Le rally est toujours de la partie. Avec sa conduite radicale : on adore ou on déteste

Le rally est toujours de la partie. Avec sa conduite radicale : on adore ou on déteste

Tout le sel d’un Gran Turismo se trouve, à mon sens, dans le mode carrière. Et celui de Gran Turismo, intitulé comme à son habitude « Gran Turismo » est tout simplement impressionnant. Autant en quantité qu’en qualité. Il y a plein de choses à faire, variées, longues, difficiles, avec une progression non linéaire. La durée de vie colossale et la difficulté croissante. On retrouve bien entendu les permis pour débloquer différentes coupes dans lesquelles on peut être s’aligné. Et là ou je tire mon chapeau, c’est sur la typologie de ces courses : cela RESTE des courses. Par d’épreuves à la mort moi le nœud en carton. Ici, on se met sur une ligne de départ, et on fait des tours de pistes. C’est tout et c’est bien comme ça ! Et c’est courses, il va falloir les gérer ! Car oui, la maniabilité peut s’avérer dans un premier temps assez déconcertante. Très austère voire rigide, il est difficile de ne pas s’énerver en voyant sous-virer sa voiture alors qu’on a rien fait de particulier. Mais c’est là que réside toute la qualité de cet opus, trop souvent discrédité par rapport à son ainé GT3 A-Spec. Le jeu est une pure simulation. Polyphony Digital a poussé la simu à fond, prenant le risque de laisser certains joueurs de côté, et c’est bien ce qui s’est passé. Le jeu est très réaliste et cela se voit encore davantage avec un volant. Tout est réglé comme du papier à musique : un virage mal négocié ? C’est la sortie de piste assurée. Et bonjour pour revenir sur le bitume ensuite. Qu’on se le dise, si vous aimez la simu, c’est cet épisode qu’il vous faut !

Et pourtant tellement d’archaïsme.

Je ne sais pas si Mister Bean est fourni avec...

Je ne sais pas si Mister Bean est fourni avec…

Et oui, et pourtant… Si l’on regarde un petit peu dans le rétro, on remarque qu’à la sortie du premier Gran Turismo, il s’agissait d’une vraie révolution. Et d’opus en opus, il y a toujours eu des évolutions. Que ce soit au niveau du contenu, avec de plus en plus de voiture et de circuit, qu’au niveau de la simulation, de plus en plus poussé. On croyait avoir atteint un sommet avec le 3ème opus, et on s’est vite rendu compte qu’avec le 4ème, un nouveau palier à était franchi dans le réalisme. Et pourtant… Pourtant on voit bien que la recette commence à s’essouffle. Qu’il faut un grand coup de polish pour que la série ne tombe pas en désuétude. D’abord, les courses se veulent tellement réalistes, qu’elles en deviennent parfois totalement infaisables pour qui n’est pas un habitué. Je prends le pari que tous ceux qui ont commencé la série avec cet opus n’ont jamais rempilé. Ensuite, la sensation de vitesse défaut. C’était déjà plus ou moins le cas avec A-Spec, mais cela devient très gênant ici. Certes, chaque course est un challenge demandant une concentration extrême pour un réalisme « pur », mais tout de même, un jeu doit rester « amusant » et GT4 se place à la limite du jeu. Et finalement, gros gros point noir : l’intelligence artificielle complétement à la ramasse. A la ramasse pour l’époque puisque rien a bougé depuis le premier épisode : les voitures suivent une ligne imaginaire tracé au sol. Si vous êtes sur le passage, c’est carton assuré. Et pour un jeu qui pousse le réalisme, à fond, ça fait tout de même tâche. Jaimais une prise d’initiative, jamais une erreur de dernière minute.

Il y avait de l’espoir.

Piloter une 205, c'est quand même un peut archaïque non ?

Piloter une 205, c’est quand même un peut archaïque non ?

Et même si le jeu reste excellent, on ne peut pas nier ce petit gout d’inachevé qui restait dans la bouche (pas d’allusion Toma attention je filtre !). J’aurai tellement pouvoir choisir rapidement un pré-réglage parmi 4/5 configs (endurance, accélération, vitesse, rallye, maniabilité, etc…) pour pas être obligé de toujours régler en détail ma voiture. J’aurai aussi voulu transformer toutes mes voitures de série en voiture de course une fois remontées à fond. Et puis ne parlons pas du système de dégâts, déjà présent dans d’autres jeux du genre, ou une vue cockpit pour avoir des sensations dingues avec un volant. Mais aussi quid de la météo évolutive ? Ou du cycle jour/nuit dans les courses d’endurance ? Et oui, le jeu est excellent, mais on ne peut pas nous enlever de la tête qu’il aurait pu être parfait, à défaut d’être révolutionnaire.

A retenir

GT4 est une vraie simulation : on n’y joue pas pour le fun d’une course, mais bien pour se confronter à un challenge, un défi à résoudre. C’est un jeu qui vous apprend des choses (mécaniques, modèles auto, pilotage…) et duquel on ressort grandi. Certes, il existe aujourd’hui des simulations auto plus légère et peut être mieux. Je pense notamment à la série des Forza. Mais merde, Gran Turismo c’est La « Real Driving Simulator » ! Ce doit être la référence ! Et après les errances du 5ème épisode confirmant l’archaïsme déjà présent dans GT4, et un épisode 6 qui rachète un peu la série, j’attends de pied ferme la prochaine itération sur PS4. Faites nous plaisir !

Informations sur le jeu

Plateforme :  PlayStation 2

Genre :  Course – Simulation Automobile

Développeur : Polyphony Digital

Éditeur : Sony

Date de sortie : 9 mars 2005

excellent

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