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Ninja Gaiden m’était inconnu aussi bien en rétro qu’en moderne. Décidé à y remédier, j’ai pu jouer avec Le Serpent à l’ancêtre de l’actuel Ninja Gaiden : une expérience partagée entre rires, insultes, difficulté et moqueries de part et d’autre. Mais au final on a juste retenu qu’on a trop galéré pour arriver à le finir (on en était pas loin), donc pour éviter de finir comme le JDG, on a préféré stopper, mais je pense qu’on s’y attellera avec plus de réussite. Bref, ce jeu fut une franche réussite avec Zelda à son époque et Metal Gear un an auparavant, avec il faut le dire une jouabilité simple intuitive et extraordinaire pour l’époque.

Who’s is Ryu ?

Il arrive parfois de pas apercevoir les items ou les ennemis qui se fondent dans le niveau, la conception des level est de bonne facture.

Vous incarnez Ryu Hayabusa, jeune maître ninja qui part à la recherche de son père disparu en laissant une mystérieuse lettre de lui. Ryu part donc aux States tout vénère qu’il est pour contrer en parallèle une menace d’un groupe de fanatiques. Si vous êtes un assidu de la saga Ninja Gaiden, vous connaissez le lascars, maintenant pour ceux qui ne le connaissent pas, vous êtes Ryu Hayabusa, membre du clan des ninjas dragon dotés de capacités ahurissante. La célébrité de Ryu a vraiment commencer avec Ninja Gaiden sur Xbox où le jeu est réputé pour sa difficulté redoutable et ne laisse pas de pitié pour le joueur du dimanche. Ici c’est la même chose, Le Serpent pourra témoigner de la difficulté du jeu vue que hélas nous sommes restés sur un échec car il est lui aussi vraiment dur de finir, ce jeu, et il nous aura mis les nerfs a rude épreuve. Bien qu’il soit dur, il reste quand même fascinant à jouer, agréable et prenant, on se régale à prendre en main Ryu. D’ailleurs, pour un jeu de cette époque, on peut noter une panoplie de mouvements utiles et incroyables dignes d’un vrai ninja : Saut de mur en mur, sauts périlleux avant ou arrière, s’accrocher sur un mur, entre autres mouvements qu’on ne voit pas forcement à cette époque sur NES. Tout commence dès le premier niveau, il faut 2 min montre en main boss compris pour le finir, et comme le dirait notre ami le Joueur du Grenier « le début du niveau 1, on galère pas trop, c’est plutôt tranquille, plutôt tranquille jusqu’à ce terrible moment ». Bref, dès la fin du level one, Shadow Warriors nous dévoile son véritable visage et la difficulté augmente crescendo à chaque niveau ; autant vous dire que ici vous aurez besoin de patience et de persévérance pour finir chaque niveau, on sait d’où le Ninja Gaiden tire ses origines. On a affaire à un jeu de plateforme relativement classique en comparaison de ce qu’on retrouve à cette époque sur NES, mais ce qui fait la force du soft, c’est avant tout sa mise en scène en termes de narration et de gameplay. Ce dernier, pour cette époque, est innovant et intuitif, mais sa difficulté en a rebuté plus d’un.

Ninja power

Nombreux seront les dangers qui vous attendent au tournant aiguisez le katana.

Nombreux seront les dangers qui vous attendent au tournant aiguisez le katana.

Le gameplay est avant tout basé sur le déplacement légendaire du ninja, c’est a dire sauter de mur en mur, faire des sauts périlleux avant ou arrière, faire des sauts retourné ou encore rester accroché sur un mur, des possibilités qui sont encore nouvelles sur cette console et aucun jeu ne retranscrit une telle panoplie de mouvements, aussi intéressante qu’utile. Au niveau armement vous aurez votre seul sabre pour trancher de l’ennemi, d’ailleurs ces derniers ont la fâcheuse habitude de repoper, ce qui parfois lors de certaines phases de plateforme peut s’avérer mortel. Après le premier acte  les ennemis deviennent plus nombreux  et vite agaçants, surtout quand certains lance des projectiles. A travers les niveaux vous ramasserez des items de toutes sortes et qui donneront divers pouvoirs pour anéantir une horde d’ennemis, vous disposerez également de vos shurikens en nombre limité, ces bonus fort utiles vous permettront parfois de souffler quand ils sont activés. Des ennemis volants, tirant des projectiles, courants, repopants, tous ces gais lurons seront là pour entraver votre périple, va falloir serrer les fesses et les dents, mais grâce aux continues infini vous pourrez toujours aborder tel tableau d’une manière différente, une façon de conserver votre espoir et votre foi. Les boss en fin de tableau quand à eux ne sont pas bien dur il faut juste trouver la bonne technique et ça passe tout seul, une ballade de santé après un niveau passé à lutter et transpirer. Mis à part ça, un soin a été apporté aux animations de Ryu qui est fluide au niveau de ses mouvements, que ce soit pour le saut ou pour les attaques au sabre ; bon, avouons que vos ennemis ne sont pas aussi vifs mais votre vitesse ne vous sauvera pas de tout. Gardez en tête que ce jeu n’est pas fait pour des amateurs, même sur NES, l’IA n’a rien de grandiose mais le nombre et l’agressivité des ennemis plus le fait qu’il repopent font que ce jeu demeure pas évident du tout.

