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Bon, il faut le reconnaitre, je suis un véritable zélateur du plombier italien, mais surement pas dans ses rôles d’athlète olympique aux côtés de Sonic, le rival d’hier, ou dans ces orgies pseudo-sportives qui font les beaux jours des consoles présentes. Non, non, pour moi, la seule véritable activité de Mario, c’est le sauvetage de princesse, qu’elle s’appelle Daisy, Peach ou Toadstool. Et même Pauline, bien que je ne sache point si la Pauline de Donkey Kong et le titre de princesse. Et à vrai dire on s’en cogne un peu, après tout, le fun était présent, intact, et trop rarement égalé…

Donc Mario est avant tout un garde du corps bien incompétent, ou alors Bowser et sa marmaille (ou fait, personne ne s’est jamais demandé qui était la mère des gamins Koopa ? Et le premier qui me cite la pitoyable fin du non moins décevant Super Mario Sunshine sur NGC qui veut que Bowser soit le fils de Peach, je lui rentre ses poings dans la bouche jusqu’à ce qu’ils ressortent par les oreilles, pigé ?

Ce quatrième volet fut donc appelé la plupart du temps comme « Super Mario 4 », et aujourd’hui encore, ce numéro d’ordre est encore collé au jeu. Alors qu’il est foncièrement erroné ! Et dès 1993, je m’évertuais à corriger cette infâme écart de numération : Super Mario World est en fait Super Mario 5. Oui, vous avez bien lu, Super Mario 5 ! Pourquoi ? Et bien, comptez : -Super Mario Bros, Super Mario 2 jap révélé en Europe en 1993 sous le titre évocateur de The Lost Levels, Super Mario Bros 2 (Doki Doki Panic à l’origine), Super Mario Bros 3 et enfin Super Mario World ! Les plus attentifs d’entre vous me diront dans ce cas que le Super Mario Bros 3 de la NES était donc le véritable Super Mario 4, et ils auront raison.

Le jeu fut de cette catégorie privilégiée qui disposa d’un pack à son effigie dès le lancement de la console.
Et inutile de redire à quel point ce pack fut le début de mon gout pour le jeu vidéo et lança officiellement ma « carrière » de gamer depuis toutes ces années…
Et puis après tout, c’était Mario ! Et le nouveau Mario sur la nouvelle console 16 bits de Nintendo, avant même d’avoir joué, on ne pouvait que fort légitimement présager du caractère historique du jeu en question. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que monsieur Miyamoto ne nous a pas pris pour des canards boiteux. Il y a des fois où je me demande si ce bienfaiteur de l’humanité a réellement mesuré l’ampleur du cadeau qu’il faisait au monde des jeux vidéo…Un peu comme Mallarmé à la poésie, Michel-Ange à la peinture et Georges Brassens à la chanson…

Allez, on aborde le jeu à présent.

A new kidnapping story…

La Team Koopa au grand complet

La Team Koopa au grand complet

L’histoire est très simple : après avoir sauvé la princesse des griffes de Bowser dans Super Mario Bros 3, Mario, Luigi et donc la charmante donzelle décident de s’offrir un peu de vacances. Pour cela, ils choisissent une île tranquille, si tranquille que les dinosaures n’y ont pas encore disparu, d’où son nom : Dinosaur Island.
Mais ce qu’ils n’avaient pas prévu, c’est que Bowser et son irritante marmaille les ont suivis ! Et devinez quoi ? Cette gourde de Peach a encore trouvé le moyen de se faire enlever comme un vulgaire otage français en Afghanistan ! Décidément, il est difficile de prendre des congés payés quand on trimballe une princesse dans ses bagages…
En déambulant dans l’île, les deux frangins découvrent un curieux œuf, d’où émerge un sympathique dinosaure nommé Yoshi, qui, si l’on en croit la notice, fut capturé par Bowser ainsi que 7 de ses copains. Et devinez quoi ? Entre nos deux Italiens et le reptile va se créer une association, les uns cherchant ce boulet de Peach, et l’autre voulant sauver ses amis. Yoshi apprend aussi à Mario que l’île recèle moult trésors, dont une cape magique…Cape qui en fait va remplacer la feuille qui changeait autrefois Mario en raton-laveur.
Et vous voilà fins prêts à explorer votre lieu de villégiature ! Bienvenue dans Dinosaur Island, terre de Super Mario World !

