Comme au cinéma, mais en mieux

Décors gigantesques et magnifiques, boss dantesques, violence débridée, God of War et le sens de la mesure...

Décors gigantesques et magnifiques, boss dantesques, violence débridée, God of War et le sens de la mesure…

Oui, des larmes de sang vont couler, car le jeu est tout bonnement beau à pleurer, à se taper la tête contre le sol, à se clouer un pied par terre et courir en cercle avec l’autre, à se crever les yeux après une cinématique pour garder le souvenir intact. Bref, c’est juste magnifique. L’équipe de Santa Monica a clairement poussé la console dans ses derniers retranchements, proposant un spectacle comme jamais on avait pu en voir sur cette console, signe de sa pleine maturité, ainsi que de la maîtrise dont les développeurs font preuve. Tout le potentiel de la PS2 est exploité avec finesse et efficacité, offrant des scènes complètement hallucinantes, qu’on n’oublie pas. Le souvenir d’Arès en train de détruire la ville dans le fond pendant que Kratos évolue au premier à travers un escalier à flanc de montagne me laisse tout chose encore aujourd’hui. A l’époque, pour la toute première fois (bon, pour la seconde en fait, la première fois, c’était Another World!, j’ai eu un doute quant au fait de devoir bouger ou non, me demandant si c’était une cinématique ou pas. La prouesse technique résonne à tous les étages, entre les positionnement de caméra évoqué plus haut, la justesse dans le rythme d’une mise en scène où tous les élément s’enchaîne avec vigueur et souplesse, où des segments de boss fight viennent interrompre une phase d’exploration pour ensuite se muer en phase de plateforme…etc. La dynamique ambiante est tout bonnement irréprochable et l’on avale les heures de jeu sans les voir défiler, pris à mi chemin entre le spectateur émerveillé et le joueur habité par une frénésie trop rare dans l’univers vidéoludique. La très grande violence du titre vient combler une frustration qui s’était accumulée au fil des années, les développeurs semblant toujours flirter avec une limite de bienséance sans oser la dépasser. Ici, Kratos arrache des têtes, déchire des corps en deux, éborgne des cyclopes, entre autres joyeusetés. Si l’on a déjà rencontré des titres violents, ici, celle-ci est au service de l’action, dans un jeu où tout est surenchère bien pensée, sans limite, un sacrifice au plaisir de jouer, qui réussit à nous faire goûter à une échelle réellement mythique.

A retenir

Comme dit plus haut, il y a les bons jeux, les jeux excellents, et ceux qui écrivent l’histoire vidéoludique, qui change la donne. God of War fait indéniablement partie de ces jeux de légende sans qui rien n’aurait été pareil. Parmi les quelques raisons de bouder la génération actuelle de consoles, on retrouve le fait que le jeu ait été pompé, repompé, cloné, sans que personne ne réussisse jamais à l’égaler, sinon son studio d’origine, avec le mythique troisième épisode (je laisse à Yannou le soin de partager son sentiment sur le quatrième opus). A LSR, on n’utilise pas le terme « légendaire » à la légère, loin de là. Mais ici, je ne vois pas d’autre option, car God of War est rien moins qu’une légende, un tournant dans l’histoire du jeu vidéo, un évènement. Que ceux qui ne l’ont pas vécu en direct pleurent, que les autres ricanent, et que tous se prosternent devant le Fantôme de Sparte.

Informations sur le jeu

Plateforme : PlayStation2

Genres : Beat’em all – aventure

Développeurs : SCE Santa Monica Studios

Éditeur : Sony Computer Entertainment

Date de sortie : Juin 2005

Badge Mythique

8 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Merci mon Yannou! C’est clair que God of War nous a mis une baffe à tous!
    Enfant, j’ai eu Quest for Moonstone sur Amiga.
    Adulte, j’ai eu God of War, le jeu d’action qui les enterre tous!
    Et honnêtement, pour l’instant, dans le domaine sur next gen, à part Castlevania Lord of Shadow qui réussit à tirer son épingle du jeu avec son ambiance singulière, et peut-être très récemment Revengence (ah, ce titre!), le seul à pouvoir succéder à la puissance de God of War, c’est God of War!

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  2. Yannou
    Yannou dit :

    Bah Catlevania j’y ai joué je l’ai pas trouvé si excellent que ca trop plat et pas assez de sensation, God of War fut vraiment celui qui amis tout le monde d’accord, même pour DMC ce fut une claque dans la tête ^^ personne ne peut succéder à Kratos si il y’a un 4 ca va être the ultimate powerfull

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    • Toma Überwenig
      Toma Überwenig dit :

      Castlevania a justement l’intelligence de ne pas tenter de marcher dans les pas de Kratos, de proposer autre chose. Si on attend de lui qu’il nous chope à la manière d’un God of War, on est forcément déçu (je parle en connaissance de cause, c’est ce que j’ai fait la première fois que j’ai essayé le jeu, j’avais pas encore de ps3 sous le coude et je cherchais un GoW3-like sur Xbox360 pour combler ma frustration^^)
      Mais la dernière fois que je l’ai lancé, il y a quelques semaines à peu près, j’y ai trouvé une ambiance sombre, singulière, et malgré le fait qu’il obéisse aux codes godofwariens en apparence, il avait quelque chose vraiment à lui, dans ses mécaniques de jeu, son atmosphère, sa relation à l’espace.
      Alors que par exemple Dante’s Inferno est clairement un sous GoW qui loupe le choche : tout dans les graphismes, un enfer magnifique, mais un gameplay plat, sans jamais offrir le sentiment de puissance qu’on attend.

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  3. Le serpent
    Le serpent dit :

    La caméra fixe c’est tout de même la marque de fabrique (parmis d’autres) de GOW, ca permet de faire des mises en scènes calculées au millimètre !

    Mis à part ça, tu m’as encore fait trippé ! Tu arrive à retranscrire la sensation que l’on a à jouer à ce jeu. Et tu donne des frissons !

    Merki

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