Ninja Gaiden une série qui ne laisse personne indifférent, d’ailleurs à la lecture de ce nom des grincements de dents et des sueurs apparaissent soudainement, et des flashbacks douloureux vous rappellent vos moments de stress, eh oui parce que cette série est réputée pour sa dureté extrême et son doigté millimétré qui frustra beaucoup de joueurs traumatisés depuis son retour sur Xbox. Ninja Gaiden est une vieille série de jeux vidéo sortie en 1990 sur la Lynx  d’Atari et sur certaines consoles sous l’appellation Shadow Warrior.

Une licence ancestrale

Une licence ancestrale qui commença sur la première console portable de l’histoire, la Lynx d’ Atari. En 1990 sortirent plusieurs versions appelées soit Ninja Gaiden soit Shadow Warrior (au States) sur des consoles comme la Commodore, l’Amstrad CPC, la Master System, la NES, la SNES etc… sortirent ensuite deux autres épisodes sur certaines plateformes. La série s’arrêta en 1995 avec Ninja Gaiden Trilogy sur SNES et puis plus rien jusqu’en 2004. Cette année là Ryu Hayabusa reviens en puissance 3000 avec Ninja Gaiden sur Xbox, un jeu pas fait pour le petit joueur du dimanche puisque le soft est réputé pour sa difficulté hardcore d’où le mot « droit à l’erreur » est proscrit. Bref, c’est un plaisir de voir Hayabusa en 3D évoluer à travers de beaux décors et affrontant des hordes d’ennemis, à la manière d’un Kratos en plus subtil et élégant. On traverse des niveaux sans surprise mais la magie opère : combinaisons au sabre possible, giclées de sang, exécutions classes, le style Hayabusa séduit et frappe un grand coup, se positionne direct en tant que hit de la Xbox. Il n’innove pas vraiment mais arrive à captiver avec son ambiance particulière. Un succès qui ne sortira pas sur Playstation 2, jusqu’à l’avènement de Ninja Gaiden Sigma qui sortira en exclusivité Playstation 3 en 2007 qui se démarqua par ses animations exceptionnelle suivi 2 ans plus tard d’une suite du même genre. En parallèle sortit Ninja Gaiden 2 sur Xbox 360 en 2008. Jusqu’à ce jour, la série m’était étrangère puisque, n’étant pas possesseur de Xbox, je n’avais jamais pu y jouer, pourtant la renommée de ce jeu était parvenue à mes chastes oreilles. Je ne vous cache pas que j’avais hâte d’avoir Hayabusa en main. Ce qu’on peut reprocher à la série depuis son arrivée sur console next-gen, c’est que le gameplay, la maniabilité et le concept restent  inchangés : vous massacrez divers ennemis avec des combinaisons de touches,  vous avancez à travers des niveaux linéaires ponctués de boss de temps à autres et rien d’autre… Pas de système d’évolution ou de customisation du personnage, aucune quête annexe, aucune arme à ramasser ou à upgrader… Absolument rien pour satisfaire le gamer et l’inciter à poursuivre. L’ambiance, les combats dynamiques et l’animation des personnages rendent le jeu agréable et donne envie de continuer et c’est pas le scénario sortit d’un bar du fin fond de la Creuse qui changera la donne. D’ailleurs les scénario de Ninja Gaiden sont généralement réputés pour ne pas être grandioses, bref c’est pas ce qui compte le plus dans ce jeu. A l’inverse de Tenchu ou le principe du Ninjustsu reste fidèle, Ninja Gaiden se veut être un God of War like ou l’action prime sur l’infiltration. Giclées de sang, figures spectaculaires, morts atroces, on est loin du style ninja ; il y’a juste l’apparence et les armes qui restent fidèles au monde des ninjas.

