imagesComme tout RPG qui se respecte, FE Illusionary Revelations propose aussi tout un système de customisation. A chaque fin de combat vous aurez de l’expérience pour votre personnage et pour votre arme. Monter de niveau vous boostera vos statistiques avec le même panneau et la même musique que dans un Fire Emblem, et monter une arme de niveau débloquera une attaque, une session (attaque effectuée en combo), ou encore une capacité passive (expert en feu, augmentation de la force, résistance au sommeil ect). Monter de rang vous permettra d’acheter de nouvelles compétences passives (appelées persona) au QG. C’est d’ailleurs là bas que vous pourrez acheter ou améliorer vos armes et compétences, ou encore monter une fois de classe votre mirage. Vous aurez d’ailleurs accès sur les 30 à 40h de scénario à plus de 20 armes et au moins 3 améliorations pour chacune. Ce qui veut dire que, oui, vous n’allez cesser de faire des allers retours ici et là. C’est simple, à chaque donjon, il vous arrivera deux à trois fois de voir vos personnages avec leurs armes montées à fond, vous obligeant à retourner inlassablement au QG, sous peine de vous battre sans gagner de points d’armes et gâcher du temps.

Concernant le rythme du jeu, vous aurez toujours une période d’intermission vous permettant de faire des quêtes annexes, scénarisées et utiles car donnant des pouvoirs supplémentaires (au risque de vous faciliter le jeu car en dehors des boss rien n’est bien dur en normal) en plus de donner des scènes cinématiques en animé. Il est conseillé de faire le jeu directement en difficile si vous comptez les faire avant la fin du jeu, afin de garder un minimum de challenge. En lançant le scénario, le chapitre commence, et après quelques dialogues vous aurez droit à des donjons classiques mais intéressants, avec une DA exceptionnelle pour certains (donjon du chapitre 3). Ils vous demanderont d’activer des boutons dans un certain ordre, ou de rendre service à des esprits pour continuer, vous permettant de grapiller petit à petit des étages et activer des téléporteurs, déboulant fatalement vers un boss. Ces donjons sont souvent accompagnés d’une bande son vraiment très travaillée et d’une atmosphère toujours différente, lassant rarement le joueur. On pourra toujours pester sur le fait de devoir à un moment du jeu revenir dans ces donjons, mais d’une manière bien plus maîtrisée que dans Bravely Default et surtout pour un temps beaucoup plus court.

Comment on en est arrivé là ?

Nintendo qui partage ses licences avec les éditeurs tiers, ce n’est pas nouveau. Parfois cela donne un résultat tenant presque du miracle, comme F Zero GX avec Sega, et parfois cela tourne à la catastrophe, comme Pokken Tournament avec Namco. Dans ce cas présent, tout n’aura pas été sans embûches au niveau développement, donnant au final une place minime, si ce n’est inexistante, à la série Fire Emblem. Car comme dit en paragraphe d’ouverture, le jeu se devait être un vrai cross over entre la série Shin Megami Tensei et la série Fire Emblem, lorsqu’il fut annoncé pour la première fois.

Mais après plusieurs années de vide, de non annonce et d’oubli, le jeu fut ressortit du placard et rebaptisé pour l’occasion, avec un changement radical de direction. Que s’est donc-t-il passé pendant ces deux années ? Etant donné l’expertise d’Atlus en matière de RPG, on peut probablement en déduire que les deux univers et les deux gameplay étant très différents, il était difficile de créer un cross over qui satisferait les deux parties et qui prendraient compte des subtilités de chacune des séries sans trahir une essence fondamentale. Ils ont donc probablement pris leurs responsabilités et changé de plan, au lieu de perdre plus d’années à créer quelque chose au résultat mitigé.

A retenir

Vous l’aurez compris, l’aventure proposée ici est vraiment plaisante, laissant place à finalement peu de défauts. A ajouter aux éléments cités ci dessus (aller retours au QG, essoufflement du scénario, retour dans les donjons), la fluidité du jeu en prend pour son grade à partir du chapitre 5 (qui est le chapitre du recyclage de donjon et du dévoilement final du scénario, coïncidence ?). Pour le reste FE Illusionary Revelations propose un jeu complet avec un tas de costumes gratuits, joli pour les yeux et les oreilles, au système de combat rodé et avec un brin d’intelligence quant à l’entrée du joueur dans l’envers du décors d’un monde artistique intrigant mais exigeant. Certes, ce n’est pas un cross over, les allusions à Fire Emblem s’arrêtant à ce qui est cité plus haut, mais c’est un très bon RPG, ce qui est au final le plus important. Pas de désillusion malgré une révélation fâcheuse au premier regard.

Informations sur le jeu

Plateformes : Wii U

Genre : Jeu de rôle

Développeurs : Atlus

Éditeur : Nintendo

Date de sortie : 26 Décembre 2015 (Japon) / A venir (Europe/USA)

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