Liberté quand tu nous tiens !

Cette liberté se retrouve aussi dans le gameplay et dans ses immenses possibilités d’éliminer sa cible. Un gameplay qui seconde naturellement le level-design. Il y a d’abord, forcément, l’arsenal que l’on transporte, doubles flingues silencieux et corde de piano en tête, mais aussi celui des sbires de main de la cible, et finalement des accessoires de différentes natures (club de golf, poisons, pièges, etc…). Mais notre chauve a aussi la possibilité de se déguiser en utilisant les vêtements des personnes qu’il croise. Une fonction très pratique pour déambuler tranquillement dans le niveau. Une originalité qui, à ma connaissance en tout cas, n’existe pas dans les autres jeux d’infiltration mainstream, en tout cas en faisant partie intégrante du gameplay. Se travestir ne constitue pas pour autant le choix de la facilité puisque cela oblige à adopter certaines attitudes liées avec la fonction supposée de votre déguisement. Il faudra souvent ne pas courir par exemple. Il faut aussi veiller à ne pas s’approcher trop des hommes en armes sous peine qu’ils vous identifient. Et là, c’est la mort assurée. De fait, et sur une même mission, on peut ainsi simplement dégainer ses pistolets et foncer tout droit devant, prendre son temps en contournant les défenses, assommant les ennemis pour ensuite planquer les corps, ou alors se déguiser en jardinier et rentrer incognito. Il est aussi possible de mettre tout ça dans un shaker et de secouer. Cela nous donne un jeu où les possibilités sont simplement incroyables et l’immense réussite de Hitman 2, s’il fallait bien entendu n’en retenir qu’une, est de laisser au joueur l’entière appréciation de son approche. L’approche ninja est tout de même bien plus récompensée (à juste titre dans un jeu d’infiltration) et c’est pourquoi les fins de niveaux proposent des scores et des bonus plus importants à ceux qui ont pris le temps de réfléchir avant d’agir.

La liberté est-elle l’abandon à soi-même ?

Mais il y a forcément un revers de la médaille : Hitman 2 offre peu d’indications sur les différentes possibilités et les joueurs les moins patients/curieux passeront à côté de 90% de l’intérêt du titre. C’est bien dommage. Mais comment faire ? Mettre en surbrillance trop voyante les armes ? Donner des indices flagrants ? Surtout pas ! Ce défaut fait vraiment partie intégrante du gameplay de la série (mais est-ce vraiment un défaut ?). Il faut donc bien observer sa carte, longtemps, longtemps. L’imagination fait aussi partie du jeu, et elle vous permettra de trouver les meilleures solutions aux différents objectifs des missions. Cette grande composante exploration fait partie du plaisir de jeu, on n’est pas pris par la main et on doit accomplir sa mission par soi-même. Tant de liberté peut faire peur, mais il faut passer outre, et s’abandonner à cette liberté. De fait, on peut refaire 10 fois le même niveau et découvrir à chaque fois de nouvelles possibilités. La replay value est donc pleinement assurée, Hitman 2 ayant ceci de précieux qu’il mise avant tout sur son gameplay et sur l’inventivité du joueur. C’est à chacun de se forger son expérience. Hitman 2 corrige les erreurs de jeunesse de son prédécesseur et s’inscrit directement comme l’un des tous meilleurs jeux d’infiltration jamais créés, complétant ainsi le panorama du genre aux coté de Metal Gear, Splinter Cell, et Dark Project.

2 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *