Après un premier épisode très prometteur, bien que sans sauvegarde, ni mot de passe (et oui c’était encore possible en 2000 !), les danois d’Io Interactive nous renvoient une belle claque dans le gueule. Une vraie de vraie cette fois. Comme en 2000, Code 47 va nous faire vivre la vie tumultueuse d’un tueur à gages. Préparez-vous, avec ce second coup d’essai, ça va vraiment saigner !

Quoi de neuf sous les tropiques de Sicile ?

Hitman 2: Silent Assassin prend place deux ans après les évènements du premier Hitman. Après la mort de son créateur, code 47 décide de se retirer du monde des tueurs à gages. Je vous rassure, cela ne va pas durer longtemps. Le tueur chauve a donc troqué ses AMT .45 (ses flingues, quoi!) pour une bêche et un seau. Il s’est retiré à Gontranno, petite chapelle sicilienne dont il entretient désormais le jardin, comme un bon et loyal employé de mairie. Devenu croyant, il s’est promis de faire un trait sur le passé pour commencer une nouvelle vie, épaulé par le Père Vittorio, le prêtre du sanctuaire, son premier ami et confident. Mais comme on le sait tous, notre passé finit toujours par nous rattraper… Un jour, un certain Sergeï Zavoratko, terroriste international et frère d’Arkadij Jegorov (le Boris du premier opus), s’intéresse à une partie des activités de son défunt cadet et découvre l’existence de 47. Séduit par son style, le criminel décide d’utiliser le tueur pour servir ses propres intérêts. C’est le propre de l’utilisation d’un tueur-à-gages tout de même ! Un tueur qui sait faire bien plus que ça d’ailleurs. Écartons tout de suite l’aspect graphique. Oui c’est joli, oui c’est beau, mais ce n’est pas ce qui fait la « beauté du jeu ». Aussi, un grand soin a été apporté aux musiques. Composée par Jesper Kyd (Minority Report, Assassin’s creed, Kan & Lynch), la bande-son fut interprétée par pas moins de 110 musiciens du Budapest Symphony Orchestra and Choir. Un CD de 65 minutes proposant tout ça a été mis en vente. Faites vous plaisir !

Le début de la liberté

Hitman 2 : Silent Assassin reprend les bases de son prédécesseur, tout en les améliorant efficacement. C’est banal à dire, mais cela prend tout son sens ici. Ainsi, la partie action pure du premier épisode est rabaissée au profit de l’infiltration réaliste, pour la plus grande joie des fans. En effet, un système de classement fait son apparition pour que le joueur préfère la discrétion à la manière forte. De fait, le gameplay est secondé par un véritable aspect scoring. Ce classement prend en compte le nombre de coups tirés, de victimes, et du nombre d’alertes déclenchées, etc… Et tout cela, dans un niveau donné. Plus ces chiffres seront faibles, meilleur sera le score, et plus grand tueur à gages vous pourrez vous proclamer. Si seule la cible principale est abattue, et ce dans le plus grand secret, le joueur peut atteindre le rang de « Silent Assassin », débloquant certaines armes cachées, mais surtout procurant une très grande satisfaction au joueur. La grande idée de Hitman est de laisser au joueur le choix de son approche pour les missions. Mais attention, il ne s’agit pas de choix secondaires, qui amènent inéluctablement au même point, non. Lorsque l’on parle de choix dans Hitman, on ne veut pas non plus dire « prend à gauche pour bourriner et prend à droite pour t’infiltrer ». Non, ici on a droit à tout un tas de nuances et de possibilités. De fait, alors que de manière générale le level-design s’articule autour d’un gameplay pensé en amont, c’est ici tout le contraire : le game-design s’articule autour d’un level-design ouvert et riche. Chaque contrat propose différents points d’entrée avec chacun ses avantages, ses inconvénients, et ses possibilités. Tout cela rend le cheminement dans les niveaux est totalement libre. Un monde ouvert dans des niveaux fermés, ce qui fait de la série Hitman, qui prend son envol avec ce second opus, une saga à part.

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