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medium_heropackJe vous en avais déjà parlé dans le Toptof 50, j’ai été un peu déçu par l’opus Twilight Princess de la saga de Link. De plus, le motion gaming ne m’a jamais tellement botté. Mais en tant qu’observateur objectif, je me dois de reconnaitre l’impact qu’a eu la sortie fin 2006 de cet épisode sur Wii. On pouvait alors incarner Link d’une manière inédite et sans doute rêvée par beaucoup. D’une part, grâce à cette jouabilité à la Wiimote qui permettait de pourfendre les ennemis à l’aide de gestes du bras, et d’autre part, on retrouvait enfin l’univers et la patte graphique que la fameuse vidéo E3 (duel face à Ganondorf) avait laissé entrevoir. Malheureusement, entre autres entorses à ma vision du jeu vidéo, Link devenait droitier pour s’adapter à la majorité. Une des raisons pour lesquelles j’ai fait ce titre sur Game Cube.

Le dernier billet, la quille pour ce Toptof 50. Et on conclut cette saison par un de mes genres préférés, le Versus Fighting, même si, comme le FPS, on a connu des hauts et des bas lui et moi. Combien d’heures de délire passées dans ma jeunesse sur Mortal Kombat II, à faire couler l’hémoglobine, à tenter voire réussir les fameuses Fatalities et à ne pas pouvoir battre Kintaro et Shao Kahn malgré tous mes efforts (le père de Malcolm dans la série éponyme est d’ailleurs d’accord avec moi, sauf qu’il butait plutôt sur Sub-Zero). Sur Super Nintendo, j’ai également bien kiffé le second volet de Dragon Ball Z, à tenter de gros kaméhaméhas, à gagner de façon cheap avec Son Gohan à coups de balayette. Balayette dont j’usais et abusais dans le mythique Street Fighter II, soft sur lequel j’ai des souvenirs et des regrets également, parce que je n’étais pas foutu de faire un Hadoken parce que la combinaison m’était tout simplement inconnue. Quand j’allais encore chez le coiffeur, celui de l’époque avait eu la bonne idée de brancher des Super Nintendo pour occuper les gamins geeks comme moi, qui ne voyaient pas le temps passer à se mettre sur la gueule avec les Blanka, Dhalsim et compagnie. Je n’ai repris le Versus que des années plus tard, en jouant une fois par hasard à Soul Calibur III dont le tutorial m’a fait comprendre l’accessibilité et la profondeur du titre en particulier, et du genre en général. Une histoire qui reprenait de plus belle jusqu’à Street Fighter IV qui m’a permis d’apprendre les rouages du Versus Fighting 2D et de rattraper ma jeunesse, puis surtout Street Fighter III: Third Strike qui reste pour moi le jeu ultime. J’en ai déjà parlé dans mon test, ce soft est juste fantastique, propre et comme il fait la part belle aux combattants d’arts martiaux, mes préférés, bah on atteint ici la perfection.

Les amis, j’ai pris du retard. Du coup, je vais terminer cette chronique plus tôt que prévu et vous livrer deux billets cette semaine pour boucler la boucle. Le hasard faisant bien les choses, je vais donc commencer par un podium pour la catégorie… Sport. La médaille de bronze va à l’éternel Super Mario Kart, roi du jeu en multi (à ce titre, je dois préciser que California Games, présenté la semaine dernière, se jouait plutôt en alternance qu’en simultané). Que de plaisir avec ce soft si simple dans la conception et si fun dans le gameplay. Je me souviens même avoir passé des heures à battre mes records personnels en Time Trial dans le niveau fantôme. A la place du dauphin, je mets ISS Pro Evolution, le titre qui, le premier, m’a fait dire: « Putain de bon jeu de football! Je suis en train de penser comme si j’étais sur le terrain. » Que de matches mythiques disputés en Ligue des Masters et/ou avec mon meilleur pote, à nous marrer avec les Wiltordu, Pirus et autres Anilkar, et à nous prendre des taules contre cette équipe d’Italie qui ne devait pas être programmée de la même manière que les autres. Une histoire d’amour avec les Winning Eleven qui ne faisait que commencer et qui a connu son pic ultime de passion avec Pro Evolution Soccer 3. Je pourrais passer des heures à vous en parler, mais je vous renvoie à ma réflexion sur les jeux de football pour plus de précisions techniques. Je dirais juste que cela reste mes plus beaux moments de sport vidéoludique, aussi et surtout parce que le gameplay m’allait parfaitement et que j’avais atteint certainement mon meilleur niveau sur une simulation de football.

