TESTDISGAEAjacket

On reproche parfois (souvent) à Nippon Ichi Software, outre de traîner avec des éditeurs pleins de mauvaises intentions (Compile Heart et compagnie), de ne pas réussir à se renouveler, et de passer leur temps à surfer sur un coup de génie, une légende instantanée, Disgaea premier du nom. Si la tournure de la série, désormais à son quatrième opus, abonde dans ce sens, et que les divers remakes de l’épisode originel sorti à l’époque sur PS2 semblent eux aussi légitimer ces critiques, mettons-nous un peu à leur place : comment voulez-vous survivre à votre propre génie démoniaque quand vous avez un jeu de la trempe de Disgaea à votre actif ?!! Impossible de dépasser un tel coup d’envoi, de ne pas tenter de continuer sur sa lancée. Car oui, au cas où certains douteraient encore, Disgaea est une perle, une légende, une folie. Et comme je n’ai pas eu le plaisir d’y jouer à l’époque, je profite de l’obtention groupée des versions (dans l’ordre) DS, PS2 et PSP pour tester cette pépite avec un regard vierge et impartial. Bref, entrons ensemble dans l’univers vertigineux de Disgaea et pleurons ensemble devant tant de génie…

Demon’s Soul

Laharl, le prince démon au réveil difficile!

Laharl, le prince démon au réveil difficile !

Laharl, prince-démon du Netherworld, se réveille dans une pièce remplie d’armes particulièrement menaçantes éparpillées sur le sol. Le bougre a fait une petite sieste, mais celle-ci a un peu traîné en longueur et a duré deux ans! Entre temps, son père est mort et c’est vaguement la course au trône dans le royaume des démons. Etna, sa fidèle vassale (qui a un agenda secret bien à elle) a bien tenté de le réveiller – d’où les armes éparpillées, mais bon, quand le prince Laharl ronfle, il ne fait pas semblant. Vous l’avez deviné, la trame s’axe autour un objectif central simple et efficace : reconquérir le trône, tout bonnement. Dès les premiers dialogues, on esquisse des sourires, on se prend au jeu, l’ambiance est immédiatement posée, tant par les dialogues (dont les doublages japonais disponibles sur la version PSP ne sont pas en reste) que par les ambiances sonores évoquant des souvent les compositions de Dany Elfmann. On est dedans, cash, tout de suite, sans possibilité de retour en arrière.

Leçon de destruction d'ego façon Disgaea : rebaptiser un personnage narcissique "mid boss", avant de lui botter le train!

Leçon de destruction d’ego façon Disgaea : rebaptiser un personnage narcissique « mid boss », avant de lui botter le train !

Puis, après avoir discuté avec quelques vassaux, visité les deux boutiques du château, direction la zone de combat où l’on apprend les rudiments via un petit tutoriel et là, le constat est troublant : c’est étrangement simple à capter, les mécaniques sont claires et en trois étapes, tout est dit. Attention, ici, simplicité ne rime en aucun cas avec manque de richesse, simplement, l’adage ancestral à la racine de tout jeu légendaire est appliqué consciencieusement : Easy to understand, difficult to master, et si les bases sont claires, l’infinité de possibilités qui s’ouvre à vous commence déjà vaguement à transparaître, mais pour le moment, vous vous contentez de faire mumuse, de rire aux dialogues, d’apprivoiser les mécaniques typiques du T-RPG et vous prenez gentiment votre pied – on reviendra plus tard sur les dites-mécaniques. Puis vous sortez de la zone de combat, histoire de soigner vos troupes, de ressusciter vos morts, et vous retournez dans les boutiques. Normalement, si vous avez l’œil du lynx, vous avez remarqué quelque chose qui calme : les articles en vente ne sont plus les mêmes. Pour cause, ils sont générés aléatoirement à chaque passage! Et vlan! Encore un petit vertige devant l’infinité virtuelle de combinaisons possibles. Et ce n’est que le début, en fait. Chaque élément découvert, chaque petit détail qui vous saute aux yeux vous aiguille doucement vers l’inévitable constat final : ce jeu est virtuellement infini. Sur une base scénaristique simpliste, une histoire prenante se construit, devant laquelle il est difficile de rester de marbre, mais il en va de même pour le gameplay, qui se construit à grand renfort d’éléments en acier trempé pour offrir au final une structure d’une richesse et d’une finesse vertigineuse. Chaque étape franchie est une nouvelle raison de rester bouche bée devant le génie pur à l’oeuvre dans ce jeu qui mérite décidément sa réputation. Pourtant, comme dit plus haut, la recette de base est plutôt simple. Tenez, prenez le système de combat par exemple…

5 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Merci patron!

    Mais malheureusement oui, la version DS est la seule à offrir le jeu dans la langue de Michel Boujenah.
    C’est bien dommage, car le jeu a du coup pris une cote ridiculement élevée (au moins 50 euros, avec des vampires qui le proposent à 80-100 euros sur le net).
    Mais pour les non anglophobes, la version PSP reste la meilleure (la seule où les voix originales sont dispo), la plus belle, et celle avec le plus de contenu. Et en plus, on la trouve sans avoir à vendre un bras^^!

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  1. […] de jeu de rôle atypique et hybride de ces deux genres avec notamment l’excellente licence Disgaea. Pour clôturer la semaine spéciale NIS, on va parler de leur dernière édition, Mugen Souls Z. […]

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