Je t’aime, moi non plus

L’aspect cinématographique du jeu est indéniable.

La musique, premier point fort du jeu, est tout simplement « juste ». Le thème de Lucas est magistral et totalement adapté à sa situation. Lorsque cette musique retentit, on sent tout le désespoir de l’homme, meurtrier malgré lui, et qui est en train de rentrer dans une folie profonde. Cet aspect sonore nous permet d’évoquer la grande originalité du soft. Il est possible de contrôler deux autres personnages à coté de Lucas. Il s’agit d’ailleurs des deux policiers qui sont à ses trousses, Carla Valenti et Tyler Miles. Les thèmes de ses derniers sont aussi magistraux et leurs colle à la peau ! Celui de Carla est rempli de tristesse, et on y sent bien l’amour qu’elle n’a pas et son état psychologique qui se dégrade, rongé par le travail. Quant à Tyler, rien à voir ! Ses musiques sont plus dans le genre funk, un style qui colle bien avec sa personnalité, plutôt franc chambreur et décontracté. Mis à part cet aspect musical, cette possibilité de contrôler trois personnages différents, intimes dans le fond, et une trouvaille scénaristique efficace. Pour ne donner qu’un exemple, lors du crime, Lucas à le choix entre laisser le couteau au milieu des toilettes ou essayé de le caché. S’il opte pour la première option, lorsque Carla et Tyler se rendrons sur le lieu du crime, ils pourront prendre le couteau, analyser les empruntes digitales et ainsi retrouver plus facilement Lucas. Autant dire qu’il y a autant de possibilité que d’imagination.

Dans la peau de Lucas Kane

Carla Valenti, un personnage torturé et profond…

Ces carrefours servent un scénario vraiment bien ficelé, qui fait, pour moi, la principale force du titre. Une intrigue qui passionne du début à la fin bien que brouillonne dans le derniers quart du jeu, les évènements s’enchainant très vite. Pour faire simple et ne pas spoilé de manière abusive, Lucas Kane, par son meurtre, effectue le rituel d’une prophétie Maya, dont le but final est de changé la face du monde. Plus on approche vers l’échéance, plus le monde se refroidit (d’où le nom du jeu, Fahrenheit étant les degrés Américains). Pour arriver à son terme, cette aventure prend le pari d’un gameplay osé, et innovant par son omniprésence, les actions contextuelles et les QTE (Quick time event). Tout le jeu se déroule de manière à ce que le joueur se sente dans la peau du personnage qu’il incarne. Comme nous l’avons dit, la musique, le scénario et la profondeur du personnage y sont pour beaucoup, mais le gameplay y joue aussi une large part. En gros, ce sont 3 phases d’actions qui peuvent se succéder. La première réside dans les actions contextuelles simples, c’est-à-dire en utilisant le joystick droit d’une manette pour effectuer un mouvement ou choisir une réponse. Par exemple, pour servir un verre de vin, il faut actionner le joystick vers le haut. Simple mais efficace. La seconde phase de gameplay, et surement la plus courante, réside dans les « deux cercles de couleur ». Deux cercles apparaissent au milieu de l’écran durant une cinématique. Les cercles correspondent aux 2 joysticks d’une manette, et dans ces cercles, 4 partis sont séparé, la droite, la gauche, le haut, et le bas. Si le cercle gauche s’allume dans sa partie gauche, il faudra orienter le stick gauche vers la gauche. C’est un mécanisme très difficile à expliquer mais qui prend tout son sans une fois le pad en main. De fait, de simples cinématiques se transforment en scènes interactive, qui une fois de plus, permettent de s’identifier au personnage. D’autant que la combinaison des cercles est bien pensée, par exemple, lorsque le héros saute, il faut orienter les deux sticks vers le haut. Pour en finir avec le gameplay, la troisième phase réside à appuyer de façon alternative sur les tranches de la manette le plus rapidement possible. Bête me direz vous ? Oui, mais drôlement bien utilisé ! Ce pan du gameplay s’active lorsque le personnage réalise une action physique comme courir sur les murs, ou avancer dans une tempête de blizzard. On ressent l’effort physique du personnage car appuyer  de manière alternative sur les tranches le plus rapidement possible sur les tranches, ça fait mal au bras !

4 réponses

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  1. […] The Walking Dead, surkiffé Tales from the Bordelands, et je voue un culte quasi identitaire à Fahrenheit (soit dit en passant, une de mes premières critiques ^^). Alors quand Cage avait annoncé Detroit : […]

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