Sévissant depuis plus de 20 ans maintenant, Bandi-Namco profite du vingtième anniversaire de sa licence de JRPG pour gratifier Tales of Zestiria d’une sortie assez rapide en Europe, de quoi gâter les joueurs PS4 et PC (!!!) qui peuvent désormais espérer des localisations futures de plus en plus assurés. Et bah, tant mieux ?

La dame du Lac du Connemara

Mon odeur de mâle alpha dérange 8)

Qui dit Tales of dit grande aventure, entre 30 et 40h pour la trame principale avec son lot de personnages hauts en couleurs. Sans spoiler, petit résumé. Sorey, passionné d’archéologie avec son pote Mikleo, se retrouve rapidement confronté à son destin : celui de devenir malgré-lui le Berger, héros qui va « sauver le monde ». Pourtant très manichéen dès le pitch de départ, je me permets une parenthèse pour signaler que Sorey, comme les autres personnages du jeu, sera bien moins cliché que d’habitude. Je disais donc : accompagné par des séraphins, êtres semi-angéliques qui n’apparaissent pas aux yeux des humains normaux, Sorey doit résoudre les conflits de canards entre deux nations ennemies et enquêter sur la source de la « malveillance », phénomène on ne peut plus mystérieux qui transforme les hommes en bêtes. Zestiria a la particularité d’être largement plus soigné que ses prédécesseurs au niveau de l’immersion : beaucoup plus de cinématiques in-game doublées avec des sous-titres français bien inspirés, beaucoup moins de « bulles de dialogues » avec les PNJ qui peuplent les rares villes du jeu, des personnages un poil moins balai-dans-le-cul et des combats s’enchaînant illico sans transition. Largement plus ambitieux que par le passé, Sorey et sa bande de séraphins évoluent dans un open-world (parfois désespérément vide) doucement mis en place par Tales of Xillia. Finie la carte du monde classique où l’on se balade jusqu’à croiser un village représenté par une miniature. Le seul reproche que l’on pourra faire, c’est que les environnements sont plus terre-à-terre que d’ordinaire : bonjour les ruines et adieu la fantaisie (volcans, grottes de glace…). Mais fort heureusement, l’ambiance reste excellente et c’est grâce à une collaboration entre Motoi Sakuraba et Shiina Go qui nous offrent une bande son orchestrale, épique et digne d’une aventure avec un grand A. Espérons que le prochain Tales aura droit au même traitement de faveur. Même chose pour les saynètes où Namco nous laisse le choix entre doublages anglais ou japonais. Un poil moins nombreuses, elles ne cassent plus le rythme comme avant et les dialogues entre personnages se déroulent soit à l’auberge, soit aux points de sauvegardes histoire d’assister aux vannes débiles d’Edna sur Mikleo à tête reposée.

La lune sera basse ce soir

Au niveau de la technique, il y a plusieurs choses à savoir. Déjà, ce n’est pas super joli malgré une bonne direction artistique et le framerate reste complètement bloqué à 30 FPS même lors des combats. Le jeu était sans doute trop ambitieux pour de la PS3 et résultat des courses : ça rame et ça manque de « smooth ». Pour limiter la casse, Namco a porté le jeu chez nous sur PS4 et pour la première fois sur Steam où le framerate reste stable et la distance d’affichage plus importante. Pour profiter du jeu au maximum, je m’engage à vous orienter vers la version PC qui possède des options graphiques paramétrables : de quoi laisser profiter à la fois ceux qui ont des configurations modestes et ceux qui ont l’artillerie lourde à la maison. Et la cerise sur le gâteau, c’est qu’un développeur amateur a créé un fix hyper stable qui permet de jouer à 60 FPS constants alors que Namco avait déclaré que c’était impossible à faire vu que le système de combat et les animations étaient calés sur le framerate. Et pourtant, pour avoir passé le dernier tiers du jeu avec le patch de 60 FPS, il n’y a AUCUN problème à déplorer ! Mieux encore, les combats deviennent moins fouillis et on a largement plus l’impression de maîtriser quelque chose. Bref, ce fix transcende l’expérience et la version PC est donc largement recommandée.

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