Ce qui frappe d’emblée, c’est la totale refonte graphique de l’univers et du personnage de Mario. Et c’était à l’époque une constante, si l’on excepte le lien entre Super Mario Bros et The Lost Levels : Super Mario Bros 2 était différent, Super Mario Bros 3 également, et le style graphique de ce Super Mario World marque une nouvelle évolution.

Les décors et les personnages sont nettement « arrondis » pour un effet très « dessin animé » qui s’éloigne du style très « NES » qui était celui du précédent volet. De même, les lieux visités fourmillent désormais de détails, notamment les niveaux souterrains et les divers châteaux et autres forteresses.
Mais le principal moteur du renouveau de Mario, c’est la non linéarité qui est ici poussée à son paroxysme. Reprenons le prédécesseur Super Mario Bros 3 : si certains stages pouvaient être accomplis dans un ordre au choix dans certains mondes, ces divers mondes s’enchainaient de façon très classique (Grass Land, Desert Hill, Sea Side, Big Island, The Sky, Ice Land, Pipe Maze & Dark Land), alors que dans l’île de ce volet, vous pouvez à tout moment aller d’un monde à l’autre, découvrir des zones cachées qui vous donneront des aperçus de ce qui vous attend, et même une quête parallèle, la Star Road puis les 8 niveaux de la Star Road Special, qui se veulent les 8 levels les plus corsés du jeu …et ils le sont !

Ici, on a une véritable impression de liberté qui accomplit le prodige de parfaitement respecter la légendaire progressivité de la difficulté dans Super Mario (ou tout au moins dans tout Mario qui se respecte, entendez que je fais abstraction de Super Mario Land 2 sur Game Boy qui prenait décidément trop de distance vis à vis de ce principe sacro-saint). On avait dès lors des lieux titanesques à explorer, lieux eux-même composés de niveaux bourrés de secrets…Et ô comble de la joie pour tous ceux qui aiment fouiller et se creuser les méninges, Super Mario World table énormément sur un aspect « puzzle » qu’il convient de détailler.

Halloween 20 ans en arrière

Halloween 20 ans en arrière

Vous vous souvenez des fantômes « Boo » de Super Mario Bros 3 ? Et bien comme on ne change pas une équipe qui gagne, ils sont de retour dans Super Mario World, mais sont beaucoup plus nombreux, à tel point qu’ils sont désormais des niveaux rien que pour eux, les « Ghost House ». Ces stages ont pour particularité d’être de vrais casse -tête offrant pour la plupart plusieurs sorties, ces diverses sorties vous menant évidemment à des endroit divers du jeu ! Et pour arriver à débusquer ces portes de sortie, autant vous dire qu’il faut parfois chercher longtemps…
De même, les niveaux de la Star Road contiennent tous une sortie cachée qu’il vous sera indispensable de trouver si ne voulez pas resté coincé. Et enfin, idée de génie,, il y a deux mondes dans lesquels les niveaux eux-mêmes se dessinent comme autant de puzzles, Chocolate Island et Forest of Illusion, dans lesquels le nombre de pièces ou même le temps restant à la fin d’un stage peut vous ouvrir les portes vers un itinéraire tout nouveau…Franchement, cette idée est grandiose : comment refaire deux fois le même stage sans que le stage soit le même ? En jouant à Super Mario World.
Les plus vieux se diront que tout ceci était déjà présent dans Super Mario Bros avec les forteresse-labyrinthe ( stages 4-4, 7-4 et 8-4 si mes souvenirs sont bons)…

En gros, et contrairement aux précédents volets, on construit véritablement sa progression dans Super Mario World. On est maitre de son destin, en sachant bien sur qu’il faut tout trouver pour prétendre avoir fini le jeu…Car s’il est possible de voir le générique de fin avec 55 niveaux accomplis, le jeu en comporte 96 (je reviendrai là-dessus plus tard !).

Bref, le jeu est effectivement tout un monde, le monde de Super Mario…le SUPER MARIO WORLD !

Bon d’accord, mais et le reste ?

Maj : La bêta ouverte est disponible depuis le 6 novembre 2014, plus d’informations sur le site officiel

unnamedDans la ligné du mélange des univers, Trove est un example parfait. Développé par les messieurs de Trion Worlds, ce RPG voxel, propose de créer soi même son univers dans lequel de nombreuses aventures seront jouées. A la manière d’un Minecraft, les univers sont composés de blocs de types ou couleurs différents mais Trove propose aussi des éléments de RPG (quête, classes, objets) plus spécifiques. Le jeu est pour le moment en bêta fermé sur PC et Mac, et est accessible aux joueurs ayant effectué n’importe quel achat sur la boutique du site officiel. Il est également possible d’attendre la sortie du titre sans payer, car ce dernier sera Free To Play.

