Une claque technique

Un petit tour dans les magnifiques cavernes de glace.

La première chose qui frappe le joueur, c’est bien sûr la beauté époustouflante du jeu, une prouesse technique si impressionnante que les journalistes de l’époque avaient à un moment cru aux premières images d’une console nouvelle génération. Mais non ! Nous sommes bien ici sur la bonne vieille 16 bits de Nintendo et c’est là que l’on commence à réaliser l’énorme performance de Rareware et des équipes de Silicon Graphics en charge de l’animation de ce DKC. En effet, pour obtenir ce rendu si particulier de pseudo 3D dans un jeu au gameplay 2D, les équipes de Silicon Graphics avaient eu l’idée de modéliser quasiment tout le jeu (persos, décors, objets) en 3D à l’aide d’un matériel très poussé pour l’époque puis à convertir le tout par un modèle lisible par la SNES. Et le résultat parle de lui-même ! C’est simple, rarement un jeu 16 bits n’aura paru aussi beau. Et n’ayons pas peur des mots, j’ajouterai même qu’à part DKC2, aucun jeu n’aura rivalisé techniquement avec ce DKC durant cette période (un bon nombre de jeux 32 bits 2D n’auront d’ailleurs pas par la suite l’aura graphique que ces jeux de la saga Rareware). D’autant plus qu’au-delà de la technique pure, les développeurs se sont donnés la peine de sans cesse émerveiller le joueur. Et là, c’est la prime à la diversité qui compte. Et oui… Au travers des 6 mondes à traverser, vous allez en voir des paysages : de la jungle dense aux cimes des arbres, des mines aux montagnes enneigées, des fonds-marins aux usines, sans oublier les diverses grottes que vous explorerez tout le long de l’aventure (qui aurait pu imaginer une telle richesse sur une simple petite île ? ^^). Les ennemis, eux aussi, sont aussi nombreux que variés et même si la majorité d’entre eux sont des sortes de Kremlings, il n’est pas rare de rencontrer d’autres adversaires pour le moins loufoques… Cerise sur le gâteau, le soft n’est pas avare d’effets tous très bien réalisés (pluie, neige, effets d’eau ou de vents), ce qui apporte un plus non négligeable à l’immersion. Côté sonore, là aussi, les équipes de Rareware ont fait fort. L’ambiance des jungles et des divers environnements est parfaitement retranscrite, le tout appuyé par des musiques qui sont devenues cultes avec le temps (notamment celle du premier niveau ou ceux des passages marins sans oublier le très funky thème principal qui a le don de vous rester dans la tête pendant de longues années). Et après en avoir tant pris au niveau des yeux et des oreilles, il est bien difficile de se détacher d’un jeu qui a encore de nombreux atouts dans sa manche…

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