Rolliiiiiiiiing stooooooones !!!!

Tatadatin tatada tatadatiiiiin tata da da tin...

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La plupart des médias de l’époque n’ont pas spécialement encensé le gameplay de Crash, le trouvant convenu, non révolutionnaire, peu inspiré mais malgré tout diablement efficace. Pourtant j’ai un peu envie de dire le contraire. Bercé aux Mario, aux Sonic, aux jeux Infogrammes (oui ceux sur lesquelles le Joueur du Grenier pète un cable), j’en passe et des meilleurs, Crash Bandicoot m’a pourtant bluffé en ce milieu des années 90. La principale raison, pour ma part, était le sens de défilement de l’écran. Au-delà de phases « classiques » de plateformes à défilement horizontal (comme dans les titres précités), Crash se payait le luxe de faire défiler l’écran en profondeur, vers le mur en regardant l’écran ou même vers vous, mettant à rude épreuve nos réflexes. Ces phases s’inspiraient largement du film Indiana Jones, et notamment de la scène où un rocher géant tente de le transformer en carpaccio d’archéologue. Honnêtement je sais pas où les mecs avaient déjà vu ça à l’époque, mais perso ça m’avait quand même collé au siège (Et oui, le degré d’exigence n’était pas le même, jeunes padawan dopés aux Call of HD). Après il faut avouer que le reste du soft est plutôt classique. 32 niveaux, répartis en 3 îles différentes, quelques boss aussi marquants que cinglés, des caisses à briser en un rush pour obtenir des bonus, des mondes cachés, bref une recette gagnante, mais pas révolutionnaire.

Success story

Le Jap-Bandicoot, plus soft, moins crazyyyy

Le Jap-Bandicoot, plus soft, moins crazyyyy

Comme je l’ai révélé en début de test, Crash, malgré le scepticisme des professionnels de l’époque, a eu un succès indiscutable. Ce n’est pas loin de 7 millions d’exemplaire du jeu qui ont été vendu par Naughty Dog, faisant de cette nouvelle mascotte le 8ème jeu le plus vendu de l’histoire de la Playstation. J’ai également dis que le jeu fut la première production européenne à dépasser les 500 000 exemplaires au pays du soleil levant. I doit cela au travail d’adaptation de Charlotte Francis, responsable des graphismes, sous la houlette de Andy Gavin, l’un des deux fondateurs de Naughty Dog. Ils transformeront Crash pour l’adapter au marché nippon, collant plus aux héros des animés de l’archipel et moins aux cartoons américains style Tex Avery. Rapetissement des yeux, disparition de cette gigantesque bouche pleine de dents et crête moins punky, Crash pouvait se lancer à l’attaque du pays du soleil levant. D’autres adaptations de gameplay ou de gamedesign seront réalisés pour coller aux standards et à l’historique japonais, permettant au bout du compte au jeux d’exploser tous les pronostics de vente dans ce marché considéré comme étant un point faible pour toute production européenne. Avec presque 1 million de vente, le jeu remportera en 97 un golden prize pour récompenser la performance. Evidemment le succès ne s’arrêtera pas là. Les suites, Crash Bandicoot 2 : Cortex Strikes Back et Crash Bandicoot 3 : Warped, remporteront eux aussi des succès similaires, surfant sur la notoriété gagnée par leur prédécesseur. Il faut également noté l’excellent Crash Team Racing, largement aussi bon qu’un Mario Kart (et je sais que je risque le lynchage pour ça mais persiste et signe), ainsi qu’un très amusant Crash Bash dans un style qui rappellera pas mal Mario Party dans le concept. La série passera malheureusement de mains en mains plus ou moins (surtout moins) expertes après ces titres, faisant progressivement décliner la série vers le côté obscur de la force…

4 réponses
  1. Le serpent
    Le serpent dit :

    Je suis entièrement d’accord avec ce « mythique ».
    Dommage que l’existence de Crash ne se résume qu’à sa période PS1.

    Une fois le développement laché par Naughty Dog, ca a été la descente aux enfers.

    Mention spéciale pour Crash 3 qui reste le meilleur selon moi ^^

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  2. Crashy Crazy
    Crashy Crazy dit :

    À tous les fanboys Nintendo qui affirment que Crash n’est qu’une pâle copie de Mario, passez plusieurs heures à vous user les pouces sur les Crash Bandicoot de Naughty Dog : c’est bon, varié, original, drôle…
    Je ne dirais pas que l’un ou que l’autre soit meilleur (Super Mario World, Mario 64… étaient des monuments), mais ce sont des jeux complémentaires. J’ai même préféré CTR à Mario Kart 64, mais chut 😉

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    • Le serpent
      Le serpent dit :

      Mais je suis tellement raccord avec toi !
      J’ai aussi préféré CTR à Mario Kart 64.
      ET les 3 premiers Crash font partie de mes jeux préférés 32 bits, et ont facilement leur place dans mon Top100, surtout le 2 à titre perso.

      Merci pour ce commentaire !

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  1. […] vidéoludiques, Neo Cortex et Nitrus Brio ne donnant pas leur part au marsupial dans la série Crash Bandicoot. Et pourtant, on ne peut pas dire qu’ils aient non plus en face d’eux un mec qui aurait […]

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