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GTA  1Putain je suis encore en train d’écrire sur GTA ? Hop hop on dégaine les Uzis, c’est parti! Non, je déconne bien sûr, pour pouvoir rédiger dans le calme je suis dans ma ville natale : Marseille, où le son des cartouches de 7.62 mm x51 mm me bercent pour rédiger ce retour en arrière, rien de mieux, croyez-moi !!! GTA a su diversifier son public, changer son approche, se renouveler tout en gardant son identité, en proposant des environnements ouverts, un univers noir mais prenant. Nous remontons en 1997 lorsque que ce petit jeu sorti bouleversera le monde du jeu vidéo.

Vers le chemin de la gloire

GTA LONDON

Ambiance Londonienne James Bond n’a qu’a bien se tenir

Si nous devons GTA à quelqu’un, c’est bien à David Jones, créateur du célèbre Lemmings, qui commença le développement d’un célèbre bébé de DMA Design. En 1995 Race’n Chase sort de la tête de Jones qui à la base devait être un jeu multijoueurs avec comme thème la course de voitures se déroulant à New-York, Miami et Venise (pas en Italie), le jeu devait sortir sur la Sega Saturn et la Nintendo 64. Le projet devint finalement Grand Theft  Auto et il fait parler de lui dès sa sortie – on va éviter de vous parler de ce thème car Flbond l’aborde avec brio cette semaine. Comme je le disais dans le test de GTA premier du nom, ce fût une révolution dans le monde du jeu vidéo, de par la thématique abordé déjà et le contenu ludique qu’il propose. Car les standards de l’époque tendait vers « le gentil triomphe toujours du méchant » où l’on incarne « le héros savior of the world ». Pas de ça ici, c’est le mal qu’on incarne, tout ce qui est en rapport avec la drogue, le sexe, la mort et la violence est autorisé dans ce jeu. Vous imaginez que dans une Amérique puritaine et catholique jouer à GTA n’est pas très recommandé, d’ailleurs on se sert de ce jeu comme bouc émissaire quand un débile Américain débarque armé dans une école pour zigouiller des enfants. Ce n’est pas le jeu qui est à blâmer, bien que violent, mais plutôt la méthode Américaine à savoir pouvoir se procurer des armes comme si on achetait une baguette. On va pas en débattre, je suis pas là pour ça. Les 3 softs sortis sur PS1 ont marqué une première génération de joueurs car on avait la liberté de faire ce que bon nous semblait, et des jeux comme ça ne couraient pas les rues….

Meilleurs graphismes, meilleurs afficheurs que le premier GTA, GTA 2 est le premier à proposer un perso unique.... Claude Speed ce nom.... LOL

Meilleurs graphismes et meilleurs le premier GTA à proposer un perso unique…. Claude Speed ce nom…. LOL

Et le succès fût au rendez-vous ; critiqué et adulé, GTA allait perdurer, mais pour cela il devait changer, il change déjà avec le moins célèbre GTA London 1969 nous offrant un cadre agréable : La ville de Londres. Puis vint le véritable deuxième opus avec l’apparition des gangs comme nouveauté majeure, mais aussi d’un véritable personnage central. De plus, il propose un mode multi, que du neuf…. A part ça rien ne change vraiment au niveau du visuel, même si les graphismes se sont améliorés, et que les afficheurs apparaissent pour un plus grand confort de jeu. Un code parental pourri vous empêche de jouer si vous perdez le livret, hé oui tout le monde ne peut pas jouer au soft pour adultes à l’époque, chose qui maintenant ne se fait plus. 1999 et GTA 2 c’est terminé car dans deux ans, la saga va prendre une nouvelle orientation.

GTA 3

Les jeunes gamers ayant connu le succès croissant de la licence GTA le doivent en contrepartie à ce 3ème opus, première apparition d’un épisode tout en 3D sur la nouvelle console de Sony (la PS2). Sorti au tout début de son règne, GTA 3 a provoqué un séisme par sa liberté et son environnement toujours pas égalé à l’époque, faisant de lui et depuis des années le maître du GTA-like. Souvent associée à la génération FIFA ou Call Of, la licence a su attirer la jeunesse mais aussi des vieux gamers qui ont fait leurs armes sur Pitfall sur Atari 2600 (Uber clin d’œil) (NDÜ : clin d’oeil noté et überapprécié, Yannou!). La saga en profite (comme de nombreux titres à cette époque) pour faire peau neuve, fini la vieille vue du dessus, les contrôles « robot ». Vous pouvez vous balader où vous voulez, écraser qui vous voulez, tuer qui vous voulez vous n’avez pas de limite sauf la police. Ici c’est Marseille, euh, Liberty City pardon…

Petit gangster deviendra grand

Le personnage principal manque cruellement de charisme

Le personnage principal manque cruellement de charisme.

L’histoire nous propulse directement au cœur d’un braquage, une scène cinématique met en scène des braqueurs dont notre héros qui se fait trahir et laisser pour mort. On le retrouve plus tard dans un camion de police pour un transfert en prison mais le fourgon devient la cible  de malfrats et vous en profitez pour vous faire la belle, quoi de plus logique après tout. De là commence votre périple, vous enchaînez les contrats de larbins qui au fur et à mesure deviendront des contrats d’homme de main. Cet opus nous fait commencer tranquillement en suivant les galères de notre personnage pour suivre son évolution au sein de la pègre, nous montrant ses diverses frasques et les nombreux personnages qui seront amis ou ennemis. Votre argent amassé servira entre autre à vous fournir en munitions et en gilet pare-balles, pas de maison ni de vêtement, l’évolution ne se marquera pas par des ajouts visuels (comme pour les autres opus) mais par l’avancement de votre personnage en nous ouvrant les deux autres îles qui sont inaccessibles au début, à vous de faire vos preuves pour avancer tout au long de votre périple. Fun et cynique, GTA 3 vous marquera déjà par l’orientation prise dans le gameplay, avec une immersion déjà plus profonde et une caméra qui est descendue de 50 étages pour revenir se centrer sur le personnage principal, ce qui facilite vos mouvements et reste beaucoup plus agréable quand on y joue. Le changement de plateforme permet au personnage de faire des actions qui sont plus claires comme le combat à main nue qui s’enrichit de quelques gestes, mais aussi la visée simplifiée ce qui évite les cercles de la mort en voulant atteindre votre cible. La conduite est beaucoup plus fluide mais reste arcade pour le plaisir de tous. Ce qui fait la marque de fabrique des GTA c’est le personnage central qu’on apprécie généralement par son charisme et son humour, mais ici, ce n’est pas le cas. Déjà, votre personnage ne parle pas de tout le jeu, pas un mot, rien, en mode FF des anciens temps. Pourquoi me direz-vous ? Je n’en ai aucune idée, le fait que votre perso ne dise rien est-il une volonté des développeurs ? En tout cas on a du mal à l’apprécier, mais même si ce type ne parle pas, les personnages secondaires, eux, n’en restent pas moins charismatiques et font preuve d’une décadence caricaturale piquée aux films et bourrée d’archétypes (choix voulu) mais terriblement efficace, et c’est ce qui fait la force de la saga et sa marque de fabrique au fur et à mesure de ses sorties dans le temps. Ah, un progrès de plus : le jeu s’enrichit d’une carte, d’un didacticiel et de vraies explications, enfin!!! Ça fait plaisir de savoir que les développeurs ont entendu nos voix frêles.