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Huuuum.

Et « graphismes » est à prendre au sens large. Aussi beau techniquement que fade sur le plan artistique, Dragon Age Inquisition se retrouve quelque part entre Darksiders et Lords of the Fallen. Des couleurs criardes, des personnages aux armures ridicules, un style réaliste faute d’originalité. Cette platitude s’immisce jusque dans l’histoire, digne d’un scénario de D&D pour MJ en manque d’inspiration. Les malheureux qui n’auraient pas touché aux deux premiers épisodes de la série n’auront même pas le plaisir de voir les nombreuses références à leurs anciennes aventures. Et pour les malheureux qui l’auraient fait, il faudra passer par Dragon Age Keep, un portail web permettant de configurer tous les choix précédemment réalisés. Sympa pour se replonger dans l’histoire, mais il faudra s’armer de patience si on veut arriver à bout de l’intégralité des options proposées. Tout ça pour partir s’ennuyer deux heures dans un tuto qui familiarise principalement avec les problèmes de caméra.

À retenir

Brillant dans son conformisme à toute épreuve, Dragon Age Inquisition rate même à être un open world. Probablement formaté pour un public console plus habitué aux Call of et Assassin’s Creed, il serait néanmoins injuste de lui nier toute qualité. Car si vous parvenez à faire fi de toute ambition dans quelque domaine que ce soit, il en ressort un jeu d’une grande richesse dans lequel on plonge pour une bonne centaine d’heures. Alors même si les personnages sont des stéréotypes sur pattes et que l’apocalypse vert fluo manque sacrément de charisme, le housing, l’artisanat et la collection risquent bien d’avoir votre peau. Et puis, comme disent les habitants de Férelden : « practice makes perfect ».

Informations sur le jeu

Plateformes : PC/PS4/One/PS3/360

Genre : Action/RPG

Développeur : Bioware

Éditeur : Electronic Arts

Date de sortie : 20 novembre 2014