[TEST] Final Fantasy

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De la NES à nos consoles de 8ème génération, d’une simple déclinaison du concurrent Dragon Quest à une saga à part entière, d’un scénario basique de cristaux à un scénario de ballade en voiture entre hommes coiffés au gel, la saga Final Fantasy aura marqué de nombreux joueurs. Si le 7ème épisode débutera consacre définitivement la série chez les Occidentaux en 1997, le début de l’aventure nous amène dans le milieu des années 80, au temps des 8 bits. C’est parti pour le test du pionnier de cette saga culte?

The Final Chance

Sakaguchi : Les moustachus ont la côte sur NES

Sakaguchi : Les moustachus ont la côte sur NES.

Selon la légende, ce qui a pu paraître être un début a bien failli devenir la fin pour ces créateurs de la fantaisie : Square. En effet, cette entreprise voyant l’essor de la console Famicom de Nintendo en 1983 décida de quitter son cocon des ordinateurs personnels pour développer des jeux sur cette dernière. Si le début est plutôt positif, avec des ventes de 500 000 copies de chaque jeu, une erreur de stratégie empire grandement les choses. Afin de promouvoir le nouveau système de disquettes pour la Famicom, Square sort de nombreux titres pour celui ci, principalement des copies de licences connues, mais aucun ne marche et les ventes sont désastreuses. Le constat est là, le dépôt de bilan est proche et l’avenir de l’entreprise est noir. Selon d’autres sources, cette crise financière est exagéré mais le jeune développeur aurait néanmoins décidé de partir à l’aventure, et qu’en cas d’échec il retournerait à ses études .Il décide de s’inspirer d’un jeu qu’il adore, Dragon Quest, afin de pouvoir raconter une histoire sur NES : Final Fantasy. Pour ça il va réunir une courte équipe avec entre autre MM. Amano et Uematsu, des petits nouveaux qui feront parler d’eux. Et le succès sera monstrueux. De nombreuses choses sont en avance sur leur temps.

The Legend Will Never Die

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Les 4 premiers héros d’une longue lignée.

Ici pas de délire psychodramatique avec une intro interminable, on rentre directement dans le sujet. C’est après un texte sur fond bleu  nous racontant la venue pour la 100 ème fois des ténèbres que l’on découvre quatre personnes sans personnalités et muettes mais qui ont néanmoins une chose qui les distingue : chacun a son cristal. Et comme le veut la coutume, ils sont malgré eux liés à une prophétie, et le monde sera sauvé par ces mêmes cristaux liés aux éléments : l’eau, le feu, la terre, le vent. Le choix des personnages est assez rapide, mais grosse nouveauté en perspective : les classes. Fini le héros qui se bat tout seul avec son orthographe ou une équipe selon les règles de Dungeon & Dragons, maintenant chaque personnage gère de manière dynamique son équipement, ses armes et ses magies. Et c’est ce qui fait entre autres que ce jeu soit encore joué des années plus tard, sous peu de modifications : il est « moderne ».

11 réponses
  1. greyfox0957 / Old Victor
    greyfox0957 / Old Victor dit :

    Test bien sympa qui rend justice à l’aspect novateur du jeu d’origine sans tomber dans l’admiration béate comme on le voit souvent. Le défaut que tu pointes est malheureusement rédhibitoire pour un joueur d’aujourd’hui, même amoureux du rétro et même s’il y a joué dans son enfance.

    Il n’empêche que tout comme l’Iliade est un peu archaïque aujourd’hui, Final Fantasy est une oeuvre fondatrice pour le jeu vidéo.

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    • Flbond
      Flbond dit :

      Merci greyfox0957, subjectivement j’adore la NES et beaucoup d’éléments de FFI seront réutilisés, mais ce jeu a quand même vieilli. La version Android/Iphone est pour le coup plus fluide à jouer et c’est un des meilleurs exemples de bonne utilisation du tactile.

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  2. Koreana_
    Koreana_ dit :

    Vraiment bien écrit comme article ! Par contre les fabulations comme quoi sakaguchi avait sur l’épaule le dernier projet pour sauver Square (et non Squaresoft). La vraie version, c’est qu’il en avait marre de son métier à force de faire des copies d’ip de sega sur Nintendo. Je l’expliquerai dans mon article de mercredi.

    See ya !

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  1. […] le background du jeu avec le même héros, une différence par rapport à son frère d’arme Final Fantasy, ce qui fait que chaque console finalement propose une partie de l’histoire d’Ys sans que […]

  2. […] Outre une évolution technologique, Ys est aussi un pionnier du J-RPG au côté de Dragon Quest et Final Fantasy. La différence entre ses deux frères d’armes, la saga crée un sous-genre du jeu de rôle : […]

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