Totof

On a tous un membre de la famille qui nous a sorti des trucs improbables manette en mains et dont on était à mille lieux de le penser capable. Ma sœur, avec qui j’ai passé un temps fou à jouer à la Master System, a eu son moment de gloire lors d’une mythique séquence de skate sur California Games. Alors que je n’ai jamais été foutu de savoir comment faire une figure, elle a sorti le grand jeu avec des pirouettes venues d’un autre monde et a fait péter les scores. Tout simplement incroyable. La magie des jeux de sport en particulier, et multi en général, c’est aussi ça: apprendre des autres, être épaté par le potentiel d’un adversaire ou du gameplay du titre. J’ai passé de bien belles heures avec ce California Games, avec tous ses modes de jeu, mon préféré étant le BMX. Et pourtant, je suis certain que je n’ai pas exploité la totalité des possibilités du soft, restant bien souvent bloqué devant certaines manipulations à exécuter, voire les ignorant complètement, surfant tout droit encore et toujours sans savoir quoi faire, me mangeant une gamelle en roller sur un simple cornet de glace à la fraise. Le terme California n’évoque donc pas seulement la chanson de 2Pac pour moi, mais bien aussi et surtout ce jeu plein de soleil.

Totof

Je connais très peu la série Resident Evil, donc mon avis sera à prendre avec beaucoup de précaution. A vrai dire, je n’ai joué qu’au quatrième épisode et je l’ai découverte en spectateur, avec les premières scènes de l’opus originel. Et baste. Le problème est que cette saga m’a fait plus d’effet à l’époque qu’en la pratiquant. Je me disais que je devais absolument essayer cette série emblématique via Resident Evil 4 que tout le monde encensait, j’avais envie d’avoir peur comme l’opus original savait le faire. Et quelle ne fut pas ma déception quand j’ai guidé ce Leon tout rigide dans ce qui reste finalement un TPS où il n’y avait point de peur, mais plutôt du dégoût (je pense à un boss rose tout dégoulinant absolument dégueulasse) et du stress dû à cette maniabilité trop raide. Heureusement, la belle et mystérieuse Ada Wong remonte le potentiel séduction de ce titre. Le virage vers l’action au détriment du survival horror a-t-il été définitivement amorcé avec ce quatrième épisode, et le ver dans la pomme introduit? Je ne saurais le dire, et même si comparaison n’est pas raison, tout ceci me fait malheureusement penser à ce foutu PES 6, que d’aucuns avaient adoré alors qu’il m’avait… effrayé justement et à juste titre, on dirait, quand on voit ce que la série de Konami est devenue. Mon fix de flippe, je l’ai finalement eu avec Bioshock et Dead Space, ce dernier représentant plus pour moi ce que doit être le survival horror moderne que Resident Evil.

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« Allons-y les sportifs! » Si vous voyez à quoi je veux faire référence, c’est que vous connaissez voire aimez comme moi la série Friends. Cette phrase, sortie par Chandler pour interpeller son boss qui n’arrête pas de lui claquer les fesses, lance ainsi cette avant-dernière section du Toptof 50. Autant vous prévenir tout de suite, il s’agira majoritairement de football. Et oui, c’est mon autre grande passion, voire même la plus forte (désolé chef). Si j’ai commencé sur arcade et sur World Soccer sur Master System, c’est bien avec l’ainé de la série d’EA Sports, FIFA International Soccer, que j’ai commencé à vraiment m’éclater sur un jeu de foot. Alors, bien sûr, et je serai le premier à vous en parler, il a mal vieilli mais j’ai passé de superbes heures à gagner des Coupes du Monde avec la France et… la Côte d’Ivoire. Au-delà de ça, je m’étais créé un imaginaire, une réalité footballistique alternative dans lesquels brillaient les Marc Aubanel, Donald Naboku et autres Paul Lucerne, joueurs virtuels qui devaient leurs noms aux développeurs. Quand le ballon rond virtuel se mêlait au rêve, c’était cool. Et c’est entre autres pour ça que j’ai ensuite adoré les PES, jusqu’à les préférer aux FIFA, même encore maintenant.