Hayabusa en perte de vitesse

Ninja Gaiden 3 commence fort, avec un immense boss à achever avec une phase de QTE. Une fois celui-ci mis à terre un flashback nous ramène immédiatement 7 ans auparavant dans le village natal de Hayabusa ou le gouvernement lui demande de se rendre à Londres car des terroristes ont pris possession de la ville et réclament le ninja dragon. Vous entrez donc avec perte et fracas dans un Londres magnifiquement modélisés pour défoncer tout ce qui bouge puisque le principe reste inchangé depuis 2004 vous découpez du lascar à perte de vue. Première chose les combats sont dynamiques, époustouflants. Hayabusa comme ses ennemis bénéficient d’une très bonne animation et leur intelligence artificielle est quand même agressive, ne vous lâchant pas d’un doigt, mais aussi très conne puisque en multi surtout, quand vous mourrez, vous voyez vos ennemis attaquer votre dépouille comme si vous étiez vivant… Bizarre… Mis à part ça, aucun axe de progression dans ce jeu, pas d’arme à part votre katana (qui changera régulièrement) et un arc, c’est tout, votre personnage ne bénéficie également d’aucune amélioration et vous bénéficiez de toutes les combinaisons d’attaque dès le début. C’est vraiment dommage car graphiquement le jeu est irréprochable, les environnements sont variés mais certains sont vides, les ennemis sont bien modélisés mais certains frisent le ridicules quand même, surtout pour un jeu de cette ampleur qui se doit d’avoir des ennemis dignes de ce nom. D’ailleurs les développeurs ne ce sont pas embêtés, car certains types d’ennemis reviennent en boucle, il n’y’a que leur vêtements qui change. C’est la même sauce pour les boss puisque certains sont aussi mémorable qu’une arapède sur une digue. Quand aux PNJ, c’est du stéréotypé japonais, c’est lassant à force et ils manquent profondément  de charisme. Il n’y a que Hayabusa qui en dégage, les autres sont là pour la figuration et il en va de même pour ceux qui vous assistent. La musique non plus n’éblouit pas les oreilles, les mêmes thèmes sont récurrents dans les combats, il n’y a que deux thèmes qui m’ont personnellement marqué, le reste c’est du classique, ça remplit juste son devoir, point barre. Autant continuer dans le négatif :  le jeu, comme d’habitude, ne brille pas par sa trame scénaristique ; en effet, c’est pas le scénario qui donne envie de terminer le jeu ! On nous rabâche sans cesse le même cas, des terroristes qui veulent établir un nouvel ordre mondial et seul un ninja peut le faire… Bien sûr. Ce qui manque à Ninja Gaiden 3 pour faire un hit, c’est une véritable personnalité propre et surtout une refonte de certains éléments du jeu car si la série n’évolue pas à court terme, la saga perdra de sa flamme et tombera dans l’oubli. Seul le dynamisme et certaines situations évite la monotonie du jeu, une progression linéaire à travers une dizaine de niveaux assez longs à terminer. La durée de vie reste raisonnable pour un soft de cet acabit, mais niveau rejouabilité le jeu est bof. Déjà en solo y’a pas besoin d’y replonger : une fois, c’est assez !  Et comme aujourd’hui c’est la mode de proposer un mode multijoueur, Ninja Gaiden nous en donne un. Pour commencer vous avez le mode épreuves ninja ou vous jouez un ninja que vous customisez, où le but est d’annihiler des vagues d’ennemis dans des tableaux du mode solo (original dites-moi) avec des niveaux de difficultés différents, vos victoires vous rapportant des éléments pour personnaliser votre mini Hayabusa. Le mode combat de clans que je n’ai pas pu tester parce qu’on me demandait un mot de passe, une idée nulle à chier ! Pourquoi mettre un mot de passe pour jouer ? c’est inutile. Et pour finir vous avez un mode personnaliser pour soigner l’apparence de votre ninja. Enfin bref, la rejouabilité est moyenne, mais le DLC disponible rajoute du piment histoire de prolonger le jeu un peu plus.