On ne « Trove » rien à redire, si ce n’est d’aller tester un petit jeu qui peut se révéler prenant si la communauté se développe.

 

 

MGWT0

Chez Nintendo, on aime faire faire à Mario toutes les activités possibles et imaginables. On passe de la plateforme au Kart, du Tennis au Baseball et du jeu de l’oie au football. Ce qui nous intéresse ici est le Golf avec la série des Mario Golf. Connue depuis la NES, elle a repris des couleurs avec l’épisode Nintendo 64 mais ne se décline pas comme d’autres séries et un épisode par console, la Wii et la DS étant privées de parcours. La 3DS par contre renoue avec la série, avec ce Mario Golf World Tour, tout en 3D. L’attente est elle justifiée?

DU GOLF

Les gérants du club me disent quelque chose.

Les gérants du club me disent quelque chose.

Dès le menu un choix nous est proposé.: Mario Golf (partie rapide) et Club du Château. Dans ce dernier, vous contrôlez votre Mii entrant au Club pour devenir un golfeur de talent. A l’intérieur quelques pièces peuvent être visitées, comme le magasin pour améliorer son personnage ou encore la salle des statistiques pour voir ses performances, dans le jeu solo ou vis à vis des autres joueurs sur le net. Mais le plus intéressant reste de sortir par le nord pour enfin tâter du terrain. Trois parcours sont disponibles : forêt, plage et montage. Impossible cependant de les faire comme on le souhaite. il faut aller d’abord au premier parcours, s’entraîner, déterminer son handicap, puis faire un tournoi contre les différents personnages de Nintendo. C’est seulement si le classement de points donne le joueur premier que le parcours suivant se débloque. Pour parler du jeu en lui même, les développeurs ont suivi la même ligne que pour la série : un jeu accessible mais technique. Dans les faits, lors d’un coup à jouer, le golfeur choisit d’abord la direction de son tir et son club  (puissance). Après avoir validé, il contrôle où le club tapera dans la balle ainsi que sa portée, pour enfin frappé la balle. Un nouveau coup s’engage, et ce jusqu’à arriver dans le trou. Des paramètres entrent en comptent comme le club, la direction du vent et sa puissance ou encore la configuration du terrain. Le joueur peut sembler être perdu au départ mais un bon nombre de tutorielssont disponibles au Club pour s’adapter assez vite aux commandes. De manière générale ce mode aventure sert plus de grand amuse bouche au reste, et on s’intéresse plutôt au reste du titre de Camelot Planning Software ..

 DU CONTENU

Alice au pays du golf

Alice au pays du golf.

Le mode Club du Château, assez court, n’est heureusement pas le seul mode disponible. Il y a tout d’abord un mode défi, dans lequel les règles sont bousculées. Il peut s’agir de suivre un parcours donné, de traverser des anneaux ou encore de jouer sous l’eau, avec des récompenses à la clé. Ce mode est plutôt sympa et apporte pas mal de fun à l’ensemble. De plus, si le joueur récupère des pièces étoiles, il pourra débloquer des parcours reprenant des thèmes de la série de Nintendo (un peu comme les circuits de Mario Kart). Ce mode complète le menu Mario Golf qui sans ça reste classique (stroke play, match play, tournoi, multi local). L’aspect multijoueur quant à lui à été retravaillé, et le mode online fait enfin son apparition. Outre le fait de pouvoir organiser des confrontation avec ses amis, des tournois sont possibles soit en public soit en privé.  Nintendo de son côté organise, et c’est plutôt rare, des trophées nationaux ou internationaux, avec une portée plus importante des récompenses à la clé. Ça permet de renforcer le côté social du titre en ligne, chose où Nintendo accuse un peu un retard (même si votre serviteur s’est fait humilier). Pour les collectionneurs passionnés, le magasin du Club du Château regorge d’une multitude d’articles différents (clubs, chapeaux, vêtements, accessoires) . Même si ce n’est pas fondamentalement utile pour le jeu lui même, ça permet de pouvoir personnaliser son champion au maximum et de donner un objectif de plus pour terminer le jeu à 100 %. Et si ce n’est pas suffisant, il reste du contenu proposé par Nintendo. Mais pour une des premières fois dans l’histoire récente de la firme, ils sont…payants.  Et ce n’est pas la seule critique que l’on peut formuler.

