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En 1993, il s’en est passé des choses. D’abord, l’OM gagne la C1 et ma passion pour le football prend un envol qui ne s’est jamais démenti depuis. Ensuite, sur Super Nintendo, des parties endiablées et addictives sur un jeu qui reste un monument du multi: Super Mario Kart. Comme je le dis dans ma réflexion sur les spin-off de Mario, l’équilibre entre le fun, l’arcade et la simulation de course est juste parfait. Ce que l’on retient de ce titre, ce sont ses couleurs, son ton détendu, ses personnages amusants, ses coups en traitre, ses batailles de survie. Rien à redire, on tient là un jeu vidéo accompli qui offre le plus important: détente et plaisir.

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Il fallait bien que j’en parle un jour. Du premier Final Fantasy pour beaucoup, du premier J-RPG pour d’autres. En 1997, Square sort sur PlayStation le septième épisode de sa série phare et décide de lui faire faire un voyage en Europe. Le Vieux Continent découvre alors un titre exceptionnel, baignant dans une ambiance cyberpunk, sombre et torturée, et un scénario servi par des personnages charismatiques et des scènes fortes. Personne n’a oublié la sortie des flammes de Sephiroth, la classe de Cloud, la mort tragique de Aerith, la Rivière de la Vie. Et que dire des innombrables quêtes annexes menant notamment à un des plus grands défis de l’histoire du jeu vidéo, à savoir les combats contre les Armes. Que dire également du système de materias que beaucoup de puristes continuent à considérer comme le meilleur de tous les FF, si ce n’est de tous les RPG confondus. Bref, Final Fantasy VII est mythique, et ce n’est pas pour rien.

Totof

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En 1996, jaillissaient des chiens en brisant au passage des vitres, et l’horreur dans le jeu vidéo ne fut plus jamais la même. Plus de 40 millions d’exemplaires écoulés pour de multiples adaptations et de nombreuses suites et dérivés d’une série qui a malheureusement perdu de son essence ces dernières années. L’élément principal, la tension née de la peur, est la clef du succès de l’épisode pionnier imaginé par Shinji Mikami. Nous ne nous y étions pas trompés avec notre semaine spéciale consacrée à cette série: après Alone in the Dark, et dans un registre différent de Silent Hill, Resident Evil est un tout simplement un mythe du survival horror, entre ville de Raccoon City paisible en apparence et d’autant plus effrayante, et cette société Umbrella capable des plus grandes atrocités.

Au bord de l’âme, au bord des larmes. Namco sort en 1995 un jeu de combat 3D nommé Soul Edge et le Versus Fighting ne sera plus jamais le même. Qui ne connait pas Soul Calibur, rejeton de ce titre, et son gameplay aussi accessible que profond? Les figures emblématiques sont là: Cervantes, Taki, Sophitia, Mitsurugi. Beau, varié, riche, Soul Edge est une claque dont les traces se voient encore aujourd’hui et qui a posé les bases de ce qui sera l’une des plus belles séries de baston en général, et en 3D en particulier.

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On entre dans le dur avec cette chronique. L’heure des choix vraiment difficiles est arrivée. Pour 1994, j’ai longtemps hésité entre Super Metroid et Donkey Kong Country (et encore, ce n’est pas le pire dilemme auquel je serai confronté). Alors, forcément il y aura des déçus. Mais honneur aux dames, et parlons de l’une des plus belles aventures de la mythique Samus Aran (et puis, le gorille de Nintendo a déjà eu droit à mes honneurs). Le titre simiesque reste mythique avec son gameplay, ses graphismes annonçant la 3D et sa musique à base de tam-tam. Mais Super Metroid l’est aussi, l’exploration de la planète Zèbes restant l’une des plus belles odyssées offertes par le jeu vidéo. Gameplay carré, évolutif et sans bavure, ambiance oppressante, aliens, pirates, labyrinthes, gadgets et armes en tout genre: tout ce qui fait un bon Metroid est là. Peut-être le plus bel opus avec Prime.

Totof

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C’est tout récent: le studio LucasArts est mort, fermé par Disney. Comme Clover et d’autres, on sera nombreux à le regretter. Parmi les chefs-d’oeuvre de Lucas Arts, il y a Grim Fandango et surtout la série des Monkey Island. Le premier opus sort en 1990 sur PC et il est le fruit d’une collaboration entre les trois monstres Gilbert-Schafer-Grossman. Aventure, humour, Caraïbes, pirates, jolies filles, rhum, insultes: mon ami Toma vous en parle mieux que moi dans son test, mais l’essence de ce jeu fantastique et à part est là. On s’amuse, on rêve, on rit, on se torture les méninges, on s’extasie devant leurs solutions parfois débiles, on ne voit pas le temps passer. Même les vingt ans précédant sa réédition. Un mythe, une référence, une légende!

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Encore un jeu dont j’avais parlé à l’époque du Toptof 50, aussi bien en hors-série pour la semaine spéciale que dans le classement canonique. Mais comment faire pour contourner cette légende du jeu vidéo? C’est tout bonnement impossible puisqu’on parle de Street Fighter II, celui-là même qui a écrit la théorie du Versus Fighting, celui qui l’a popularisé. Que d’atouts dans son kimono quand on y pense: gameplay propre, accessible et profond, combos, graphismes superbes qui font voyager à travers le monde, pluralité des styles, charisme incroyable des personnages. Hormis son absence de damage reduce et d’overhead, et un temps d’exécution qui accuse un peu le poids des ans, il y a peu de reproches à faire au titre légendaire de Capcom. Et tant que le fight sera avec nous, nous serons heureux d’être des gamers.

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Souvenez-vous l’été dernier, nous avions fait une semaine spéciale Sega. Plus particulièrement, Toma et moi avions tenté une analyse comparative de Mario et Sonic dans une réflexion-fleuve écrite à quatre mains. Ce qui nous intéresse aujourd’hui est la trace laissée par la mascotte de Sega, à savoir celle d’un bouleversement significatif des codes du jeu vidéo de plates-formes. Avec son scrolling horizontal maîtrisé, il a su donner une pêche et une vitesse jusque-là jamais vues. En 1991, un hérisson bleu sprinte à travers la jungle, récupère des anneaux et devient un emblème.

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En 1996, une femme fait la révolution dans le jeu vidéo. Ou plutôt elle donne une exposition inédite à un personnage du beau sexe. Tomb Raider sort en novembre et Lara Croft devient alors un vrai phénomène de mode. L’aventurière à la plastique avantageuse, au short marron et au marcel vert, reprend les codes de l’illustre Indiana Jones pour un gameplay hybride entre plate-forme 3D, résolution d’énigmes et shoot, qui n’est pas sans rappeler Prince of Persia dans son aspect vertical. Mais au-delà de ça, la résonance du titre est allée jusqu’à soulever plus avant le débat autour de la place de la femme dans le jeu vidéo. Icône ou fantasme, chacun peut trouver quelque chose à penser de Lara. Parce que sa poitrine est comme le nez de Cléopâtre: si elle eût été moins agrandie au fur et à mesure des premiers épisodes, toute la face de la terre aurait changé.