Mordu avec plaisir

Mouais, c'est petit joueur !

Mouais, c’est petit joueur !

Fidèle à la 2D, Dawn of Sorrow n’échappe pas à la règle avec quelques extravagances. Les développeurs se sont permis le luxe d’inclure quelques éléments 3D en arrière-plan pour rendre les décors plus profonds. Le travail sur les sprites est impressionnant : Soma est parfaitement animé, beaucoup moins balai dans le derrière et laisse derrière lui une fine ombre violacée de toute beauté. Que dire alors de la claque prise dès le second boss gigantesque qui prend à lui seul un tiers de l’écran, son oeil laser et ses bras virevoltants pour seuls attaquants (en gros c’est Balore comme dans AoS mais en mieux). La difficulté étant légèrement plus élevée, on retrouve enfin ce qu’est la définition d’un Boss, coriace, énorme, bien dégueu’ à souhait.. Artistiquement, tout le jeu aborde des couleurs aux tonalités bien plus justes les deux derniers Castlevania sur GBA qui avaient tendance à trop jouer sur les couleurs fluos. Castlevania retrouve enfin ses lettres de noblesses en matière de finisse mais quel dommage qu’il n’en soit pas de même pour la bande son bien trop criarde. Le passage au hardware de la Nintendo DS offre une audition de meilleur qualité mais le support cartouche ne permet pas de supporter le poids des instruments orchestraux. Les meubles sont néanmoins sauvés par des compositions honnêtes sans atteindre l’excellence comme vous-savez-qui (SotN). On appréciera cependant le fait d’avoir des ennemis un peu plus causants qu’avant par leurs phrases de défaites, cris de mort, etc.

Et la moustache de papa, c'est le clan Belmont ?

Et la moustache de papa, c’est le clan Belmont ?

Jamais un jeu tel que Dawn of Sorrow ne m’aura déçu en terme de plaisir. La petit ombre au tableau n’est que ce scénario complétement bidon qui finit encore une fois sur une happy end avec la morale d’Arikado (blabla pour que dieu existe blabla il faut que le mal existe blabla). Un bon point cependant : le jeu reprend le schéma d’AoS en proposant un faux boss de fin. Une fois la combine connue avec les bons objets équipés, le jeu se poursuit avec un twist bienvenu et deux nouvelles sections à visiter jusqu’au boss final. Pour combler notre joie, le Mode Julius revient et rend enfin justice au joueur laissé sur sa faim dans Aria of Sorrow. Puisque DoS offre 3 fins possibles au joueur, Konami a eu enfin l’idée de scénariser ce mode qui fait directement suite à la mauvaise fin où Soma est transformé pour de bon en Dracula. Avec l’excuse du serment très cliché fait avec Soma (si toi méchant, moi te tuer), Julius se lance à l’assaut de Fakevania et pourra recruter Yoko et Arikado qui -TINTINTIN !- se révèle être Alucard, l’indigne fils de Dracula. Avec la possiiblité de switcher entre les trois persos, chacun possède ses propres pouvoirs et l’expérience devient jouissive puisqu’il est enfin possible de faire du level-up. Le trio devra donc défaire Soma qui fait enfin office de boss final comme si Konami s’excusait d’avoir arnaqué les joueurs de Aria of Sorrow. Sans surprise, on nous refourgue encore le Boss Rush et un mode multi-joueur anecdotique pour échanger les âmes ou faire une course dans des niveaux conçus par les joueurs. L’éditeur de niveau étant ultra limité, son intérêt l’est tout autant.*

A retenir

Ainsi s’achève l’arc futuriste de Castlevania. Restant fidèles aux bases amenées par le bien-aimé Symphony of the Night, Aria & Dawn of Sorrow sont de véritables titres haut de gamme de la série. Reposant peut-être un peu trop sur le classicisme de la formule Metroidvania, ils ont néanmoins le mérite de se couper un tintinet du cycle vieillissant « Belmont VS Dracula ». A l’heure où les jeux du genre ont un avenir incertain, ces deux titres ainsi que la totalité des trilogies GBA/DS resteront à jamais un réfuge beni des dieux  pour les amoureux de l’action/exploration 2D. 

Informations sur le jeu
Plateformes : GBA et DS

Genre : Action/aventure – RPG

Développeurs : Konami

Éditeur : Konami

Date de sortie : Mai 2003 (Aria of Sorrow) – Septembre 2005 (Dawn of Sorrow)

Badge Excellent

VengeurMasquay

4 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Excellent test, Vengeur Masquay, ça donne envie de replonger, tout ça!
    Je me souviens avoir eu l’impression de prendre un train en marche en faisant Dawn (justifiée, donc), mais une fois dans le chateau, c’est juste l’orgie de farming et la démesure (ces boss, purée!)
    Je n’ai pas fait les épisodes GBA, mais les trois épisodes de la grande DS m’ont procuré bien du plaisir!

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  2. Le serpent
    Le serpent dit :

    Mon premier Castlevania était celui de la 64… Vous comprenez pourquoi je n’ai repris qu’avec lord of Shadow premier du nom ?
    Je me suis ensuite replongé dans la saga.
    Mais j’en suis pas encore à aria et Dawn. Mais bientôt !

    Bon test vengeurounet

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  3. Flbond
    Flbond dit :

    Que dire, si ce n’est que j’ai adoré ce test dans ton pur style.
    J’avais choppé une claque sonore monumentale avec Circle Of Moon niveau sonore (j’ai passé de la GBC à la GBA avec), mais j’avais un peu laissé tombé face à l’aspect labyrinthe. Je vais me remettre à ça avec Aria&Dawn.

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