Au pays des MMORPG fantasy, il y avait un roi : World of Warcraft. Son règne a commencé en 2004 et malgré les nombreux concurrents qui ont essayé de lui prendre son trône, d’Age of Conan au Seigneurs des Anneaux en passant par Lineage ou Aion, WoW est resté maître du secteur avec ses plus de 10 millions d’abonnés. Un jour un prétendant un peu spécial à fait son arrivée, Guild Wars, il n’avait pas spécialement la prétention de vouloir récupérer le trône mais il se proposait d’abolir les taxes, là où tous les autres continuaient d’être payant. Puis le temps a passé, certains sont devenus vieux et grabataires faute de soutien, certains ont copié le système de gratuité pour survivre et d’autres continuaient leur bonhomme de chemin à l’aide d’extensions et publicité pour WoW, par des « stand-alone »  sans abonnement pour GW. Mais ce que le roi ne savait pas c’était que son concurrent le plus docile préparait sa relève en cachette, avec force de nouveautés et l’espoir de faire revivre la flamme du MMO dans le cœur des gamers, enchaînés au système de leur monarque depuis près de 8 ans. Est-ce que le putsch a réussi ? Les évolutions proposées sont-elles suffisantes ? La suite dans le prochain épisode, tout de suite maintenant en dessous de cela-même que vous êtes en train de lire !

Story mode ? Dans un MMO ? A ouai quand même…

Photo de famille, même si la moitié peuvent pas se piffrer…

Le background de Guild Wars 2 se déroule en Tyrie, continent géant qui était déjà la scène des affrontements entre Humains et Charrs (gros matous à cornes) il y a maintenant 250 ans dans le premier opus. On retrouve ici un continent où les humains ne règnent plus en maîtres absolus, où de nombreux cataclysmes se sont abattus suite au réveil des dragons anciens (qui a dit Skyrim ?) et où tous les continents voisins sont aux abonnés absents : Cantha est mode Corée du Nord, personne n’est sur qu’il y ait encore de la vie sur place et Elona est sous le contrôle d’un roi mort-vivant, ce qui dans un monde fantasy équivaut à un « ça pue du cul sévère ». De nouvelles races ont fait leurs apparitions aux côtés des éternels rivaux Humains/Charrs. Les Norns, des nordiques qui vivent…au sud, après s’être fait bottés le train par des evil Nains soumis à la volonté du dragon des glaces. Sortes d’humains versions king size, roux/blond, avec une tendance à plus vite lever une choppe de bière qu’à réfléchir, ils vénèrent les 4 totems qui leurs ont permis de pas trop prendre cher face a Ice « Jormag » Dragon : l’ours, le corbeau, le loup et le léopard des neiges. Les Asuras, sortes d’elfes zouzou pets avec une hydrocéphalie prononcée, sont des petits génies troglodytes expulsés de leurs cavernes par le Dragon ayant provoqué les évènements il y a 250 ans, Primordius. Imbus de leur personne et peu enclins au partage, ces micro Einstein sont organisés en 3 universités : Synergétique, Statique et Dynamique.

Les Sylvaris, plantes humanoïdes ou hommes végétaux au choix, sont issus d’un arbre planté par une réconciliation Humains/Centaures dont ils en ont fait leur capitale. Race jeune, ils sont en pleine introspection/crise d’adolescence et cherchent à découvrir le monde qui les entoure accompagnés de leurs fidèles pokemon… non, aucun rapport. Ils sont aussi les plus exposés à une attaque du most evil dragon ever Zhaitan dit l’Highla…l’immortel. Les Charrs sont des félino-bovido-humanoïdes (gros chats à cornes marchant sur deux pattes) venus récupérer leurs terres ancestrales tombées aux mains des hommes il y a 250 ans. Après deux siècles et demi d’évolution, les matous sont passés des rites religieux/magie à mines de proximités et tourelles défensives, en gros ils sont passés du moyen âge à l’ère industrielle. Leur société de guerrier est organisé en légions : de fer, de cendre et sanglante et ils sont aux prises avec Kralkatoric qui s’est éveillé sur leurs terres. Enfin les Humains, peuple de Calimero, ils ont perdu une grande partie de leurs terres, sont incessamment attaqués et tentent de garder la tête hors de l’eau en faisant bonne figure dans leur capitale le Promontoire Divin. Tout ce petit monde est aux prises à la fois avec l’histoire globale (le réveil des dragons super méchants, pour ceux qui suivent pas) et avec leurs histoires personnelles.