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Dans la trop grande mare des jeux indés, il est de plus en plus dur de se faire un nom, surtout sur PC. Pourtant un petit studio monté par des Français à Miami, à une idée en tête : Moon Spider Studios. Dans un style dessin animé, les développeurs souhaitent faire un jeu de course. Mais pas un jeu de course comme les autres, car ce sont des anges qui interviennent dans la partie. Une phrase qui a donné envie à la rédaction, qui suite à des problèmes de Pc a enfin réussi à lancer le titre. Le concept va t-il suffire à faire tout un jeu? Pas forcément. Plus d’infos dans la circuit du test.

AU ROYAUME DES ANGES, LES HUMAINS SONT UN JEU

Harold3Au paradis on pense souvent que les anges sont la bonté et pureté incarné, mais dans Harold il n’en est rien. On commence le jeu par une présentation de l’académie des anges, the place to be. Mais que peut on y apprendre? Les Maths? L’informatique? Perdu, la course d’humains. En effet, par l’intermédiaire de tablettes mystiques, les élèves prennent le contrôle d’humains, et les manipulent pour gagner des prix, aux moyens de techniques variés. Et parmi eux, deux grands rivaux veulent obtenir la place de premier de la classe. D’un côté Séra, une ravissante demoiselle qui contrôle un humain athlétique. Elle est sérieuse et travaille sans relâche pour avoir de bons résultats, mais galère car elle a un gros souci : Gaby. Son voisin de classe est totalement à son opposé, avec son air détâché, son gros je m’en foutisme mais bizarrement, sa trop grande facilité en cours. Il contrôle de son côté Harold, un bonhomme chétif, avec de la bedaine, mais surtout très lent. Pas de bol c’est justement le personnage principal, et accessoirement celui du joueur. Le gros point fort du jeu est le soin apporté à l’ambiance avec tout au long de l’histoire des cinématiques venant ponctuer l’action. Sur une voix off de speaker des années 60, les personnages sont présentés dans un style BD coloré et arborent un style vraiment attachant. On retrouve également un style hérité d’un Harry Potter, notamment grâce à l’école en elle même, mais surtout avec Barbe Blanche faisant penser à Dumbledore, quant le père de Séra partage de grosses ressemblance avec le père de Drago Malefoy.  La direction artistique en général est vraiment excellente, Moon Spider Studios n’étant pas parti dans un délire pixel art bien trop répandu dans la scène indépendante. Les musiques ne sont pas en reste avec des thèmes discrets mais efficaces. Mais assez parlé de l’enrobage, que vaut le jeu en lui même?

GAGNER LA COURSE EN FAISANT SOUFFRIR SES ADVERSAIRES

Harlod4Comme dit plus haut, le sieur Harold n’est pas vraiment un exemple de coureur d’élite. Et dans ce jeu de course, si on le laisse seul il ne sera jamais capable de passer devant les autres participants. Il faut donc trouver un moyen de s’en sortir autrement. Le jeu prend donc la forme d’une série de courses à terminer au moins en troisième position, se déroulant dans des environnements variés (jungle, plage, neige, désert, …). Mais avant toute chose, un passage par l’entraînement est nécessaire pour maîtriser le gameplay. Ce tutoriel est divisé en mini scénettes, qui généralement montrent un obstacle particulier ou une méthode de jeu à appliquer, et des étoiles sont mis sur le parcours pour être sur que le joueur maîtrise le passage (3 par zones). Si celui ci est terminé, la course commence et ce sont 6 concurrents qui se préparent sur la ligne de départ. Au coup de sifflet, Harold se fait à chaque fois distancer mais possède deux armes : le power puff et l’interférence. Le power puff (PP) tout d’abord est un power up a récupérer par paire d’auréole, et une fois activé permet de lancer un éclair au fessier d’Harold pour qu’il court plus vite. Idéal non? malheureusement c’est en quantité limité, d’autant plus que chaque PP sert aussi de vie si Harold se plante. L’interférence quant à elle est le plus fun des mécanismes, puisqu’elle permet d’emmerder ses adversaires. Chaque obstacle de la course peut devenir une plaie pour les autres : la corde où l’on s’accroche peut être sectionnée, les crocodiles peuvent être excités et manger leur proie, la plateforme de pierre peut être pétée pour faire tomber une pauvre âme dans les abîmes, … C’est intéressant de savoir comment pourrir la vie des autres pour s’en sortir, et espérer arriver parmi les premiers. Si l’on rajoute les raccourcis, eux aussi scénarisées, on prend plaisir à découvrir les différents univers. En résumé un bon premier jeu du studio, mais…

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