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Après 3 épisodes principaux sur la génération précédente, il était temps pour Namco de clôturer le bal. Si l’animé est encore en cours, le manga lui est bien terminé, et ce nouvel opus (et dernier dans ce genre ?) permet aux joueurs les plus impatients de découvrir en mouvement et en couleur la fin de la saga. Pour rappel, le studio en charge du titre a surtout brillé par sa capacité à en mettre pleins les yeux, notamment grâce à une maîtrise sans faille de l’animation, du spectacle et des effets spéciaux.

téléchargementNaruto Ultimate Ninja Storm 4 se découpe en deux modes de jeux solos principaux : le mode histoire, permettant de revivre pendant environ 5 ans la fin de la grande guerre ninja (du combat contre Obito jusqu’à la toute fin), et le mode aventure, permettant de revivre plus légèrement les combats cultes de la série depuis le tout début tout en laissant au joueur la liberté de défiler comme bon lui semble dans plusieurs lieux et de faire des quêtes annexes.  Dans le mode histoire, pas de liberté, le but étant de faire revivre une partie du scénario sans concessions, sans tromperie, sans écart et sans fioriture. La partie narrative s’axe sur deux modes d’affichage : des plans fixes repris de l’animé, et des cut scenes faites avec le moteur du jeu. Le but étant de jouer sur la fibre nostalgique avec les plans fixes pendant les phrases de dialogues, et d’en mettre pleins les mirettes avec les cut scenes pendant les phases de mouvement. Ces phases passives du joueur sont un régal tant le respect de la série est posé, accompagné en plus d’une OST à tomber. Si les développeurs n’ont encore une fois pas eu la licence pour la bande son, ils ont, comme pour les autres opus réussis à trouver une OST quasi similaire, dans le même ton, au bord de la tromperie.

images (2)Passé ce moment de nostalgie, le combat se lance. Si certains épisodes ancestraux (Gekitou Ninja Taisen 4 sur Gamecube) offraient un gameplay technique, ce naruto propose une fois de plus un gameplay totalement facilité mais assumé. Point de technique difficile à apprendre ou de combinaison différente pour chaque personnage. Les coups sont peu nombreux et simples à sortir, mais le déroulement est rapide, jouissif et sans faille. On court et rush sur l’adversaire très rapidement, on se téléporte et esquive en un clin d’œil, et les coups spéciaux tous plus impressionnants les uns que les autres sortent en un éclair. Et comme si ce n’était pas suffisant, un mode éveil (lorsque le personnage a perdu trop de vie) permet de se transformer et d’acquérir des pouvoirs complètements surhumains. Jouer Gai en mode éveil avec sa vitesse supersonique et sa force de frappe décuplée est absolument merveilleux, même si encore une fois il ne faudra pas chercher une quelconque technicité à côté. Bref, les combats du mode histoire, couplant techniques ultimes et QTE suivis de scènes éclatantes, sont passionnants. Et comme si ce n’était pas suffisant, plusieurs combats un peu spéciaux (contrôler des invocations, ou de battre dans les airs) jonchent le jeu de part et d’autre afin de varier les plaisirs. Bref, pour tout fan de la série, tout y est. Respect de l’animé, voix japonaises, OST très proche de la série, plans fixes, cut scènes, QTE endiablées et combats vifs et explosifs, tout est mis en place pour satisfaire le joueur.

Rare, la firme qui a fait les beaux jours du Nintendo de la fin des années 1990, en proposant la quasi totalité des incontournables de la Nintendo 64, dispose d’une histoire assez originale. Retour sur cette société mythique à l’occasion du test récent de l’un de ses meilleurs jeux, le bien nommé Goldeneye 64. Rareware, plus connu sous le nom plus court Rare, est un acteur encore bien présent dans le cœur de nombreux joueurs Nintendo fan-boy. Retour sur les sources d’un des développeurs les plus originaux, et ayant fourni un nombre incalculable de bon jeu, de notre petit monde vidéoludique.

La genèse d’un mythe

En voyant ce logo, j’ai presque envie de pleurer !

Avant de retrouver le nom de Rare gravé au burin de la pierre philosophale du jeu vidéo, il faut remonter le compteur du temps, pour se retrouver à la fin des année 1970 dans la petite ville anglaise d’Ashby de la Zouch. Là-bas, les frères Stamper, Timoty et Christopher fondent leur première société, Ashby Computer and Graphics, où la société où tout a commencé. ACG était alors chargée de la commercialisation de bornes d’arcade, du hardware donc. Ce n’était donc qu’un travail d’intendance qui consistait à commercialiser et réparer des bornes. Un petit job qui ne fera pas long feu devant la soif de création des deux frangins. C’est ainsi que que les frère bouillonant d’imagination créent Ultimate durant l’année 1982. Sous titrée Play The Game, le nom est sans équivoque : ici, il est bel et bien question de création de jeux. Plutôt que de se pencher vers le marché de l’arcade, coûteux en développement et au public bien particulier (on ne vend pas aux consommateurs mais aux cafés et autres salles d’arcades qui vont à leur tour ‘louer’ les bornes, un système économique totalement différent du monde des consoles et PC), il est décidé de travailler dans le monde émergeant de la micro-informatique. Pour accueillir les premiers jeux de la société, c’est la ZX Spectrum qui est choisie. On peut alors s’essayer à Atic Atac, Pssst, Tranz Arm ou encore Jetpac. C’est de loin ce dernier qui est resté dans les annales puisqu’il est le seul à s’être vendu à près de 300 000 exemplaires durant l’année 1983. Il est à noter, pour les consoleux, que ce jeu est disponible en bonus caché dans Donkey Kong 64 sur Nintendo 64… Et oui, Rare aime les bonus cachés. Les succès s’accumulant, Ultimate pouvait investir correctement dans les jeux en développement, et ainsi surfer sur les différentes vagues de nouveautés et proposer des jeux toujours plus recherchés. Les équipes étaient cependant encore très réduites, mais on voyait déjà la patte de Rare.

TU1Que vous soyez joueur ou non, vieux ou jeune, fille ou mec, vous connaissez forcément Tetris. Le jeu de Alekseï Pajitnov a traversé les âges et s’est vendu par millions. Pour les plus nostalgiques, la version qui restera en mémoire est celle de la Gameboy, avec ses parties endiablées au câble link. Eh bien réjouissez vous, le puzzle game Soviétique est de retour. Sous la houlette de Ubisoft, Tetris Ultimate sort le 11 novembre sur 3DS pour le prix de 19.99 euros (boite et eshop). Au menu de cette version, de nombreux modes sont de la partie. Vous pourrez entre autres vous essayez de tenir le mode infini, sprinter pour récolter le plus de points en mode Ultra, tenter le multijoueur sous certaines conditions de partie avec le mode Challenge, et bien d’autres choses. Et si vous n’avez pas de 3DS, rassurez vous, il sort sur : Xbox One, PlayStation 4, PlayStation Vita et PC cet hiver

On regretta un prix un poil élevé, mais pour retrouver Tetris sur nos consoles certains peuvent se laisser tenter.

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La série de jeux de combat de Team Ninja a souvent plus fait parler d’elle pour l’habileté a modéliser des poitrines généreuses que pour son système de combat. Et pourtant la série en est à son 5ème épisode augmentée de deux versions Plus et Ultimate, ce qui prouve que les ventes sont plus que suffisantes. Il est donc intéressant de savoir ce que devient la saga depuis la fin des années 1990 et comment se place t-elle face à l’énorme concurrence. Alors Dead Or Alive 5 Ultimate : véritable jeu de baston ou délire érotique pour otakus en manque?

NEVER EXCITING STORY

Un jour tu auras du charisme mon fils.

Un jour tu auras du charisme mon fils.

Avant de passer à l ‘ “Ultimate”, un rappel sur le 5ème épisode en commençant par le mode histoire. A la fin du précédent épisode Héléna Douglas a détruit la DOATEC, une entreprise fondé par son père, corrompue par Victor Donovan à des fins de destruction totale. Elle entreprend de reconstruire cette dernière comme une entité plus saine avec des vues philanthropiques, délaissant la branche des armes biologiques. Quel va être le moyen de faire à nouveau une bonne pub pour la DOATEC ? Un tournoi où l’on se fritte joyeusement sur un grand bateau/plate-forme pétrolière. Donc tout le monde se dit « je veux y aller »,  se retrouve sur place à travers un grand nombre de mini-histoires. Faut être honnête, on s’ennuie ferme. Personne n’a vraiment de charisme, les filles sont très peu habillées comme Tina ou Helena et les mecs sont des caricatures de poster Têtu. On commence avec les discussions type film nouvelle vague où l’un gère ses cours de boxe quand l’autre gère un cirque, et on termine avec les combats très mous du genou.
Quelque chose manque mais je ne sais pas quoi….ah oui le tournoi! Il est expédié à vitesse grand V, en commençant par les quarts. Le seul passage « intéressant » reste la quête du ninja Kasumi pour affronter son clone maléfique et ses relations avec son ex-clan. Pour le reste c’est juste un épisode ultra violent de la Star Academy, avec ses « clash » et ses « affinités », et une blonde à forte poitrine à la place de Nikos. Au bout de 2 bonnes heures on arrive au bout de « l’aventure » et ses quelques embranchements différents. Pas de quoi être marqué, mais j’entends déjà certains me dire « un jeu combat c’est le gameplay, le online… ».

HARDCORE GAME

J'ai des combos mais tout le monde s'en fout.

J’ai des combos mais tout le monde s’en fout.

On a vu que l’histoire n’est pas fameuse, mais à voir le menu principal, il n’y a pas que ça. Dans les menus solos/duo offline, on peut compter le Time Attack, le Survival, le Versus et l’Arcade. Dit comme ça, l’excitation ne pointe pas, le tout étant assez classique. Point intéressant, le mode Training est un des plus complets, avec l’entraînement des combos, des gardes et une personnalisation de chaque mouvement de l’Intelligence Artificielle pour être efficace dans toutes les positions. Cela permet de voir que chaque personnage n’est pas seulement caricatural, il a également sa propre panoplie de coups. Pas de supers pouvoirs à la Street Fighter (ninja exclus) ni de fatalités, juste de la tatanne classique. D’ailleurs si l’on est pas habitués, on a juste l’impression d’avoir la même chose pour tout le monde. Mais en bossant un peu sur la quizaine de coups intéressants, on voit un certain travail de fait, autre que mammaire. Le mode online, véritable obsession des joueurs d’aujourd’hui, a subi un petit lifting depuis le 4ème épisode. En dehors des matchs privés ou publics, on peut effectuer un entrainement avec des adversaires humains dédiés selon des règles particulières. C’est rien dit comme cela, mais contrairement à des Marvel Vs Capcom 3 ou Street Fighter, cela montre que les néophytes ne sont pas considérés comme des sous joueurs incapables d’être performants. L’autre bonne surprise intervient avec la possibilité d’organiser des tournois jusqu’à 16, ce qui m’a rappelé personnellement les feu-soirées entre potes remplies de mauvaise foi. Team Ninja a donc réellement pensé son jeu avec un gros travail derrière et le résultat est vraiment bon. D’ailleurs Dead Or Alive 5 a été développé avec un noble vétéran du genre : Sega AM2.  Quoi ? vous voulez des nanas et des petites tenues? Ok…