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Succéder à une œuvre culte n’est pas chose aisée. Beaucoup s’y sont cassé les dents, d’autres ont su être dignes, peu ont surpassé le père. Sorti en 2004, six ans après son prédécesseur, où Half-Life 2 se situe-t-il ? Avec brio, efficacité et responsabilité, on peut dire qu’il a su se faire sa place dans l’histoire du jeu vidéo.

La demi-vie du père

eyecandy1Vingt ans après les événements de Black Mesa, Gordon Freeman arrive dans Cité 17 à bord d’un train, sortant d’un rêve dans lequel il dialogue avec l’insaisissable homme à la mallette, le dénommé G-Man, qui lui explique de façon évasive le rôle qu’il aura à jouer prochainement. La ville est sous l’emprise de la Protection Civile, bras armé du Cartel, organisation extraterrestre ayant pris le contrôle de notre planète bleue. Très vite, l’homme muet aux lunettes et au bouc va rencontrer la résistante Alyx Vance qui va l’emmener voir son scientifique de père pour une expérience qui va bien évidemment mal tourner et lancer l’aventure.

Pas de doute, on est bien dans un jeu Valve, on est bien dans un Half-Life. Le scénario reprend les mêmes mécaniques et les mêmes bases que le titre de 1998. Seulement, on regrette au bout de certaines heures de jeu qu’il ne s’inspire pas davantage de la maestria du premier épisode pour se mettre en scène et que la narration s’étiole après de jolies promesses. Ni son excellente intelligence artificielle qui avait tant surpris à l’époque. Qu’importe, Half-Life 2 gère tout de même de façon admirable son rythme grâce à une alternance efficace entre phases d’action soutenue et runs contemplatifs baignant dans une ambiance urbano-SF toujours aussi excellente. Le moteur 3D a subi une franche évolution qui le rend encore très agréable aujourd’hui et la bande-son, plus présente que dans le premier opus, se pare de notes électro et soutenues qui finissent de composer l’atmosphère si particulière de la série de Valve.

A son histoire linéaire et finalement en retrait, le soft oppose des environnements plus ouverts et plus diversifiés. Gordon Freeman sort un peu plus à l’air libre, arpentant à pied ou en buggy canaux, half_life_2_lucid_01plages qui ne sont pas sans rappeler celles du Débarquement et autres corniches de bord de mer. Attention, on n’est pas dans un open world, mais bien dans une succession de niveaux cloisonnés mais plus grands et plus aérés que dans Half-Life premier du nom. Cela contribue notamment, mais pas que, à des possibilités d’approches plus diverses et plus stratégiques. Et à des phases de plate-forme dans lesquels la physique de saut du titre s’en sort plutôt bien, quand son prédécesseur jouait plus de l’échelle ou du conduit d’aération.

3 réponses
  1. Le serpent
    Le serpent dit :

    J’ai adoré ce jeu et te lire comme dab.
    Tu as vraiment un style bien à toi que je pourrai reconnaître parmi 1000.
    Par contre elles sont ou les jolies petites images ? Snif

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  2. Uinseann Ayflahm (Deadmarye)
    Uinseann Ayflahm (Deadmarye) dit :

    Half-Life 2 est, tout comme le premier, un jeu qui m’est tellement passé au dessus que je l’oubli rapidement.

    Ils font cependant parti de ces titres dont on ne peut (à comprendre qu’on ne doit) dire du mal. J’n’ai personnellement apprécié ni l’un, ni l’autre. Si j’n’ai pas fait HL1 à sa sortie, je me souviens parfaitement avoir fait le second entre deux MF run sur Diablo 2 et en être ressortit avec un certain « meh ».

    Je ne nie pas les quaités des deux titres mais le placer au rang de chef d’oeuvre (comme le font beaucoup de joueur) est peut-être un brin exageré. Ce sont certes des jeux maitrisés mais ça s’arrête là.
    Que Valve joue autant avec les nerfs des gens en retardant Half Life 3 (et en ayant sortit des épisodes casse-croute pour gaver le manque entre temps) me fait penser à Square Enix et sa surexploitation de FF7.

    J’aime bien l’univers d’Half-Life, j’aime surtout les trivia qui l’entourent, les creepy pasta, et tout le tintouin mais ce n’est ni un must have, ni un jeu que je conseillerai les yeux fermés.

    J’suis peut-être un jeune con après, j’en sais rien, je reste assez hermétique au jeu en lui même. Et j’ne trouve pas de « charisme » à Gordon Freeman. Heureusement, ce n’est que mon avis, reste que l’histoire est alléchante et que je ne cracherai pas sur un bon gros bouquin bien juteux sur l’univers.

    (Et ça ne m’empêche pas de matter toutes les vidéos explicatif et les easter eggs de la saga !)

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