Totof

La subjectivité, je crois en avoir déjà donné un bon aperçu. Mais je risque cette semaine d’atteindre des sommets. Après vous avoir parlé de Valkyrie Profile et de toutes ses qualités objectives, je vais donc donner mon RPG préféré. Et là, en me contredisant un peu mais pas tellement parce que le but de cette chronique est de donner un classement purement personnel, et en risquant d’énerver mon cher collègue Garr, je vous dis: Dragon Quest VIII. Et oui, ce jeu on ne peut plus old school, avec son levelling imposé, ses récurrentes quêtes annexes, son système de combat au tour par tour et ses joutes aléatoires, a su me séduire au plus profond de mon être. Pourquoi donc? Tout simplement parce qu’il m’a offert détente, liberté, humour, beauté et surtout un voyage inoubliable. Cette odyssée n’a rien de maudite et c’est avec un sentiment de découverte jamais épuisé que j’ai parcouru les immenses cartes de Dragon Quest VIII aussi bien sur terre, sur mer que dans les cieux, à la recherche de coffres, de monstres et de nouveaux endroits. C’est avec un sourire constant que j’ai écouté les blagues de Yangus et ses disputes avec Trode, que j’ai regardé la dégaine improbable de Morrie, que j’ai joué au Puff-Puff, que j’ai admiré la patte d’Akira Toriyama. Et c’est avec un plaisir certain que je vous parle de tout ça et vous invite à vous y essayer, le cell shading ayant cette qualité incontestable de très bien vieillir. Je reviendrai plus avant sur ces jeux vidéo du voyage dans un article promis au boss, et qui accompagnera le test d’un autre grand du genre: Skyrim, auquel je rends déjà un hommage indirect via ce billet.

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Un intrus dans ce classement, puisque occidental. Un nouveau venu, car m’étant mis à jouer sur PC il y a quelques temps seulement, le RPG non nippon ne m’était pas connu. Et on peut dire que pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître. Je ne vais pas y aller par quatre chemins: The Witcher 2 est un p….. de jeu, du genre de ceux dont on n’en voit qu’un par an, si ce n’est moins fréquemment. A part la difficulté mal dosée de certains combats, j’ai tout aimé dans ce soft: l’histoire, les personnages, l’écriture, le système, la mise en scène, les filles à poil, les graphismes, les musiques, les quêtes, les choix qui ont une vraie influence, le ton mature et assumé. Vous devriez en savoir plus dans quelques temps car je vous ai concocté un test complet de ce grand jeu signé CD Projekt. En attendant, écoutez ça. C’est bon, hein?

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J’ai parfois beaucoup de mal à ranger certains jeux vidéo dans une catégorie précise. Par exemple, de quel genre relève le Shinobi originel: action , beat’em all ou plate-forme? Il en va de même pour la saga Metroid qui a toujours réussi l’intégration et le mariage d’éléments provenant de gameplays différents, que ce soit sous sa forme 2D ou 3D. Avant de me mettre dans la peau de la belle Samus Aran dans le volet Prime de ses aventures, j’ai voulu faire la connaissance de sa silhouette et de son profil. J’ai alors opté pour l’épisode Fusion qui a alimenté de belles heures de jeu… dans mes toilettes (Suda 51 likes this). Trêve de cochonneries, je retiendrai de cette aventure spatiale l’ambiance oppressante dans ce vaisseau confiné, le gameplay évolutif permettant d’explorer pas à pas les vastes labyrinthes, la précision des sauts et surtout, tous les moments de terreur ressentis lors des apparitions du double de Samus.

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Il fut un temps où l’animation était un critère systématiquement noté, scruté, important voire essentiel dans la presse spécialisée. A une époque où la 2D était un monarque absolu, la fluidité, certainement servie par l’optimisation du code sous-jacent, était un élément primordial du plaisir de jeu. Aujourd’hui, on en parle beaucoup moins, sauf quand le soft présente des défauts; on parle alors de « chute de frame rate ». A croire que l’avancée (que je ne saurais situer précisément dans le temps) a été tellement significative, et la qualité dans ce domaine si établie, que c’est une chose désormais acquise. Quand Flashback est sorti, ce fut une révolution. Les courses de Conrad étaient si détaillées, si réalistes qu’elles en étaient bluffantes. Un peu comme le Prince de Perse, il saute, s’agrippe au bord des plates-formes. Mais surtout, ce que je retiendrai de lui, ce sont ses pas, sa façon de dégainer et de tirer, l’élan qu’il prenait d’un écran à l’autre pour atteindre des endroits éloignés. Son histoire, dans laquelle on retrouve un goût de Total Recall, l’amènera à visiter des lieux bien connotés SF et space opera, des planètes-jungles ou des sites urbains futuristes. J’ai vécu un grand moment avec ce scénario très prenant et ce gameplay si novateur.

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