Une belle et longue aventure

Grande aussi est la durée de vie. Il vous faudra dépasser la centaine d’’heures de jeu pour venir totalement à bout de Dragon Quest VIII. Outre les quêtes annexes déjà sus-citées, comme la chasse aux monstres ou la recherche des mini-médailles, vos talents de cuisinier seront mis à rude épreuve. En effet, assez tôt dans le jeu, vous aurez à votre disposition une alchimarmite dans laquelle vous pourrez combiner certains objets pour en créer un nouveau. Issu de Dark Chronicle et de son assemblage d’’idées, ce principe sera même indispensable à la génération des items les plus précieux. Attention toutefois à ne pas laisser votre imagination vous jouer des tours quant aux mix testés, vous pourriez créer des objets de moindre valeur que les ingrédients, et ainsi y perdre au change. Heureusement, des recettes sont parsemées par-ci par-là, particulièrement dans les bibliothèques qu’’il vous faudra parcourir, en plus de fouiller les traditionnels coffres, pots et autres sacs de haricots à la quête d’’objets. Une fois les ingrédients disposés dans la marmite, la cuisson est lancée et vous pourrez en récolter le fruit une fois que le « Ding ! » aura retenti. Ce temps d’’attente se verra écourté au fur et à mesure que l’’alchimarmite évoluera. Son stade ultime donnera même des résultats instantanés, et ne sera disponible qu’’une fois votre première partie de Dragon Quest VIII terminée. En effet, c’’est à ce moment-là que vous aurez accès à un nouveau monde qui sera l’’occasion de vous frotter aux ennemis les plus puissants et d’’acquérir l’’équipement ultime du Héros, ainsi que de glaner les dernières informations nécessaires pour débloquer la vraie fin du jeu. Ajoutez à cela tous les petits à côtés qui vous seront proposés par les PNJ rencontrés dans les villes et villages, et vous aurez de quoi vous occuper pendant longtemps.

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Si le scénario pourra paraître à certains un peu simple, voire simpliste, il n’’en est pas moins vrai qu’’il a le mérite de poser un cadre enchanteur et reposant. Aidé par l’’univers tout autour, et à l’’instar d’’un Zelda, il ne dit rien d’’autre au joueur que de se détendre et de vivre une aventure directe, sans question compliquée à se poser. Armé de votre courage et de votre envie de sauver le monde, vous voilà parti pour une quête qui vous mettra aux prises avec les forces du Mal. On se sent à la fois pris par la main et invité à découvrir par nous-mêmes le monde environnant. Bref, un peu comme un enfant bercé par un conte ou qui gambade dans la forêt sous l’œil bienveillant de ses parents, à l’’affût d’’endroits et de créatures extraordinaires, et qui sait qu’’il peut rentrer chez lui quand bon lui semble, en toute quiétude et en toute sécurité. Il en va de même pour les donjons, tous plus mystérieux, intrigants et immersifs les uns que les autres.

A retenir

Dragon Quest VIII apparaît comme un ami diablement fidèle, que ce soit par rapport à ses prédécesseurs, ou au joueur qu’’il invite à vivre une aventure aux règles simples et aux senteurs d’’évasion, sans trahison aucune, que ce soit dans le scénario ou les mécaniques de jeu. Certains pourront lui retourner une partie de ces arguments et lui reprocher son manque de customisation et de contrôle sur l’’évolution de l’’équipe de combattants, ou encore son côté old-school dans l’’histoire et le système de combat, mais force est de constater que le soft réussit le pari de nous faire découvrir avec des yeux d’’enfant une série vieille comme le J-RPG. Le tout par la grâce d’’une direction artistique infaillible, d’’une excellente durée de vie et de nouveautés bienvenues et savamment distillées. Assurément, Dragon Quest VIII fait partie de ces jeux qui continueront à vivre en nous des années après y avoir joué, à travers le souvenir impérissable qu’ils laissent, leur musique qu’’on ne se lasse pas d’écouter, leur patte graphique indémodable et l’aventure qu’ils nous ont fait partager.

