration première. Ainsi, beaucoup reprochent à Pro Evolution Soccer d’être devenue une série avec ses propres codes, plus qu’une simulation de football réaliste et exigeante. De même, un Street Fighter IV a ses failles, ses inputs bien à lui qui font que son gameplay est unique. Quoi qu’il en soit, on reste dans une démarche d’apprentissage du jeu, d’immersion dans sa logique propre, comme c’est le cas des point’n click. Il y a bien certaines énigmes de Monkey Island qui présentent cette difficulté intellectuelle, pour le coup complètement indépendante d’une quelconque habileté manette ou souris en mains.

teenage_mutant_ninja_turtles_iv_turtles_in_time_profilelargeTurtles in Time est sans doute l’une des meilleures exploitations de la juteuse licence TMNT. Le jeu se présente sous forme d’un beat’em all où nos tortues seront envoyées dans le temps alors que Krang a volé la Statue de la Liberté. Bien entendu nous retrouvons tous les personnages emblématiques de la série , notamment les méchants qui font office de boss. Le jeu propose de très jolis graphismes, des effets bluffants pour l’époque, d’excellentes musiques, un gameplay facile à prendre en main et un mode deux joueurs. Reste qu’il est un peu répétitif mais c’est le genre qui veut ça, et les niveaux sont variés. En bref, une bonne conversion de l’arcade (avec toutefois des voix en moins, entre autres) qu’on aurait tort de bouder. Une petite pépite pour ceux ayant arrêter le Tortue Ninja de la NES au niveau aquatique. Car vous allez vous en rendre compte, le jeu est bien mais pas difficile. Preuve dans ce boss de fin qui débouche sur un ending sympatoche !

EH ! Stryder ! Je ne t’entends pas ! :

Amis gamers et amies gameuses, bonjour à tous et bonjour à toutes, c’est Stryder et c’est toujours avec grande joie que je vous retrouve une nouvelle fois pour ce 15e volet de « Jeux electrogeek ». Les amateurs de dessins animés des années 90 retrouveront avec plaisirs les tortues ninjas avec le test de « TMNT fall of the foot clan » sur GameBoy monochrome. Ce jeu vous permet au choix d’incarner l’un des quatre membre du célèbre quatuor reptilien afin de délivrer (encore) la téméraire journaliste April O’neil des griffes de Shredder et Krang.

Ni la meilleure ni la pire adaptation de la célèbre licence, ce jeu d’action plateforme (pour faire simple hein ^^) très basique propose une aventure courte (moins d’une heure pour boucler le jeu) mais défoulante, avec une linéarité extrême mais des graphismes assez soignés pour la petite portable. je vous laisse le voir par vous même.


Jeux Electrogeek 15 test "TMNT fall of the foot… par stryder33

Le Serpent