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Après s’être essayé au casse-briques en faisant flirtant avec ses limites externes sur Nervous Brickdown, le studio français Arkedo s’attaque au shoot’em up avec la même audace, la même candeur, pour accoucher d’un jeu qui, malgré une réception mitigée en France par la presse spécialisée, et des ventes catastrophiques aux USA, mériterait largement de figurer au panthéon des grandes réussites de la Déesse des consoles portables. Généreux, ergonomique, beau comme un pixel neuf, Big Bang Mini mérite amplement que l’on revienne sur son cas, et ça tombe bien, LSR est sur le coup et vous propose le test d’un jeu bien moins Mini que son titre ne le laisse supposer…

Arkedoid

TESTBIGBANGarkedoJ’aime Arkedo. C’est comme ça, j’y peux rien. Pourtant, paradoxalement, il est rarement arrivé que leurs jeux me comblent complètement. La Arkedo Series diffusée sur le XNA est à cet égard symptomatique des productions du studio. On y trouve des choses maîtrisées, des références solides, souvent une esthétique pixel art du plus bel effet, mais sur la longueur, quelque chose cloche, difficulté parfois mal équilibrée (Jump et ses saut de difficulté radicaux), une physique un peu hasardeuse (Nervous Brickdown), ou un essoufflement sur la longueur (Hell Yeah!), il y a généralement toujours quelque chose à redire. Et pourtant, j’ai pris mon pied sur chacun des jeux du studio, j’ai été séduit par leurs choix tranchés, leur mélange de respect pour le classicisme et d’audace dans leur volonté de faire péter les genres aux coutures, leur sens de l’humour omniprésent et leur relation saine à l’industrie vidéoludique. Trop saine, semble-t-il, puisque le studio a fermé ses portes il y a peu… Mais mon amour pour le studio vient aussi du fait que je l’ai découvert avec Big Bang Mini, un jeu qui a des choses à dire. Voyez plutôt.

Shoot’em up tactile

Ouh, comme ça sonne mal, cette association de mots! Les shmups ayant débarqué sur nos tablettes et compagnie n’ont eu de cesse de nous le rappeler, le support tactile n’est pas adapté au genre, réussissant généralement au mieux à limiter la casse en émulant correctement un jeu à la manette, ou en compensant avec une certaine élégance désespérée son absence. Les adaptations de Cave sont à cet égard étonnamment réussie, mais ne parviennent pas à faire totalement oublier l’inconfort de l’absence de manette. Certains diront que c’est un coup à prendre, et c’est peut-être le cas, reste que l’inconfort de l’absence de boutons réels, avec leurs cliquetis, leur résistance, leur retour, bref, leur existence physique, nuit clairement à la souplesse de titres pensés à la base pour être pratiqués au Bâton de Joie. Mais la grosse différence ici, c’est que Big Bang Mini a été développé spécifiquement pour la DS et son écran tactile, et s’avère être une merveille d’ergonomie.

TESTBigbangstageLe game system est simple. Chaque stage relativement court se compose de différentes vagues d’ennemis débarquant dans l’écran du haut, siège du gros de l’action. Vous dirigez votre vaisseau, une petite boule – qui s’avère particulièrement létale, sous ses airs de… bah de petite boule, quoi! -, à l’aide du stylet afin d’éviter les rafales ennemies. Mais votre stylet vous sert aussi à tirer. En effet, vous shootez vos adversaires à coups de traits tirés d’un geste sec sur la surface tactile afin d’induire leur trajectoire, tout ça indépendamment de la position de votre avatar. Votre tir part de votre stylet, point barre! Il en résulte quelque chose d’assez précis et d’extrêmement dynamique. Mais attention, maîtrisez votre feu, car chaque balle perdue se retournera contre vous, explosant en une rafale chaotique dès qu’elle percutera un des bords de l’écran. Il s’agit donc de viser, et bien! Heureusement, au fil de la partie, votre armement évolue, et vous bénéficierez de quelques options secondaires bien senties comme le tir à tête chercheuse, moins puissant mais bien pratique, surtout quand il s’agit de contourner des obstacles pénibles comme les nuages qui vous crachent des pluies de bullets à la tête dès qu’un tir les touche, ou un bouclier temporaire activable en traçant tout simplement un trait à l’écran, entre nombreuses autres améliorations toujours parfaitement en place et renouvelant à chaque monde un gameplay pourtant déjà particulièrement riche.

On a donc un jeu qui évoque des classiques comme Space Invaders ou Galaga dans son mode opératoire, avec son orientation verticale et ses vagues ennemies, mais qui s’accorde le luxe d’apporter une vraie originalité, faisant de lui un jeu finalement unique en son genre, qui respecte néanmoins le cahier des charges du genre en y imposant sa patte. Chaque fin de stage propose une bonus zone, sorte de mini-jeu où il s’agit de faire apparaître une constellation en reliant les étoiles dans un certain ordre en obéissant à des paramètres changeant d’un monde à l’autre. Ca n’apporte pas grand chose mais ça a le mérite d’être là et d’évoluer au fil des mondes – et de titiller ma fibre complétiste dans la foulée! Et bien entendu, le dernier stage de chaque monde est un boss massif qui donnera juste ce qu’il faut de fil à retordre pour que la victoire s’avère libératrice. Bref, des ennemis à shooter, un boss en fin de stage, des upgrades, on est bien dans un shmup, non ?

TESTbigangincas

4 réponses

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  1. […] pas à son coup d’essai, et Pix non plus. Il y a peu, j’avais eu l’occasion de tester l’excellent Big Bang Mini d’Arkedo, et j’en avais profité pour mentionné la Arkedo Serie, composée de trois […]

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