Action et vérité

imagesVoilà pour les comparaisons globales avec le papa. Là où Half-Life 2 écrit vraiment sa personnalité, c’est tout d’abord dans son arsenal. Le pistolet anti-gravité est ainsi un élément important du gameplay, permettant de faire léviter et lancer des objets, propice à quelques petites énigmes bienvenues pour équilibrer le rythme du titre, et surtout dénotant des racines d’un certain portal gun. A cette arme viennent s’ajouter les possibilités offertes par les phéropodes, sortes de spores qui permettent de s’arroger les services des fourmillions, formidables et tenaces créatures des sables que Freeman devra dans un premier (et long) temps affronter voire carrément tenter d’éviter.

Tout comme certains gros ennemis qui font office de mini-boss, les bêtes apportent un plus indéniable au visage aliénohumain du bestiaire de Half-Life 2. Quant aux passages en buggy, que d’aucuns ont jugé trop longs, ils servent une alternance appréciable au tempo de la conséquente aventure, qui est finalement l’un des principaux points forts du titre. De toute manière, Half-Life 2 est au jeu vidéo ce que sont des films comme Die Hard ou Heat au cinéma d’action: avec sa gestion admirable du concept et du rythme de phases de tirs, sans trop d’effets et juste ce qu’il faut pour mettre le joueur sous tension, il s’inscrit dans la catégorie des FPS qui ont tout compris à ce sujet.

Ainsi, le titre de Valve propose certains passages plutôt épiques, difficiles sans être injustes, explosifs et cultes. Comme il sait aussi très bien jouer des espaces confinés comme le chapitre dans la prison, ou de la tension horrifique quand il emmène Freeman dans cette ville en ruines infestée images (1)par les aliens. Half-Life 2 est bien évidemment un jeu qui exprime son plein potentiel quand il compose avec des notes urbaines et des réflexions intelligentes et justes sur la politique et les dérives scientifiques. Et notre scientifique discret se verra même devenir malgré lui un leader naturel de la résistance, dirigeant les soldats ou accompagnant Alyx, dans des phases évolutives et coopératives parfaitement maîtrisées qui viennent définitivement consacrer un gameplay aux petits oignons.

A retenir

En conclusion, Half-Life 2 est tout aussi indispensable que son aîné. Autant pour ce en quoi il l’égale, que pour ce qu’il apporte de nouveau là où il fait moins bien. L’aventure est longue, prenante, remarquablement bien rythmée. Et tant pis si l’IA et la mise en scène ne sont pas aussi marquantes, il maîtrise tellement bien ses codes et son propos qu’il s’inscrit, lui aussi, dans la catégorie des jeux incontournables et qui font date.

Informations sur le jeu

Plateformes : PC – Xbox – Xbox 360 – PS3 – Mac – Linux

Genre : FPS

Développeurs : Valve Corporation

Éditeurs : Vivendi Universal Games – Valve Corporation

Date de sortie : 2004 

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Totof

3 réponses
  1. Le serpent
    Le serpent dit :

    J’ai adoré ce jeu et te lire comme dab.
    Tu as vraiment un style bien à toi que je pourrai reconnaître parmi 1000.
    Par contre elles sont ou les jolies petites images ? Snif

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  2. Uinseann Ayflahm (Deadmarye)
    Uinseann Ayflahm (Deadmarye) dit :

    Half-Life 2 est, tout comme le premier, un jeu qui m’est tellement passé au dessus que je l’oubli rapidement.

    Ils font cependant parti de ces titres dont on ne peut (à comprendre qu’on ne doit) dire du mal. J’n’ai personnellement apprécié ni l’un, ni l’autre. Si j’n’ai pas fait HL1 à sa sortie, je me souviens parfaitement avoir fait le second entre deux MF run sur Diablo 2 et en être ressortit avec un certain « meh ».

    Je ne nie pas les quaités des deux titres mais le placer au rang de chef d’oeuvre (comme le font beaucoup de joueur) est peut-être un brin exageré. Ce sont certes des jeux maitrisés mais ça s’arrête là.
    Que Valve joue autant avec les nerfs des gens en retardant Half Life 3 (et en ayant sortit des épisodes casse-croute pour gaver le manque entre temps) me fait penser à Square Enix et sa surexploitation de FF7.

    J’aime bien l’univers d’Half-Life, j’aime surtout les trivia qui l’entourent, les creepy pasta, et tout le tintouin mais ce n’est ni un must have, ni un jeu que je conseillerai les yeux fermés.

    J’suis peut-être un jeune con après, j’en sais rien, je reste assez hermétique au jeu en lui même. Et j’ne trouve pas de « charisme » à Gordon Freeman. Heureusement, ce n’est que mon avis, reste que l’histoire est alléchante et que je ne cracherai pas sur un bon gros bouquin bien juteux sur l’univers.

    (Et ça ne m’empêche pas de matter toutes les vidéos explicatif et les easter eggs de la saga !)

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