Un dîner presque parfait

La liste des âmes dans le menu, classées à l'arrache

La liste des âmes dans le menu, classées à l’arrache.

Si la formule Metroidvania ne change guère en théorie, la principale nouveauté de cet épisode réside dans le mystérieux pouvoir de Soma. Le Pouvoir de Dominance permet d’absorber l’âme des ennemis pour utiliser leurs capacités. Cet excellent système apporte de la fraîcheur puisque les âmes offrent une grande variété de pouvoirs. On dénombre 3 catégories d’âmes : rouges / bleues / jaunes. Les rouges équivalent aux armes secondaires traditionnelles que l’on connait tous (croix, couteau, hache…) en les remplaçant par des boules de feu, des os, etc. Les bleues s’activent avec le bouton R faisant office de gardien (barrière de protection, flammes qui virevoltent autour de Soma) et les jaunes donnent un bonus de stats permanent tant qu’elles sont équipées. Chaque utilisation d’âme (sauf les jaunes) consomme très rapidement la barre de magie. Malheureusement pour les impatients, le jeu incite la plupart du temps à farmer les ennemis pour avoir la chance d’avoir leur âme. Nombre de joueurs risquent de faire l’impasse dessus bien que certaines âmes changent complètement la donne en combat. Par exemple, celle du Manticore est rare mais permet de réaliser une double attaque avec une queue de scorpion. Il existe enfin les âmes « grises » qui offrent à Soma des capacités indispensables à l’exploration. Double saut, glissade et autres mouvements sont au rendez-vous pour atteindre l’objectif : la salle du trône.

Cosy la casbah

Cosy la casbah.

Fier de proposer une aventure et une exploration digne de ce nom, Aria of Sorrow répare brillamment la prestation honteuse délivrée par son prédécesseur Harmony of Dissonance. Finie la GayPride, c’est l’heure pour Castlevania de retrouver des couleurs beaucoup moins flashy et des décors sobres bien que le traitement ne soit pas encore digne de Circle of the Moon.  De même pour la bande son qui retrouve en partie ses lettres de noblesse. Castlevania, ce sont des mélodies recherchées et des inspirations gothiques mais qui sont ici mal mises en valeur par la faute du processeur son très… limité de la Game Boy Advance. Curieusement, on ne s’en tire pas trop mal et même bien si je dois encore comparer ça à Harmony of Dissonance (un nom complétement justifié) avec sa cacophonie simili-8 bits.. Tradition oblige, Konami nous gratifie d’un mode bonus qui permet de revivre l’aventure d’une traite avec un autre personnage. Ici, c’est Julius Belmont, le dernier descendant de la légendaire famille qui s’y colle. Boosté a la testostérone, on dispose de mouvements complètement cheatés comme le supersaut qui laissent le joueur aller dans les zones qu’il souhaite sans concession. Le menu pause n’existe plus, il est impossible d’équiper des accessoires et (sans surprise) des âmes. Egalement, Julius ne peut monter de niveau et seuls les orbes de vie récupérées via les boss pourront booster ses stats. Comme d’habitude, on a droit au stricit minimum : pas de scénario, pas de cinématiques, on se contente de refaire l’aventure jusqu’à Graham Jones. Notons que le jeu propose aussi un mode boss rush et une fonctionnalité multi-joueurs qui permet d’échanger les âmes, bien que je doute qu’en 2014 quelqu’un ressorte son câble link du tiroir pour ça.

Ainsi s’achève le fabuleux destin de Soma, Dracula malgré lui, qui a vaincu le Chaos grâce au fabuleux pouvoir de l’amitié. Pas de doute, nous sommes bien dans un jeu jap’. Castlevania tire sa révérence sur GBA, la bâtisse reposant dans l’éclipse jusqu’à la nuit des temps. Place désormais à la déesse DS.

4 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Excellent test, Vengeur Masquay, ça donne envie de replonger, tout ça!
    Je me souviens avoir eu l’impression de prendre un train en marche en faisant Dawn (justifiée, donc), mais une fois dans le chateau, c’est juste l’orgie de farming et la démesure (ces boss, purée!)
    Je n’ai pas fait les épisodes GBA, mais les trois épisodes de la grande DS m’ont procuré bien du plaisir!

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  2. Le serpent
    Le serpent dit :

    Mon premier Castlevania était celui de la 64… Vous comprenez pourquoi je n’ai repris qu’avec lord of Shadow premier du nom ?
    Je me suis ensuite replongé dans la saga.
    Mais j’en suis pas encore à aria et Dawn. Mais bientôt !

    Bon test vengeurounet

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  3. Flbond
    Flbond dit :

    Que dire, si ce n’est que j’ai adoré ce test dans ton pur style.
    J’avais choppé une claque sonore monumentale avec Circle Of Moon niveau sonore (j’ai passé de la GBC à la GBA avec), mais j’avais un peu laissé tombé face à l’aspect labyrinthe. Je vais me remettre à ça avec Aria&Dawn.

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