Où sont passées mes lunettes HD ?!!

Le puzzle qui m’a fait saigner du nez, et frapper des gens au hasard dans la rue pour expulser le stress. Les jeux vidéos sont dangereux pour la santé.

Le jeu n’est pas irréprochable, et la plupart de ses défauts sont inhérents au genre. Certains aspects des puzzles sont récurrents, comme l’utilisation une fois sur deux de la black light pour révéler la partie cachée d’un code, mais dans l’ensemble le jeu s’en tire avec les honneurs, en mettant une petite claque sur les fesses au professeur Layton au passage. Si l’ambiance générale du jeu est une réussite, le scénario, lui, pèche un peu et s’avère souvent prévisible, voire téléphoné. Les surprises sont généralement des Deus Ex Machina, mais l’enquête reste passionnante à vivre, donc on ne va pas se plaindre. On pourrait aussi reprocher le fait que quand on tombe sur un type de puzzle auquel on est allergique (reconstitution de la photo d’Abbie, je te maudis jusqu’à la 23ème génération, sache-le !), et bien, tant pis pour nous, à part se casser les dents à répétition, insulter les programmateurs, les dieux du puzzle, les personnages du jeu, les pièces du puzzle et leur descendance, on est obligé de persévérer jusqu’à ce que, plus par hasard que par réelle stratégie délibérée, on arrive ENFIN à défoncer ce foutu puzzle !! Et quand on paye Huggy Bear pour un indice et qu’il vous dit « hé mec, il suffit que tu reconstitues le puzzle ! », les pulsions homicides ne sont pas loin. Mais là encore, ce sont les aléas du puzzle-game, et je n’ai personnellement eu qu’un cas de cassage de dents sur mon écran, au début de l’aventure, ce qui est plutôt humiliant et décourageant, et au final, le reste s’est bien passé. Non, rien à redire là dessus non plus.

Mon seul VRAI grief contre le jeu, c’est qu’il fait partie de ces jeux qui impliquent que vous ayez un écran HD de 184 cm pour pouvoir lire le texte ! Et ça m’énerve, ça m’énerve !!! J’ai saigné des yeux et perdu 3/10 à chaque oeil à force de me goinfrer du texte qui clignote sur ma vieille grosse télé à écran bombé (pourtant ce n’est pas un écran de poche, mais ça ne changeait malheureusement rien, flous pas artistiques et clignotements étaient de la partie !). Et ça, c’est vache, parce que si ça ne se limitait qu’au texte ! Mais non ! Quand on tombe sur une énigme où on vous demande de shooter des personnages (en carton) suivant des descriptions elliptiques mais que vous ne pouvez pas déceler les détails en question faute de précision dans l’image, ou qu’une vamp SM vous demande de regarder des photos afin d’identifier le détail qui cloche mais qu’à la cinquième vous ne voyez même plus les détails, et bien ça rend un peu fou (voire flou) ! Je sais bien que l’ère est à la HD, tout ça tout ça, mais quand même, de là à ce que ça vous bloque littéralement dans le jeu, c’est quand même fort de chocolat ! Voilà, il fallait que ça soit dit !

A retenir

Ce jeu, malgré ses défauts, est une petite bombe, passionnant de bout en bout, et dont l’ambiance cradingue d’interzone étrange est prenante d’office. Les énigmes s’enchaînent et se ressemblent peu, et sont toujours plaisantes à décortiquer. Les quelques faiblesses du scénario sont excusables et compensées par des personnages aux caractères bien définis, quels qu’ils soient, et par le plaisir de jeu, tout simplement. Le jeu, un peu à la ramasse techniquement, se rattrape visuellement grâce à une direction artistique cohérente et efficace, et les quelques animations et transitions d’angles de vue rendent les lieux traversés vivants. L’ambiance bidonville portuaire à couleur post-apocalyptique tient parfaitement la route, et on évolue dans un univers dans lequel on se sent vite chez soi. Si vous êtes lassé par la facilité des Layton, ou simplement amateur d’ambiances type « Série Noire » et d’énigmes, venez prendre une bière dans le quartier rouge du port, vous ne le regretterez pas !

Informations sur le jeu

Plateformes : PS3 – Xbox360 – PC

Genres : Aventure, Point’n Click, Puzzle game

Développeurs : Lexis Numérique

Éditeur : Namco Bandai

Date de sortie : Septembre 2012

toma überwenig

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