Black Belt : Où sont les puuuuunks ?

Ah, la désolation, le désert, les punks, l'apocalypse, pas de doute, on est bien dans du Ken le Survivant!

Ah, la désolation, le désert, les punks, l’apocalypse, les corps qui explosent, pas de doute, on est bien dans du Ken le Survivant !

L’univers post-apocalyptique de Hokuto No Ken étant gravé à jamais dans notre inconscient, traumatisés à jamais par sa violence extrême à tendance SM (les grimaces entre plaisir et douleur des méchants punks tout de cuir vétus lorsque Ken enfonçait ses doigts dans leurs… points vitaux… Euh, bon, ok, je comprends mieux les réactions des parents, finalement!), les corps qui se déforment et explosent dans des geyser de sang…etc. Mais nous n’étions pas passé à coté de la dimension romantique et dramatique de l’histoire, ce déchirement entre trois frères rivaux, cette lutte au nom de l’amour, le désespoir ambiant  et les sacrifices de gentils dignes des moustachus dans Albator (Albator rule n.1 : pour faire un bon épisode d’Albator, il vous faut un personnage secondaire moustachu à l’honneur irréprochable qui se sacrifie à la fin pour permettre à Albator de s’échapper). C’est donc le sourcil froncé que nous accueillîmes cet étrange Black Belt avec sa pochette d’une laideur affligeante, en nous disant intérieurement que, quand même, on dirait un peu Ken le Survivant, non ? Pourtant, le travail de maquillage était bien fait, et seuls quelques éléments pouvaient soulever le doute chez le joueur attentif. Voyons de quel tissu est fait la Ceinture Noire en question…

Un kimono de judo, des ennemis typés chinois, des temples japonais... Sacré amalgame qui sent un peu le factice...

Un kimono de judo, des ennemis typés chinois, des architectures qui sentent l’Asie… Sacré amalgame qui sent un peu le factice…

Le scénario est réduit à sa plus simple expression : La petite amie du gentil Riki est enlevée par le méchant gang de Wang (le Wang Gang, donc), et Riki, n’écoutant que son courage, enfile son kimono de judoka et va tataner des méchants jusqu’à ce qu’il rejoigne, au bout de cinq stages, sa dulcinée. Du classique, en somme. D’autant plus que formellement, on est un peu dans un Spartan-X-like, avec un défilement horizontal de gauche à droite, des adversaires qui débarquent des deux cotés de l’écran et que vous exterminez en un coup, quelques mini boss (quand même quatre pour le premier stage, excusez du peu!) avant d’arriver au big boss de chaque stage, dans une arène qui évoque le VS fighting tant dans la forme que dans la taille des sprites. Le jeu est agréable, pas trop difficile et bien réalisé. L’effet de profondeur est impressionnant, avec pas moins de sept bandes scrollant à des vitesses différentes – ruse qui sera utilisée plus tard dans Shadow of the Beast sur Amiga pour donner le sentiment d’évoluer sur une plaine qui s’étend à perte de vue. Le personnage répond au doigt et à l’oeil, le coup de pied et le coup de poing ont chacun une portée différente et dégagent un sentiment de puissance accentué par le fait que chaque ennemi explose une fois frappé (…tiens ? …non, je dois halluciner, ça ne peut pas être…). Dans chaque stage, des bonus passent en haut de l’écran, que l’on peut attraper en faisant un super saut (s’accroupir, puis sauter, manoeuvre contre-instinctive dans la mesure où les deux boutons étaient déjà assignés aux coups, il fallait donc s’accroupir puis pousser le pad vers le haut pour sauter). Outre la bouffe qui redonne de l’énergie, un signe japonais permet au joueur de devenir invincible durant un moment tellement long que je pensais que le jeu était cheaté. Bref, ce qu’on appelle communément un bon p’ti jeu, quoi!

1 réponse
  1. Le serpent
    Le serpent dit :

    Très très très bon test.

    On comprend pourquoi le changement de background et comment le jeu original était proche du manga. Une prouesse puisque aujourd’hui ce n’est que très rarement le cas.

    Merci ! Si je le choppe au détour d’une brocante, je le prends !

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