Informations sur le jeu

Plateforme : PlayStation 2

Genre : J-RPG

Développeur : Level-5

Éditeur : Square Enix

Date de sortie : 2004 

mythique

7 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Tiens donc, un test de Totof qui ne donne pas dans la concision, ça sent le dossier noir, ça!^^
    Excellent test, mon cher ami, qui a soulevé une masse de souvenirs, car je n’avais pas eu grand chose dans les mains à l’époque à part les classiques FF, et peut-être un Xenogears.

    Donc habitué à être un peu pris par la main en début d’aventure, moi, cash, je sors du village, je trace vers la cave… pour me faire plier par le premier ennemi avec une pelle dont j’ai oublié le nom! Et hop, mouru!!

    Je sais que j’ai eu une lassitude du jeu au bout d’un moment à cause de son rythme assez lent, notamment dans les cut scenes que l’on ne peut pas accélérer (le plus gros défaut du jeu à mon goût, qui a eu raison de moi), et c’est dommage, parce que vraiment, ce jeu est beau, ce jeu est grand, ce jeu est puissant!

    Merci pour cette replongée dans une époque où jouer, c’était magique^^!

    Répondre
  2. Totof
    Totof dit :

    Merci Toma. C’est un test qui a presque cinq ans, ça sent surtout une autre époque ! 😉 J’étais alors jeune et large d’épaules, comme chantait l’autre.

    J’ai eu la même mésaventure que toi avec le premier boss, ça m’a bien remis à ma place. Je l’avais alors conseillé à un pote fan de FF et il avait apprécié ce niveau de difficulté. Mais il ne l’a pas fini, pour les mêmes raisons que toi.

    Ce jeu est en effet magique. Et il ne cesse de te respecter, comme Dark Souls que j’adore aussi. Rha, c’était bon, putain!

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  3. Le serpent
    Le serpent dit :

    J’ai vécu une histoire assez bizarre avec ce jeu.
    Je déteste commencer un jeu et ne pas le finir. Depuis une dizaine d’années ce n’est d’ailleurs pas arrivé.
    Je me suis donc lancé dans le jeu début 2011 pour le finir… Fin 2011 !
    J’y ai jouer 140h…

    Histoire bizarre disais-je car pendant les 30 premières heures j’ai trouvé le jeu génial. Classique,, mais super dans le voyage.
    De la 30ème à la 100ème heure à peu près, et bien… Je me suis fait chier… Clairement.
    Le jeu était trop long et le rythme trop lent… Mais je me suis accroché, par principe peut-être.
    Et j’ai eu raisons car les 40 dernières heures ont été magiques.

    Et le jeu m’a fait une impressions que peu d’autres m’ont fait : une fois fini j’étais dégouté.. Dégouté de ne pas voir l’histoire continuer, le monde encore grandir.

    Je suis passer à autre chose ensuite, mais je n’oublierai jamais ce jeu, aussi parce qu’il correspond à un moment particulier dans ma vie (déménagement à Paris notamment).

    Et c’est Grâce à Totof que je l’ai découvert. Je te remercie d’ailleurs d’avoir acceptée l’invitation de rejoindre LSR alors qu’il était très loin de ressembler à ce qu’il est aujourd’hui !
    Tu as été un des batisseurs, et j’espère que je pourrais encore dire : « j’ai découvert ce jeu grâce à totof »

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    • Totof
      Totof dit :

      Merci Thibault, ton commentaire est touchant. Et surtout juste et amusant, puisque Dragon Quest VIII correspond aussi à ma première année à Paris. Qu’il était bon alors de voyager dans ce monde virtuel fantastique au grand air, tandis qu’il faisait gris et que c’était rempli d’urbanisme étouffant dans la réalité.

      Et tu dis une autre chose très intéressante: ce jeu te récompense de tes efforts et cela vaut la peine de tenter sa chance. C’est peut-être la plus grande qualité de la série, que cette relation sincère et intime avec le joueur. Putain, j’ai envie d’essayer le VI!!!

      Répondre

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  1. […] pour créer ses propres cultes : Enfant Dragon dans Skyrim, église de la Déesse dans Dragon Quest, Soleil, Foi et dualité Dieux/Ténèbres dans Dark Souls, pèlerinage et endoctrinement des foules […]

  2. […] le dernier représentant d’une époque où la série canonique n’atteignait pas l’Europe (le VIII fut le premier à venir s’échouer chez nous); il est désormais le dernier à y être venu. […]

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