La route est sombre et sinueuse

2Castlevania: Order of Ecclesia dispose donc d’un gameplay et d’une jouabilité millimétrés et desquels se dégage une très agréable sensation de puissance. Il faut bien ça dans cet univers hostile baigné d’une atmosphère transylvanienne toujours au top. Pour ceux qui connaissent le livre original Dracula de Bram Stoker, ou le film de Francis Ford Coppola, sachez que l’on retrouve tout ce qui en fait la particularité si attractive, à savoir la brume, le froid latent, l’ambiance sournoise, les forêts que l’on croirait figées éternellement en hiver et bien sûr, les chauve-souris. Servi par une réalisation de qualité et basée sur une palette dans les gris, bleus et le sombre, Order of Ecclesia est beau en plus d’être fidèle. Il ose également, quand il sillonne la mer et demande d’en découdre avec un énorme crabe. Un autre atout du jeu est aussi la présence de ces boss gigantesques, coriaces, qui forcent le respect. Il faudra s’y prendre à plusieurs fois, apprendre les forces, les faiblesses et les mouvements de ces formidables adversaires, avant d’en venir à bout. Généralement, le soft est difficile et demandera de la concentration et une bonne compréhension du gameplay pour espérer avancer. Heureusement, l’exploration et le remplissage des quêtes bénéficient d’une certaine liberté et offrent une belle richesse quantitative et qualitative à Order of Ecclesia. Il est d’ailleurs possible de marquer au stylet les endroits susceptibles de renfermer des trésors et pouvoir y revenir. Le jeu est divisé en deux grandes phases: si la première fin obtenue est la bonne, Shanoa pourra alors explorer le château de Dracula pour une aventure qui double la durée de vie globale.

A retenir

Castlevania: Order of Ecclesia réussit l’équilibre délicat entre défi et souplesse, entre accessibilité et difficulté. Doté d’un système de jeu époustouflant de finesse et de profondeur, il est un épisode à part dans la saga de Konami. En mettant sur le devant de la scène un personnage féminin, fort et n’appartenant pas au clan Belmont, Order of Ecclesia prend un risque payant, peut-être aussi parce qu’il ne trahit pas ses origines avec son ambiance unique et ce mariage réussi entre RPG, action et plate-forme.

Informations sur le jeu

Plateformes : DS

Genre : Action-Aventure

Développeurs : Konami

Éditeurs : Konami

Date de sortie : 2008 

excellent

Totof

3 réponses
  1. Le serpent
    Le serpent dit :

    Merci pour ton commentaire gazza qui m’a permis de jeter mon dévolu sur Dawn of Sorrow ^^.
    Quant à toi totof, j’ai une question : est-ce bien là un metroidvania ?

    Répondre

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  1. […] passant par les séries Diablo, Final Fantasy (invocations Leviathan et Alexander), Darksiders et Castlevania évidemment, l’Enfer, ses sbires voire même les protagonistes de l’Apocalypse constituent des […]

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